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Goélands, pingouins et cormorans

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Jipe GIRAULT

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Il y a trente ans, j'étais perdue tout au bout d'une piste rougeoyante.
Je dormais, alanguie, entre dunes et rochers et pas grand monde ne venait me déranger. À vrai dire, depuis des siècles, je paressais abandonnée au soleil et à l'écume.
Notre histoire, à nous, n'aura duré que trente années. Toutes deux, nous savons que ce sont les plus belles de toute l'éternité !
Depuis, tout a changé mais permets moi de raconter.

Monsùl est le nom que je porte.
La première fois que j'ai entendu le tien c'est ton père, une espèce de singe à forte pilosité, qui te commandait d'une belle voix grave :
— Allez, allez Minette fais sourire à Papa !
Il faisait le pitre et je l'y aidais en lui brûlant la plante des pieds. Il dansait d'un pied sur l'autre... du coup, la photo est un peu floue.
Ta maman te serre dans ses bras. Elle cligne un peu les yeux. Toi, tu as déjà le sourire qui sied aux gens heureux.

Tu habites San José.
Pour arriver ici, tes parents ont d'abord emprunté à pieds un sentier de caillasses jusqu'à Playa de los Genoveses. Là, ils ont bifurqué vers le chemin qui serpente à travers les oliviers, avant de traverser les plantations de figuiers de barbarie pour enfin retrouver la piste.
Quatre kilomètres d'une poussière ocre et collante. Seuls les véhicules, équipés comme pour chasser dans la savane tentent ici l'aventure. Des voitures de nababs que j'entends arriver de loin et que j'enlise à plaisir. Des gens différents mais j'y reviendrai.

Toi Minette tu ne marchais pas encore. Ta maman t'a installée sous un petit parasol rose.
Pour te parler de moi, elle a ramassé une poignée de sable, et l'a doucement laissée couler entre ses doigts.
Tous trois vous êtes allés jusqu'à l'eau. Une mousse légère ourlait le sable blond. Tes yeux brûlaient d'une flamme aussi bleue que le ciel. Ta maman te retenait sous les bras pendant que ta vie défilait dans l'œil du caméscope de ton papa.

— Fais attention Paula... il y a des vagues !
À l'homme des cavernes, j'ai répondu qu'effectivement la mer ça faisait des vagues, mais il ne pouvait m'entendre.
Ainsi donc, ta mère se prénommait Paula.

Pour la première fois Minette, tu trempais tes petits pieds dans la Méditerranée. Tu as crié mais tu n'as pas pleuré.
J'aurais dû te prévenir que l'eau ça mouillait !
Vous n'étiez pas seuls ce jour là, pourtant il n'y eut que toi.
Tout autour de toi, je discernais l'aura qui émane des êtres d'exception. Sur l'onde, qui tournoyait au raz de la plage, se promenait l'arpège de tes éclats de rire. Je crois que le soleil me tapait sur la tête.


L'ombre gagna l'est de la plage. Après être tombé derrière une montagne devenue noire, le soleil souligna d'une lumière orangée, la haute gangue volcanique qui la séparait de la partie ouest.
Un peu plus tard, quand Paula s'est levée. La silhouette de son corps dénudé s'est découpée sur le bleu intense de la mer.
— On y va Chéri ?
Le chéri s'appelait donc Chéri !
Chéri s'est précipité sur son Reflex afin de zoomer mille quarante trois fois sur les formes de sa belle déesse.
Éblouissante Paula !
Toi Minette, enfant de la plage, j'ai fait de mon mieux pour que les photos soient belles. Pour qu'ainsi tu reviennes.
J'aurais aimé que tes parents t'abandonnent sur le sable que, pour toi, j'avais fait si doux.

Ce soir-là, je ne saurais dire pourquoi, quand la nuit fut venue, le silence m'a crevé les tympans.

