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ELVIS PRESLEY OU LA PROPHÉTIE DU DERNIER ÉLU

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Eponine52

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En voyant la file qui ne cessait de s'allonger sur le trottoir, le jeune Vernon se félicita d'être parti aux aurores, Gladys, en épouse attentionnée, avait empli sa musette avant d'aller elle-même parcourir la ville à la recherche d'un petit emploi et ce, malgré son état. Têtue, elle avait prévenu son jeune mari que rien ne l'empêcherait de travailler, jusqu'au jour de l'accouchement s'il le fallait. Elle n'était pas en sucre, ne cessait-elle de lui répéter et puis à leur époque, les femmes qui travaillaient jusqu'à la délivrance étaient légion, n'ayant pas le luxe de se reposer comme les riches.Tous deux rêvaient pour leur enfant d'un avenir meilleur que le leur, raison qui les faisait ainsi courir la ville tous les matins. Mais c'était de plus en plus difficile de décrocher un petit boulot. Surtout ici, à Tupelo, bourgade du fond du Mississippi, où la misère pullulait depuis le crack boursier de 1929. En ce mois de décembre 1934, il était monnaie courante de voir ainsi de pauvres bougres, faisant le pied de grue pour quelques heures de travail mal payées. Principalement des noirs, Vernon soupira. Les riches propriétaires terriens préféraient faire appel à eux, les sous payant honteusement, pourtant la misère n'a pas de couleur et il en savait quelque chose. Dans cette Amérique foncièrement raciste, lui, vivait dans le quartier Est, au milieu d'une population bigarrée où, noirs, amérindiens, blancs comme lui, se côtoyaient, la misère les rassemblant tous sans distinction de peau.

Tout à coup, on s'agita devant lui. Un gros homme au teint rougeaud, portant de larges favoris, était sorti de l'établissement, une feuille à la main. Vernon demanda à celui qui le précédait s'il savait combien d'hommes étaient nécessaires au chantier. L'autre se retourna et lui jeta gaiement « il paraît qu'il faut une trentaine de gus costauds, c'est pour la construction d'une maison d'un gros industriel ! Tu m'as pas l'air d'une demi-portion, à mon avis, on a toutes nos chances ! » conclut-il en lui lançant une bourrade dans le dos.

Pendant ce temps, Gladys, comme tous les matins, s'était rendue à l'église de son quartier afin de prier et entendre la chorale composée de femmes noires entonnant du Gospel. Durant ce court moment, avant d'affronter la journée, elle se sentait en paix. Dès que les femmes chantaient, son enfant se mettait à bouger, donnant des coups de pieds dans son ventre, comme s'il voulait lui montrer sa satisfaction. Elle trouvait cette pensée stupide, néanmoins, chaque jour, le même prodige se produisait. Dès que les voix s'élevaient, son petit bougeait, alors, pour son plus grand plaisir, elle posait ses mains sur son ventre et souriait, béate. Puis elle priait Dieu de faire de son enfant quelqu'un d'important, qui n'aurait jamais à se préoccuper de ce qu'il allait manger le soir même, comme c'était leur cas chaque jour. Parfois, elle priait aussi les esprits, n'oubliant pas les croyances de sa grand-mère qui venait du peuple des Cherokee. Cela ne la gênait nullement de mélanger les croyances et en jeune femme avisée, elle se disait qu'il valait mieux s'octroyer la bienveillance de tous les dieux réunis, rien n'était trop beau pour son enfant. Bien sûr, elle n'en disait rien à Vernon car il se fâchait quand elle lui en parlait, pour lui, tous ces esprits étaient des sottises, il n'y avait qu'un seul Dieu. Gladys opinait du chef, n'en pensant pas moins. A cette heure, l'église était presque vide. Les seuls blancs à la fréquenter étaient les miséreux. Les nantis détestaient cette musique de nègres, c'était, pour eux, un blasphème que de se trémousser tout en tapant des mains pour célébrer le Seigneur. Eux fréquentaient la grande cathédrale, celle qui se dressait fièrement sur la place, elle était de toute façon réservée aux blancs. Ils n'habitaient pas non plus dans le quartier Est mais possédaient de belles maisons coloniales dans le centre de la ville ainsi que des voitures rutilantes. Gladys, elle, était fière de sa modeste maison, construite par les mains mêmes de Vernon, aidé de son père et son grand-père, c'était une shotgun house des plus ordinaires, typique de ces coins reculés, avec cinq pièces en enfilade, mais c'était leur chez eux. La chambre du bébé était déjà prête. Le père Smith, de leur congrégation, leur avait fourni un berceau ainsi que quelques vieux jouets en bois donnés par les nantis, et, tous les soirs, Gladys tricotait le trousseau du bébé, en écoutant la musique qui s'élevait gaiement de la rue. Elle se mit péniblement debout, quittant la chaleur de l'église pour se diriger d'un pas lent vers le centre-ville. Son amie Cindy avait, paraît-il, un tuyau, un boulot de quelques jours dans une brasserie, c'était mal payé mais toujours bon à prendre.

