Ero(s) tique

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Un auteur n'est pas un lecteur ordinaire. Alors je lis, j'écris, je me relis, je découvre et j'apprends quotidiennement. Un voyage à portée de mains ! Bienvenue à tous, Je vous confie ce  [+]

— Gaïa ? Tu es là ?
— Oui, Angie entre.
— Alors alors... raconte.
— Et bien une calamité cet entretien professionnel. On a voulu recruter ce gars car c’est vrai quoi... il était canon sur le CV, tu te souviens de la photo ? Mais son QI est véritablement l’antithèse de sa beauté et sa plastique sur papier, un désastre.
— Du genre ?
— Du genre... tu es déjà assise tant mieux. Anita, ma responsable de laboratoire lui demande s’il a des hobbies et là il se met à demander si c’est plutôt dans le Seigneur des anneaux ou Game of Thrones, le Hobbit. Non mais tu le crois toi ? Anita a fait semblant d’éternuer pour masquer un fou rire qui était sur le point d’exploser. Du coup, cet arriéré en profite pour lui débiter tout de go « à vos souhaits, à vos amours, que les miennes reviennent un jour. » Tu penses bien que face à une perche pareille nous n’avons pas manqué de demander « vous êtes donc célibataire ? » ce benêt répond oui. Anita reprend son CV et lui demande calmement pourquoi il a inscrit « vie conjugale », ce à quoi notre déboussolé rétorque « célibataire sur un CV ça fait loser alors que vie conjugale c’est plus stylé. »
— Sérieux ? Non ! « Plus stylé » il a sorti ça comme ça ? Mais vous êtes tombées sur un vrai spécimen de foire. (Éclats de rire en duo.)
— Je ne te raconte même pas le cœur de l’entretien lorsque Anita lui a demandé quels étaient les différents types d’analyses biologiques qu’il savait manipuler. Cet ostrogot a voulu faire de l’humour en répliquant que – logique il l’était, il tenait ça de sa mère, mais que pour le – bio (logique) en revanche il trouvait cette mode du « tout bio » ridicule et que c’était une lubie de bobos Feng Shui. Je ne te raconte pas la tête d’Anita. Enfin bon. Et toi alors, ma canaille, ton entrevue avec Éros... houuuu coquinette, ça a donné quoi ?
— Rien. On ne se voit pas avant la semaine prochaine.
— Aïe, diète du sexe en vue, carence de folies en perspective, disette de crapuleries à l’horizon. (Comme un boomerang, retour des éclats de rire.)

Angie et Gaïa partagent tout depuis quelques années, de l’appartement aux confidences, des soirées déjantées aux crises de larmes, des rendez-vous chez le gynécologue aux réunions soporifiques de copropriété.
Elles sont même le genre d’amies à partager un homme. De manière totalement imprévue elles se sont rendu compte qu’elles séduisent et affolent le compteur du même Apollon, enfin... ne faisons pas de concurrence inutile sur l’Olympe, nous sommes pour la paix des divinités, elles séduisent cette même créature au prénom d’Éros (Apollon, on t’aime quand même).
Gaïa, depuis des mois, a pris l’habitude d’organiser des entrevues clandestines avec Éros quand l’envie lui en prend, son jeu favori étant de l’attiser à distance pour mieux le faire succomber ensuite. Ils travaillent tous les deux pour le même laboratoire de botanique mais leurs services respectifs sont séparés de quelques bâtiments. Pour se voir et se retrouver secrètement, ils font preuve d’une imagination débordante sans jamais se faire repérer par les collègues.
De son laboratoire, elle adore attraper son portable et le stimuler un peu en lui envoyant des sextos.

"Si tu devines la couleur de mes sous-vêtements... tu choisis ta récompense." Envoyer.

Le défi n’en est pas un en réalité car elle ne porte qu’une seule et même couleur pour dissimuler son entrejambe et sa poitrine, toujours la même : le noir. Le noir tentateur, le noir qui laisse place à l’imagination, le noir objet de toutes les inspirations sensuelles. Il le sait. Il a très bien compris le sens de la devinette, il va devoir trouver quel dessous noir elle a choisi de porter afin de lui faire grimper le mercure. La difficulté augmente mais la récompense sera à la hauteur, il a quartier libre.
Il a un pressentiment, sans plus attendre il répond. Il sent la chaleur envahir son bas ventre, les images de la dernière fois lui reviennent, elle était tellement sexy, elle l’avait tellement embrasé.

"Ta guêpière (noire) avec porte-jarretelles. Oui, celle qui a les croisillons dans le dos. Gaïa, tu joues avec le feu là..." Envoyer.

Elle sourit en lisant la réponse, banco ! Il a vu juste. Elle sent à son tour une douce exaltation l’envahir.

