Flocon de neige à Beyrouth

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Autant que je m’en souvienne, j’aime lire depuis que j’ai appris il y a…. fort longtemps…. Je voue une admiration à tous ceux qui sont capables de produire des histoires, de capter des ... [+]

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Suspendue au-dessus du vide en équilibre instable, retenue par la bretelle de sa robe de soirée qui s'était accrochée à une racine, Patile Jamoussian savourait sa chance. Le soleil venait de pointer derrière les collines qui surplombent les grottes de Jeita dans la vallée de Nahr el-kelb et si elle n'avait pas été dans une aussi inconfortable position, Patile aurait volontiers apprécié ce lever de soleil sur la chaine du mont Liban. Qu'elle soit encore vivante après la soirée qu'elle venait de passer et la chute qu'elle venait de faire relevait tout simplement du miracle et l'enchainement chaotique de ce qu'elle venait de vivre allait sceller son avenir professionnel.

Tout avait commencé par une annonce sur le site du ministère des Affaires européennes où elle effectuait la première partie de son stage de fin de troisième cycle. Il lui fallait encore trois mois de travail pour boucler son cursus universitaire et le stage proposé au pôle économique de l'ambassade de France à Beyrouth correspondait en tout point à son parcours. De plus, elle était d'origine libanaise, et une partie de sa famille vivait toujours au Liban. Son Curriculum vitae et sa biographie familiale contribuèrent à emporter l'adhésion des recruteurs et quittant l'hiver parisien, Patile s'envola pour Beyrouth.

En deux mois elle avait pris ses marques au sein de l'équipe et naviguait avec aisance dans ce microcosme multiculturel. Lors d'une soirée organisée par un partenaire de l'ambassade, Patile fut conviée avec son équipe dans une villa située sur les hauteurs de Nahr El Kelb. Diplomates et commerciaux des plus grandes entreprises du pays s'y trouvaient, et la soirée avait débuté sur l'immense terrasse dominant la baie de Jounieh.

Patile s'était habillée pour la circonstance, robe de soirée élégante, sandales à talons vertigineux que lui avait choisis sa mamounette, en guise de cadeau pour son départ à Beyrouth. Cette paire de Jimmy Choo aux fines brides décorées de brillants lui faisait une allure splendide.

La villa était immense et des serveurs s'affairaient sur la grande terrasse, proposant vins fins et douceurs aromatiques aux nombreux invités. Patile qui discutait avec un responsable local d'une entreprise de communication remarqua deux individus en costumes noirs se positionner de part et d'autre des baies vitrées qui donnaient accès à la grande salle de réception. Elle leur trouva une allure et une gestuelle inquiétantes. Ils avaient l'air tendus, aux aguets, dévisageant les invités.

Intriguée, Patile salua son interlocuteur et, passant entre eux, elle remarqua leurs oreillettes. Sans doute des gardes du corps d'un invité prestigieux. Entrant dans la grande salle de réception, elle chercha un endroit calme pour s'asseoir un moment et desserrer les brides de ses sandales qui pour être très belles n'en étaient pas moins inconfortables surtout lorsqu'on restait debout plus de deux heures. Elle entra dans un petit salon cossu, s'assit avec bonheur dans un large fauteuil et ôta ses Jimmy Choo en poussant un soupir de soulagement. Savourant ce petit moment de répit, elle entendit des bribes de conversation dont le ton ne laissait aucun doute quant à la violence des propos.

Elle se leva sans bruit et s'approcha de la porte légèrement entrebâillée qui donnait sur un bureau. Machinalement, elle avait attrapé ses sandales et passé les brides autour de ses poignets avant de risquer un œil dans la pièce. Elle aperçut son chef de service, conseiller économique de l'ambassade, solidement attaché dans un fauteuil, le nez en sang. Il faisait face à trois hommes dont l'un lui posait sans relâche une seule question : « Où avez-vous caché la clé ? ». À chaque dénégation du conseiller, il le frappait d'une gifle magistrale. Horrifiée, mais pas pétrifiée, Patile recula doucement pour sortir prévenir la sécurité quand elle fut poussée dans le bureau par les deux individus qu'elle avait vus sur la terrasse, mais qu'elle n'avait pas entendus arriver.

« Elle écoutait à la porte », dit l'un des hommes la tenant fermement par le bras. Celui qui semblait être le chef fit un sourire à glacer le sang. « Ce n'est pas très joli d'écouter aux portes mademoiselle, mais maintenant que vous nous avez vus, vous allez rester avec nous ». Le chef réunit ses sbires et commanda à trois d'entre eux de s'assurer que la voie était libre de tout nouvel invité inopportun entre le bureau et leurs véhicules garés devant l'entré. Puis il détacha le conseiller et lui ordonna de faire disparaître le sang sur son visage. Le temps que le signal du départ soit donné, il l'enferma avec Patile dans la minuscule salle d'eau attenante au bureau.

