Hannah

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J’ai utilisé deux aiguilles pour ouvrir ta bouche.
Le bleu royal de l’encre primaire en est alors sorti.
Ce liquide me renvoie au crissement de la plume Sergent-Major, à cette odeur d’imprimerie restée collée à la feuille.
Pupitres inclinés, encriers blanc porcelaine encastrés. Chaque lundi, un jerrican avec bec verseur circule dans les rangées, Madame Chabert du Groupe scolaire de La Valbonne à la manœuvre.

Par ciels pâteux, la chaleur du poêle à bois qui ronronne, et toi qui te retournes, toujours fière de tes œuvres : tâches à la commissure de tes lèvres, coulées d’encre sur ton cou, pâtés lagon sur ton cahier devenu ton dernier papier buvard ; former des pleins et des déliés ? Maîtresse Solange, il va falloir patienter.

À l’approche de l’été, voyelles et consonnes figées sur des lignes horizontales. Finalement objectif atteint, boule bien dure sur ton index, autre souvenir souvenir de ton enfance.
Porte-plume rangé dans ta trousse, le stylo Bic quatre couleurs dans ta bouche, changement d'époque. Tu le croques à pleines dents, lui retirer ses cartouches, des boules-peluches à l’intérieur, ta nouvelle sarbacane à ravitailler.
Assise au premier rang, tu vises Les danseuses à la barre de Degas.

Un autre fil, blond soleil, il forme des boucles larges sur l’aiguille de droite pour une maille ajourée, verticale.
Année 1971, une fin d’été, matin lumineux, un ciel bleu hirondelles, ouverture de la fenêtre de ma chambre.
Deux camions de déménagement, le diable, sangles et couvertures grises, des allers et venus, trois hommes en salopette et une femme portant dos nu. Devant une porte d’entrée, deux couettes orangées à la Fifi Brindacier, de face, de profil, de profil, de face, tout dépend des multiples arrivées. Une robe blanche en dentelle, un jeune frère posé sur tes deux mains croisées, vos regards médusés devant les meubles et cartons qui défilent.
« Ne restez pas là, allez jouer dans le jardin, raus !»
Ton père, torse nu, short moulant à la Platini, crâne rasé, pas commode ton vater. Vous filez droit.

Sur les chemins de l’école je te rencontre pour de bon.
Tu montes la dernière dans le bus. Cheveux ramenés à l’arrière par un serre-tête motifs pyrographes, tâches de rousseur sur les joues, le nez ; tee-shirt imprimé d’un énorme tournesol, jean à pattes d’éph ; Petite Janis Joplin, pas encore l’âge pour les concerts psychés.
« On est nouveaux ici, on vient d’aménager. »
Tu prends place à mes côtés sans même un bonjour ; un léger accent quand tu t’exprimes.
Contrairement à moi, tu sembles peu enjouée par cette rentrée, mais tout va si vite entre nous. Fin du C.P., tu gagnes la grande partie d’épervier. Un garçon t’attrape et te fait monter sur ses épaules, un joli défilé dans la cour. Je suis timide, peu importe, un saut à pieds joints pour t’embrasser sur la bouche.
Gagné et du premier coup : premier, dernier baiser avec toi.
« Non Julien, faut pas ! Faut pas faire ça ! »

Mes réussites à l’école t’incitent à te dépasser. Je prends alors plaisir à t’aider en venant chez toi chaque samedi après-midi.
Dans le canapé du salon, tes parents regardent des retransmissions sportives de Stade 2 en buvant des Kro.
Ta mère, Maria, un petit bonheur à elle toute seule. Allemande, longiligne, souriante, joyeuse, cheveux noirs coupés à la Jean Seberg, accent Romy, et ses petits seins de Bakélite chantés par Serge.
En semaine, passe tout son temps en cuisine, transistor branché sur une radio allemande. Mère chantante à tue-tête, de multiples couplets qui me sont totalement étrangers. Elle connaît mille chansons par cœur et alterne, jusqu’au bout des doigts, les émotions d’une vie qui concentre un vol de merdes en escadrille.
Paul, ton père, grand, blond rasé, accent marseillais, sévère en apparence, mais doux au final ; militaire comme mon père. Il revient du travail, gare sa GS Pallas en accéléré, impatient d'entourer sa diva, la serre très fort contre lui, embrassades sur le cou, lèvres que l'on mordille, et caresses malaxantes sur les petites pommes.
Des scènes d’affection qui n’en finissent plus ; mal à l’aise, je le suis.
« Elle est pas là Hannah ? »

