Eméritude Jean Robert

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AMICXJO prononcer amite-chiot Retraité, jeune (ou presque : couvée de 1950). Agnostique mais avec des idoles : Jacques Brel, Vincent de Paul et ses réincarnations : Henri Grouès, Madeleine  [+]

informaticien : Jean Robert
Le patron s'appelait Nicola (sans 's') Perez, sans le 's' le prénom était un peu moins maudit. Le directeur de la société privée du centre de gestion administratif, en faisait des tonnes pour paraitre aimable. Un fayotage énorme, à lécher les pompes du diable !
- Je suis content de vous voir, nous manquons de professionnel comme vous.
- La sous-traitance ?
- Trop chère et pour les sociétés comme la nôtre. Avec des délais de paiement si longs, qu'ils sont devenus un obstacle...
- D'où le recours aux travaux forcés.
- Si vous commencez le mauvais esprit.
- C'est notre dictature qui a mauvais esprit et ses serviteurs, comme vous !
- On m'avait prévenu de votre fort caractère, nous ferons avec, je n'ai pas trop le choix.
Un silence s'installa chacun s'observait. Jean laissa les mouches voler tranquillement.
- Vous prendrez contact avec le chef programmeur qui vous expliquera les projets en cours et vous donnera ses instructions...
- Non !
- Pardon.
- Avant la dictature j'étais ingénieur chef de projet je ne reçois pas d'ordres d'un programmeur, je les donne ! Ou alors dites-lui de m'expliquer mon travail s'il en a les compétences.
- C'est juste pour la forme...
- Non ! Sinon démerdez-vous tout seul Monsieur le zénarque qui sait tout faire !
- Je suis un énarque sans Z, respectez mon école.
- Ni l'ENA, ni ceux qui en sortent ne sont respectables. Vous, vos semblables et vos doctrines fascistes, néolibérales, ont amené le pays dans la misère.

Jean était sûr que son interlocuteur allait exploser. Un silence lourd tomba. Il vit que les articulations des mains du directeur blanchissaient, crispées de colère. Jean ne se figurait pas à quel point un zénarque était capable d'aller pour avoir des résultats y compris se laisser piétiner. L'honneur n'avait jamais été nécessaire à cette corporation !

- Bon, vous serez chef du service informatique mais je veux des résultats.
- Si vous me donnez des moyens et du temps et que vous me disiez quoi !
- J'aurais pu commencer par cela si vous n'aviez pas manifesté votre mauvaise humeur.
- Et vous, votre suffisance en parlant de mon mauvais esprit.
- Stop. Je voudrais que vous montiez une application de gestion des volontaires civiques comme vous !
- Pour en faire quoi ?
- Mettre en relation les besoins des entreprises et les moyens humains.
- Et les applis du pôle emploi...
A la vente au secteur marchand de la gestion du chômage et de l'emploi, on crut que les agents avaient saboté les données. Rien ne marchait plus. Jean songea que son appli pourrait servir ensuite dans ce but. Il reprit l'initiative.
- J'ai beaucoup travaillé en ressources humaines pour l'administration et pour mon syndicat avant que vous l'interdisiez.
- On n'a pas interdit les syndicats !
- C'est ça, prenez-moi pour un con. C'est quoi l'article 1 du décret du 20 ventôse 222 qui suspend les libertés publiques ?...
Il haussa les épaules.
- Je le savais, vous étiez un spécialiste des RH... !
- Prémonition, ou c'était dans mon dossier.
- C'était dans votre dossier...
- J'ai besoin immédiatement de tous les documents, sur le sujet, en cours de tous les PV de réunion.
- Ok.
- J'ai besoin aussi d'un micro, puissant pour moi dans un bureau calme et le logiciel 'brainstorming4PRO'le meilleur atelier de génie logiciel de mon époque.
- Nous l'avons, la v5 ou 6, mais personne ne sait s'en servir.
- Moi je sais, on apprenait des choses concrètes dans les écoles de la République avant qu'on les dissolve !
L'autre avait envie de poser la question qu'on ne doit jamais poser à un informaticien. Au point où en était le niveau amical avec Jean Robert !
- Donnez-moi des délais.
- Reprise des documents s'ils existent, contact avec les utilisateurs, interviews, analyse de l'existant, analyse organique, dossier de programmation, trois ans environ.
Le directeur blêmit en proie à un grand désespoir.
- Je peux vous trouver du monde pour vous aider, je peux donner les meilleurs de la promotion Charles Pasqua de 'ENA s.a'.
- Pour nettoyer les chiottes, ça devrait aller, vous n'avez aucuns autres mammifères avec un peu d'intelligence.
Perez rêvait de pouvoir accrocher à un croc de boucher cet emmerdeur mais il devait survivre...
- Des polytechniciens ?
- À peine mieux, combien ?
- 2 ou 3, il faut que j'en parle au ministre des armées.
- Pas assez pour la belote.
- Je vois cela, je vous fais mettre un micro dernier cri avec 'brainstorming'.
On lui donna un bureau avec vue sur un parc parisien. Les documents arrivèrent. Il s'assit derrière le micro. Bien sûr il y avait un mot de passe système mais avec un login pour lui sans mot de passe. Il appela la secrétaire qu'on lui avait affectée et qui avait été celle de l'ex chef programmeur qui avait fait longtemps office de chef du service informatique. Avec le directeur, encore un qui affutait un croc de boucher...
- Julie faites venir l'ingénieur système !
Le responsable système était jeune et souriant...
- Vous me donnez le mot de passe système ?
- Mais il ne doit y avoir que moi je viendrais vous le taper si vous en avez besoin.
- Maintenant, on est deux à 'y avoir que moi' et puis donnez-moi un autre micro avec une liaison internet.
- Sur votre bureau ?
- non sur le paillasson ! Je veux un portable sous linux avec une liaison hors proxy en wifi, que j'installerai moi-même. Ha ! J'oubliai une imprimante laser couleur en A3 et recto verso avec la wifi pour le portable bien sûr.

