Émilien, une vie secrète

il y a
10 min
257
lectures
14
Qualifié

La vie devrait être comme une nouvelle bien tournée et captivante jusqu'au bout. À part ça, j'affectionne certains auteurs d'une époque dite "symboliste", au tournant du XIXème et XXème ... [+]

Image de Grand Prix - Hiver 2022
Image de Nouvelles

© Short Édition - Toute reproduction interdite sans autorisation

La porte de la remise est restée entrouverte. De l'intérieur, à demi-couché dans son vieux fauteuil bancal, Émilien regarde une fauvette aller et venir d'un battement d'aile entre le sol dégagé et le nid, caché dans une petite caisse de bois suspendue à la branche du tilleul juste au-dessus. C'est lui qui a fabriqué la caisse et l'a installée là, certain qu'un couple y trouverait refuge. De fait, monsieur que l'on reconnaît à sa tête noire, perché à l'entrée du nid, surveille les environs de la couvée, lançant régulièrement des « dditditdit » ou des « thyeu » à sa compagne effectuant les trajets express. C'est qu'il va y avoir du monde sur les plates-bandes, il faut se dépêcher.
Émilien se redresse avec peine. Ses articulations le font souffrir, il est resté longtemps immobile, peut-être des heures, absorbé par le spectacle. Mais il se moque de cette douleur lancinante à laquelle il s'habitue, ce n'est pas comme la disparition de Ginette. Cela fera bientôt un an, mais c'est toujours la même sensation. Une part de lui-même s'en est allée, impossible de s'en remettre.
La remise est une cabane à la fonction indéfinie. Depuis qu'Émilien et Ginette ont acquis leur maison avec ce grand terrain, on y entasse ce que l'on ne sait pas où mettre. On y dépose aussi les surplus du jardin avec les outils, on y bricole et on s'y assoit à l'abri du soleil en été. Émilien y a installé une glacière électrique qui ne marche pas, mais c'est sans importance. Ce qu'il ne supporte pas, ce sont les rats qui rôdent tout autour, attirés par le grain. Depuis son poste d'observation, il aperçoit le jardin, le coin de la maison par où arrivent les intrus et surtout il peut guetter tout ce qui passe à portée de sa vue et de son fusil. Il est chez lui.
Maintenant que Ginette est partie, Émilien vit replié là. À quoi bon le confort d'une maison pour attendre la fin ? Pour lui, la remise vaut tous les palais. Trônant au milieu du bric-à-brac hétéroclite sur son fauteuil défoncé, il est le souverain d'un royaume inviolable sur lequel il règne sans partage, fait les lois et accorde l'asile à tout ce qui chante et vole, aux êtres faibles, aux simples comme lui. Devant la cabane, sur une aire dépourvue d'herbe, il a répandu des graines et des miettes de pain. Outre le couple de fauvettes, moineaux et mésanges sont venus en nombre et se disputent la manne providentielle. À longueur de journée, c'est un ballet incessant et piaillant que le maître des lieux surveille avec attention, et dans la contemplation duquel il s'abîme parfois en oubliant l'heure.
Il a identifié la provenance de certains individus, les plus remarquables, dont l'habitat n'est jamais très éloigné, leur manière de se comporter, leurs vocalises. Il connaît leurs habitudes, il leur parle et se laisse captiver par le drame ou la comédie ininterrompue qui se joue pour lui seul dans ce petit théâtre envahi d'un bruit de plumes. Un rat pourrait surgir, la mort n'est jamais très loin. Savent-ils ce que c'est de se sentir honteux ou mauvais, ces volatiles ? Leur légèreté le dément et cela le fascine. Des coalitions éphémères se forment et se dénouent à coup de bec, des victoires minuscules sont célébrées par un « têc » claquant et dur, cependant que des « chrrehh » rauques et intermittents signalent l'inquiétude de monsieur fauvette, non loin de là, pour son épouse chérie lancée dans une percée imprudente au cœur de la mêlée. C'est