Tes parents s’aiment, boivent et fument. Fument blondes sur blondes comme aux comptoirs des bars-atmosphères de chez Sautet.
Le cancer ?, ils ne connaissent pas.

Entre nous deux et au fil des ans, jeux de pistes à l’encre sympathique,  cabanes dans les arbres de la cité des Cilof, et surtout ce fameux jeu des cow-boys et des Indiens via les talkies-walkies.
Côté télévision, des secousses sismiques pour le chocolat Crunch, le brushing wavy de Farah Fawcett, les combinaisons sky d’Emma Peel, et les apparitions du docteur Miguelito Loveless des Mystères de l’Ouest. Lui, il nous terrifie, nous fascine par sa perversité.

Lucarne éteinte, place aux comédies faites à nos parents pour l’achat d’un skateboard.
Toujours la même réponse :
« Money, money, money.
  Must be funny
  In the rich man’s world »
Les quatre adultes dans une pâle imitation du groupe pop suédois.
Pour compenser, un Voltaire que l’on transforme en Dragibus, Malabars, têtes de nègres, Chamallow, Pipas, CARenSAC, bonbons PEZ et ces fameuses clopes chocolatées qui feraient scandale aujourd’hui.

Le fil bleu royal est déjà bien descendu, le fil blond-soleil est quant à lui fixé, la maille peut à présent être tricotée par du lilas blanc qui sort de ta bouche.
Tu souhaites revenir toi aussi sur nos vacances du printemps de l’année 1975 ?
Alors j’avance.
Nous venons d’avoir dix ans, mes parents sont d’accord pour que je parte avec toi en Allemagne.

Le trajet s’effectue en voiture. Partis très tôt le matin, plus qu’une heure de route avant de rejoindre Pforzheim, mais ton frère se met à pleurer sans raison et ta mère tente en vain de le calmer.
Sur la banquette, côté fenêtre, mal au cœur, l’horreur, et je n’ose pas en parler.
Hans, lui, il s’agite, glandes lacrymales, cordes vocales à l’épreuve, pour lui tout fonctionne ; insupportable ce voyage. Logiquement, la tension monte d’un cran, ton père, furax, oublie de regarder la route, ta mère qui le temporise, et les deux qui clopent et clopent et moi qui n’attends qu’une chose : mais que la voiture s'arrête enfin !
Sans connaître mon état, tu me proposes de fermer les yeux. Le soleil, la campagne, les platanes sur les bas-côtés, une toute autre dimension.
« Des torches lumineuses célèbrent notre arrivée mon Juju ! »
Je ferme les yeux. Effectivement, pas de noir total, des arbres devenus sombres, des filaments de lumière se faufilant entre les troncs à toute vitesse et se rapprochant du véhicule pour s’y arrimer. Je vois des cheveux, des bras, des jambes qui forment des boucles de feu à l’infini, mais c’est quoi ce nouveau pays que je vais visiter ?

