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Femme de Sarajevo

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Konee Sept

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En 1990, les habitants de l’ex-Yougoslavie ont souhaité s’affirmer, la Slovénie et la Croatie ont déclaré leur indépendance.
En 1992, la Bosnie proclama la sienne. Aussitôt, les paramilitaires de Serbie, qui voulaient rester attachés à la Yougoslavie, sont rentrés dans Sarajevo en char et ont brûlé le parlement. La ville a été prise d’assaut, car elle fut considérée comme ennemie à cause de son multi culturalisme. Leur projet était de faire de Sararejo la future capitale serbe de Bosnie-Herzégovine « purifiée » de ses « indésirables », c’est-à-dire la population non serbe (bosniaque musulman, croate, juif, rom...). Les attaques visaient les bibliothèques, les archives, le patrimoine... toute trace de mémoire collective. Ils voulaient anéantir notre philosophie du « vivre ensemble » !
Nous nous sommes regroupés autour de l’armée, incrédules. Chacun a construit son arme artisanale pour lutter contre l’assaillant. Contre des chars, nous avions des bombes aérosol trafiquées en lance-flamme. Une arme pour trois.
Nous étions 350 000 personnes piégées dans cette cuvette infernale. Tous médusés par cette attaque que nous ne comprenions pas. Pourquoi ? Qu’avions-nous fait ? Nous avions 24 ans à l’époque et comme tous les jeunes du monde entier, nous rêvions de paix et d’amour.
Dans cette descente aux enfers, nous fûmes exposés à l’extrême, à une violence inouïe, celle qui s’insinue dans tous les recoins de l’existence. Ce fut la survie et beaucoup sont morts de froid, de faim, de soif, sous les balles, ou en raison du manque de médicaments.
Les habitants s’étaient regroupés dans le centre-ville. Nous étions restés dans notre logement situé à quelques mètres de la ligne de front. J’occupais mon fils, Dologan, avec des coloriages et des jeux de son âge. Les hommes et les femmes disponibles avaient défendu notre ville. Ruelle après ruelle, nous avons réussi à repousser l’envahisseur qui était allé prendre position sur les montagnes autour de la capitale, installant l’artillerie lourde. Je ne voulais pas quitter mon logement. Pour moi, c’était comme avouer la défaite, pourtant, avec mon fils, j’ai abandonné mon homme, en rejoignant ma sœur dans le centre-ville.
Le chef militaire des assiégeants serbes, Ratko Mladic, ordonna à ses troupes de bombarder la ville sans discrimination, il souhaitait nous rendre fous. Les soldats serbes étaient moins nombreux, mais beaucoup plus armés. Ils décidèrent de prendre le temps. Au fond, ils étaient de jeunes adultes qui n’avaient jamais touché un fusil de leur vie. Certains étaient nos frères. Eux non plus, ne devaient pas comprendre pourquoi subitement ils devaient tuer les gens qui hier étaient leurs amis. Au nom de quoi ? Au nom de qui ? Certains étaient fiancés avec des Bosniaques, avaient des enfants soi-disant impurs. Il ne fallait pas réfléchir, simplement obéir et rétablir le bon ordre.
Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie. Mon fils était tout ce que j’avais et le voir parmi ces bombardements était... comment dire, je me sentais responsable de l’avoir mis au monde dans ce chaos. Dans ce brasier constant. Dans cette haine de l’autre pourtant similaire. Monde de fou.

Notre bâtiment fut endommagé avec les premiers obus. J’ai encore l’image de ma sœur, me prenant dans ses bras lorsque mon mari est venu nous annoncer la nouvelle :
— L’immeuble a été touché et notre appartement a été ouvert comme un pot de yaourt par un tir de roquette. Il n’y a plus de parois dans la chambre de Dologan. Nous avons échappé à la mort de quelques jours. J’ai demandé à mon homme, comme nous étions partis précipitamment, s’il pouvait ramener des jouets. Il rapporta une peluche cramoisie dont les yeux étaient tombés comme si même elle, un être sans âme, ne voulait pas être témoin de ce désastre.
Durant trois ans et demi, les Serbes allaient nous pilonner d’obus et de tirs en tout genre. Environ 329 impacts de mortier par jour. Ils avaient leurs tireurs d’élite, payés à la cible (double s’ils touchaient un enfant). L’avenue principale de Sararejvo a depuis été rebaptisée sniper street. Les gens couraient sans cesse pour échapper aux balles.