Quand ils se retrouvèrent le soir, ils étaient heureux, la chance était de leur côté, tous deux avaient trouvé un travail pour la semaine, Vernon avait été pris comme maçon, quant à Gladys, si la brasserie avait tout d'abord rechigné à employer une femme enceinte jusqu'aux yeux, devant son insistance et sa détermination, ils avaient fini par accepter de la prendre à l'essai pour deux jours. Ils étaient comme deux gosses, Vernon la prit dans ses bras et lui caressa doucement les cheveux. Après un souper frugal fait de gruau de maïs, il décidèrent de se rendre chez leurs voisins leur annoncer la bonne nouvelle.

Ici, la misère n'avait pas de couleur et tous entretenaient de bons rapports de voisinage et quand l'un décrochait un boulot, la communauté entière se réjouissait, il y avait toujours les éternels insatisfaits comme partout mais dans l'ensemble, le quartier était soudé. Le soir, les habitants avaient pour habitude de se retrouver chez l'un ou chez l'autre, jouant aux cartes tout en écoutant le vieux Bill, égrainer ses accords de blues et raconter de sa voix rocailleuse les malheurs de son existence depuis que sa douce l'avait quitté. Leur désespoir, ils l'exprimaient par leur chansons, jamais ils n'avaient appris la musique mais tous possédaient ce savoir ancestral du blues et une guitare, parfois très vieille, usée d'avoir été trimbalée aux détours de leurs pérégrinations. Vernon et Cindy adoraient le blues, ils aimaient ces soirées animées qui finissaient parfois très tard. Ils n'avaient pas d'argent mais savaient profiter de ce que le bon dieu leur donnait et puis ils n'étaient pas bien difficiles et savaient se contenter de peu.

*
Tous entouraient le nouveau-né qui roucoulait dans les bras de sa maman, les yeux déjà grands ouverts. Vernon s'était assis sur le lit, les bras entourant les épaules de Gladys, qui avait l'air épuisée. A ses côtés, Cindy gardait le silence, soulagée de s'en être si bien tirée dans son rôle d'assistante et d'amie, quand à la vieille Rosevi, elle souriait, caressant les cheveux de sa petite-fille d'un air heureux et satisfait.

Le docteur Redding , occupé à ranger ses instruments, était songeur. En trente ans de carrière, jamais il n'avait vu un tel phénomène se produire et pourtant, des enfants mal formés, souffrant de tares physiques, il en avait eu plus que son compte. Souvent, ils étaient abandonnés au pied d'une église pour les plus chanceux, les autres finissant dans les cirques où les parades des monstres faisaient fureur, le célèbre cirque « Barnum » ayant fait ses émules.

