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Fortune de mer

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Thierry Schultz

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L'océan s'étendait à perte de vue et seule la teinte plus sombre du Gulf Stream parvenait à briser cette monotonie. Dans le courant puissant, le navire immobile paraissait minuscule, presque un jouet d'enfant. On apercevait juste une silhouette, un vieil homme pêchant à l’arrière. Une scène banale et pourtant, c'était l'aboutissement d'un très long chemin, entamé plus de quarante ans auparavant...
A priori, la voie du jeune Andreas était toute tracée, sa famille vivait de la pêche depuis des générations. Une existence dure et prévisible. Mais les grands changements des années 70 finirent par toucher les îles grecques. Le poisson se faisant plus rare et le prix du gazole ayant explosé avec la crise du pétrole, certains parmi le clan se demandaient s'il fallait poursuivre la tradition. Vitas, son père, se posait les mêmes questions et l'ambiance avait changé lors de leurs sorties en mer. Et c'est justement lors de l'une d'elle que leur destin à tous deux bascula définitivement.

Le moteur de leur vieux Demetrios ronronnait sur une mer calme depuis tôt le matin quand ils l’aperçurent. D'abord, à peine un point dans leur champ de vision, comme une mouche agaçante qu'on n'arrive pas à chasser. Puis, leurs routes tendant à se croiser, ils eurent tout le temps de détailler le gros navire qui se rapprochait. Très lentement.
— Y traîne trop ! Ce genre d'engin est taillé pour avancer bien plus vite. C'est pas normal, dit Vitas.
Il retourna dans la petite cabine pour tenter de les contacter avec sa vieille radio.
— Rien, renifla-t-il d'un air détaché qui masquait mal la curiosité qui le dévorait. Silence total.
Au plus près, la lenteur du pétrolier était flagrante, Andreas dut bien le reconnaître.
— S'y nous demandent pas de dégager, à cette distance, c'est qu'y a un problème, décida son père.
— Tu veux quand même pas...
Son fils s'interrompit devant l'air buté qu'il connaissait bien.
Le flanc du tanker était une vraie falaise, mais ils réussirent à s'infiltrer par une ouverture latérale à tribord, une fois leur propre bateau arrimé. Le navire était désert et ils arpentèrent un long moment les coursives humides avant de trouver une silhouette étendue à terre. Andreas s’agenouilla pour palper le corps, à la recherche d’une trace de plaie ou de coup.
— Il est mort depuis un moment déjà. Pas de blessure apparente en tous cas. T'en pense quoi ?
— J'espère qu'il est pas mort d'un truc contagieux, grogna son père. On continue à chercher, lui y peut attendre, conclut-il en enjambant le cadavre. Y a bien quelqu'un encore en vie sur ce rafiot !

Les trois hommes alités étaient amaigris, fiévreux mais bien vivants, même s'ils étaient incapables de parler. Un véritable soulagement après avoir entassé les autres morts dans le réfectoire.
— D'après le journal de bord, ça aurait commencé il y a trois jours, annonça Vitas. Tout l'équipage s'est retrouvé à vomir tripes et boyaux. Le capitaine a soigné tout ce petit monde comme il a pu.
— Il a pas demandé de l'aide par radio ?
— Dis pas de bêtises ! On ne déroute pas une cargaison pour soigner quelques matelots crasseux. Ça devait être de la nourriture avariée... Ils ont trop attendu et, à part ces trois-là, sont tous morts en quelques heures, comme ça, dit son père en claquant des doigts. Ils ont quand même réussi à baisser la vitesse au minimum avant de tomber et voilà...Tu parles d'une fin !
Son fils se retourna vers les matelots couchés, faisant la moue.
— On fait quoi maintenant ? 
— On va réfléchir calmement. C'est pas banal tout ça. Et c'est peut-être la chance de notre vie, fils.
— Oui, c'est vrai, même l'armateur le plus radin devrait nous offrir une...
— Je ne parle pas d'une aumône, mais de la vraie richesse, le coupa Vitas. Tu connais la cargaison !
De surprise, Andreas oublia de se baisser et faillit s'ouvrir le crâne sur le montant de l’écoutille.
— T'es sérieux, là ? Tu nous vois fourguer 10 000 tonnes de pétrole comme ça ? C'est ridicule !
— Non, c’est faisable. J'ai un ami qui pourrait nous aider et j'ai mon idée sur des clients potentiels. Des gros. En attendant, il faut aller en salle des machines, relancer ce gros bourrin.
Longeant l'infirmerie, le jeune marin désigna la porte du menton.
— Et eux ?
— On va les débarquer, bien sûr, et je sais déjà où, t'en fais pas. Suis-moi, je vais t'expliquer.