Aussitôt seuls, son chef lui expliqua qu'il était un agent du gouvernement français et qu'il avait volé des informations à un pays étranger hostile. Ces informations constituaient une preuve irréfutable de l'implication de politiciens avec un conglomérat international dans le négoce d'armes chimiques et bactériologiques.

« Nous avons très peu de temps Patile. Il faut absolument que vous réussissiez à vous échapper. La clé USB qu'ils recherchent est dans mon bureau, cachée dans le socle de la statue de Notre Dame du Liban, sur la petite console à côté de la fenêtre. Vous devrez la remettre au commandant Christophe Dubois à la DGSI à Paris et à lui seul. C'est mon superviseur, le code d'identification est "flocon de neige". Il est certain qu'ils vont nous tuer et faire passer cela pour un accident. Quand ils viendront nous chercher, il faudra tout tenter pour nous enfuir. Il ne faut pas impliquer qui que ce soit d'autre de cette villa car ils n'hésiteraient pas à les tuer et certains d'entre eux sont compromis dans ce trafic. Vous sentez-vous capable de vous enfuir ?

Elle encaissa ces révélations sans rien dire. Transportée dans un mauvais film d'espionnage, elle était devenue bien malgré elle l'héroïne sacrificielle de ce terrible scénario. Elle tenait toujours en main sa paire de Jimmy Choo comme un futile totem qui la rattachait au monde normal. Regardant ses sandales, elle eut une idée, sans doute saugrenue, mais la seule qui lui vint à l'esprit. Ses Jimmy Choo aux talons de 10 centimètres allaient passer de futiles à utiles.

La porte de la salle d'eau se déverrouilla. Ils allaient quitter la villa et c'était le seul moment propice pour tenter de s'échapper. Trois hommes sortirent du bureau en éclaireurs. Patile demanda un instant pour se rechausser. Le chef du groupe sembla hésiter, mais accepta, estimant que le couple qu'ils formeraient tandis qu'il la tiendrait fermement par la taille attirerait moins l'attention. Elle fit mine de s'appuyer sur un accoudoir de fauteuil, plia sa longue jambe vers l'arrière et pencha son buste sur le côté, ce qui fit glisser la bretelle de sa robe. L'effet combiné de l'épaule nue et de sa longue jambe gracile eurent l'effet escompté.

Ces quelques secondes d'inattention de leurs ravisseurs suffirent à déclencher la bagarre. Le conseiller ceintura le malabar à côté de lui, tandis que Patile, avec une force dont elle ne se savait pas capable porta un grand coup de talon aiguille pile sur l'arrête du nez du chef de bande. Surpris et déstabilisé il perdit son souffle sous l'effet de la douleur. Patile en profita pour s'enfuir par la fenêtre du bureau. Elle sauta dans la pelouse qui bordait la maison et courut à toute vitesse vers le portail de l'entrée qui venait de s'ouvrir. Le conducteur du véhicule surpris mit un peu trop de temps à la reconnaître. Il siffla ses deux comparses restés sous le porche et faisant demi-tour, s'employa à poursuivre la fuyarde.

Il faisait nuit et seule la lune éclairait faiblement les contours de cette route de montagne. Patile bifurqua très vite sur un petit sentier qui semblait mener à un bois où elle espérait semer ses poursuivants. Elle ne vit pas la voiture garée en contrebas ni son conducteur qui patientait en écoutant la radio.

Elle allongea son pas, cala sa respiration et s'enfonça profondément dans le sous-bois. Elle paniqua quand elle comprit que les malfrats la suivaient à pied. Elle ne distingua pas l'un d'eux qui l'avait repérée et s'était rapproché d'elle sur sa droite. Alors qu'elle reprenait son souffle, il lui tomba dessus et appela ses deux comparses. Patile qui tenait toujours ses Jimmy Choo réagit en fendant l'air de ses talons aiguilles. Le coup brisa une dent et arracha une partie de la lèvre de son assaillant. L'homme tomba à genoux, les mains sur son visage, hurlant de douleur. Patile poursuivit sa course et finit par sortir du bois débouchant sur un large sentier. Elle aperçut les sinistres silhouettes des deux autres malfrats qui sans courir, verrouillaient les deux côtés du sentier. Se sentant prise au piège elle recula sans les quitter des yeux. Quand son pied rencontra le vide, Patile comprit pourquoi les deux malfrats avaient cessé de courir. Elle bascula dans un cri et chuta dans le ravin.