Jean mit en route le micro de bureau et y changea le mot de passe système. Créa une arborescence de fichier comme il en avait l'habitude et lança l'AGL. C'était bien 'brainstormingPRO'version 6. Il y avait pas mal de différence avec la V4 mais rien de très compliqué dans cette nouvelle version du logiciel le plus pipomorphe du monde. Pour être plus clair 'brainstorming6PRO'était la langue de bois rapportée à l'analyse informatique des processus administratifs.
En un petit mois il assimila tout ce qu'ils y avaient de différent avec ce qu'il connaissait et mit au point une stratégie de combat...

- Julie, tapez une note de service de la forme habituelle dans ce bordel administratif, je veux dire dans cette entreprise, pour convoquer tous les informaticiens de ce service lundi matin à 8h00, Mentionnez que Nicola Perez présidera cette réunion...
- C'est un peu tôt, Monsieur pour 8h00 le directeur lui-même arrivant vers 9h...
- Je m'en fous ! Tapez comme je vous le dis et faites signer le directeur comme si c'était lui qui était à l'initiative.
Elle se mit à rire, précautionneusement.
- Pardonnez-moi, Monsieur, mais je m'amuse bien avec vous...
Jean lui sourit...
- Et ce n'est pas fini !
Le lundi presque tout le monde était là, même Nicola (sans 's') Perez. Celui-ci prit la parole.
- Je vous ai demandé de venir car nous allons vous expliquer la stratégie que nous allons mettre en place pour développer l'application de gestion des volontaires civiques que nous nommerons plus tard...
- GASPIS gestion administrative et prospective des individualités spécialisées, vous avez fini, Monsieur Perez ?
- Non...
- Je vous laisserai la parole à la fin pour l'enrobage, mon cher directeur, j'ai beaucoup de choses utiles à expliquer à ces messieurs.
Jean commença un long discours sur sa façon de voir l'appli, la philosophie des écrans et la façon de voir l'organisation des données et la méthode POUF pseudo-organisation ubiquitaire des éléments de fichiers. Tout un charabia qui ne voulait rien dire mais qui semblait hypersérieux. Jean avait la sensation que 'brainstorming6PRO'venait de conquérir son cerveau, il jubilait.
La matinée avançait.
Les yeux du directeur montrèrent des signes de fatigue à plusieurs reprises, il s'endormit.
Jean continuait.
- Voilà pour la partie de l'analyse fonctionnelle, voyons ce qui vous intéresse le plus : la programmation.
La technique que nous emploierons sera l'objet.
Quatre classes : une pour le contrôle de saisie, une pour le traitement et la classe 'POUF-data'pour la gestion de la base de données, une dernière pour les processus d'intelligence artificiel chargé de gérer les compétences, les quantifier, les classer, les affecter !
Toutes les briques que je vous demanderai de faire naitre seront obligatoirement filles ou petites filles de ces quatre classes qui sont déjà en bibliothèque. Ce n'est pas moi qui les ai écrites mais rassurez-vous, elles ont fait la preuve de leur fiabilité et de leur solidité, si vous ne les faites pas accoucher de monstres !
Pour l'enrichissement des données nous opterons pour des requêtes banalisées avec doubles certifications des transactions. Les données ne seront consolidées qu'après des vérifications d'une fiabilité absolue. Les contrôles de sécurité seront opérés en permanence.
Les requêtes mères vous attendent aussi en bibliothèque.
Le directeur ne comprenait rien mais songeait que le 1er ministre avait raison : pourquoi priver la France de tels talents qui croupissaient en retraite !
Vraiment, il ne comprenait rien mais admirait presque avec ferveur ce crétin qui travaillait sans le savoir pour sa carrière.

