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Je pris que celui ou celle qui tombera par accident ou par une volonté morbide sur ces mots . Je vous prie de les brûler, car le récit qui va suivre, cet événement qui hante mon esprit depuis bien longtemps, vous conduira à une folie suicidaire. Vous vous demandez bien sûr pourquoi retranscrire ce récit qui me trouble. Il n’y a qu’un mot qui décrit parfaitement cette motivation: fardeau. Écrire me permettra, je crois, je l’espère, de me démunir de ce mal qui me ronge.

J’étais âgée de vingt-deux ans quand mon oncle me trouva un homardier. Le capitaine Wimmund, dit à mon oncle qu’il possédait déjà un cadet prénommé William Aleyn. Mais, comme j’avais insisté, mon oncle offrit trois mille beaux dollars au capitaine pour m’introduire à l’art de la pêche.

Le capitaine me présenta Denise, son bateau des plus modestes, il me dit que c’était la seule femelle qu’il ne pourrait l’abandonner, contrairement à ses trois ex-femmes. Wimmund avait dissipé toute nostalgie à travers la boisson des solitaires: le rhume. William travaillait déjà depuis bien des années pour son paternel, lui qui rêvassait d’une plus grande ambition: être capitaine de la charmante Denise. Dans mon cas, je souhaiter naviguer jusqu’aux confins des abysses, durant une vie et la prochaine.

Denise a pris les voiles dès la fin du solstice d’été, quittant ainsi le port du Rhode Island. Le bateau était couché de casier, de boîtier débordant de tête de poisson, il était placé à côté de la porte menant au capitaine qui tenait les rênes. Wimmund descendait quelques gorgées à certains moments. Je demandais à William à quoi pouvez bien servir les têtes de poisson: il me dit qu’ils étaient placés dans les casiers à homard à l’aide d’une cordelette, pour ainsi servir d’appât.

Arrivé au banc de Georges, qui se trouvait à 230 nœuds à l’est du Rhode Island. Wimmund me lança un tablier et me dit que William me montrera tout ce dont je devais savoir sur la pêche aux homards, « oui, monsieur! » luis-dit je. Wimmund me regardait fronçant les sourcils, « Aye! » dit le capitaine, « aye, monsieur », rétorquais-je. La contemplation de Wimmund à accrut, « aye, capitaine » repris-je, le capitaine continua sa contemplation menaçante, « J’AI RIEN ENTENDU MATELOT! » exclama Wimmund, « AYE, CAPITAINE! » luis-criais je au visage, « bien! Bien! Maintenant fait ce que je t’ai dit, chien! » continua Wimmund. Son commentaire produit une réflexion si violente chez moi qu’il me prenait l’envie de lui envoyer mon poing à la figure, mais je ne fis rien.

La journée dura une éternité, William me montra comment placer les têtes de poisson dans les casiers et me dit qu’il faut attendre une journée.

Je rêvais de cette créature que je vis plutôt, au quai. Ô mon dieu, si la science avait prouvé votre existence, croyait moi quand je vous dis que vous auriez invité ce cul angélique à vos côtés sans une once d’hésitation.

Alors que mes rêveries avaient atteint leurs paroxysmes que j’entendis des souffleries d’une intensité diabolique. Je sortis de ma cabine qui se trouvait aux niveaux inférieurs, puis je m’approchai de William et le capitaine qui semblait regardait à tribord, hypnotisé. Je tournai le regard vers la droite à mon tour, puis je vis une chose gigantesque, monstrueuse. Je vis mère nature se diriger vers nous, une trombe marine créait par les dieux comme un symbole de notre mortalité. Wimmund prit la barre, William continuait d’observer la faucheuse, je ne savais plus quoi faire ou quoi dire. Je pouvais simplement attendre la mort, moi qui étais si jeune. Wimmund essaya de nous sortir de cet enfer, mais sans résultat, le faux de la mort avait pulvérisé Denise, ne laissant ainsi qu’une partie infime.