Les six premiers mois, nous avons tous maigri de 30 kilos. Au bout d’un an, nous avions tous perdu des proches (amis ou famille). Les corps étaient conservés une dizaine de jours avant d’être enterrés, nous ne pouvions pas faire autrement. C’étaient les mouches qui nous poussaient à réagir sinon nous n’aurions rien fait. Euthanasiés par l’effroi, endormis par la folie, nous découvrions l’horreur d’être enfermé, sans rien. Sans nourriture. Sans préparation. J’avais vingt- quatre ans et je voulais vivre ! Avec les autres mères, nous tentions d’occuper nos gamins, mais ils restaient des êtres pleins d’énergie. Qu’auriez-vous fait ? Ils étaient des enfants ! Ils avaient besoin de courir et de se divertir ! Ils s’amusaient à l’abri de conteneurs que les hommes avaient renversés. Aucun de ces petits humains ne se souciait du danger. La peur n’existait pas dans leurs yeux. Ils jouaient avec des armes et se prenaient pour des soldats bosniaques en criant qu’ils allaient tuer les Serbes. C’était leurs jeux. Lorsque j’ai vu des mômes de cinq ans lever en l’air, des pistolets chargés, j’ai compris que la récréation était terminée. Après la mort de nos maris, nos enfants iraient se battre comme des soldats.
Nous refusions ce destin, mais avions nous le choix ? Nous attendions de l’aide des autres pays européens, mais durant trois ans et demi, ce fut le silence absolu. Nous étions seuls avec nos gamins et nos morts.
Il a fallu une lutte acharnée pour ne pas céder à la résignation et à la peur. Il y avait ces fêtes improvisées dans les caves qui affirmaient la rage de vivre qui nous habitait. Ces comédiens s’amusant dans les théâtres éclairés à la bougie, ces musiciens jouant dans des décors de ruines et ce festival de cinéma apportant tous à leur façon une véritable résistance, une raison de se battre, un pied de nez à l’absurde.
Le 4 septembre 1992, le soleil écrasait ses rayons et à l’intérieur des appartements, la moiteur nous collait à la peau. Nous étions descendus dans la petite cour, quelques minutes, afin que les enfants se dégourdissent les jambes. L’obus leur est tombé dessus. C’était le hasard. La tragédie de nos vies. Notre histoire. Nous avons été recouverts de poussières et de cris et de sang. Krina, ma nièce est morte sur le coup. Ses deux frères étaient légèrement blessés quand à Dologan, il fut gravement touché à la jambe gauche. Il fut hospitalisé durant deux mois. Deux mois, prisonnier dans un dispensaire lui-même en captivité. En pleine Europe !
François Mitterrand s’est déplacé. Les ponts aériens humanitaires ont commencé à alimenter la ville prise en otage. Puis l’ONU a proposé d’évacuer les enfants les plus gravement malades.
Le 2 décembre 1992, j’ai quitté l’enfer en laissant mon mari dans ce brasier. Nous nous étions embrassés et dans nos yeux respectifs, nous savions que l’hypothèse de nous revoir était mince. C’était étrange, j’étais heureuse de fuir pour assurer la survie de Dologan, mais mon cœur était écrasé par cette culpabilité d’abandonner l’homme de ma vie. Ma famille. La ville de ma vie ! Mes racines. L’ambulance est partie et mon mari m’avait fait de grands signes circulaires en guise d’au revoir. Lorsque, nous avons tourné à l’intersection, il fit une ample arabesque dans l’air représentant un cœur puis la poussière a balayé cette image.
L’ambulance a foncé vers l’aéroport. Nous étions des cibles ambulantes et ce petit jeu amusait les Serbes. Les impacts retentissaient dans tous les sens. Les pneus crissaient à chaque virage. Je découvrais la route défoncée. La ville, déjà en ruine. Je frémis et pris mon fils dans mes bras.
J’ai accompagné mon enfant de dix ans pour qu’il reçoive les soins nécessaires en France. À deux heures d’avion seulement, nous atterrissions dans un paradis. Je découvris un pays où le calme et le luxe étaient omniprésents. Je ne comprenais pas ce décalage avec notre cité assiégée, notre ville à 120 minutes d’avion. Le contraste était choquant. Dérangeant. Limite malsain.
À Albertville, j’ai rencontré d’autres mères qui comme moi avaient abandonné leur vie pour tenter de sauver celle de leur enfant. Nous étions heureuses de parler de notre pays. De cette folie. Nous avions été prisonnières de Sararejo et nos familles, à l’extérieur de la ville, n’avaient rien pu faire. Pas de laissez-passer. Pas de trêve. Pas de cessez-le-feu. Si, un jour de grand soleil, le silence s’étendait, c’était pour laisser sortir les enfants des caves. Une fois derrière un ballon ou en l’air sur une balançoire, l’assaut reprenait avec rage. Les petits corps ensanglantés tombaient comme des mouches.
Leurs techniques étaient cruelles. Trop animales. Des porcs. Ils voulaient nous éliminer par la racine. Par la famille. Par la famine. Par le manque de tout. L’hiver, les habitants furent contraints d’abattre des arbres centenaires pour se chauffer. Sans le tunnel, reliant le centre à l’aéroport, les Serbes auraient gagné.