Jean reçu le 4 polytechniciens qui sortaient tout frais de x. L'institution était restée militaire et gratuite, même si une grosse partie de la formation était assuré par des profs du privé. Le dictateur n'avait pas osé fâcher ce qui restait de l'armée.

- Asseyez-vous jeunes gens, j'ai quatre dossiers pour vous. Vous choisirez entre vous selon ce qui vous semble le plus être dans vos cordes. Au fur et à mesure de leur avancement je donnerai à manger vos récoltes à 'brainstorming6PRO'ce merveilleux robot...
- Excusez-moi, je ne suis pas informaticien mais les revues spécialisées n'en disent pas que du bien.
- Je ne vous réponds pas, vous jugerez par vous-même !
Pas con le môme, pensa-t-il j'espère qu'ils ne poseront pas d'autres questions pièges et qu'ils se contenteront de faire confiance à l'expérience que semble indiquer mon âge.
- Donc 4 dossiers :
Analyse des données internes et leurs contrôles
Analyse des données externes et leurs contrôles
Analyse des procédures d'échanges
Définitions des tableaux de bord et des statistiques correspondantes

- Devrons-nous apprendre et utiliser 'brainstorming'?
- Non, les dossiers types sont reformatés sous Excel et vous attendent sur la bibliothèque 'boite-à-outil', j'ai moi-même développé des macros pour extraire de la matière directement digérable par 'brainstorming6PRO'.


Deux mois avaient passé. Les choses se mettaient en place.

Il conçut, lui-même, les mesures de sécurité. L'ingénieur système, Luis Geroux alla cafter en disant que la sécurité c'était son 'djobe'. Dès qu'il le sut, grâce à une volatilité de l'information remarquable du service, Jean alla le chercher. Il entraina violemment le chef système chez le directeur en le tirant par sa cravate, ridicule... dans son autre main, il y avait un dossier.
- Mon cher directeur ce petit con est venu se plaindre de moi ?
- Oui, j'allais vous le dire...
- Bien sûr que vous ne l'avez pas écouté pour respecter la déontologie hiérarchique et que vous alliez le sanctionner !
- J'allais vous demander en ce qui concerne la sécurité...
- Ce jeune homme vous a remis le dossier 'expression des besoins et identification des objectifs de sécurité'? Voici le mien, le sien est surement plus pertinent.
Il jeta l'épais dossier sur le bureau directorial.
- En fait, il m'a juste dit qu'il faudrait prévoir la sécurité, ne vous fâchez pas, on pensait que vous aviez oublié.
- Alzheimer sans doute ? Si notre glorieux guide nous a remis au boulot vous croyez qu'il pense que nous sommes gâteux, vous pensez sans doute qu'il sabote le pays ?
- Vous savez d'habitude, on ne fait pas vraiment de gros dossier sur la sécurité. Dit l'ingénieur.
- Vous faites ça comment ? Au pif, donc au petit bonheur dans le monde des bisounours où il n'y a pas de virus, d'intrusions, d'escrocs...
- Cela dit, vous n'étiez pas obligé de me violenter en me tirant par mes habits. Pleurnicha Geroux.
- Et vous, en parlant de viol, n'avez-vous pas essayé de me baiser en venant voir le directeur, ici présent, sans m'en parler avant.
- Bon, j'ai eu tort, mais pardonnez-moi, vous n'êtes jamais sympa avec moi !
- Je ne suis pas sympa avec les malfaisants, directeur virez-moi ce mec immédiatement, c'est lui ou moi !