« Ah oui, je vois, c’est incroyable, c’est magique ! ».
Mais désolé Hannah, moi, ce jour-là, je ne voyais que des fantômes et ils semblaient assez nombreux à une heure de Pforzheim.
Tu termines ce voyage ainsi, yeux clos, émerveillée. Hans t’a suivie, même état extatique, activité ayant participé à le calmer, ce n’est pas rien. Quant à moi, yeux bien ouverts, me répétant comme un mantra monotone, cette phrase de ma mère :
« Ne regarde que la route, tu fixes un point à l’horizon et surtout tu ne le lâches plus. »

Nous entrons dans Pforzheim, ton père se gare enfin. Je sors le premier en courant pour aller dégueuler entre deux pare-chocs. En relevant la tête, je vous vois tous les quatre assis, me fixant d’un air hébété.
Une vitre électrique qui descend, ta mère, sourire gêné, elle me délivre deux mouchoirs en papier. Ton père, pâle, dents serrées, mains agrippées au volant, s’adressant à moi un peu sonné après ce surprenant renvoi.
« Mais pourquoi tu n’as pas dit que t’étais malade ?, t’as une langue ou pas ? »
Puis vous restez les quatre, bouche bée, cloués aux sièges simili cuir, je ne sais quoi lui répondre à ton vater.
« Euh...Vous ne descendez pas ? »
Toi, en sortant de la voiture entre deux bâillements, je te remercie pour ta question qui m’avait bien valorisé :
« Tu s’rais pas un peu con finalement Julien ? »

Aucun souvenir de ta tante, ton oncle, de leurs enfants, de tout ce petit monde qui nous avait accueillis, à l’exception des soirs au coucher : sous mon oreiller, un morceau de chocolat noir au thé Earl Grey, glissé dans une pochette verte en papier calque.

Mais ce qui me revient de ce séjour en Allemagne, c’est la dernière soirée juste avant notre retour pour la France.
Les adultes nous avaient faits dîner plus tôt qu’à l’accoutumée. Des « freunde » avaient été invités, et à partir de vingt heures, les enfants, direction l’étage, dans les chambres et ne plus en sortir jusqu’au petit déj du lendemain. Le salon devenu territoire interdit aux Iroquois.
Et à la question, mais pourquoi ?, et pourquoi on ne pourrait pas rester avec vous pour manger des bretzels ?
Pas un grand n’avait apporté une réponse concrète. En gros ils avaient consacré du temps à s’occuper de nous et aspiraient à « une petite respiration entre eux ».

Ce salon condamné supposait des choses que nous ne pouvions pas voir, d’où une curiosité exacerbée dans nos cellules à l’étage.
Sur le plancher, deux corps allongés, un silence de morts, oreilles John Steed et Emma Peel collées sur les lattes. Résultat de l’investigation : cinq ou six sonneries, pas plus. Bien mince comme début d’enquête.
Tes cousins, ton frère jouaient dans la chambre d’à côté, excités d’être ce soir-là sans la surveillance des parents. Nous devions y jeter un coup d’œil, voire les calmer, mais on ne pensait qu’à une chose, percer le mystère de cette "réserve" pour personnes responsables.
Descente sur la pointe des pieds.
Porte du salon fermée. En y approchant l’oreille et via le trou de la serrure, cela ressemblait effectivement à une soirée entre grands. On discute, on rigole, on fume, on boit de l’alcool en grignotant des bretzels et des cacahuètes.
Maria en vigilance totale, elle nous avait mis sur écoute la squaw. À travers la fente, elle vociférait sur un ton paniqué ponctué de scheisse que nous devions immédiatement retourner dans nos chambres.
Que pouvait-il se passer dans cette pièce ?

