Fin

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《Mais qu'est ce qu'il ce passe ? 》

Lorsque je reprend pleinement conscience, je suis agenouiller au dessus de son corps. La noirceur du crépuscule à assombri la chambre à coucher, et la couleur des murs semble avoir changé de couleur. Tout est plus sombre ! Même la couleur de sa peau n'est plus aussi éclatante. Je regarde son corps, étendu sur le dos, et inerte. Les yeux encore ouvert. Son cou est recouvert d'une rougeur écarlate. Ses lèvres ont une teinte bleuté, et il y a aussi un peu de sang sur le bord de sa bouche.

《 Qu'est-ce que j'ai fait ? 》

Je ne sais pas si c'est l'alcool que j'ai dans le sang mais, je me sens vraiment étourdis. Lorsque mes yeux se ferme, je ressent un sentiment de vertige atroce. Je jette un coup d'oeil à mes mains, qui tremble horriblement, et les battements de mon coeur semble résonner dans tout mon âme. Ma transpiration s'accentue aussi de seconde en seconde. Je sens les gouttes qui coule le long de ma colonne vertébrale, et ça me donne des frissons perçant. Tout les symptômes de la panique mentale sont réunis dans mon esprit.

《 Comment je me suis rendu là 》

Je me lève du matelas, en me tenant sur le mur, car mes jambes n'ont plus la force de me supporter. Je contemple de nouveau son corps immobile, couché au centre du lit. Puis, ma respiration se met soudainement à s'emballer. J'ai l'impression de manquer d'air ! Je tombe assis, par terre, avec la tête entre mes deux mains tremblantes. Une émotion étrange traverse ensuite mon esprit. Un malheureux mélange de peur et de colère. Un sentiment effroyable qui pris entièrement possession de moi. Comme une couverture brûlante qui m'enflamme de l'intérieur.

《 Qu'est-ce que je fait ? 》

Je suis par terre, pleurant toutes les larmes de mon corps. Prisonnier de cette émotion trouble, quand soudain :

- Papa ? Est-ce que ça va ?

Je me relève la tête, puis essuie le liquide sur mes joues. Mon vertige est devenu si intense, que ma tentatative pour me relever à lamentablement échoué. Je retombe au sol comme un vulgaire linge sal, qu'on laisse tomber.

《 Mais qu'est-ce que je vais lui dire ? 》

Mon fils de 5 ans s'approche de moi, en me dévisageant d'un air terrifié. Il tourne la tête, puis regarde sur le lit :

- Est-ce que maman fait dodo ?

En entendant ces mots, mon coeur se serrent comme s'il venait de me l'arracher de la poitrine. Je me reprend la tête à pleine main, puis crie de toute mes forces ! Ma détresse est à son comble. Sans le regarder, je lui demande d'aller dans sa chambre, car ce sera bientôt l'heure d'aller dormir...

- Mais papa...

- MONTE DANS TA CHAMBRE JE T'AI DIT ! Que je lui hurle avec toute la colère qu'un humain est capable de ressentir.

Il tourne ses talons, puis se dirige vers la porte en pleurant. Il monte les escaliers, puis se déplace vers sa chambre. Chaque pleurs que j'entend de lui, transperce mon âme et viens me briser de plus en plus, de l'intérieur.

《 Il ne doit pas souffrir ! 》

Avec une force inexplicable, je tente, et réussi à me mettre sur mes deux jambes. Je regarde encore une fois le corps de ma femme morte, puis continue mon chemin vers la chambre de mon garçon.

《 Je ne peux pas faire ça ! 》

J'escalade, tant bien que mal, les escaliers qui monte au deuxième étage de ma maison. Mes jambes sont encore faible, alors je doit me tenir sur le mur en montant. J'entend mon fils qui pleure encore, dans sa chambre.

《 Il n'a pas à vivre avec ça ! 》

J'y suis. Je suis rendu au sommet. Mon émotion étrange est toujours présente. Mais plus je m'approche de sa chambre, et plus mon esprit s'embrouille. Maintenant, ce n'est plus mes mains qui tremble, mais bien mon corps en entier.