Nos corps échouèrent sur une plage fantomatique. Le sable était chaud, brûlant. Lorsque je me suis levée, je vis le soleil se levant à ma droite: rougeâtre, le ciel était orangé, les nuages roses. Notre teint avait pris aussi de la couleur. William se leva et regardait autour de lui, tel un enfant perdu dans le centre commercial, « Où et père? » demanda William. Je me retournai vers lui et fis non de la tête. On contemplait les montagnes cyclopéennes qui se trouvaient devant nos yeux, « avez-vous une idée de l’endroit où l'on se trouve William? » demandais-je au navigateur expérimentait. William hochait négativement la tête.

Ce désert de sable infernal continuait sur notre chemin, je levai le pied à chaque pas pour vérifier les brûlures : la peau s’était blanchie, déchirait, je pouvais distinguer la nouvelle couche. Nous avions gravi une montagne qui semblait couchée d’une grotte singulière.

Une fois à l’intérieur, je vis un tombeau fait de pierre ancienne. « Mais qu’est-ce que c’est » demanda William, la confusion me prit aussi. Un souvenir ancien me revint : je me trouvais dans ma classe de la sixième année du primaire. Lorsque mon enseignante nous parlait des premiers hommes et leurs habitudes primitif. Si je me rappelle bien, elle me dit : c’est fou ce que les humains sont prêts à faire pour survivre! Il m’était difficile de comprendre pourquoi ce souvenir me revint ce jour-là. Contrairement aux morgues , la grotte était bouillante, je me dis qu’une dépouille ne pouvait être conservée dans ce milieu. Il y avait tout de même une odeur de mort qui sembler sortir de la pierre archaïque. Nous avions retiré nos chandails à capuchon.

Le lendemain ou plutôt je le croyais, William proposa d’explorer l’île abandonner, je me dois d’être honnête, je ne souhaiter point visiter ses lieux étranges, mais comme je n’avais l’habitude de la solitude et qu’il ne me prenait point l’envie de côtoyer le tombeau, je le suivis.

Le sable était toujours aussi brûlant, nous marchions vers une autre montagne qui paraissait aussi louche que la dernière. Comme la grotte précédente, il y avait un autre tombeau, de la même dimension. Mais, cette fois, les murailles sembler être peinturé d’une écriture non familier. Le spécialiste en langue ancienne que j’avais engagé quelques années plus tard, réussies à traduire deux symboles qu’il m’était impossible d’oublier : Délivrance et chair. Ces mots restèrent enchaînés en moi, telle une sangsue.

« Pourquoi étions-nous là? » me demandais-je, toutes les heures que je passais dans ces lieux. « Qu’est ce qui pouvez bien se trouver dans ses sarcophages » méditais-je. Je contempler ces cercueils ancestraux, les symboles qui l’entourer, j’avais cette impression inquiétante que les montagnes me chuchoter aux oreilles les deux symboles signifiant : délivrance et chair. Je me levez et dit à William qu’il était temps d’ouvrir le tombeau pour ainsi obtenir plus de réponses. Il hésita un instant, mais comme il ne vue aucune autre alternative, nous avons levait la pierre. Une fois arrivée à la moitié de l’ouverture, la pierre tomba sur le côté et écrasa la jambe gauche de William qui poussa un cri, résultant aux perçages de mes jeunes oreilles.

Ô dieux, pardonnez moi, mais ce que je vis sortir du cercueil ne ressembler en rien à vos créations. Cette Chose se leva sans effort, il marcha vers moi d’une lenteur menaçante, William ne cria plus de douleur, mais de terreur, une terreur inconnue. La Chose semblait parlait, l’esprit de William ne paresser pas saisir le dialecte, mais moi, je ne sais pas pourquoi, la distinction des mots m’était d’une facilité enfantine. Il m’était impossible de voir d’où provenez les mots, car sa bouche, je crois, bien qu’il s’agissait de sa gueule était assortie de tentacules infinis, ses yeux étaient sombre, non! Ça me revient maintenant, il, ça n’avait point d’yeux, elles étaient couvertes d’une peau violet. Les mots qui atteignaient mon ouïe étaient ceux-ci : nourris-toi de ton compagnon en mon nom et je t’offrirai l’immortalité!