Nous étions Bosniaques musulmanes, catholiques orthodoxes, catholiques, nous avions toujours vécu dans cette cité nommée la Jérusalem des Balkans – les églises côtoyant les minarets et les temples orthodoxes –, et il avait fallu que quelques hommes (et non pas quelques femmes), pour une question de pouvoir et de territoire, remettent en cause nos appartenances et nos religions. Nous devions désormais nous entre-tuer ? J’avais de la famille en Serbie, à présent il fallait que je les tue ? Et eux, de leurs côtés, devraient attendre de me croiser pour me planter un couteau dans le ventre ? Devaient-ils égorger Dologan, car l’obus l’avait épargné ?
Cette guerre était inutile. Nous le savions. Nous aurions voulu l’arrêter, mais rien n’arrête la folie humaine. Nous étions dans une autre dimension.
Les chirurgiens français, après vingt-cinq opérations, ont réussi à conserver la jambe de mon fils. À Sarajevo, face à l’afflux de blessés, les médecins auraient été contraints de l’amputer. Je remercie le seigneur chaque soir même si, après ce que j’ai vu là bas, j’ai un doute quant à son existence.
En 1994, après l’intervention des États Unis, la guerre fut terminée en une nuit. 12 000 personnes, majoritairement des civils étaient décédés, au moins 1000 enfants.
En 1994, je suis rentré dans ma ville. Silence. Rien que des ruines, des morceaux de fer suspendus au bout d’éboulis de béton. Des trous dans les maisons. Des impacts de balles puissantes de partout comme des nids d’abeilles. Des murs comme des passoires. Des façades d’immeubles écroulés, des appartements nus ; cuisines et salles de bain soufflées par les obus, les chambres des parents sous la poussière avec tous les habits étendus. Des bâtiments comme des yaourts qui auraient débordés ; le béton coulant sur le côté, les étages écrasés les uns sur les autres suspendus dans les airs encore quelques années. Des œuvres d’art ; des divinités du chaos. Des bancs publics intacts, il n’y en avait aucun, des rues défoncées se mariaient avec les chemins de fer et les entrailles des trains. Tous les espaces verts étaient envahis par des monticules de terre comme si des taupes géantes avaient fait leurs sièges. La poussière épongeant le sang. Des conteneurs en pleine rue. Dessus, des publicités superflues. Les cabines téléphoniques, les écoles, les complexes médicaux, les adresses des médias et les centres de communication, les industries, les bâtiments gouvernementaux, les installations militaires, les bibliothèques avec toutes les archives et les centres des Nations unies. Tout était détruit. Le purgatoire était ici. Les bus, renversés au sol, étaient cramoisis. Les cendres recouvraient les monuments religieux, les ponts, les musées. Sararejo était devenu une multitude de trous. Tout était mort et poussière. L’incarnation de l’enfer sur terre.
Un rapport indiqua que pratiquement tous les bâtiments de Sarajevo avaient subi des dommages et 35 000 avaient complètement été détruits. Hormis mon fils, j’avais tout perdu.
Les assaillants avaient attaqué avec la rage de combattants qui voulaient rentrer chez eux au plus vite. Tous désiraient voir leurs familles et leurs petites amies. Reprendre leurs études et savourer la paix d’un coucher de soleil. Ils étaient comme des fantassins d’une armée quelconque, obéissant aux ordres, abattant la foudre issue de la poignée de quelques hommes. D’autres soldats, eux, étaient des barbares assoiffés d’hémoglobine. Ils torturaient, ils violaient, ils humiliaient. Au nom du droit du sang, ils ont déchargé leur rage et ont marqué Sarajevo de leur empreinte laissant un goût amer de chaos légendaire. Le siège armé le plus long de l’histoire et le moins médiatisé. Un génocide de trois ans et demi que l’Union européenne aurait pu arrêter, certainement... allez savoir les enjeux et les intérêts géopolitiques... tout cela me dépasse.
Peu à peu, nous avons reconstruit nos vies, mais aujourd’hui, les gens marchent encore très vite. Ce n’est pas le stress lié à l’activité qui les pousse à courir sur les trottoirs du centre-ville, mais ce souvenir amer, incrusté dans leur mémoire, où jadis des jeunes tireurs s’amusaient à tuer à tour de bras.
Mon mari est mort comme un héros, un martyr de Sarajevo. Je n’ai jamais pu enterrer son corps, car il avait simplement disparu, comme des milliers d’autres.
De cette tragédie, seuls ma sœur, mes deux neveux, Dologan et moi avons survécu. Nos parents, nos oncles et nos tantes, nos cousins et nos maris respectifs sont tous décédés. Nos amis proches. Toute la génération née entre 1968 et 1971. Nous sommes encore en vie grâce à nos enfants que nous devions protéger en France sinon comme tous les jeunes de vingt ans, nous serions allés au front, épouser la mort pour défendre notre liberté.
Aujourd’hui, nous rebâtissons nos existences avec l’énergie du désespoir. Nos fils ont fondé des familles et nous, les vieilles veuves de Sarajevo, nous tentons d’oublier ces souvenirs, mais chaque jour, je revois mon homme, dans cette ruelle poussiéreuse, dessiner en l’air ces arabesques. J’imagine alors le bonheur que nous aurions pu vivre si seulement... oui, je rêve, que voulez-vous, je suis une femme.