Elle glissa, roula, mais à aucun moment elle ne songea à lâcher ses sandales. Elle fut stoppée net, son corps tout entier au-dessus du vide, balançant comme un pendule. Les bretelles de sa robe s'étaient accrochées à une racine. Elle entendit les hommes qui la cherchaient évaluer la possibilité de descendre. Elle pria intérieurement pour qu'ils ne la repèrent pas et la pensent morte, écrasée tout au fond du ravin. Elle aperçut le faisceau de leurs torches juste au-dessus d'elle et comprit qu'elle était cachée par un rocher en surplomb. Elle les entendit discuter entre eux et au bout d'un moment le moteur d'une voiture retentit. Apparemment, le sentier contournait le bois depuis la route qu'elle avait quittée. La discussion fut vive et elle comprit ce qui se jouait. Le conseiller avait été tué, c'était sa voiture qui avait été conduite sur ce sentier. Le scénario macabre était très clair. La voiture avec le conseiller mort au volant allait être précipitée dans le ravin, là où Patile était tombée.

Elle entendit vrombir le moteur et dans l'instant qui suivit, elle vit tomber sur sa gauche la voiture du conseiller qui s'écrasa quelques mètres plus bas dans une trajectoire compatible avec sa propre chute. Elle aurait pu être éjectée du véhicule selon un scénario plausible. Les assassins partis, Patile déplia ses bras qu'elle avait gardés serrés contre elle tout le temps de la glissade et de la mise en scène des malfrats. Ses Jimmy Choo toujours passés en bracelet elle évalua ses blessures en remuant légèrement de peur de faire craquer la bretelle ou la racine. Elle se sentait contusionnée et son dos la brûlait, mais elle pouvait bouger bras et jambes. Tâtant du bout des pieds l'espace en dessous elle rencontra une aspérité suffisamment large pour s'appuyer. Elle planta le talon de ses sandales dans la terre pour disposer d'une prise, se dégagea un peu et retrouva sa stabilité. Collée à la paroi du ravin, terrifiée, mais vivante elle relâcha la pression et pleura enfin de tout son être.

Elle repensa un instant aux révélations du conseiller. Ce qu'il y avait d'étrange dans le code d'identification, c'est que "flocon de neige" était la transcription arménienne de son prénom. Elle se demanda si les services de renseignement ne l'avaient pas ciblée, elle était très observatrice, possédait un excellent esprit de synthèse et avait obtenu sans peine son habilitation secret défense pour valider son stage.

Elle en était à ce point dans ses pensées quand elle finit par s'endormir, ou peut-être s'était-elle évanouie et quand elle rouvrit les yeux, le soleil se levait. La lumière du jour lui apporta un peu de réconfort chassant les dernières ombres de cette terrible nuit. Plus bas, sur sa gauche, elle distingua l'arrière du véhicule. Elle se souvint de la mission que son chef lui avait donnée et se promit de la remplir si elle sortait vivante de ce cauchemar. L'esprit un peu plus clair elle se prit à espérer et un nom lui vint en tête : Charbel !

Charbel était le chauffeur attitré du pôle économique où elle travaillait et c'était lui qui l'avait conduite à la villa et devait la récupérer. C'était lui qui était garé en contrebas de la route que Patile avait parcourue avant de s'enfoncer dans les bois. Charbel ne l'avait pas vue elle, mais il avait vu un Hummer roulant tous feux éteints duquel étaient descendus trois individus qui s'étaient dirigés en courant dans le bois. La chose lui paraissait incongrue et il avait entrepris de les pister, à bonne distance. Il avait entendu un cri de femme puis il avait vu la voiture du conseiller de l'ambassade s'engager sur le petit sentier qui longeait le bois. Quelques minutes après, il avait entendu une accélération brutale suivie d'un fracas. Cinq hommes étaient ressortis du bois, étaient montés à bord du gros Hummer et avaient pris la fuite. Le temps que Charbel donne l'alerte et se rende compte de la disparition de Patile, le jour s'était levé.

C'est au moment où Patile pensa à Charbel qu'elle crut l'entendre l'appeler. Elle répondit en criant qu'elle était là, sur la pente du ravin, accrochée à une racine. Charbel était venu à son secours. Tandis que les pompiers de la protection civile s'équipaient pour descendre dans le ravin, Charbel lui parlait pour la rassurer. L'un des pompiers finit par la rejoindre et l'encorda pour la faire remonter. Elle tenait toujours sa paire de Jimmy Choo quand elle sauta au cou de Charbel. Le conseiller extrait de la voiture fut remonté mort.