"Rendez-vous dans 30 minutes dans la cabane de nos folies, c’est l’incendie qui t’attend. Je m’exécuterai." Envoyer.

"Au feu ! J’ai envie de ta langue, que ta bouche me serre et me prenne dans sa chaleur humide. Aïe, le feu redouble d’intensité." Envoyer.

"Tu sais qu’en cas d’incendie la meilleure manière d’en venir à bout est de le circonscrire par d’autres incendies, je vais te carboniser de plaisir. À prendre ou à lécher ?." Envoyer.

"La combustion est déjà entamée ! Aime-moi jusqu’à l’incendie. À tout à l’heure." Envoyer.

La cabane de leurs folies, de leurs parties de cache-cache et de leurs moments torrides. Éros avait dû mener une négociation redoutable avec son meilleur ami, Landry, afin d’obtenir les clés de la cabane de toutes les extravagances. Landry travaille comme jardinier paysagiste dans l’un des plus beaux parcs de la ville et avait accepté de laisser un double des clés de la cabane dans laquelle il stocke son matériel, fait une pause, boit un café chaud et à l’occasion... pique une petite sieste. En contrepartie, Éros doit le couvrir lorsque Landry traîne au Casino le soir avant de rentrer retrouver sa femme, entretenir les espaces verts ne fait pas gagner le jackpot !

Éros est déjà là lorsque Gaïa pousse la porte, un sourire coquin aux lèvres. Ils s’étreignent, s’embrassent intensément, les corps s’échauffent peu à peu. Chacune de leur rencontre clandestine dans la cabane est annonciatrice d’un intermède charnel, érotique et passionné.
Gaïa entraîne Éros vers le fond de la maisonnette, elle s’assied et agrippe les mollets d’Éros avec ses jambes afin de le faire avancer au plus près de son visage. Il se trouve là... debout devant elle, dominateur, conscient qu’il n’a qu’à se laisser faire pour qu’elle lui procure à nouveau un plaisir infini. Elle déboutonne doucement son pantalon, effleure son sexe avec sa bouche par-dessus le caleçon, la réaction est immédiate, son sexe se tend, Éros frissonne. Elle dévoile peu à peu son pénis et commence à le caresser avec les mains, les mouvements de va-et-vient ont accentué son excitation. Elle le prend dans sa bouche et entame un ballet de caresses avec la langue, une farandole d’effleurements et de contacts plus serrés. Elle se déshabille, dévoilant exclusivement sa poitrine, laissant Éros livré à son excitation, le sexe en feu à quelques centimètres de son visage. Elle se délecte de le voir électrisé attendant avidement que Gaïa lui dévoile la suite du scénario. Elle se caresse sensuellement les seins et le regarde intensément, leur échange de regards est un véritable brasier. Le baromètre du plaisir s’est envolé de quelques crans. Elle se remet à ses mouvements en prenant soin d’alterner minutieusement mains voyageuses, langue gourmande, doigts taquins, lèvres mutines. Éros sent que l’explosion est proche, il demande « est-ce que je peux venir sur tes seins ? » Gaïa le regarde malicieusement et répond « si tu en as envie alors laisse-toi aller, j’en ai envie aussi. » Elle sent alors un fluide chaud sur son sein gauche, la tension retombe doucement au rythme du membre d’Éros qui se dégonfle progressivement dans sa main. Elle veut faire perdurer un peu le moment et garde son sexe blotti contre son sein, l’embrasse savoureusement par petits baisers, le caresse très délicatement comme pour l’accompagner dans sa douce libération. Elle pose ses lèvres sur le ventre d’Éros, l’enserre et plaque son visage sur son nombril comme pour mieux le sentir. Après la frénésie, ils apprécient tous les deux ce moment doux comme une descente nonchalante vers le calme.

Depuis le début de cette aventure charnelle, une règle fait loi : le plaisir avant tout, les contraintes ce n’est pas pour nous. Éros mène une vie de famille paisible et Gaïa ne souhaite pas bousculer son organisation parfaite et millimétrée de célibataire (endurcie). Sans avoir besoin de se le dire, comme une sorte de contrat implicite, ils savent qu’en dehors des horaires de bureau il est formellement interdit de se contacter. L’amour et les sentiments n’ont pas non plus leur place au sein de leurs escapades aphrodisiaques. La situation est claire, la relation est saine. Ils aiment le sexe ensemble, ils sont coquins, se respectent et en profitent dans le plus grand secret.