Andreas remua faiblement dans sa couchette pour échapper à la lumière déversée par le hublot. Il ne se souvenait de rien, à part que son père l'avait porté à sa cabine et qu'il avait sué comme un porc. La maladie qui avait balayé l'équipage n'était pourtant pas contagieuse... C'était quoi ce cirque ?
Son père sourit avec un soulagement évident quand il se traîna dans le poste de pilotage du tanker.
— J'ai été malade combien de temps ? dit le jeune homme en s'asseyant lourdement.
— Ça fait deux jours, feignant, sourit son père. T'as dû manger un peu de cette bouffe pourrie, là. Moi j'ai rien eu, grâce à Dieu. En attendant, pendant que tu traînais au lit, j'ai pas chômé.
— Raconte, dit Andreas en s'emparant d'une tasse de café. Déjà que c'était compliqué...
Le jeune homme était perplexe après ce brutal accès de fièvre. Bien sûr, son père avait eu raison de débarquer les trois marins sur la côte, dans ce couvent orthodoxe où ils seraient soignés. Le temps qu'ils se remettent et contactent leur armateur, leur propre affaire, réussie ou non, serait terminée. Mais l'énormité de leur décision l'effrayait. Vendre la cargaison de brut aux sud-africains, quelle idée ! Avec l'embargo international sur leur pays, ces gens-là avaient de gros besoins, c'était clair. Mais ce milieu était sans pitié et son père lui paraissait bien trop optimiste. Il s'arrêta au pont inférieur. Il fallait rediscuter avec le vieux, tout ça ne sentait pas bon...
— Qu’est-ce tu fous ? interrogea Andreas en pénétrant sans prévenir dans l’infirmerie.
Surpris, Vitas laissa tomber son sac et rejoignit son fils à la porte.
— Ce n'est rien, je rangeais quelques bricoles, j'ai terminé. Viens, on a du boulot à finir.
Mais Andreas regardait fixement les vêtements qu'avait lâchés son père.
— Ce sont les affaires des marins malades, dit-il en le contournant en deux enjambées.
C'est la façon dont son père le regardait qui lui permit vraiment d'envisager la réalité de la situation.
— Tu ne les as pas déposé dans ce monastère, pas vrai ? Et c'est toi qui m'a drogué !
Andreas n'en revenait pas. L'air renfrogné de son père avait laissé place à un regard dur, un peu fou.
— J'ai fait ce qui était nécessaire, lâcha Vitas. Je l'ai fait pour toi et j'en porterai toute la responsabilité.
— Mais c’est pas possible, t'es complètement fou ? T'as fait ça pour le fric !
Le vieux marin écarta largement ses mains abîmées et les tendit vers le jeune homme.
— Regarde bien, garçon ! Je ne veux pas que tes fils aient les mêmes. Plus jamais, tu comprends ? Le destin de notre famille doit changer, dit-il en scrutant le jeune homme avidement. Je veux que tu deviennes riche. Riche et puissant, Andreas. Et ça va commencer maintenant.
Andreas, incapable de poursuivre, s'enfuit de la pièce sans oser regarder son père.
— Riche et puissant, Andreas, tu m’entends !

Dix ans plus tard, plus personne ne l'appelait par son prénom et il avait tiré un trait sur son passé. Le coup avec les sud-africains l'avait propulsé dans un milieu qu'il n'avait plus jamais quitté, où quelqu'un d'intelligent et sans scrupules pouvait se faire une place de choix, même en partant de rien. Il avait enchaîné les affaires, avec des montants toujours plus importants. L'époque était propice. Surtout, les circonstances de sa première affaire l'avaient endurci, insensibilisé même. Quelque part, l’ignoble comportement de son père l’avait forcé à agir. Ces malheureux marins ne devaient pas être morts en vain. Le fait qu’il se comporte comme le vieux l’avait souhaité rendait les choses encore plus ambiguës. Pragmatique et froid, il allait désormais jusqu'au bout pour gagner. C'est à présent entouré d'une armée de conseillers qu'il concluait ses affaires avec des montages de plus en plus complexes. Souvent à la limite de la légalité, même si ce terme perdait de sa signification dans les sphères où il évoluait désormais.
Le clan familial avait bien tenté de profiter de l’ascension du petit dernier. Tous se contentaient désormais des cadeaux qu'il distribuait avec largesse. La seule condition, impérative, étant de ne jamais venir le voir. Il n’avait plus de rapports avec son père, trop de non-dits les séparaient depuis cette nuit-là. Andreas avait pris son envol et ils s'étaient définitivement éloignés. Cela l'arrangeait, il ne voulait plus le croiser, et il avait fait courir le bruit qu’il avait disparu en mer. Tout ce sang versé pour qu'il en arrive là, il n'arrivait même plus à savoir s'il le haïssait encore ou non. Plus jamais ils n'avaient reparlé de cette maudite croisière.
Dans sa nouvelle vie, ses navires sillonnaient les mers et son nom était devenu célèbre. Il avait tout eu : l'argent, le pouvoir, les femmes. Mais l'origine de sa fortune lui laissait toujours un goût amer qui ne le quittait pas. Il n'avait pas eu d'enfant avec ses deux femmes successives et toutes ses maîtresses. Il savait très bien pourquoi. Au fil des ans, l'envie l'ayant fui peu à peu, il avait laissé la main à ses adjoints les plus ambitieux. Puis, même le plaisir de les manipuler, de les monter les uns contre les autres l'avait lassé et il avait fini par se retirer, augmentant, sans le vouloir, sa légende.
Comme une vieille blessure, les souvenirs revenaient le hanter, avec des cauchemars qu’aucun alcool ni aucune drogue ne parvenaient à apaiser. Quand il apprit que son père avait fini par vraiment mourir, seul dans son coin comme un vieux loup, il sut qu’il était temps qu'il perce l'abcès. Un voyage s'imposait après une si longue attente. Un pèlerinage.