L'interrogatoire dura trois jours au bout duquel Patile fut autorisée à retourner travailler à l'ambassade. Sa version des faits corroborait en partie les déclarations de Charbel qui n'avait assisté qu'au dernier acte du drame. Patile n'avait rien dit aux enquêteurs libanais ni à personne, de l'activité réelle du conseiller ni de la mission qu'il lui avait confiée. Elle était résolue à s'emparer de cette clé qui contenait les preuves de l'implication de politiciens véreux avec des hommes d'affaires, marchands de morts sans scrupule. Sur les recommandations expresses du conseiller défunt, elle allait remettre la clé à la DGSI française, au commandant Christophe Dubois en personne. Deux semaines après cette terrible soirée, la statuette de notre Dame du Liban bien rangée dans son sac, Patile s'envolait pour Paris.

Dans les locaux de la DGSI, la cellule antiterroriste sur les risques bactériologiques terminait sa réunion. Le commandant Dubois déplorait la perte de son agent infiltré. Néanmoins, l'opération "flocon de neige à Beyrouth" avait réussi. Fort de ce succès, il venait d'obtenir l'autorisation de former un nouvel agent. À la lecture du dernier rapport confidentiel de cette opération, il trouva que "Jimmy Choo" serait un pseudo adapté à sa nouvelle recrue.
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Pierre-Hervé Thivoyon · il y a
Enfin un peut de temps pour des lectures plus longues, je me suis régalé de cette aventure à rebondissements, talons aiguilles et flocons de neige au Liban. La solidité de la robe et des talons me paraît impressionnante mais qu'importe, n'importe quel film d'espionnage pourrait intégrer ces éléments là !
Un bon moment de lecture !

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Christophe Abrial · il y a
Coucou Doria,
Je suis avec Jackie... Elle t'envoie de bien belles ondes... On a évoqué de beaux souvenirs de notre passé... Je lui ai fait découvrir tes talents cachés... On se recontacte vite... Je suis en tournée avec Eric-Emmanuel Schmitt...
Bises
Christophe

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François Duvernois · il y a
Je découvre tardivement cet excellent texte.
Ecriture fluide, suspens, course poursuite très réussie. Tous les ingrédients d'un bon roman d'espionnage.
Et vive les "Jimmy Choo" !

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Doria Lescure · il y a
Merci beaucoup d’être passé sur mes lignes.
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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Avec vous, les espionnes sont belles et rebelles. Bonjour l'angoisse, bravo!
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Doria Lescure · il y a
merci beaucoup Jean-Pierre , je suis ravie si ce récit vous a plu !
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JL DRANEM · il y a
Une bonne connaissance du milieu; quand à la trouvaille utilitaire d'une paire de talons aiguilles, bravo !
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Doria Lescure · il y a
ah.... les femmes et leurs chaussures....
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Patrick Peronne · il y a
Une lecture qui me laisse un peu, un tout petit peu dans l'univers du roman de Frédéric Paulin - La guerre est une ruse - qui occupe pas mal de mes heures en ce moment. Que n'ai-je pas dit déjà à votre sujet que ne vienne conforter ce nouveau texte ? Le talent, la plume, la maîtrise narrative. Bon, vous retrouver est chaque fois un plaisir renouvelé. Mon soutien enthousiaste :-)
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Doria Lescure · il y a
merci beaucoup cher Patrick !
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Silvie DAULY · il y a
Une sacrée maîtrise de la construction et du suspense! Je suis admirative.
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Doria Lescure · il y a
et c'est très gentil à vous d'être passée sur mes lignes !
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Marie Guzman · il y a
ravie de ma lecture Doria
je n'ai pas lâché une seule virgule et un seul talon des yeux
bien joué pour cette nouvelle sacrément bien ficelée toute en élégance et talons hauts

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Doria Lescure · il y a
Un grand merci Marie d’être passée sur mes lignes et je suis ravie si mon héroïne vous a plu.
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Aubry Françon · il y a
Flocon de neige n'a pas froid aux yeux ! Une belle parenthèse de lecture dans le genre "espionnage". On aimerait en savoir plus.
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Doria Lescure · il y a
Merci beaucoup Aubry d’être venu faire un petit tour à Beyrouth.
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Fred Panassac · il y a
Joli thriller d’espionnage, dont le rythme du récit est soutenu et maintient l’envie de poursuivre.
Le rôle de la paire d’escarpins est sympathique mais j’ai des doutes sur la solidité de la bretelle de la robe pour supporter le poids d’un corps en suspens, fût-il svelte.
Mais au cinéma ça « marcherait » pour les chaussures, c’est sûr :)

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Doria Lescure · il y a
Merci Fred, j’ai habillé mon héroïne d’une robe à bretelles que j’ai imaginé larges et croisées dans le dos. J’ai parié que le miracle tiendrait par leur solidité.😀😉

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