PRIX

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François Duvernois · il y a
Récit poignant et cauchemardesque d'une page d'histoire terrible. L'horreur de la guerre en Europe.
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Konee Sept · il y a
C'est exactement ça.
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François Duvernois · il y a
Si cela vous dit, je vous invite à découvrir une autre page d'histoire, terrible aussi celle-ci : Maréchal nous voilà
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Ginette Vijaya · il y a
Un moment d'histoire que vous racontez avec justesse et simplicité .
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XOFF · il y a
Bonjour. Votre récit a sans doute joué en moi à la manière d'une clef dans une serrure. J'étais à Sarajevo en janvier février 1993. Durant l'un de ces moments du siège où l'aéroport fut fermé et moi bloqué, à l'image de tous les habitants de la ville subissant un siège médiéval sous l’œil rapace des snipers, sous la lourde patte éléphantesque des pièces d'artillerie. Depuis toutes ces années, je tourne autour des notes prises à cette occasion. Sniper Alley, l'Holiday Inn, l'Hôpital central non loin du stade olympique, les arbres tronçonnés pour se chauffer, les couvre-feu brumeux, le bombardement de la Saint Sava, le PTT Building... Toutes ces histoires, cette portion d'Histoire, je vais la dire. En morceaux, d'un seul tenant... je l'ignore. Mais je dois le faire. Je vais le faire.
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Konee Sept · il y a
C'était la première fois que j'allais en Bosnie. J'étais pas présent en 1992. C'est juste le témoignage romancé d'une dame. Donc, oui, il faut le raconter, vous devez le faire.
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Elena Hristova · il y a
je suis secouée par la force de ce récit, l'horreur de la guerre y prend toute sa place puis la force des souvenirs qui ne cessent de remonter. Tout mon soutien avec plaisir!
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Jeanne · il y a
Un texte fort, fort émouvant. La guerre est une plaie, un fléau, un éternel recommencement qui traîne son lot de misère et miséreux, de pauvres gens, son flot de malheurs, de souffrances, d'atrocités. Je ne connais pas la région mais fort bien une maman, une grand-maman serbe parmi mes proches.
A l'occasion Konee venez visiter mes deux compositions finalistes, pour information la finale bascule après-demain. Belle soirée.

