En manque d'amour - In need of love

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Toute histoire commence un jour, quelque part... pour moi ce fut une d'amour et dans un bar. À l'instar d'Ed Sheeran, j'ai pensé que “the club isn't the best place to find a lover so the bar is where I go". "Shape of you" aura été l'une de ses mélodies m'ayant le plus marqué. Il suffit que j'en perçoive une seule note pour repenser à cette fille, mon amour première... si éphémère. Elle s'appelait Keyshoudem. Ce prénom attira davantage mon attention.

Le destin ? C'est ainsi que la tribu des kalaos comptait nous unir ? Deux blacks dans un bar d'Europe sirotant une “Jungle Juice" ?

Mais... de belle femmes, il y'en avait partout. Elle n'était pas que !Keyshoudem avait ce truc en plus qui te scotche dès que la discussion commence. Avant de toucher mon cœur, elle avait d'abord flirté avec mon esprit.J'avais fini par me taire pour non pas juste l'écouter ni la regarder mais pour la contempler parler.C'est ainsi qu'elle commençait à me plaire. Et ça allait me coûter cher.
Quand on s'y attend le moins, la foudre nous tombe dessus. J'étais venu dans ce khammara pour juste rappeler à mes papilles la saveur du cocktail parisien mais de ce jour là, ce sont mes pupilles qui s'en souviendront à jamais.

A la passion à laquelle elle s'exprimait venait mielleusement se coupler la douceur d'une voix qui distillait de je ne sais où : " Aujourd'hui je suis fatigué, je t'ai regardée dormir. Et si ma voix peut t'apaiser, je chanterai pour toi toute la nuit...", les paroles de la chanson « Reine » de Dadju... C'était un portable qui sonnait... le glas.

J'étais déjà sous le charme. Pas besoin de chercher plus longtemps ou de réfléchir davantage, elle croit encore en l'amour.
Celles que je rencontre y croient comme on croit au Père Noël. C'est compréhensible car mes pairs les déçoivent tellement ! Les hommes sont parfois sans pitié.

En un laps de temps que j'aurais voulu une éternité, elle m'avait redonné l'espoir de vivre une réelle passion. Je ne pouvais m'empêcher d'imaginer ma vie avec une femme pareille. Son visage qui s'illuminait quand elle parlait me faisait voyager et mes rêveries n'allaient que s'amplifiant. J'avais même cru que c'était le breuvage qui faisait effet mais il n'en était rien. Et même si c'était le cas, la douche froide qui allait suivre m'aurait bien réveillé.

Quand elle a décroché, il la cherchait dans le bar, s'excusait d'être en retard... c'était son mari, mon ami d'enfance.

À ce moment précis, les mots de Martha Rivera-Garrido retentissaient dans mon esprit: “...si d'aventure tu tombes amoureux d'une femme «cultivée», qu'elle reste ou pas avec toi, qu'elle t'aime ou pas, d'elle, d'une telle femme, jamais on en revient".

Pour me consoler je me disais que ce n'était qu'un coup de foudre, que ça allait passer, une question de temps. Oh oui le temps, toujours en notre défaveur, n'avait il pas décidé de me faire rater mon âme-sœur?

J'ai su ensuite qu'ils s'étaient connus six moix auparavant. Perhaps j'étais juste en manque d'amour mais... mon cœur s'emballe encore quand je me remémore ces instants, loin du temps, loin de leur espace, loin d'elle.

Signé , l'exilé.
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