Là pourtant, c'était complètement différent, il ne souffrait d'aucune difformité. Mais, hormis cette étrange marque de naissance en forme d'étoile à cinq branche, une autre incongruité qui le laissait pantois, et l'aspect de sa chevelure, en effet une espèce de houlette de cheveux noirs ornait, telle une frange rebelle, le sommet de son petit crâne , c'était son aspect tout entier qui le laissait en proies à mille interrogations. Il semblait avoir déjà presque trois mois tant il était fort et éveillé. Cette manière qu'il avait de tenir sa tête droite le stupéfiait, jamais en quarante ans de carrière, il n'avait vu cela chez un nourrisson d'à peine quelques heures. De surcroît, ce n'était pas un cri qu'il avait poussé en venant au monde mais une sorte de borborygme aux tonalités chantantes Il eut un frisson dans le dos au souvenir de l'étrange moue qu'il avait décelée sur ses lèvres quand il l'avait regardé, il avait vu sa lèvre inférieure se hausser quand son regard s'était plongé sur lui, il en était certain. En homme cartésien, il s'était rassuré en se disant que cet enfant avait pompé toute la vitalité de son jumeau mort-né, ceci expliquant sans doute cela. Néanmoins, il ressentait comme une gêne, un malaise dont il ne pouvait se défaire, il était troublé. Il se morigéna, la journée avait été longue et son mal-être était sans doute dû à la présence de cette vieille indienne, qui, quoiqu'il s'en défende intérieurement, l'intimidait avec ses yeux vifs et perçants. Et, si le docteur Redding était dans cet état, c'est qu'il était en proie à de profondes réflexions. Les nouvelles allaient plus vite qu'une traînée de poudre dans ce quartier qu'il connaissait bien et il se demandait comment ce drôle de bébé allait être perçu par la population. Dans ce coin, la superstition rythmait le quotidien de ces gens humbles, tout comme la musique. Outre les croyances amérindiennes, le vaudou faisait partie de la vie des noirs qui sollicitaient les faveurs du grand Legba, le célébrant et lui donnant des offrandes pour qu'il leur vienne en aide, que ce soit pour la recherche d'un boulot ou pour reconquérir une maîtresse. De nombreux rituels lui étaient consacré. Bien que beaucoup se soient convertis au catholicisme, non par conviction mais parce qu'on ne leur avait pas laissé le choix, cela ne les empêchait pas de continuer à perpétuer ces croyances ancestrales, exorcisant ainsi leurs douleurs, leur colère face à l'omnipotence des blancs en ce début de siècle agité tant économiquement que socialement. Les bluesmen, dans leurs complaintes, invoquaient souvent le vaudou, le jeune John Lee le premier. On disait même, sous le manteau, que certaines grandes bourgeoises de la ville envoyaient, le soir venu, leurs servantes afin de se procurer, qui une potion pour redonner vigueur à l'époux défectueux, qui une poupée que l'on piquait à des endroits stratégiques pour se débarrasser d'un amant encombrant et autres gris-gris, mojos ou amulettes. Si le Mississippi était le berceau de la musique, c'était aussi le croisement de toutes les superstitions.

Ces croyances, dans lesquelles ils se réfugiaient étaient, pour ces pauvres gens, essentielles pour supporter les exactions dont ils étaient coutumiers. Ils s'y raccrochaient, réconfortés à l'idée que des forces supérieures interviendraient en leurs faveurs. Aussi, en voyant ce bébé, le docteur craignait qu'il fût considéré comme le signe du diable, il avait peur qu'on le montre du doigt, arguant du fait qu'il avait le mauvais œil. En homme bon, il considérait qui l’était de son devoir de prévenir les parents de ce qui risquait très fort de les attendre dans les jours à venir.

Le bon docteur leur demanda alors de l'écouter, pesa ses mots et leur dit toutes ses appréhensions. Gladys ne trouva rien à rétorquer mais serra son petit plus fort contre elle, dans un élan protecteur, les autres étaient silencieux, digérant l'information, Vernon croisait convulsivement ses mains, signe de trouble profond. La vieille chamane, qui avait l'air de somnoler sur sa chaise tout en continuant de tenir la main de sa petite fille, les regarda d'un air amusé et prit alors la parole.

Ce qu'elle leur dit les stupéfia, jusqu'au médecin qui était de plus en plus ébranlé par ses révélations. Tous étaient suspendus à ses lèvres et personne n'aurait osé l'interrompre, sa voix avait retrouvé un timbre clair, Rosevi semblait rajeunie, grandie aussi dans le halo de lumière :