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Thomas d'Arcadie · il y a
Très beau moment de lecture ! Une jolie plume ici ! Bravo
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Zouzou · il y a
...une histoire de l'Europe , douloureuse ! toutes mes voix !
si vous aimez " les soldats imposent " Printemps et " à la ravigote " Eté

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Konee Sept · il y a
Bonjour, merci !!!
J'irai vous lire avec plaisir.

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Jean-Baptiste van Dyck · il y a
Très beau moment de lecture ! Une histoire très émouvante et extrêmement bien écrite. Bravo Konee voici mes 5 voix ! Je vous invite au Vietnam pour découvrir et/ou soutenir mon texte en lice également pour la finale poésie printemps ! 
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/you-hanoi-me-part-2

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Konee Sept · il y a
Merci ! Merci aussi pour l'invitation au Vietnam. Je n'y suis jamais allé ...
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Utilisateur désactivé · il y a
Très beau témoignage (cependant une réserve quant aux USA sauveurs...) Tout mon soutient et donc mes 4 petites voix!
La tragédie est toujours pour les civils, quelle que soit la guerre malheureusement :/ c'est un très beau récit!!!
(Je suis partie faire un reportage photo dans une guerre qui dure encore, dans le Donbass, et je retrouve là ce même silence)...
Bravo en tout cas :)

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Konee Sept · il y a
Merci !! Pour le silence, c'est effrayant. Pour l'ONU ... je sais pas. J'étais en Bosnie en octobre. Plusieurs versions. Plusieurs vérités. En tout cas, j'ai adapté le témoignage de la dame qui nous a reçu ..
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Konee Sept · il y a
en me renseignant quand même un peu ;)
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Pascal Depresle · il y a
C'était hier, c'était à nos portes. Et la menace revient par d'autres pays. Mes voix. Peut-être aimerez vous "il dit toujours non" "l'héroïne" ou "tata Marcelle".
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Konee Sept · il y a
Merci ! Je vais allé lire vos textes, avec plaisir ! Bonne journée
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Pascal Depresle · il y a
Merci bonne journée à vous aussi
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Slavia · il y a
Un témoignage qui permet de ne pas oublier que c'était hier, il n'y a pas si longtemps.
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Keith Simmonds · il y a
Un beau texte bien écrit qui évoque, avec beaucoup de sensibilité, les horreurs de la guerre ! Mes votes ! Une invitation à lire et soutenir, si vous l’aimez, “Ses lèvres rougissent ” qui est en FINALE pour le Grand Prix Printemps 2018. Merci d’avance et bonne journée!
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Konee Sept · il y a
merci ! je vais prendre le temps de lire votre texte, avec plaisir ... bon dimanche
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Keith Simmonds · il y a
Merci d'avance, Konee et bon dimanche !
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Utilisateur désactivé · il y a
J'ai aimé votre texte, mais je suis d'accord avec le reproche de Béranger. J'ajouterai, comme défaut, une vision faussée du “pouvoir“ de l'Europe, à deux reprises dans le texte. Il est toujours difficile de s'ingérer dans un conflit, on ne le décide pas sur un coup de tête. Deux voix.

PS : vous avez un très beau site, et les livres que vous avez écrits me paraissent intéressants.

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Konee Sept · il y a
merci ! c'est un témoignage que j'ai adapté. J'étais en Bosnie en octobre. Peut être, me suis-je trop laissé embarquer par son point de vue ... en tout cas, l'Europe, un grand débat ... (et merci pour le retour sur le site!)
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Kiki · il y a
une bataille qui a bouleversé. J'ai connu Sarajevo avant les événements et j'avoue que ça m'a beaucoup touché. Mes 3 voix pour vous.
Je vous invite à aller lire le poème sur les cuves de Sassenage et vous guiderai dans les entrailles de cette cavité enchantée. Merci d'avance et au plaisir de vous lire prochainement

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Konee Sept · il y a
merci ! avec grand plaisir, j'irai découvrir votre poème
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Dolotarasse · il y a
Terrible guerre qui a fait bien des ravages et tourmente à jamais les survivants. Beau témoignage.
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Béranger · il y a
J'ai apprécié votre texte qui sonne comme un témoignage, n'est-ce pas ? Et en tant qu'Albertvillois, je ne pouvais pas être insensible. Le seul petit reproche que je me permettrais de vous adresser, c'est une vision trop manichéenne entre l'homme et la femme.
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Konee Sept · il y a
merci, vous relevez une vérité
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