Il trouva les lieux plutôt décevants. Un village quelconque, écrasé de soleil et de pauvreté, comme il en existait tant sur cette côte aride. Mais c'était le seul proche de l'endroit indiqué par son père. Selon ses rares confidences, cette fameuse nuit, il n'avait pas pris le risque de jeter les corps à la mer et les aurait enterrés dans les environs. Andreas se dirigea vers l'unique terrasse de café. Les anciens installés là ne bouderaient pas un riche étranger payant sa tournée.
Le dernier client salua le patron, avec un léger signe de tête vers Andreas. Ce dernier soupira d'un air las. Malgré tout le charme et les verres généreusement distribués, personne ne se souvenait de quoi que ce soit pour l'époque qui l'intéressait. Ce voyage était vraiment une très mauvaise idée.
— Vous posez beaucoup de questions.
La voix derrière lui était calme, attentive.
En se retournant, Andreas masqua sa satisfaction derrière un geste d'ennui.
— Oui, je suis à la recherche d'un parent disparu et qui...
Tout en bavardant, il dévisagea son interlocuteur. Pas hostile, l'air plutôt hésitant en fait. Et assez âgé pour détenir des informations.
— On va gagner du temps dit l'inconnu. On va parler d'un tanker égaré en mer... Ça vous va ?
Andreas fit signe au patron de ramener la bouteille et deux verres et se pencha pour mieux écouter.
— ... Et c'est vrai qu'on a failli tous y passer, poursuivait l'autre. Enfin, c'est compliqué.
Il prit le silence de son interlocuteur comme un encouragement et poursuivit son récit.
— Je me rappelle surtout des frères du monastère qui nous ont soignés, avant c'est le trou noir.
— Mais c'est impossible, grinça Andreas, mon père n'a jamais débarqué personne, je le sais !
Le vieux marin ne parut pas surpris. 
— Il nous avait prévenu que vous nous diriez ça.
Le jeune homme faisait peine à voir.
— Comment ça prévenu ? Vous avez reparlé à mon père ?
— Tous les ans, dans ce village, depuis cette nuit-là, même si je suis le dernier des trois désormais. Il venait toujours. Sauf cette année. Il est mort n'est-ce pas ? conclut l'autre en le dévisageant.
— L'hiver dernier, admit Andreas presque gêné. Mais la question n'est pas là, je dois...
— Il vous a menti volontairement sur ce qui s'est vraiment passé et il a payé les moines pour qu'ils fassent pareil en cas de questions. Nous trois, on était d'accord pour nous taire. On lui doit tout.
— Mais pourquoi m'avoir fait croire qu'il vous avait tous tués ? Je l'ai haï pour ça !
— Et vous avez fait fortune au-delà de tout ce qu'il pouvait imaginer. C'était le prix à payer pour que son rêve s'accomplisse. Ça l'a miné toutes ces années, mais il a tenu bon. Enfin, il a pas tout à fait réussi. Vous n'avez pas eu de fils, pas vrai ?
Andreas confirma d'un signe de tête impatient.
— Et vous voulez dire qu'il vous racontait tout, alors qu'il est mort sans jamais rien m'avouer ?
— Il fallait bien qu'il se confie et nous étions les mieux placés pour garder le secret, et il nous payait bien pour ça. Mais j'aurais accepté pour rien. Certaines histoires ne se racontent pas...
La discussion se prolongea encore tard dans la nuit, Andreas avait mille questions à poser. Au fur et à mesure, se dessinait l'autre face de son père, qui le stupéfiait. L'homme décrit par le vieux marin n'était pas celui qu'il croyait connaître. Plus chaleureux, plus drôle. Vivant.
Il lui avait fallu gâcher toutes ces années au sommet et attendre qu'il meure pour enfin tout savoir.
Là, il était vraiment perdu. C'était beaucoup pour lui. Trop.