Il partit en claquant la porte si violemment que le grand carreau de la porte tomba en trois morceaux et pas de chance Luis Geroux se coupa en se précipitant pour ramasser les morceaux.
Jean arrêta de bosser, ostensiblement, en laissant sa porte ouverte et en adoptant la posture de la sieste en mettant les pieds sur son bureau et en éparpillant tous les papiers par terre. Il resta dans la même position presque sans bouger, pendant une semaine. Le lundi un inconnu frappa à la porte. Un jeune homme timide, qu'il avait connu avant sa retraite et qu'il connaissait bien, un Jean comme lui Jean Dupont : très compétent et pas le genre à avoir des gestes virils envers les coléoptères !
- Je suis le remplaçant de monsieur Geroux
Jean sourit, il pouvait maintenant mettre son plan à exécution.
Il commença par rapatrier tous les modules de sécurité puis les modifia pour leur adjoindre des ordres de lecture et d'écriture particuliers. Ces nouvelles fonctions devant se mettre en route à des dates précises et dont l'aptitude au sabotage se préciserait avec le temps. Jean était sûr de son coup. Personne ne vérifierait ses procédures à la recherche d'un cheval de Troie ou de procédure maligne.
Quand on recherche le chien enragé qui a mordu le berger, on ne soupçonne pas Pasteur.
Donc Jean écrivit des soft-bombes, non violentes mais à retardement. Il agissait sur l'appairage entre les emplois qui manquaient à l'administration et les compétences des retraités du travail obligatoire. Au début un médecin remplacerait un autre médecin plus tard une infirmière ferait l'affaire, plus tard un pompier.
Puis après une période cohérente, le logiciel deviendrai fou. Un poste prof de philo serait remplacé par un ancien comptable. Un jardinier par météorologue. Un chimiste par un préparateur en pharmacie. Un huissier par un gardien de prison. Un proviseur par un flic. Une infirmière scolaire par un vétérinaire. Avec un poil de vraisemblance bien sûr.
Il testa ses programmes puis les greffa sur les procédures de sécurité.
Pendant ce temps-là les x avaient bien travaillé. Les données qu'ils donnaient à Jean enrichissaient 'brainstorming6PRO'. Le super, avec cet AGL, c'est qu'à partir de données brutes, il donnait des dossiers d'analyses volumineux moitié en anglais moitié en sabir franco-informaticien. Incompréhensibles mais qui réjouissaient les donneurs d'ordres et montraient aux clients, futures victimes d'une informatisation bordélique, d'épais dossiers bourrées d'informations inutiles et inexploitables mais qui avaient l'avantage de faire sérieux. Le sérieux d'une boite de sous-traitance se mesurant au poids de papiers fournis, un peu comme le client d'un avocat se pâme devant l'épaisseur du dossier produit, fruit bien souvent de 'copier-coller'de jurisprudences inutiles péchées sur internet par un logiciel spécialisé, sans presque aucune intervention humaine, et que les juges n'ont pas le temps de lire.

Il ne vit rien venir mais les barbouses du contrôle de l'informatique de l'état, ce matin-là étaient dans le bureau du directeur. Il avait eu beau prendre des précautions... " pas grave pensa-t-il je me suis bien marré ! " Il attendit la phrase le condamnant...
- Je suis désolé mais cela semblait trop beau un travailleur requit qui jouait le jeu, j'ai demandé à la sécurité intérieure de vérifier votre travail et tout ce que vous avez produit vous et votre équipe ! Je laisse la parole au commandant Ribout.
- Monsieur Robert, nous avons été émerveillés par la qualité de votre travail, nous validons avec nos félicitations votre application. Nous avons été impressionnés par le fait qu'elle fonctionnera aussi pour le domaine des emplois du privé.
' Comme s'il existait encore du domaine public', pensa Jean. Mais pour l'instant, il faillit tomber sur le cul, ces crétins n'avaient rien vu, ce n'était pas possible!
- Merci, messieurs, Robert, je vous ai proposé pour la légion d'honneur, elle vous sera remise par le Premier ministre lui-même...
- Vous savez où vous pouvez vous la mettre votre médaille... messieurs de la gestapo, bonsoir.

Dans son bureau il tomba sur Jean Dupont à sa place, un machin MP3, devant lui, diffusait du Wagner. Ce n'était pas le genre de l'ingénieur, ces familiarités.
Il avait eu assez de surprises aujourd'hui pour s'étonner de celle-là. Dupont lui montra ses oreilles et le bureau du directeur du doigt et augmenta le son...
- J'ai remis dans les bibliothèques les transactions de sécurité standards et les vôtres en sécurité ! Vous n'avez pas perdu la main, je n'ai pas vraiment compris à quoi elles servent mais je pense qu'elles sont une épine dans le pied de la dictature. Je suis avec vous.
Il fit signe pour lui indiquer la fin de sa communication secrète. Il baissa le son du MP3.
- J'ai pensé que vous ne connaissez pas cette version des valkyries du grand Wagner, je vous en fais une copie sur votre mail interne ! C'est un peu piraté chut...
Il sortit en souriant.

6 mois plus tard, on lui réceptionnait son appli en grande pompe.
3 mois encore plus tard son appli tournait toujours à merveille, par sécurité ces salauds se méfiaient sans doute encore un peu. On lui proposa une reforme sans visite médicale avec une bonne prime, il l'accepta.
L'appli commença alors à dériver vers le cocasse, doucement...
Un ex-ingénieur des ponts et chaussée se vu désigné pour être technicien de surface
Un guide de haute montagne comme agent d'assurances.
Un néphrologue comme prof de math.
Au fur et à mesure que le temps passait les erreurs ne s'amplifiaient que discrètement, et s'insinuaient au milieu des affectations plausibles, mais la plupart des sabotages étaient indécelables.
Le travail de Jean Robert et de Jean Dupont contribua à la révolte libératrice mais resta oublié plusieurs décennies avant que ces héros ne soient reconnus par l'histoire...
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