Tes parents appartenaient à la colonie de français établie à San-José. Ils s'étaient installés ici pour respirer, comme là-bas. Pour cultiver leurs souvenirs à l'ombre des palmiers.
Paula et Chéri géraient une agence immobilière qui proposait des locations saisonnières à une clientèle française. Ces gens-là débarquaient principalement l'été, quand les autochtones s'en allaient chercher, plus au nord, une salutaire fraîcheur.
Ces crevettes à peaux tendres ne venaient pas à Monsùl. Ils s'entassaient sur la plage communale et, en touristes moutonnants, partaient d'un même pas, colorier les remparts d'Alméria avec le cotons criard de leurs tenues de vacanciers.

En semaine la plage de San José était bondée. Le dimanche, n'en parlons pas. Rejoints par les espagnols, les vacanciers pataugeaient dans une ambiance familiale très congés payés. Des familles entières pique-niquaient sur des tables de camping disposées dans le sable. Un match entre airs populaires et reportages sportifs se disputait dans les transistors. Ça sentait la crème solaire et la sardine grillée. Les mamies en tabliers noirs se planquaient sous des parasols publicitaires qui vantaient des marques de bière, tandis qu'à leurs pieds rougissaient au soleil de jeunes mamans pas tout à fait grasses. Au milieu des serviettes, des hommes jouaient à la pétanque.
Des chiens trempés de bonheur éclaboussaient les corps alanguis. Les gamins courraient en tous sens, ils répandaient, au passage, un sable aussi fin que collant sur des peaux luisantes et furieuses.

Ici à Monsùl, rien de tout ça.
Seuls, quelques courageux transpiraient dans de drôles de tissus bariolés. D'autres s'ébattaient sans pudeur. Des guitares disséminaient des notes maladroites, qu'une brise légère dispersait dans le sable des dunes, aux frontières de mon royaume.

Tu es revenue.
Chéri te portait dans son sac à dos et Paula conduisait la moto.

Puis, tu es revenue régulièrement.
Tu es venue tôt le matin, tard le soir, parfois avec Chéri, parfois avec Paula, parfois avec les deux. Tu es venue n'importe quand, mais peu importe puisque tu es revenue.
C'est ici que tu as grandi.

Avec vos seaux, vous bâtissiez des châteaux. Chéri maudissait les autres marmots qui t’abîmaient la peau à coup de râteaux. Toi, tu ne disais rien. Tes bouclettes blondes, tes yeux noyés de bleu, tes fossettes rieuses ne voulaient rien savoir.
Tes parents, préoccupés, se rassuraient. On leur avait affirmé que la forme la plus grave de l'analgésie congénitale dont tu souffrais t'avait heureusement épargnée.
Ils te couvaient et toi tu grandissais.
Souffrir ne te concernait guère. En fait, c'est de cela dont tu souffrais.
Allongée sur le sable brûlant, où nul n'aurait tenu, toi, tu te serais endormie. Tu ressentais de la douceur quand la douleur aurait dû sonner l'alerte.

Tu apprenais vite et tu t'es défendue. Le principe de précaution devint si naturel qu'aux yeux des autres ta vie ne sembla pas si différente.
Moi, je me sentais heureuse. Je creusais sous ton corps un nid douillet dans lequel j'écoutais battre ton cœur.

Les temps avaient changé depuis ton premier bain. Les gens aussi. Ils délaissaient la plage du village pour explorer des contrées plus sauvages. Sur la piste on rebouchait régulièrement les trous, et si cela continuait les voitures accéderaient bientôt jusqu'à l'eau. Mais ça c'était l'été.

Un chemin vertigineux longeait la côte escarpée. Il reliait le Cabo de Gata à Monsùl, et permettait aux plus courageux de dégringoler la pierraille afin d'accéder à mes petites sœurs. Elles se prélassaient, secrètement, au milieu de roches claires qui donnaient à la mer ses reflets d'émeraude.
La péninsule était préservée et dans le périmètre du parc naturel. Aucune bâtisse pour défigurer notre paradis.
Cernée de montagnes et de dunes, orientée plein Sud, on parlait de Monsùl comme du joyau de Cabo de Gata. Je n'en étais pas peu fière.