un tableau vivant, un petit monde qui s'agite, dont les passions et les peines n'ont rien à envier à celui des hommes. Le monde des hommes, Émilien préfère s'en tenir éloigné. Il n'a plus le cœur à soutenir les conversations, les obligations de tous ordres, les non-dits dont la tyrannie est plus grande encore, comme le regard de sa fille posé sur ses vêtements négligés lorsqu'elle lui apporte ses courses de la semaine. Alors il se contente de quelques mots, passe pour un grincheux, un misanthrope, accorde une bise, puis regagne son royaume par les allées envahies de mauvaises herbes qui semblent croître plus vite que les béatitudes dans le jardin prenant parfois des dimensions formidables, bien au-delà de ses frêles clôtures.
Un cri lointain traverse l'air, comme un appel. Émilien s'arrête et tend l'oreille. Serait-ce la voix de Jean-Gus, résonnant depuis le vallon, le lac sur lequel doit flotter une vapeur blanchâtre dans le soir d'automne ? Mais Jean-Gus est mort depuis deux ans et le lac est bien trop loin d'ici, il y en a pour des heures de marche... Il reprend son pas et esquisse un geste pour arracher ce voile qui le sépare des jours de splendeur, répondre à l'appel, descendre encore une fois le sentier vers le lac. Le cri retentit faiblement en écho, entaillant la mémoire de son invite impossible. Une vie secrète se ranime. Alors les souvenirs reviennent en force...
La saison de chasse donnait le signal du départ. Des mois qu'il repoussait le temps de déguerpir, des semaines à fourbir son matériel hors d'âge, à tourner dans les habitudes et les tâches de tous les jours à en devenir fou. Ginette ne voulait plus rien de lui, ni excuses ni caresses brusques. Tout n'était qu'un motif de querelle, il s'emportait pour des vétilles. Mais lorsque l'automne commençait à rouiller le bout des feuilles des châtaigniers, que l'aube remplissait les fonds d'une brume progressant en nappes, du côté du Gouleau, il commençait à revivre. Il partait tôt, comme un fuyard, le fusil sur l'épaule, un couteau dans la poche, le sac rempli de cartouches et d'un bout de pain trop sec. Il rôdait des jours entiers à travers les chemins et les sentiers cabossés, allant à l'instinct, s'enivrant de l'air des futaies, sans s'occuper ni du temps ni de la distance. Il marchait, infatigable, indifférent à la morsure du froid, à l'humidité imprégnant ses vêtements, le ventre vide même, sans savoir s'il coucherait sous un toit, pareil aux bêtes qu'il poursuivait à travers les taillis sans presque jamais les tuer. Les cartouches finissaient le plus souvent périmées. Quiconque l'aurait croisé au détour d'un fourré ne l'aurait pas reconnu : la tignasse en broussaille, la barbe aussi dure qu'un tapis de ronces, la tête à faire peur, l'allure générale d'un vagabond ou d'un brigand. Lui s'en moquait, il n'allait nulle part. Il sillonnait les bosquets et les champs encore recouverts des chaumes de l'été mort, s'attardait dans les garennes, à l'affût sur une pierre lui servant d'observatoire, il ne perdait rien de la vie qui remuait tout autour, bourdonnait dans les airs ou s'enfouissait sous les herbes touffues. Il se laissait traverser par une pulsation impossible à définir, un monde secret où le vent avait sa part autant que les flaques, la mousse au pied des chênes rabougris et de longs filaments invisibles se prolongeant sous la terre et venant irriguer chaque racine de sa substance primitive. Il vivait en seigneur, riche de son dénuement, très au-dessus du commun. Il n'aurait troqué sa position et son paletot pour rien au monde.
En général, après avoir erré ainsi quelque temps entre ciel et terre dans un territoire vague connu de lui seul, après avoir fait le tour des cabanes où il pouvait s'abriter, mangé les dernières miettes restant au fond de son sac, il finissait par se diriger vers le vallon en traversant la crête du Bois Rodolphe. Il savait qu'il y trouverait Jean-Gus occupé à préparer ses cannes à pêche.
