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Fahrenheit 2028

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Vincent

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Le champ de Mars se remplit .Lentement .La tour Eiffel crache ses néons bleus et rouges et éclaire la meute qui déboule des avenues de Suffren ,du Trocadéro et de la Motte Picquet .
Une fourmilière de travailleurs s'empresse de ranger ses outils pour déguerpir au plus vite .Il a fait chaud toute le journée ;L'été est caniculaire .La lune démasque maintenant les visages rougis de haine de cette foule qui avance ,tranquillement et mortellement vers nous .Dans quelques minutes , ce sera la guerre.

J' attends .Je transpire à grosse goûte ,sous mon casque . Mes mains moites trahissent mon angoisse. L' affrontement approche .J'ai déjà fait tomber deux fois ma matraque .Mon cœur palpite à 200 à l'heure et fait trembler mon flingue plaqué sur mon torse,

Le ministre de l’intérieur nous avait réunis hier place Beauvau .Il avait expliqué à tous les chefs de brigade que les services de surveillance du pays étaient en alerte depuis quelques mois .Il savait que quelque chose se préparait .Les « grandes oreilles » du ministère de l' Intérieur scrutaient tous les réseaux sociaux depuis quelques mois ,avait-il précisé .Elles écoutaient les principaux opposants politiques .Elles décodaient des milliers de messages par jour sur facebook ;des millions de « J'aime , j'aime pas » ;Et elles avaient trouvé : Un compte illégal ,l' Apocalypse ,s'était ouvert il y' a une semaine .Des milliers « d'amis »s'étaient connectés .Il n'y 'avait aucun message .Aucune photo .Mais des milliers de « j'aime ». Et une date, celle de demain .
Il avait été très ferme :
«EMPECHER LES D ATTEINDRE LE CHANTIER ».
Le préfet était inquiet .Il savait qu'il jouait son poste .L' angoisse le submergeait .Des mouvements d'épaules traduisait sa peur .Personne ne parlait .
« EMPECHER LES D ATTEINDRE LE CHANTIER ; C EST VITAL » répétait le ministre après mille démonstrations et mouvements de bras .
-Pouvons nous utiliser nos armes si la situation est incontrôlable ? Interrogea le préfet.
Silence du ministre puis il répondit :
« EMPECHER LES D ATTEINDRE LE CHANTIER . C' est vital pour notre pays et pour moi » .
-Combien serons nous ? avait bégayé le préfet
-Cinq brigades .Soit mille cinq cents hommes.
-Combien seront -ils ?
-Des centaines peut être des milliers  ;nous n’en savons rien .
Et Il avait rajouté pour clore la réunion :
« EMPECHER LES D ATTEINDRE CE PUTAIN DE CHANTIER MEME S'IL Y A DES BAVURES ». Il était parti et avait claqué la porte sur ces mots .


J'ai de plus en plus chaud .Est ce la canicule ou moi ? J ai soif .J'ai du mal à tenir ma bouteille d'eau .Je ne sais si c'est la peur ou l'adrénaline.
J'ai une compagnie de 50 hommes de la sécurité urbaine sous mes ordres .C'était le nouveau « dada » du ministre de l'intérieur .Le terrorisme augmentait ; il fallait répondre par des actes disait- il, à la presse et au président .Ce dernier était fan de l'idée .On l'accusait de « faible » ; le ministre lui offrait la rédemption auprès des journalistes. Il nous a donc créés .C'était il y' a déjà vingt ans .