— Mon bon monsieur, tout ce que vous avez dit, c'est rien qu'des balivernes. Vous autres, savez pas ouvrir votre esprit aux voies de l'univers. Savez pas lire les signes. Ce garçon que vous voyez est l’Élu. Laissez-moi vous raconter ses origines, ses racines. Quand on nous a volé nos terres, qu'on nous a chassés, nous et nos frères noirs, les Esprits se sont mis en colère, et ont alors décidé de s'unir., durant de longues lunes, ils ont parlé puis Le grand Legba, prêtre suprême Vaudou et Sélu, la Reine du Maïs chez nous, les Cherokee, ont conclu un pacte. Un enfant naîtrait avec l'étoile sur son corps, la marque de l'élu et il serait Roi. Ces décoctions que je t'ai données, ma fille, étaient un enchantement qui préservera ton fils de la curiosité des autres. Dès que l'on posera le regard sur lui, la personne sera alors envoûtée et sous son charme, au propre comme au figuré. Nous l'attendions tous ! Notre peuple et les noirs aussi. C'est ma propre mère qui me l'a raconté quand j'ai été prête, c'est une tradition orale qui se perpétue depuis presque un siècle et les esprits m'avaient prévenue, je savais que c'est toi qui enfanterais ce prodige. Car toute chose est inscrite dans l'univers pour qui sait lire les astres. Voyez-vous, cet enfant sera le Roi, le King. Il sera vénéré dans le monde entier, ce sera un Rassembleur, un Unificateur. Longtemps après qu'il aura rejoint le royaume des Esprits, on viendra encore lui rendre hommage du monde entier. Il sera « l’Éclaireur des Peuples ». Et vois-tu ma petite-fille, les Esprits sont aussi malicieux, alors ils ont décidé qu'ils serait à moitié blanc. Ce sera le premier à chanter de la musique noire pour tous, quelle que soit la couleur de leur peau. Un grand destin l'attend. Vous avez vu la marque sur sa peau. Cet après-midi, j'ai vu un vol de corneilles, cela signifie l'arrivée d'un nouveau-né dans notre tribu. J'ai su alors que l'heure était venue, cela faisait plus d'une semaine que les signes se multipliaient dans le ciel, j'étais prête.
Le docteur Redding ouvrit la bouche :

—Tout ça c'est des sornettes, les esprits c'est dans votre tête qu'ils sont, vieille folle !

—Ah oui, tout grand monsieur qu'vous êtes, osez dire devant nous tous là que vous avez déjà vu des bébés comme celui là ! Dit-elle en montrant le petit du doigt, elle reprit, d'un ton véhément, s'adressant à Gladys et Vernon:

—Vous l'connaissez vous autres le jeune Robert Johnson, un coureur de jupons comme y'en a pas deux. Se désespérant de ne pas réussir à jouer deux accords d'affilée, il a fait un pacte avec le Cornu, au célèbre croisement des routes 49 et 61. Depuis, il chante et joue comme un dieu ! Avant, tout le monde se moquait de lui parce qu'il avait tout juste un filet de voix, vous pouvez pas le nier vous autres ! Vous l'savez tout comme moi, c'est le Cornu, en échange de son âme , qui lui a donné le don mais bientôt, il va aller rejoindre le Pays d'où on ne revient pas. Me demandez pas comment j'le sais, j'le sais, c'est tout.

Vernon qui était jusqu'alors resté silencieux, parla d'une voix calme :

—Elle a pas tort mama pour Robert, j'le connaissais quand j'étais gosse et c'est vrai que du jour au lendemain, il s'est mis à bien jouer le blues, quand on le voit, on a l'impression que la guitare, c'est une partie de lui ! Il est connu par-delà le Mississippi, mais, pour en revenir à notre bébé, ce petit sera élevé dans la foi du Christ et puis personne touchera un seul cheveu de sa belle tête ou se moquera d'lui sinon, il aura affaire à moi ! Il s'appellera Elvis ! Elvis Presley, ça sonne bien !

Le docteur était reparti en maugréant, il lui tardait de retrouver son foyer et sa femme, un univers normal, voilà ce qu'il lui fallait après toutes ses émotions sans oublier un bon verre de scotch.

Gladys et Vernon, s'ils étaient inquiets après les révélations de la vieille femme, n'en dirent rien. Ils n'eurent pas longtemps à attendre la réaction qu'auraient les voisins à la vue du petit Elvis. Dix minutes après le départ du médecin, le vieux Bill et Bobby, l'un accompagné de sa guitare et l'autre de sa régulière, tapèrent joyeusement à la porte de leur petite maison. Vernon leur dit d'entrer et d'attendre quelques minutes afin que Gladys soit présentable. La jeune femme jeta un regard angoissé à Vernon quand ils entrèrent.

S'approchant alors pour voir le petit, ils s'extasièrent en choeur « jamais ils n'avaient vu d'enfant aussi beau et aussi éveillé, ce petit allait briser bien des cœurs plus tard » Leurs regards à tous étaient rivés dans les yeux du nouveau-né, ils ne pouvaient s'en détacher, comme hypnotisés, soudain, comme mû par une pulsion, le vieux Bill prit sa guitare et commença à chanter. Aussitôt, le bébé se mit à babiller de contentement et à gigoter ses petites jambes. Après un moment qui parut interminable à Gladys, Célia, l'épouse de John, lui dit :

—Vous avez là un bébé exceptionnel, pour sûr il ira loin avec des yeux pareils !