Il lançait un « oh ! » depuis la corniche rocheuse, franchissait l'escarpement en priant à chaque fois pour ne pas se briser les os, et descendait enfin le sentier abrupt en faisant rouler les cailloux sous ses pieds. L'appel montait alors depuis le lac : « Miliennn ! » Il savait que le refuge était prêt à l'accueillir. Ils feraient cuire des pommes de terre sous la braise et regarderaient le lac se couvrir de reflets pourpres, puis s'assombrir peu à peu. Ils s'envelopperaient dans un vieux plaid, à l'abri sous le toit branlant, et parleraient une langue incompréhensible au reste de l'humanité.
Puis venait le temps de rentrer. Ginette, déjà folle d'inquiétude, le voyait arriver dans un état pitoyable, tel un chemineau qu'il était au fond dans l'âme, sans aveu. Elle l'attirait à l'intérieur tout en l'aidant à se débarrasser de ses accessoires en répétant « Tu veux me tuer ! » d'une manière qui exprimait à la fois la colère et l'amour pour cet homme qui lui rendait la vie impossible. Alors qu'il rayonnait sous ses vêtements crottés, elle montrait tous les signes d'un épuisement prématuré où se cumulaient le travail et les soucis de tous ordres. « J'en peux plus ! », disait-elle, mais ces mots dégageaient paradoxalement une force peu commune. Alors, guéri de son besoin irrépressible de fuguer, il pouvait désormais veiller sur elle. Ginette...
« Émilien ! »
Émilien ouvre les yeux. Ce n'est pas Ginette, mais le visage de Léonard, le voisin, qui apparaît dans l'entrebâillement de la porte. Il vient jeter un œil, comme il dit, s'assurer que tout va bien. Cela fait plusieurs jours qu'il ne voit rien bouger dans la maison ni dans le jardin. Il s'inquiète un peu. Lui aussi vit seul depuis des années, la compagnie de son voisin revêche lui permet au moins de tromper la solitude. Ils ont leurs habitudes. Émilien se relève pesamment du fauteuil et se dirige vers la glacière éteinte d'où sort une bouteille sans étiquette contenant un beau liquide vert. Il écarte un rideau crasseux derrière lequel deux verres semblent attendre le moment de leur office rituel au milieu d'ustensiles aussi variés qu'inutiles. L'hôte des lieux ressort un instant sans rien dire et revient en brandissant une gourde encore ruisselante de l'eau fraîche où elle était plongée l'instant d'avant. La source du jardin garantit un approvisionnement à toute heure. Le précieux liquide est versé avec toute l'attention que requiert le respect scrupuleux d'une liturgie savamment réglée. Son aspect translucide et délicat garantit des qualités particulières que tout le monde n'est pas à même d'apprécier. Réunis en conseil restreint, les deux officiants examinent le breuvage avant de le porter lentement à leurs lèvres, puis entament un dialogue sur un sujet que l'esprit du nectar, ou du moment, leur inspire. Émilien se dresse. 
— Elle me disait : « Moi aussi, je partirai un jour, tu verras. Tu pourras rien y faire. » Et puis : « Tu bois trop, ça te jouera des tours ! », qu'elle disait encore. Ça, c'était dans les derniers temps parce que je partais plus. Il baisse les yeux.
— Elle avait p'têt pas tort, pour les escapades...
— Tu sais que je lui parle.