2008 .La crise avait précipité les déclassés dans la rue  ;la lie de l’humanité s’était organisait en mafia et étouffait les grandes villes de France .Les touristes ,et surtout les nouveaux riches du monde entier , en visite à Paris se faisaient racketter massivement .Touristes , hommes d'affaire , « femmes channel » .Les « bridés » , surtout , étaient devenus leur cible .Le président chinois était venu en personne se plaindre auprès du notre .Le combat avait été inégal . On avait besoin d’eux . Eux n avaient plus besoin de nous .Notre président s'était écrasé ; « Comme une merde » ,aimait rajouter le ministre de l’ intérieur, en riant.
Moi aussi ,il y’ a vingt ans ,j’étais la lie de l’humanité .Mais j’avais eu de la chance . J’étais violent ,bagarreur, sans état d’âme .Yaun m’avait repéré .C’était un chef d'entreprise de Hong Kong qui brassait des euros .Des millions d'euros . Des milliards 'euros .Je l’avais dépouillé sur les Champs . Une montre et son portefeuille .Il m’avait retrouvé .Il m’avait serré . Vingt quatre heures de torture pour me faire comprendre que maintenant je lui appartenais .Il m'avait volé ma liberté .J 'avais accepté ; que pouvais je faire ? Vendre, se vendre , c'était l'air du temps .
Yaun aimait Paris . Il rachetait Paris : immeubles ,tableaux ,supermarchés ,librairies ,entreprises, bureaux, commerces .Tout ce qui avait un prix était acheté .Tout ce qui n' en n'avait pas ,il en mettait un .Moi je le protégeais ; je le suivais partout .J'étais son larbin .Je le détestais .
Yaun achetait .Moi avec ses hommes , je vidais. Je tabassais les locataires qui refusaient de partir des appartements nouvellement achetés .Je virais les employés qui refusaient le plan social et occupaient le lieu de travail .Des blessés ? Souvent . Des morts ? Parfois .Pas un mot dans les journaux . Les politiques, on le savait, nous protégeaient. VIVRE OU MOURIR

Il m'avait présenté le préfet et le ministre lors d'un dîner à la Tour d'Argent . Il lui avait vanté mon obéissance,mon inhumanité .Cela avait du «faire tilt» dans la tête du ministre car le préfet m'avait rappelé quelques jours plus tard pour m'expliquer le projet de « sécurité urbaine » .Ils avaient compris que ma haine leur servirait .J'avais recruté des hommes chevronnés ,préparés à la guérilla urbaine .Des abdos et du muscle .Le préfet m'avait laissé carte blanche pour le recrutement.
Mes hommes :Pas de famille et pas d'avenir .Un passé d'échec .De la rancune et de la rancœur .Un CV taillé sur mesure pour ce groupe d'élite.
Mais depuis 6 mois ,les grandes villes étaient calmes ; Paris était paisible ,étrangement paisible. Pas de grèves contre les plans sociaux  ;Pas de « sittings » contre les évacuation d'immeubles ; pas de vandalisme ;pas de bombes On se serait crus vingt ans en arrière, avant la guerre . Avant la crise .
Les Autorités avait donc décidé d' assouplir les restrictions à la liberté de circuler .Les portes de Paris s'étaient ouvertes pour tout le monde .La populace pouvait côtoyer les touristes .La fermeture de la ville avait été retardée jusqu'à 22h. .Les banlieusards pouvaient se promener désormais au jardin du Luxembourg ,le seul ouvert .Visiter les quelques œuvres qui restaient au musée du Louvre .La Joconde était encore la , seule vestige de notre ancienne gloire .De nouveau les véhicules circulaient dans la capitale et les grandes villes .Les terrasses des cafés d’État se remplissaient .On pouvait servir de l'alcool . Jusqu'à 19H pas plus tard et un seul verre par personne .La population devait allumer son téléphone portable pour pouvoir circuler et entrer dans Paris .Il était obligatoire .Tous les déplacements et toutes les conversations étaient enregistrées sur cet objet .On traquait depuis tous les « check point » .Les drones vous survolaient et vous écoutaient .Les cameras vous zoomaient . S'approcher des endroits interdits , et on vous envoyait un message via le compte twitter officiel .Éteindre son portable , c'était l'assurance d'une garde à vue musclée par mes hommes .La population était diablement connectée et elle n'en pouvait plus :Parler , s' exprimer devenait compliqué. La ville devenait muette .Le progrès était liberticide.
La HAINE COUVAIT.


Des avions survolent la zone . Le bruit des hélicoptères couvrent le grésillement de nos talkies-walkies . Ils sont bien organisés .Ils arrivent par petits groupes de deux ou de trois . Des visages bien innocents mais remplis de haine .Maintenant c'est une foule compacte .Deux mille ou trois mille ; peut être plus .