J'accueille maintenant toutes sortes de visiteurs. Des cerfs-volants qui peinent à décoller, des crocodiles en plastiques qui se demandent pourquoi, des canots pneumatiques qu'il faut gonfler pour aller à l'eau puis, dégonfler pour ranger dans l'auto.
La plupart de ceux qui rougissent viennent surtout pour bronzer. Pendant que roupillent les uns, les autres hurlent pour les réveiller. Le gros de la troupe forme des grappes à cinq mètres du bord, avec de l'eau jusqu'à la ceinture. L'eau reste toujours un peu fraîche. Quant à ceux qui se plaisent à barboter dans les courants chauds je dis qu'ils devraient se méfier.
Je préviens aussi que des palmipèdes à tubas, armés de masques et de harpons, rôdent autour des grappes. S'ils ne font pas peur aux poissons, ils sont aussi très maladroits.
Je soutiens enfin que la meilleure heure pour me rendre visite, ce n'est ni quatorze, ni seize, mais dix-neuf heures. L'heure à laquelle se replient les parasols, se remplissent les verres et se vide la plage.
Tes parents, Minette, t'ont appris ça en même temps que la liste des interdits qui t'autorisent à rester en vie.
— Mais oui Minette, tôt le matin, c'est aussi très bien. Jusqu'à dix heures, le soleil caresse la dune et le bruit de la balle sur ta raquette en bois me remplit de joie.

Je m'occupe en t'attendant.
Je déshabille les filles et j'explore le caleçon des garçons. Ça les gratte et ça m'amuse.
Au fait qui est donc ce petit Tom très en forme avec lequel tu ris et me piétine la face ?

Je vous vois tous deux escalader la dune. Depuis la mer vous ressemblez à des fourmis. Sous chacun de vos pas se dérobe le sable. Le sommet se rapproche. Tout en bas Chéri vous appelle. Si vous vous retournez, la photo sera belle. Vous n'entendez pas. Vous n'entendez plus. Un bruit assourdissant vous plaque au sol.
Juste au dessus de la ligne de crête surgissent deux énormes bombardiers des années quarante. Ils volent en rase motte, et vous voilà paralysés. Ils passent et repassent. Plus loin des caméras filment la scène. Tout autour, une faune inhabituelle observe stoïquement une guerre sans soldats.
Steven Spielberg tourne des scènes pour Indiana Jones et la dernière croisade. Demain il vous faudra jouer ailleurs.
Chéri s'en veut de n'avoir pas pris son caméscope.

Tu viens d'avoir quinze ans ma Minette, et qui mieux que toi ici me connait ?
Ton royaume est le mien. Dans chaque recoin on peut lire ton empreinte. Tu ne supportes plus qu'on te couve. Chéri et Paula s'efforcent de te comprendre. Je voudrais les convaincre qu'ici tu ne risques rien, mais ce serait mentir.

L'autre nuit, je t'ai vue danser autour d'un feu. Je n'ai pas aimé le regard de tes amis, ni l'odeur de leur tabac, ni les seringues qu'ils s'échangeaient.
Il est vrai que tu étais jolie et déjà femme. Ton corps ondulait sur des rythmes Flamenco. Le palmas accélérait un tempo qui t'emportait loin, très haut. Tu tournais, tournais petite gitane, ensorceleuse de flammes.
Merveilleuse enfant, plusieurs fois tu traversas le feu sous les regards éblouis.
Finalement, dans la nuit magique et noire tu trébuchas pour voir si l'amour serait pour toi douleur ou plaisir.
Nus dans la vague, vous vous teniez par les mains, combien étiez vous cette nuit là pour hurler à la lune votre bonheur ?
Te voir ainsi épanouie et heureuse au beau milieu de cette chaîne fut pour moi un immense bonheur.