Pour la première fois, Émilien ose dire ce qu'il n'a confié à personne. Il passe toutes ses soirées et ses nuits avec Ginette. Il lui raconte ses journées, ce qu'il voit : la vie qui continue, mais en tout petit. Des vies insignifiantes un peu comme la leur, qui vont et viennent, bâtissent des nids et se battent pour survivre. Il lui raconte ce temps passé hors de lui-même lorsqu'il attendait à l'affût dans le hallier et ne pensait à rien, parce que ça ne sert à rien parfois de penser. Mais il vivait de cette vie de chien sauvage, parce qu'aucune autre vie n'était possible. Personne ne pouvait lui enlever ça. Il lui raconte cela et tout ce qu'il n'a pas eu le temps de lui dire avant qu'elle parte. Et elle lui répond sans colère, car elle l'a enfin compris, tout comme lui. Oh, oui ! Il a compris ce que cela veut dire partir, surtout pour celui qui reste ! Car c'est à cause de lui qu'elle est partie ! Il ne s'en remet pas. Et maintenant, il ne lui reste plus qu'à attendre, tout comme elle, autrefois.
— Tu y crois, toi, à ça, qu'on retrouve les gens disparus quelque part là-haut ? Moi j'y crois, on peut pas s'en aller comme ça !
Léonard vide son verre d'un dernier trait et opine de la tête. Impossible de dire s'il approuve la profession de foi de son voisin ou se contente d'apprécier la liqueur aux vertus apaisantes. Les deux peut-être. Il finit par prendre congé et regagne sa propre existence qui s'est un peu élargie de nouvelles considérations auxquelles il n'avait jamais bien réfléchi jusque-là.
Émilien reprend sa place dans le fauteuil avachi. Il se sent plus serein après sa confession spontanée, bien que le pasteur choisi n'exerce qu'un ministère d'occasion. Cela n'y change rien. Il se laisse à nouveau absorber dans la contemplation de son petit monde déjà de retour sur le terrain des soucis et des pourparlers quotidiens. La fauvette n'a rien lâché de ses revendications qu'elle défend avec une énergie forçant l'admiration. Le ballet se poursuit, un nouveau venu tâche de se faire une place. D'où vient-il celui-là ?
Soudain, quelque chose remue sous le tas de bois, près du tilleul. Émilien saisit son fusil et le met en joue. Le moment qu'il attendait est venu, il sait qu'un rat va sortir pour s'emparer du pain et faire fuir les oiseaux. De fait, dès que le museau pointu apparaît entre les herbes, ces derniers se sauvent dans un mouvement désordonné et un concert de sonorités aiguës. La bestiole au poil gris s'avance avec agilité, sa progression est rapide. Il faut saisir le moment où la portée est la meilleure et l'angle favorable, cela se joue à une fraction de seconde. Émilien sent son instinct revenir, il est parfaitement en accord avec l'instant présent. L'œil du rongeur est dans son viseur et cet œil le regarde surpris, mais trop tard. Les deux consciences se sont jaugées, entendues, le temps d'un éclair. Le coup part, le rat fait une culbute et retombe inerte. Émilien jubile, il l'a eu !
Il en sauterait de son fauteuil, mais quelque chose l'en empêche. Ce n'est pas une question de volonté, juste une force qui le retient là comme un poids formidable soudain appliqué sur ses épaules et qui l'empêche de bouger. Le poids se concentre progressivement, mais rapidement, sur sa poitrine qui se serre. Il pense un instant au rat, mais tout de suite après, c'est Ginette qui occupe tout son esprit, Ginette qui l'appelle là-haut. Il croit presque entendre à nouveau le cri étouffé venant du vallon, sauf que ce n'est plus la voix de Jean-Gus. Son esprit se brouille, le vallon, la vie secrète et Ginette qui l'appelle avec insistance : « Allons, viens. Qu'est-ce que tu attends ! »
Alors il part, Émilien. Il part une fois de plus, mais cette fois-ci c'est pour la rejoindre. Il n'y a plus rien de ce sentiment accablant. Il n'y a qu'une parfaite sérénité. À chaque pas qu'il fait pour s'élever, il se sent plus léger, comme la fauvette regagnant son nid. Il a l'impression que des ailes lui ont poussé dans le dos, toute pesanteur a disparu, il grimpe à l'assaut des crêtes du Bois Rodolphe, l'âme vêtue de soleil, la gloire de la vie faite. Il s'en va comme il a toujours vécu, très au-dessus de ce monde qui disparaît peu à peu dans la brume, alors que la voix de Ginette est toute proche, presque un murmure.
14