Pourtant la ville avait été fermées depuis une semaine .Nous avions ratissé tous les égouts et caves des immeubles parisiens pour trouver des cachettes et des caches .Personne ne pouvait rentrer dans Paris sans autorisation .Nous avions infiltré tous les clochards paumés pour savoir s'il y' avait des mouvements suspects dans le sous sol parisien et à côté «des chantiers sensibles» .Nous avions « interrogé » les opposants .Les radars avaient envoyé leurs ondes partout pour trouver des portables illégaux .Les ordinateurs avaient tracé six mois de déplacements de tous les citoyens .Six mois de conversations de millions de personnes avaient été écoutés par les « grandes oreilles » du ministère de l' Intérieur .Les processeurs ultra puissants , au énième cœur ,n'avaient rien trouvé .Les programmes les plus perfectionnés n'avaient rien détectés de délictueux .Jusqu'à hier .
Les « terroristes » étaient bien devant nous .Depuis combien de temps étaient -ils là à nous surveiller  ? Depuis combien de temps se préparaient ils ?

L’adrénaline monte . VIVRE OU MOURIR .

La foule grossit .Mes hommes font craquer les articulations de leurs doigts . Les matraques vont et viennent entre nos mains .Les visières des casques se baissent .Nous vérifions que nos bombes lacrymogènes sont bien fixées à nos ceintures .Nous chargeons nos flingues .Je fais un signe de croix .La meute devient compacte ,batte de base ball à la main .et salive à la bouche .Je parle dans mon micro .Je donne enfin l'ordre de charger .Les écouteurs de mes hommes grésillent . Les revolvers sont déjà sortis . COURIR , FRAPPER , TIRER . MOURIR .



Je m'appelle Yaun et je suis né à Hong Kong . Je suis devenu chinois que très tard dans ma vie . En 1997 , lorsque l'île fut rétrocédée à son ancien propriétaire .Avant d'être chinois, j'étais en bas .
En bas des grattes ciels , à quémander une pièce ou un billet avec ma sœur .En bas des escaliers de ma petite maison délabrée ,pendant que ma mère « travaillait »avec ses clients étrangers .Jamais les mêmes comme vous l’avez compris . En bas de la rue , parce que les enfants de mon quartier me jetaient des pierres et m insultaient . J’étais l’enfant d’une pute ,sans père véritable et mille pères à la fois .Une infamie pour eux .J'avais 16 ans et J'étais rien .
Jusqu'en 1997 .
Et puis Les chinois ont atterri .Je me suis envolé  ;tout en haut .Et même très vite .
Les autorités chinoises m’avaient enrôlé dans leur police politique .Je devais surveiller les faits et gestes de mes concitoyens .Éliminer les opposants .Dénoncer les nationalistes .Préparer, enfin, le pays aux investisseurs étrangers .Ordre et stabilité, les deux mamelles du business et de la dictature.
J’avais une armée de putes à mes ordres .Toutes des mineures .Il fallait les mettre dans les pattes de tous les industriels étrangers qui venaient investir chez nous .Il fallait les faire chanter .Qu'ils nous donnent leurs secrets de fabrication .Chefs d’entreprise mariés .Cadres supérieurs avides de sexe . Hommes politiques véreux et sadiques .Telles étaient mes cibles .
J’avais piégé il y a quinze ans un jeune parisien de 27 ans .Un énarque disait-il ;L’élite de la FRANCE , fanfaronnait il . Mais pour se taper des putes ,le «petit français» rangeait ses médailles et se mettait au niveau des plus simples . A quatre pattes . Mais lui , il n’était pas comme les autres .Il était intelligent et brillant .Il le savait .L’ambition le rongeait de l’intérieur . La cible idéale.
Et un jour cela avait dégénéré avec Mylène ,la énième pute que je lui fournissais depuis qu’il était à Hong Kong pour son stage de fin d’étude .Trop alcoolisé et trop défoncé ,il avait dérapé avec Mylène. Elle ne voulait pas ce soir la .Elle refusait les objets ,les trucs sados ,les fouets , les clous .Ce n’était pas dans sa culture de pute disait -elle Lui se foutait de ses états d’âme .Il avait insisté violemment .
Vers deux heures du matin ,le patron de l’hôtel nous a appelés .Il y’ avait des cris disait il . Il fallait venir au plus vite, hurla t-il .
On les a retrouvés dans la chambre tous les deux ,dans un sale état . Lui ,évanoui et en sang ;elle défigurée ,pleurant ,gesticulant ,hystérique . J'ai saisi la déesse Fortune à pleine main et je l’ai étranglée .Trente secondes après elle ne respirait plus .
Il était plein de remord ;"Le petit français» pleurait ; «Le petit français" se foutait de Mylène mais craignait pour sa carrière; pour sa famille ;sa réputation ;la renommée de son école ;de son petit pays . Il pleurait :« Comment ai-je pu la tuer ?" répétait-il .
«Le petit français» m’avait supplié d’étouffer l’affaire au nom de notre future amitié .Il venait , malgré lui ,de sceller son destin avec le mien .