Certain jour, lorsque Gaïa est d’humeur dissipée... elle affectionne particulièrement de lui envoyer un message en pleine journée, en prenant soin de lui faire revivre quelques détails voluptueux de leur dernière échappée. Ce matin-là, ils s’étaient croisés furtivement sur le parking au beau milieu du ballet des voitures et autres véhicules, Éros s’était approché pour lui susurrer « rien que te voir vêtue comme ça m’excite. »
Face à son microscope, elle ne parvient pas à se concentrer. Comme un chuchotement ininterrompu, elle l’entend lui dire « rien que te voir vêtue comme ça m’excite. » Un sourire espiègle aux lèvres, elle saisit son portable, ouvre WhatsApp, terrain incontournable de leurs échanges épistolaires, joint une photo d’elle de dos, quasi nue, cambrure finement étudiée et se met à tapoter...

« Rien que te voir vêtue comme ça m’excite. Tu dis.
Et moi je divague. J’y pense. Je repense à la semaine dernière quand nous avons fait l’amour, tu as embrasé mes sensations, ravivé une ferveur. C’était bon de te sentir derrière moi, contre mes fesses, entrer en moi quand tu as une vue plongeante sur mes reins. Il y a l’instant où tu me dis « penche-toi bien » pour que nos sensations s’amplifient, ça m’attise un peu plus.
Il y a un autre instant savoureux quand tu es derrière moi. Celui où tu poses ta main doucement dans le bas de mon dos et tu exerces une petite pression. Réponse immédiate : le creux de mes reins s’arc-boute de plus belle, mes fesses remontent un peu plus vers toi et mon sexe s’offre encore davantage à toi, plus ouvert, otage consentant pour t’accueillir. Ta pénétration est plus intense. Pour peu qu’en même temps tu agrippes mes seins...
Enivrement.
#PenséeÉchauffée "
Envoyer.

De l’autre côté, à quelques latitudes de là, Éros feint le calme face à son assistant alors qu’une nuée ardente l’envahit à la lecture du message-volcan. Il contemple à nouveau le bas de son dos sur la photo, la courbure... et répond aussitôt, fébrile.

"Ce galbe de fesse me ravit tellement, et tes mots font monter en moi une chaleur, ce désir qui fait affluer le sang...
Enivrement aussi.
Pensées bouillantes."
Envoyer.

"Si le galbe te ravit alors banco, le cliché a été réalisé sur mesure pour toi. Et si tu es sensible aux mots alors, c’est encore mieux. Je les choisis avec minutie, je les sélectionne avec gourmandise, vraiment.
De mon côté, tu n’imagines pas à quel point le moment de te rédiger un message est grisant et excitant. J’adore."
Envoyer.

Leurs rendez-vous ne sont pas réguliers, chacun provoque l’autre au gré de ses envies. Il peut se passer plusieurs jours sans que Gaïa et Éros ne se voient, comme un entracte nécessaire sur les planches du théâtre de leur désir. Il leur arrive de se rejoindre dans un petit local de stockage de matériel, l’endroit idéal pour une parenthèse enivrante, enfermés à double tour dans le petit box du fond, les coquineries émergent, chut... séquence pimentée en cours. Le rancard est toujours engagé par un sexto croustillant.

"Si je te dis désir, envie de toi, pas sage, rends-moi dingue, dans le box du fond, tu penses à quoi ? Moi je sais.
Je suis nue. Pour chaque minute de retard, je remets un vêtement."
Envoyer.

La notification arrive sur son téléphone, Éros reconnaît parfaitement la sonnerie mais cela ne l’empêche pas de rester suffoqué par l’audace de Gaïa. Il tente tous les efforts du monde pour rester serein alors que ses collègues ont bien perçu son vertige à la limite des vapeurs.

"Téléportation !"
Envoyer.

Éros entre dans le box, le palpitant au bord de la tachycardie, le sang se déversant comme un torrent dans ses veines en surchauffe, le pouls tambour battant dans ses tympans. Gaïa est bien là, telle une muse, nue... ou presque, des bas noirs galbant ses longues jambes pour seule parure.
Les dernières vannes du barrage s’ouvrent, Éros fond sur elle à la manière d’un puissant flot s’engouffrant dans les conduites forcées. Bam ! Choc frontal de leurs bouches en feu. Il la pousse en arrière et l’incite à s’asseoir sur la table qui ne demande qu’à accueillir ses fesses dévoilées.
Elle écarte les jambes, il s’avance vers cette zone à risque, il lui murmure « j’ai envie de te prendre, là comme ça, sur cette table. » Ses mots, telle la force de l’eau dans la centrale, font tourner la turbine des sens qui active à son tour l’alternateur chimique d’ocytocine et d’endorphine. Pour seule réponse, elle glisse sa main dans son caleçon, attire à elle l’élément viril de tous les délices et le place contre son paradis. Il entre en elle, oscille, ressort, va-et-vient langoureux, cadence mesurée, courant alternatif de leur plaisir partagé.