Un petit mot pour l'auteur ? 23 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de M. Iraje
M. Iraje · il y a
Un chant d'amour, une lecture apaisante, une leçon de vie.
Image de Aldo Rossman
Aldo Rossman · il y a
Merci M. Iraje. Emilien peut partir tranquille.
Image de Suzanne Ehrensperger Cuénod
Suzanne Ehrensperger Cuénod · il y a
Très beau texte. Une atmosphère créée en quelques mots. Cette observation du monde animal qui n'est pas sans rappeler notre vie d'humains avec toutes ses complexités. J'aime cette façon d'écrire qui nous porte proche d'Emilien.
Image de Aldo Rossman
Aldo Rossman · il y a
Merci pour ce commentaire attentif à la sensibilité d’Émilien.
Image de Viktor September
Viktor September · il y a
Au plus près de la nature...
Image de Roll Sisyphus
Roll Sisyphus · il y a
Ginette, il a tenu parole!
J'ai retrouvé en bas dans un château branlant un vieux fusils, des cannes à pêche en bambous et des outils au manche lustré par les ans.
Avant de partir il m'a juste demandé "Au fait y a quoi comme oiseaux la haut?"

Tout ça pour dire qu'à la lecture de ce récit j'ai fait un plein d'humanité.
Merci!

Image de Aldo Rossman
Aldo Rossman · il y a
Merci Roll Sisyphus. Très bon prolongement.
Image de Brigitte Bardou
Brigitte Bardou · il y a
S’en aller un peu en s’installant dans la cabane d’a côté, les oiseaux pour seule compagnie, avant de s’en aller pour de bon rejoindre Ginette à qui il n’a jamais autant parlé que depuis qu’elle est « partie ». Une histoire touchante empreinte d’humanité. Mon soutien et je m’abonne.
Image de Aldo Rossman
Aldo Rossman · il y a
Merci Brigitte, très heureux que cette histoire ait pu vous intéresser et vous toucher. C'est vrai qu'Emilien n'a pas été un homme parfait avant que parte sa Ginette. À bientôt.
Image de Sir Henry D'Uberville
Sir Henry D'Uberville · il y a
On retrouve avec plaisir vos thèmes de prédilection : la nature, les êtres vivants, la complexité de ce monde et des échanges vitaux et puis surtout le spirituel...
Image de Aldo Rossman
Aldo Rossman · il y a
C'est tout à fait juste. Merci Sir Henry.
Image de Patrick Peronne
Patrick Peronne · il y a
Je crois qu'il m'aurait été difficile de trouver meilleure lecture pour coïncider avec le jour de Noël. Quelle belle illustration que la vérité de cet être simple livré à la beauté complexe du monde, au hideux dont on ne se défait qu'en lâchant prise ! Un texte où trille le talent, comme "un chant d'espérance". De joyeuses fêtes et un abonnement à votre page... cadeau que je m'offre.
Image de Aldo Rossman
Aldo Rossman · il y a
Grand merci Patrick. Cadeau aussi que ce commentaire et bonnes fêtes à vous.
Image de Annabel Seynave-
Annabel Seynave- · il y a
Un texte vibrant de vérité et d’humanité, magistralement écrit. Toutes mes félicitations Aldo !
Image de Aldo Rossman
Aldo Rossman · il y a
Merci Annabel. Très touché par ce commentaire.
Image de Guy Bellinger
Guy Bellinger · il y a
Portrait sensible d'un homme vrai, qui ne fait qu'un avec avec la nature, qui vit "en seigneur, riche de son dénuement", alors que d'autres le font en valet, pauvres de leurs richesses matérielles".
Image de Aldo Rossman
Aldo Rossman · il y a
Merci Guy. C'est un bonheur de te retrouver ici. Tu as ciblé l'essentiel je crois. À bientôt.

Vous aimerez aussi !

Nouvelles

Totem

Stéphane Chamak

Je me souviendrais toujours la fois où je l’ai vu embrasser un mec. Ça m’a fait le même effet qu’un uppercut au plexus : ça m’a coupé le souffle. Merde, mettez-vous à ma place deux ... [+]