Je tournais le regard vers William qui agonisait sous la pression de la pierre tombale. Croyiez moi, quand je vous dis qu’ils ne me viennent l’envie, mais la Chose sembler m’observer et tentait de me convaincre « N’est-ce pas, ce que tu souhaites; naviguer pour l’éternité » me dit psychiquement la Chose. Naviguer durant toute une vie et la suivante, c’était le rêve de tout marin, pourquoi refuser la vie éternelle, garder la jeunesse et obtenir l’expérience durant les millénaires à venir.

Mon être s’était convaincu d’une chose de plus. Le souvenir des mots de mon enseignante de sixième année me revint encore une fois : c’est fou ce que les humains sont prêts à faire pour survivre!

Je me levais et marcher en direction de William, le fils de ce salaud de capitaine Wimmund. Je pris un morceau de la pierre qui était étendu à côté de celui-ci. Elle était extraordinairement aiguisée. Levant la lame de pierre archaïque, je poignardai le cou de William à plusieurs reprises, jusqu’à l’arrivée de la faucheuse. La vue du sang éveilla en moi un fantasme qui m’était encore inconnu, je le bus. Le goût prit mon âme. Je coupai maintenant son bras et le manger en entier, puis les cuisses qui contenait dix mille calories, selon les documents scientifiques de mon oncle, et finalement le corps en entier.

La Chose se tourna vers moi. Je me levai et il ou elle se pencha dans le sens de mon coup et mordit de ses dents que je distinguer pour la première fois, elles sembler en avoir des milliers telle un requin. Mon équilibre me lâcha et je tombai, puis je perdis conscience.

Je me levez et puis je vis deux lits superposés. Une femme m’apporta un plateau. « Où suis-je? » demandais-je, « vous êtes sur la Catherine, un bateau de croisière monsieur, vous avez beaucoup de chance que le capitaine vous est remarqué! » répliqua la serveuse de sa bouche si douce. Elle me dit que le capitaine avait aperçu mon corps étendu sur la plage.

J’avais passé des mois sur le navire avant que l’on me dépose dans une station de police. J’ai était reconduit chez moi en toute sécurité par une charmante policière, dont le sang couler encore dans mes veines. Je me nourris en chemin comme tout Homme ferait durant un voyage aussi long.

Je ne dis rien à mon oncle des évènements qui s’étaient produits sur la plage et dans la grotte. Vous vous dites que je suis sûrement le pire des salauds, mais il est fou ce que les humains sont prêts à faire pour survivre! Si l’Homme ne peut me pardonnez, Dieu et mon dernier recours, si Dieu et à l’image de l’Homme, ces mots seront la dernière lueur d’espoir qui me reste.

Fardeau, le mot parfait. Je passais toute mon éternité à naviguer sur l’infini océan. Je me dis que les abysses étaient à la fois, magnifique et terrifiant. Je vis des marins mourir noyé, bouffer par des animaux aquatiques étranges, des femmes tuer par des hommes qui lui lancer des pierres, des enfants mourir de faim, des guerres qui sembler jamais finir, des hommes importants, plutôt il croyait l’être, était renversai par des rebelles assoiffer d’une vengeance sanguinolente.

J’ai cru plutôt que retranscrire ce récit me délivrerait de ce mal que j’appelle : fardeau. Et bien, je ne crois plus que cela m’aura était d’une grande aide. Contempler autant d’hommes, femmes et enfant mourir, je crois que c’est là qu’est ma punition éternelle. Alors je vous le demande une dernière fois, brûler ces mots!





Fin.
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hintchéwèa sostène GANSE · il y a
Un très beau texte !

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