Etre quelqu'un pour quelqu'un

il y a
1 min
16
lectures
2
Un garçon est assis, yeux fermés, cheveux au vent. Comme la rosée sur des pétales, ses larmes forment des reflets sur ses longs cils. Il se croit seul. Il est seul. Tout le monde est parti. Tout le monde sauf lui. On lui a arrachés ses souvenirs, ses sentiments. Il a dit « Pourquoi moi ? » et n’a pas su répondre. Le soleil assèche le sillon de ses larmes. Il voudrait être fort. Il voudrait être aimé et même peut-être aimer en retour. Il ne sait pas, il rêve, il se dit qu’un jour peut-être, il sera quelqu’un pour quelqu’un...


Une fille est assise, dans l’herbe, sa tête entre ses mains. Comme des perles, ses larmes brillantes roulent sur ses joues blanches. Elle aimerait ne plus être seule. Elle ne croit plus au prince charmant, se dit juste qu’elle aimerait être la princesse de quelqu’un. Le soleil la berce. Elle ne voit que ses défauts, espère ne plus être elle. Ou juste devenir quelqu’un pour quelqu’un...

Un jeune homme est assis, au fond d’une salle de classe, le regard vagabond. Il se demande pourquoi il est là et s’il ne serait pas mieux ailleurs. Personne ne le regarde, il fait parti du décor. Son nom n’en est qu’un parmi sept milliards. Il aimerait se lever et crier sa haine du monde. Crier « Regardez-moi ». Il aimerait se lever et partir pour ne jamais revenir. Mais il sait qu’il ne peut pas. Alors il se tait et attend de voir si un jour quelqu’un saura qu’il est quelqu’un...


Une adolescente est assise, cigarette à la main, dans une ronde de garçons. Avec eux, elle a cru être quelqu’un. Mais elle n’est qu’un objet qui a peu d’utilité. Pour un mois, pour une nuit elle peut effleurer le bonheur. Elle sait ce que l’on dit d’elle. Mais elle voudrait que l’on ne la juge pas sur cela. Elle préfèrerait que l’on sache son avis sur la société, sur la vie après la mort plutôt que le nombre de fois où elle s’est fait avoir. Et si elle osait, elle demanderait même à devenir quelqu’un pour quelqu’un...


Un vieil homme est assis. Il regarde le monde et son cœur en a mal. Il sait que chaque jour est une boîte de Pandore. Il a souffert, il a vu souffrir. Il sait qu’ils aimeraient tous partir dans des endroits que d’autres voudraient quitter. Il sait qu’être quelqu’un c’est bien mais que cela ne change rien. Il entend qu’ils veulent être quelqu’un pour quelqu’un mais se dit qu’ils devraient déjà l’être pour eux-mêmes...
2
2

Un petit mot pour l'auteur ? 1 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Elena Hristova
Elena Hristova · il y a
un joli potentiel de possibles à explorer