Désormais, il restait dans son minuscule bateau immobile, sur ce Gulf Stream si poissonneux. Il sentait la force du courant lutter contre son navire à l'ancre et le soleil impitoyable le brûler à travers son vieux chapeau. Perdu dans ses rêves et ses souvenirs, tout était bien. Il contemplait, sans vraiment la voir, cette canne à pêche fixée sur le pont. Une canne qui ne comportait ni ligne ni hameçon et qui vibrait de temps en temps comme un étendard sous le vent.

PRIX

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Jusyfa · il y a
Bonjour Thierry, je reviens vers vous car J'ai eu le plaisir d'apprécier votre belle plume et vous avez été sensible à certains de mes écrits.
Si vous en avez l'envie, Je vous propose une nouvelle (policier/ thriller) en lice du GP été :
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/sofia-4
Si vous êtes déjà passé(e), je vous prie de m'excuser et de ne pas tenir compte de ma proposition.
à bientôt.
Julien.

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Beline · il y a
C'est un très beau texte, très touchant...
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Thierry Schultz · il y a
Mille mercis Beline !
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Jean Calbrix · il y a
Un magnifique texte bien construit, échafaudé sur un événement hors du commun, et les tenants et aboutissants des relations humaines dans une famille ! Bravo Thierry !
Je vous invite à lire mon sonnet "Paysage nocturne" si cela vous tente : https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/spectacle-nocture
Bonne journée à vous.

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La luciole · il y a
vous racontez bien l'inutilité du sacrifice qui dans ce cas gâche la relation.
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Pascal Gos · il y a
Relation difficile père/fils. je relis ce texte avec délice. Belle plume.
Thierry, je vous invite à déguster mon hamburger de Noël en lice pour la finale du GP hivers 2019.
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-hamburger-de-noel-1

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Keith Simmonds · il y a
Mes voix pour cette œuvre dure et brutale empreinte
d'une abnégation de soi pathétque et dévastatrice ! Une invitation à
découvrir “Gouttes de pluie” qui est aussi en lice pour le Grand Prix
Hiver 2019. Merci d’avance et bon dimanche!
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/gouttes-de-pluie-2

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Nousse · il y a
Un beau récit qui met en avant les relations et ambitions parentales, jusqu où peut on décider pour l avenir de son enfant ?
L ambivalence des non dits, secrets de famille qui peuvent protèger mais aussi blesser et parfois trahir ?!!... au plaisir de te lire
Nath

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Thierry Schultz · il y a
J'aime bcp tes commentaires, toujours pointus et qui en disent long en quelques mots. Un plaisir d'être lu ! A bientôt Nath
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Zanatany · il y a
Beau récit. Ça me fait penser à Capitaines courageux dans l’ambIance. Bonne continuation
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Thierry Schultz · il y a
Je n'avais pas pensé à ce personnage, mais c'est vrai… Merci d'être passé Zanatany !
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Fred Panassac · il y a
Un père qui rêve d’ascension sociale pour son fils, au point de sacrifier ses relations avec lui, pour l’endurcir. Il vivait déjà dans un monde très hostile qui ne pardonnait rien. Accepter de renoncer à sa propre image était pour lui une preuve d’amour car il avait la certitude que la réussite ne pouvait être obtenue qu’en écrasant les autres : c’est sans doute ce qu’il avait constaté autour de lui, d’où son schéma mental !
Une histoire surprenante qui oblige à s’interroger sur les motivations d’un père et des principes d’éducation n’ayant que peu à voir avec la morale.
Mes 5 voix pour ce très beau texte.

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Image de Thierry Schultz
Thierry Schultz · il y a
Merci pour ce beau commentaire Fred ! J'ai visité ta page, et j'ai bcp apprécié ta nouvelle "A la croisée des chemins" qui aborde elle aussi, sous un angle différent, le thème de la famille. Et curieusement, son titre aurait très bien pu me convenir aussi...
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Samia.mbodong · il y a
Une belle écriture limpide et agréable à suivre pour ce récit fabuleux. Des belles phrases nous racontent l’océan le Gulf Stream et puis l’occasion inespérée du père et la douleur du fils. La relation père fils est bien racontée, on s’y croirait. La fin est étonnante, ce père bannit devient d’un coup un bienfaiteur.
Finalement il rêve de son bienfaiteur, et reprend ses traces à la pêche.
C’est un très beau récit plein de bonté et d’humanité.
Bravo et merci
Samia.

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Thierry Schultz · il y a
Un commentaire fouillé et ô combien élogieux. Merci Samia...
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