Dans un coin de la pièce Rosevi se mit à rire :

—Pour sûr, vous croyez pas si bien dire ! Ce sera une star !

EPILOGUE

La vieille chamane ne s'était pas trompée quant au sort du pauvre Robert Johnson, celui-ci fut empoisonné par un mari jaloux alors qu'il avait tout juste vingt sept ans cette même année 1938. Quant au petit Elvis, Il est à jamais l’Éclaireur des Peuples. Ceci est la véritable histoire du King, jusqu'alors cachée au grand public et qui se trouvait dans les pages d'un très vieux grimoire de l'aïeule de la Vieille Rosevi, Vivi. C'est en son nom et au nom de tous les hommes bafoués à cause de la couleur de leur peau que j'ai décidé de révéler ces éléments, en accord avec Vivi, que je remercie.
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Lélie de Lancey · il y a
Que votre histoire est belle !!!!
Elvis était charismatique... Et votre histoire est plus qu'à la hauteur du King !!! J'ai pris un très grand plaisir à "dévorer" votre magnifique récit ! Merci pour cet excellent moment ! Merci !

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Eponine52 · il y a
Merci beaucoup pour tes mots ! Mais je t'en prie, entre amies de la littérature, dis-moi tu ! Je vais de ce pas découvrir ton univers !
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Lélie de Lancey · il y a
Merci c'est gentil à toi !
Je dois l'avouer, je suis restée très "imprégnée" par ton histoire tellement elle est bien écrite et envoûtante...Cela fait partie des oeuvre que je prends plaisir à lire et à relire... Et je lis beaucoup ! Alors merci pour ce cadeau !

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Eponine52 · il y a
C'est moi qui te remercie pour ce que tu me dis, ces mots là n'ont pas de prix ! bisous et douce journée au frais !
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Fred Panassac · il y a
Cette histoire possède un charme irrésistible, et plonge dans les racines de l’Amérique des délaissés qui prennent leur revanche. Réalité et magie mêlées, une biographie revisitée et envoûtante. Bravo Eponine !
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Fantomette · il y a
Absolument merveilleuse cette histoire, je me suis laissée envouter
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Topscher Nelly · il y a
Une super histoire.Fiction ou réalité ?Peu importe ça se lit très vie.
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Stéphane Sogsine · il y a
Je suis passé lire cette étonnante biographie avant d'aller voir sur wikipédia les quelques éléments qui en balisent le récit.
Bravo.
Une suggestion, pourquoi ne pas terminer par une boucle en revenant par exemple sur la queue qu'il y aurait non plus pour trouver un job mais, cette fois, pour visiter la maison d'Elvis.
En tout cas je vous ai lue d'un trait sans avoir à aucun moment l'envie de lever le nez de ma tablette.
Chapeau bas. ;-)

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Jean Calbrix · il y a
Un joli conte sur la naissance d'une idole ! Merci, Eponine, pour ce bel instant de lecture. Je vais me chanter Blue suede shoes le reste de la journée. Je clique sur j'aime.
J'ai un sonnet tragique que je vous invite à lire si vous avez le temps : http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/Mumba

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Yasmina Sénane · il y a
Histoire très agréable à lire !
Apprécierez vous "Un scoop" pour le prix Imaginarius ?

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Keith Simmonds · il y a
Une belle histoire bien composée d'où il est difficile de distinguer la réalité de la fiction ! Bravo ! Mon vote ! Une invitation à venir suivre ma merveilleuse et intrépide “Mémé à moto” qui, malgré tous les obstacles mis sur son chemin, continue à foncer pour le Prix Faites Sourire 2017 ! Merci d’avance et bonne journée!
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Valérie Labrune · il y a
La grâce était tombée sur le petit mais nous n'avons pas su voir les signes à l'époque : la frange rebelle, la lèvre retroussée, la prédisposition pour les chants, les borborygmes... autant de signes annonciateurs de ce qu'un médecin a pensé être une sorte de monstruosité. Que sommes-nous allés lui inventer une légende au King quand il suffisait de se souvenir de la prédiction de Rosévi ?
Merci Eponine de nous emmener avec toi dans ta réalité, d'oser venir la contredire, de la reconstruire dans l'alchimie de tes envies, de ton humour aussi, et de nous faire porter sur le monde un regard doux empli de poésie mystique. C'est un bien agréable voyage que tu nous proposes.

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Utilisateur désactivé · il y a
Réalité ou fiction, ton histoire est bien sympathique, Eponine. Bravo.
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