《 Je vais le regretter ! 》

J'arrive devant sa chambre. Sa porte est fermé. Ma respiration est fulgurante, et un intense mal de crâne s'installe au même moment où je tourne sa poignée de porte. Il est étendu, le visage contre son oreiller, et il pleure toujours. J'avance, sans grande conviction, puis m'assoie à côté de lui.

《 Il ne pourra jamais vivre une vie normal après ça ! 》

Le brouillard s'est intensifié dans ma tête. Mon émotion ne pourrais pas être plus forte. Je pleure ! Je pleure ! Mon mal de crâne est en train de me détruire l'esprit. Je tourne mon regard vers mon fils. Il pleure toujours le visage contre son oreiller. D'un geste instinctif, Je lui met la main sur la tête, puis lui caresse les cheveux.

《 Pourquoi ? 》

Pris dans mes pensées monstrueuse, et alimenté par ce sentiment étrange, je commence à mettre une pression sur sa tête. Je sent, sur ma main tremblottante, qu'il essaie de la relever. J'y met encore plus de pression. Mon âme, semble s'être éteint ! À ce moment, il n'y a plus d'humanité en moi. Je pleure ! Je pleure !

《 C'est ce qui est mieux pour lui ! 》

Il se débat. Mais du haut de ses 5 ans, il est aussi vulnérable qu'un animal perdu. Plus je met de pression, et plus je pleure ! Je pleure ! Je n'y voit plus rien. Mes yeux sont remplies de larmes, qui déferle sur mes joues, puis tombe sur lui. Un instant d'impulsivité me fait pousser un crie terrifiant ! Un hurlement primal qui m'arrache la gorge.

《 Mais qui suis-je ? 》

Après quelques seconde, qui m'ont paru comme des heures, le corps de mon fils s'est immobilisé. Je retire lentement ma main, puis l'apporte à ma bouche avec frayeur.

《 Mais qu'est-ce que j'ai fait ? 》

Je regarde mon garçon, couché sur son lit. Il ne pleure plus. Il ne bouge plus. Il ne respire plus... Le désespoir s'empart maintenant de moi. Mais quelques chose à changé. Comme si tout le brouillard dans lequel j'était perdu, s'était dissipé. Je vois plus claire ! Je sais ce qui va se passer, et ça me rassure.

Je descend donc à l'étage, me dirige dans ma chambre, la où ma femme est toujours étendu, puis ouvre mon garde-robe. Caché derrière mes chemises et pantalons, j'entre le code de mon coffre-fort. La porte s'ouvre, puis j'y prend mon pistolet Berreta 92FS. Une quiétude s'est maintenant installé à l'intérieur de moi. Le brouillard à disparu, et mon émotion étrange aussi.

《 Je suis libre ! 》

Je prend ensuite une balle, et l'insert à l'intérieur de mon arme. Tout est prêt. Mais j'ai quand même peur. Peur de souffrir. Peur de manquer ma tentative. Peur de ce qu'il y a après...

Je m'installe donc sur mon matelas, au côté de ma femme, le dos appuyé contre la tête de lit...

Les dernières heures défilent dorenavant dans ma tête. Je revois notre dispute. Je la vois me crier dessus, parce que j'était encore saoul. Je la revois me frapper en grand coup de poing, puis moi qui l'attrape par les bras, et l'amène dans la chambre. Je me vois la projeter sur le matelas, puis monter dessus pour la calmer. Je me vois la frapper, et ensuite entourer son cou de mes mains, puis de serrer le plus fort je peux, avec une colère que je n'avais jamais ressentie auparavant.

Ensuite mon fils...

《 C'est le moment ! 》

J'insert le canon de mon pistolet dans ma bouche. Les mains tremblottantes, et la frayeur au ventre. Je ferme les yeux, du plus fort que je peux...

puis...

《 Fin...
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