Ce fut pour toi comme si la nuit t'autorisait toutes les libertés.
Parfois, Tom t'accompagnait. Avec lui, c'était différent. Pourtant, il venait ici rempli d'espoir. Il rêvait de devenir plus que ton ami.
Tous deux, un peu en retrait des autres, vous parliez des étoiles, vous évoquiez l'avenir. Vous buviez aussi beaucoup.
Les toiles que tu peignais se vendaient déjà. Les touristes les achetaient sur le marché artisanal, en bordure de la plage de San-José. D'autres ornaient les murs d'appartements que louaient tes parents.
Tom voulait partir à Barcelone, terminer des études d'architecture. Sur la dune, jusqu'au petit matin, vous refaisiez le monde.

Vous connaissiez tout des trafiques que réservent certaines des nuits à Monsùl. Les lampes qui clignotent dans la mer et celles qui répondent sur la plage.
Les migrants venus d'Afrique du nord qui débarquent dans le noir, les voix qui chuchotent et les colonnes qui avancent pour rejoindre ceux qui les attendent.
Demain, ces hommes seront esclaves là-bas, sous les mers de plastique qui recouvrent les plaines d'Andalousie, de Murcia à Almeria. Là où poussent des légumes et des fruits pas très Bio.
Je voudrais que les pick-up et les 4X4, dans lesquels on les entasse, s'enlisent dans le sable. Je fais mon possible et puis j'hésite. Que deviendraient ces gens interpellés par les carabiniers ?

***

Tom est à Barcelone. Il sera architecte.
Nous deux, nous sommes pour toujours de fidèles compagnes. J'attends que tu te baignes.
J'aime que tu viennes t'étendre tout contre moi. J'aime moins que, de bras en bras, avec tes amis de la nuit, tu craches ton bonheur à la lune. Mauvais pressentiment.

Quand tu peins à ton chevalet, je fais en sorte que la lumière soit douce. Que la vague sur le sable dessine de jolies arabesques. Que les palmiers nains éclatent aux flancs de la montagne. Que fièrement les agaves se dressent dans le ciel, et que les jujubiers brandissent leurs épines. Je fais en sorte de convoquer goélands, pingouins, et cormorans.
Pour le reste, à toi de décider qui inviter dans notre paysage et qui faire disparaître.

Maintenant, tu me rejoins en voiture. Le parking est devenu accessible. Tu marches, longtemps, loin, sans véritable but. Chéri et Paula n'aimeraient pas savoir que tu vas pieds nus dans la vague. Parfois tu te baisses pour un caillou particulier, un coquillage original ou un morceau de verre dépoli.
Tu avances pour sentir, respirer, t'approprier les lieux. Demain ta peinture dira ce que tu ressentais.
Tout. Elle restituera tout.


L'automne est venu, il continue de faire chaud mais les jours raccourcissent.
Quelque chose a changé. Tu ne marches plus si souvent. Tu t'adonnes à la contemplation et tu peins de moins en moins.
Chéri et Paula t'accompagnent de nouveau. Eux aussi ont changé, l'automne ne les a pas ratés. Ils sont loin d'être aussi fringants qu'avant. Ils ne t'appellent plus Minette, mais Bichette. Ils te bichonnent et tu te laisses faire.
Paula à peur que tu prennes froid, elle voudrait que tu te couvres.


Cet hiver, tu n'es pas venue. Au printemps non plus.
Et puis voilà, un jour, au bout du chemin, je t'ai aperçue, accrochée au bras de Tom. Tu avançais doucement, épuisée. Paula et Chéri, serrés l'un dans l'autre, marchaient derrière vous.

De la femme solaire qui crachait son bonheur à la lune, il restait une brindille au teint de porcelaine.
Malgré les cernes et les plaques sur le corps, il subsistait dans tes yeux de Bichette, le bleu profond de la mer et, entre tes joues creusées, ce sourire merveilleux dont un jour tu m'avais fait cadeau.