Retour dans notre chambre, dépités, soirée Richesses du Monde au final. Un jeu ajouté à nos bagages tant il nous plaisait.
Partie en long et en large enfin terminée, petits couchés et tous passés dans les bras de Morphée, alors nous avions tenté une deuxième incursion en territoire adultes.
Trou de la serrure bouché avec une boule de papier, les discussions ayant pris fin, à nous de percer l’énigme de ce huis clos.
Alors, en collant bien nos oreilles sur la paroi, voici précisément ce qui nous parvenait :
Des cris plus ou moins étouffés, des râles, des ressorts d’un canapé qui grincent et même des claques, des coups.
Des coups ?
On a cru à une bagarre ; la peur panique au début.
Mais c’était quoi au juste cette soirée "respiration" entre eux ?
Et puis, on s’est ravisés, on a raisonné autrement, chacun de notre côté, rapidement sur la même longueur d’onde. La preuve par nos yeux.
Pour moi, fausse piste. Place au cinéma, à mes références. Des sons liés aux plaisirs des corps quand ils sont proches, des corps qui se dénudent pour ce qu’on appelle « faire
l’amour ».
Dans mon enfance, tant de films interrompus, tant de mystères sur l’avancée du scénario pour ces quelques scènes osées.
« Ouh là ! Allez Julien, ouste ! file maintenant dans ta chambre, demain y a école ! »
La censure de ma mère face à ces Charles Denner qui peinent à calmer leurs ardeurs pour des dessous chics et les jambes-compas des femmes.
Mais ce soir-là, nous avions exceptionnellement droit à une bande son en continu.
Que se passait-il au juste derrière cette paroi ?
On s’est regardés, tu pensais Hannah la même chose que moi. Mais on s’est tus.

Étaient-ils en train de regarder un film porno en 8 mm ou bien avaient-ils organisé une partie fine ?
Il n’y avait que ces deux hypothèses que je formule à présent à l’âge adulte.
Mais à dix ans, comment obtenir une réponse précise ?
On pouvait faire l’amour à plusieurs ?, et avec des « freunde » de la ville de Pforzheim ?
Couiner, manquer d’air, des Ha ! des Hi ! des Oh !, des parties du corps que l’on claque, c’était donc ça « faire l’amour » ?
Mais c’était vraiment dégueulasse !
Au bout de trois minutes, nous sommes remontés dans notre chambre dans un silence-monastère, nuit noire, fin de l'enquête.

Cette dernière nuit allemande fut une nuit de dégoût, d’agitation, une nuit blanche dans laquelle la perspective de devenir un adulte n’avait rien d’un enchantement.

Rentrés en France, je n’ai jamais osé te dire à quel point ce passage par ce pays des grands m’avait perturbé et ce fut, je suppose, la même chose pour toi.

Et voilà que tout s’accélère. Fil rouge myrtille à présent, du plus épais, du resserré à l’extrême.
Adolescente, tes parents divorcent. Des études à Strasbourg que tu finances toi-même.
Je t’aperçois une dernière fois un soir, hôtesse sexy dans un bar de nuit à Kehl.
Je peine à te reconnaître, à te retrouver.

Puis, tu t’installes en Allemagne avec un prof de philo alcoolo, puis tu reviens en France, seule, travaille dans le tourisme, guide à Versailles, divorcée, sans enfant. Je t’ai perdue de vue Hannah, soyons clairs, petits échanges à distance pour un anniversaire, un jour de l’an, jusqu’à ce coup de grâce, ce coup de fil de ta mère à la mienne.
Sein gauche passé au rouge fraise écrasée et l’autre s’est fait butiner pour un essaim d’abeilles assoiffées.
Le cancer installé sur les deux, puis chez toi, puis partout.

Clichy, 17 avril 2001, morgue de l’hôpital Beaujon.
C’est à présent cette boîte que l’on referme.
Adieu Hannah, tu fus la lumière de mon enfance.
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Martine-MARIE marie · il y a
texte émouvant...une vie passe très vite..que reste t il de toutes ces épreuves, de tous ces efforts..
Tout se dissipe à la mort...il y a une forme d absurdité à tout ça