J'allume ma télévision . Les nouvelles sont catastrophiques .Paris est en feu .Déjà dix morts m'apprend on .Comment n'avons nous pu prédire cette colère ? .

Le vingt-et-unième siècle . La Chine se réveillait . La Chine faisait péter le capitalisme . Aux jeux des marges et des profits , nous étions donnés vainqueur par K.O :sept pour cent de croissance . Cent nouveaux milliardaires chinois par an .Des milliers d'esclaves à Shenzen et partout dans le pays des paysans serviles .Le capitalisme, c'est çà . Une immense machine à remonter le temps .

Vingt morts .

Le vingt-et-unième siècle . La France se délitait .Déréguler -libéraliser-privatiser :c'était la Sainte Trinité mise en place pour sauver le pays de la faillite .Un échec pour eux ; une victoire pour quelques uns .Moi , on m'avait envoyé à Paris . Ma mission : dépenser et acheter ;Acheter quoi ? TOUT . Immeubles , tableaux, entreprises . Les vieilles puissances ruinées de l'Occident étaient en faillite .Elles vendaient .Ou plutôt ,elles bradaient leur patrimoine .Et nous on récoltait .Elles avaient vécu au dessus de leur moyen .Maintenant , c'était la gueule de bois .L' Histoire nous replaçait au Milieu .Nous étions plus grand, plus fort .

Cinquante morts

A Paris, on nous attendait . Le déclassement précipitait les classes moyennes dans la pauvreté .Je rachetais tout et nous étions devenus les bouc émissaires de leur malheur .Des mafias s'organisaient Des mafias sévissaient .Des mafias nous dépouillaient sans que l' État intervienne .J avais fondé ma propre milice pour sécuriser mes achats .Cinquante hommes à mes ordres .Souvent des anciens délinquants récupérés des caniveaux et qui maintenant me devaient tout .Mais cela ne suffisait pas . Un soir ,je décida d'aller dîner dans un prestigieux restaurant français , qui m'appartenait depuis deux mois .Je savais que mon « petit français » serait la .Lorsqu'il me vit, son sourire crispé maquillait difficilement son angoisse .Il me serra la main et se présenta comme ministre de l' Intérieur . A ses côtés, se tenait le Président de ce « petit pays ».

Soixante quinze morts .
Mes hélicoptères survolent Paris .C'est le chaos .Je suis au première loge .Je suis un privilégié . La télévision d' État passe un vieux film français, d'un vieil acteur français .Nos desseins devaient être secrets . Pourtant la foule est de plus en plus dense .Je téléphone « au petit français » . Je crie . Je lui demande d'employer la « vraie » force .Il m'assure qu'il a le contrôle de la situation . Je raccroche . Mon téléphone sonne . C'est le Président de l' Empire lui même .Il me crie dessus .Je luis dis que j'ai le contrôle ,que le « petit français » va définitivement employer la force .