Ressentais-tu la douleur ?

Nora, ma Minette, est morte du Sida chez elle à San-José.

Rien n'est plus comme avant.


Le parking devenu payant se vide et se remplit. Lorsqu'il est plein, des bus conduisent les estivants depuis San-José jusqu'à la plage.

Il reste les peintures et l'histoire d'une enfant différente. Une femme désirable, toujours inassouvie, qui cherchait...
Aussi, dans la nuit noire, une lumière qui scintille et qui jamais ne s'éteindra.
Les cendres de Nora pour toujours mélangées au sable de la plage de Monsùl.

PRIX

Image de Hiver 2019
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Mireille Bosq · il y a
Vous abordez avec originalité un sujet difficile, assez tabou sur un site plutôt dédié au ludique. Je vote.
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Parfumsdemots Marie-Solange · il y a
Beaucoup d’émotions à lire ce texte ...magnifique
Puis je vous inviter à lire ma nouvelle Alzheimer et mon poème Mirage 😊🙏

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Jipe GIRAULT · il y a
Merci beaucoup j'irais aussi vous lire
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Chateaubriante · il y a
insensible à la douleur, Minette vit dangereusement, brièvement, inensément
belle personnification de la plage de Monsùl, témoin de la vie, de la mort de Minette, dont elle gardera les cendres en son giron de sable, sur lequel les oiseaux de mer continueront de piailler et les touristes, d'affluer
beaucoup aimé lire votre texte et ressenti tant d'émotions

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Jipe GIRAULT · il y a
Un grand merci pour ce commentaire qui me touche beaucoup
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Michaël ARTVIC · il y a
c'est un texte poignant !! Ce virus est un fléau sur la Terre et votre texte une larme !
je vote !
Puis je vous inviter à lire ma poésie : https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/lempreinte-des-souvenirs
Amitié à vous Jipe

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Jipe GIRAULT · il y a
Merci pour votre commentaire
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Aubry Françon · il y a
Histoire émouvante avec le destin fracassé d'une jeune femme pleine d'avenir. Également une évocation pudique de ce fléau qu'est le SIDA.
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Jipe GIRAULT · il y a
Merci de votre soutien pour ce texte qui me tenait à cœur.
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Daniel Nallade · il y a
Entre la nature et l'histoire humaine, les vibrations du temps qui passe.
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Jipe GIRAULT · il y a
Oui le temps qui passe... Un thème récurrent, parfois réjouissant, parfois triste. Merci pour votre soutien.
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jam · il y a
Bien aimé
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Jipe GIRAULT · il y a
Merci Jam d'être passé visiter les plages Andalouses.
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Satory · il y a
comme toujours, une écriture précise et soignée au service de beaucoup de poésie et de douceur. Bravo pour l'originalité du point de vue
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Jipe GIRAULT · il y a
Merci l'ami
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Samia.mbodong · il y a
Beaucoup de poésie dans ce récit, et une très belle écriture qui nous emporte sur les plages andalouses en toutes saisons.
C’est une bonne idée d’avoir fait parler « l’esprit de la plage », «  l’esprit de la nature » qui devient comme amoureux de cette petite fille , c’est touchant.
Hélas le drame de cette fillette rend l’histoire triste, mais elle deviendra elle-même plage « l’esprit de la plage », c’est une fin magnifique. Bravo.
Amicalement Samia

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Jipe GIRAULT · il y a
Un esprit aussi très présent dans votre écriture. Merci beaucoup.
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Keith Simmonds · il y a
Bravo pour l'originalité de cette histoire fascinante ! Mes voix !
Une invitation à découvrir “Le Vortex” qui est en FINALE pour la
Matinale en Cavale 2019, et vous ne serez pas déçu ! Merci
d’avance et bonne soirée!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-vortex-1

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Jipe GIRAULT · il y a
Avec mes remerciements Keith.
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Keith Simmonds · il y a
A bientôt, Jipe !

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