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Julien1965 · il y a
Merci beaucoup Martine pour ce passage et ce commentaire. Oui, l'absurdité et parfois la violence de la mort quand elle est brutale...
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Christel Lefeuvre · il y a
Les années défilent tel un fil que l'on déroule et qui nous révèle ce lien d'amitié entre deux enfants découvrant la vie. Des souvenirs qui peuvent être les nôtres, des souvenirs émouvants empreints de tendresse. Un regard bienveillant. Merci pour ce bel écrit. Il nous rappelle la nécessité de vivre intensément car nul ne sait quelle en sera la fin.
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Julien1965 · il y a
Merci Christel pour cette visite et ce commentaire chaleureux.
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Yaya · il y a
Merci encore pour retour en arrière. Cela m a fait du bien. Tu nous a raconté une très belle histoire entre l insouciance de l enfance et celle des adultes où il y a des choses que les enfants ne doivent pas savoir, entendre ou voir.
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Julien1965 · il y a
Merci à toi Yaya pour ce détour sur cette page et pour ton commentaire. Oui, j'aime l'idée de prendre le temps de raconter une histoire...
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Dolotarasse · il y a
Des souvenirs à la fois tendres et douloureux, sous forme de flashes, mais bien imprégnés. Un retour sur les mœurs des années 70.
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Julien1965 · il y a
Merci à vous pour ce passage sur ma page et je suis content que ce texte vous ait plu.
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annie grenon · il y a
Comme toujours, de l émotion forte, vraie, comme j aime!
bien sur, ça ne peut que me renvoyer à mes propres souvenirs..
l enfance, ce lieu à la fois magique et terrible de questionnement de cheminement pas toujours si facile j y ai retrouvè tout cela!
bien sur,la fin de cette histoire est fort triste, en mème temps il est essentiel de garder les liens...
pour parler plus ded la structure de ton texte , la poesie est tres forte dans la preliere partie une legerete enfantine un vrai travail de poesie d images ce n est que mon simple avis je pouraais regretter que ce rythme là n est pas ete garde tout du long ou certains passages deviennent plus narratifs.
j ai adore les images yeu fermes dans la voiture ca me parle beaucoup
En fait un très beau texte plein de cet indicible de ton écriture. Aurore

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Julien1965 · il y a
Oh merci chère Annie d'avoir pris le temps de lire ce texte et d'avoir fait ce long commentaire qui me touche... Je te serre très fort dans mes bras même s'il fait très chaud en ce moment.
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Vivipioupiou77 · il y a
une nouvelle qui m'a émue aux larmes, en premier lieu par ces clichés de l'enfance ou l'amour est tellement présent et cette fin si triste. j'ai aimé vous lire
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Julien1965 · il y a
Oh... désolé de vous avoir fait pleurer, je ne pensais pas que ce texte pouvait émouvoir à ce point mais vous n'êtes pas la première à ressentir ces émotions. J'ai également aimé vous lire...
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S EN · il y a
J'ai beaucoup aimé lire votre texte, en particulier ces accents rimbaldiens et ce petit côté Nouveau Roman en donnant du" tu" en discours fictif à Hannah avec ce rythme effréné des mots accumulés en phrases nominales déroulant les souvenirs et les années ...jusqu'au point final coïncidant avec la fin d'Hannah...Terriblement émouvant !
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Julien1965 · il y a
Merci à vous pour votre analyse et content que cette rencontre avec Hannah vous ait plu...
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Vrac · il y a
Un récit haletant, d'une initiation loin des "verts paradis...", mais cependant tendre par sa véracité, car la réalité peut l'être aussi, jusqu'au monde des grands, et la maladie au bout du chemin. Prenant
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Julien1965 · il y a
Merci beaucoup Vrac pour votre commentaire et si ce texte a suscité en vous des émotions, cela me va...
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Alice Merveille · il y a
J'ai suivi avec plaisir et émotions le fil d'Hannah et de Julien... Ce pourrait être un scénario de film, de ces films qui nous emportent dans une époque avec des personnages que l'on aime parce qu'ils nous ressemblent. L'évocation de ces années 70 me touche particulièrement...
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Julien1965 · il y a
Eh bien, moi, je suis touché par votre commentaire et l’important est que vous ayez pris du plaisir à lire ce texte...