Je lui ai reparlé de Mylène . Il a souri .Je lui ai expliqué la situation de mes compatriotes : des riches qui veulent acheter son pays .Il m'a expliqué la situation de son « petit pays » : la pauvreté , le déclassement ,la crainte du déclin .J'ai répondu que c'était plus le problème ,que de toute manière le sens de l' Histoire l' avait déjà englouti. J'ai dit que je voulais qu'on sécurise mes achats .Il a dit qu'il en parlerai au Président .J'ai exigé une police spéciale .Il a répondu qu'il la ferait .J'ai demandé plus d''autorité pour protéger mes compatriotes .Il a fait voter des lois restreignant toutes les libertés pour lutter contre les « terroristes » .Le Président faible de « ce petit pays » ne gouvernait plus .

2020 .La situation se compliquait depuis quelques années en Chine .Les esclaves avaient décidé de se révolter .Nous les torturions .Nous les déportions .Nous les massacrions .Mais cela ne suffisait pas à les calmer .Beaucoup de mes compatriotes partaient et quittaient le pays .Ils investissaient ailleurs .Notre Président s'inquiétait .Il était certain que le « grand soir » allait aussi frapper à notre porte . La liberté, toujours la liberté .Il avait décidé d’accélérer l'achat de quartiers entiers de Paris pour y placer les quelques centaines de milliers de serviteurs fidèles du Parti . Il en avait parlé au Président du « petit pays » .Il s'était écrasé .Il avait exigé le champs de Mars pour y installer « ses immeubles » .Il s'était encore écrasé .Il voulait des tours plus hautes que la tour Eiffel et que celle ci disparaisse .Le Président s'était écrasé pour la dernière fois .

Je regarde ma télévision . J'appelle Yaun . J en ai marre de ce fils de pute .Il a joué et il a perdu .Son grand projet tombe à l'eau et nous deux avec .
-Deux avions vont bombarder la foule .
Silence
-Çà bouge de partout .Toutes les villes s'embrasent .
Silence
-Nous ne gagnerons pas .Le peuple a déjà tout perdu .Il se couchera pas .Il ne vous obéira pas .
Silence
-Préparez vous à une longue veillée mortuaire .


Paris est en feu .Le peuple se lève .La nation se révolte .Cela faisait vingt ans que l' État dérégulait et libéralisait pour réduire la société a l'état d'individu isolé .Le chacun pour soi avait fini par triompher .Mais ils sont TOUS là .Jeunes et vieux .Pauvres et moins pauvres .Terroristes et pas terroristes .
Mes hommes sont submergés .Je suis dans un camion anti-émeute ;j 'attends les consignes .Le ministre de l' Intérieur m'a ordonné d'utiliser nos armes .Je lui ai répondu que cela ne suffirait sûrement pas .Je lui ai demandé l'autorisation de me replier .Il a dit qu'il allait voir cela avec son Président .
Mon oreillette grésille . C'est le ministre .
-Alors ?
-Nous allons bombarder , évacuez ,
-Quoi ? ; Mais ils sont des milliers . C'est un massacre que vous voulez !
-Évacuez sinon vous disparaîtrez avec eux ,
-Vous êtes sur ? Vous savez que ce sera la guerre ?
-Réveillez -vous ! c''est la guerre depuis un bon moment . Et nous l'avons déjà perdu ;Partez tant que vous le pouvez encore .
MOURIR ET VIVRE
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Søkswen · il y a
les réseaux, c'est vivre ou mourir.
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Michel Dréan · il y a
Vincent, je l'avais lue ta nouvelle sans avoir voté. Oubli réparé. Noir c'est noir mais on sent que tu as bossé. Si tu aimes l'anticipation, j'ai commis un roman intitulé 'Au coeur du Léthé' dans une petite maison d'édition associative se nommant Pourquoi viens-tu-si tard ?
Dommage qu'il n'y ait rien dans ta présentation,j'aurais aimé en savoir un peu plus ...

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Vincent · il y a
bonsoir
que voulez vous savoir ?

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Michel Dréan · il y a
Ben je ne sais pas, ce que les gens mettent (ou cachent d'ailleurs) dans leur présentation. Ta motivation pour écrire, tes auteurs préférés, des choses comme ça ....
Et pour les votes, il faut que tu actives tes réseaux.
A+

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Vincent · il y a
bonsoir
activez mon réseau; expliquez moi