Ces moments volés, ils en sont épris. Tout est encore plus étourdissant en se cachant. Ils se sentent insaisissables et que plus désirables. Dans le secret, leur liaison est cryptée. Inavouée aux yeux de tous. Incognito.
Lorsqu’ils ne peuvent pas s’offrir un instant dérobé, leur imagination est là pour combler le manque. S’écrire, se provoquer en jouant sur les mots, une photo pour agrémenter le tableau et le désir reste vif, mordant.

"Je t’ai aperçue furtivement avec tes talons et ta jupe légèrement fendue. Hummm." Envoyer.

"Tu peux dire hummm en effet, fendue avec une ouverture étudiée sur le devant. Elle incite à y glisser la main non ?... Et remonter à l’intérieur de la cuisse..."

"Je viens de baver !"

"Allons, un peu de tenue, cher ami. Je ne t’ai pas encore propulsé totalement dans l’abîme par un message incandescent."

"J’ai tellement envie de toi !"

"Hummm (à moi de le dire), c’est bon justement quand la braise rougit et s’échauffe peu à peu. J’ai tellement envie de te faire grimper encore de quelques grades et te pousser dans la zone rouge. Mais ça risquerait de nous déconcentrer, alors non..."

"Je crois que je ne peux pas être beaucoup plus déconcentré !"

"Ah ! tu crois ça ! Je vais donc me charger de t’affoler un peu plus le curseur de la déconcentration.
Tu vois sur cette photo, je t’imagine me plaquer au mur. Sentir ton souffle dans le cou, puis tes lèvres qui commencent à picorer la peau. Deviner que tu descends vers cette bretelle, tu la pousses... tu sais ce qu’elle dévoile ?"

"Tes seins. Et là, je les caresserai, je les prendrai à pleine main, je les compresserai d’une main ferme puis je les mordilècherai tout en remontant le bas de ce déshabillé. Tu sentirais mes doigts caresser ton entrejambe jusqu’à sentir ton excitation."

"Imaginer ta main qui remonte en effet ce déshabillé. Repérer tes doigts approchant doucement de ma fleur. Déjà là tu me tiens, tu déclenches une première onde. Et puis tes doigts me caressent, sentent ma peau humide et chaude. Et là, tu entres. Par moment, tu effleures le point sensible et tu me sens me cambrer, gémir sous tes doigts. Comme c’est bon quand tu t’occupes de moi comme il se doigt..." ?

"Je me sens un peu comme un volcan frisant l’éruption. Je vais avoir besoin de tous tes talents en volcanologie, tu m’as bien dit que tu as visité les volcans d’Auvergne cet été ?"

"Haroun Tazieff est mort mais je veux bien m’y pencher... au bord de notre cratère ardent..."

Ces intervalles camouflés, comme un itinéraire bis de leur quotidien, ces moments sensuels volés qui n’appartiennent qu’à eux les suivront dans le secret à jamais. Ils le savent, l’anonymat total de ce partage dissimulé leur garantit la pérennité de leurs entrevues.
À une exception près... Gaïa ne pouvant rien cacher à Angie, cette dernière est la seule dans cet univers à suivre vigoureusement les aventures Gaïa-Éros. À son tour, Angie se délecte également de conter à Gaïa ses propres évasions avec Éros.

Angie consigne tout, précieusement, dans son journal secret, décoré d’une ancre bleue, comme pour mieux se garder amarrée à la réalité. Sa vie de tous les jours, parfois douloureuse, s’entrecoupe de vagues et d’ondulations érotiques sur son océan de petits plaisirs avec Éros. Son journal est son refuge.

Au calme dans leur appartement, Angie et Gaïa se réservent des soirées entières à se raconter leurs incartades respectives avec Éros. Comme au théâtre, elles se délectent de se dévoiler un nouvel acte. Elles s’écoutent, attentivement, sourient de l’effronterie de l’autre, se poilent des séquences très similaires avec lui sans pour autant s’être concertées au préalable. Là encore, une sorte d’accord implicite règne en maître. Elles ne font jamais de copier-coller à partir du récit de l’une et de l’autre, chacune exprime son propre désir, seule, face à Éros, sans jamais plagier ni reproduire les canailleries de l’autre. Copyright sexuel.

Un vendredi soir, à la suite d’une semaine éprouvante, elles se sont rejointes tout naturellement sur le canapé. Le canapé... cet éden suprême sur lequel s’alanguir avec un verre de Mojito pour Angie, un Martini blanc pour Gaïa, décompresser peu à peu au rythme des gorgées étourdissantes, l’alcool cheminant paisiblement dans les veines. Se laissant aller à cette douce détente, Angie s’aventure et fait part à Gaïa de sa dernière rencontre.

— Allez, Angie, cesse de me faire attendre... il s’appelle comment ?
— Je me permets un changement de pronom personnel car contre toute attente c’est de « elle » que je vais te parler.

Gaïa trépigne d’impatience, Angie saisit son journal et entame sa lecture...
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