Elle, Lui et Moi

il y a
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Il y a moi et mon imagination, entre les deux, un clavier. Mon bonheur ? Offrir des moments de plaisir aux lecteurs. Ma force ? Ma différence tout simplement. Voter c'est bien mais, votre avis  [+]

La sonnerie me tire de mon pseudo-sommeil. Il y a longtemps que je suis réveillé, mais je traîne dans les draps laissant mon esprit rechuter par moments dans les limbes de l’inconscient. Je tire lentement l’objet numérique qui a gagné depuis longtemps le droit de dormir avec moi. Sur son écran illuminé, une jeune femme au design manga s’agite sur une musique ridicule mais entraînante. Une sorte de « ver musical » qui vous place un rythme en tête et vous aide à tirer votre corps de cette enveloppe cotonneuse  et agréable qu’est votre lit. 

Je touche l’écran du bout des doigts, elle rit. Je tapote un peu partout et sa jauge de bonne humeur se remplie. Une fois cette dernière satisfaite, elle cesse de chanter et le silence froid de mon appartement me tombe dessus. Comme chaque matin, je concentre mon esprit sur le « ver musical » et oblige mon corps à bouger, il faut aller travailler.

Un vêtement par-ci, un sous-vêtement par là et au passage j’appuie sur la commande des volets pour qu’ils se lèvent. Pendant que je rassemble mes habits, je laisse trainer mon regard dehors. Le temps n’est pas au beau fixe, mais on devine le soleil sous le voile. Avec un peu de chance, il fera bon cet après-midi.  Petit à petit, la lourdeur de la nuit s’efface et les habitudes reprennent le dessus. Le froid lui reste présent. Je file à la salle de bains.

La lumière artificielle m’agresse, mais il ne fait pas assez jour pour que je m’en passe. Je laisse tomber mes affaires sur le sol et rentre dans la douche, l’eau chaude salvatrice m’offrira un peu de répit face au froid tenace. Après les étapes habituelles, je la laisse s’écouler de longues minutes sur mon corps. J’aime ce moment où j’augmente progressivement la température comme pour envelopper mon corps d’un bulle de chaleur. Le « ver musical » toujours en tête, je chasse les mauvaises pensées qui tentent de m’assaillir depuis le lever. 

Le temps n’est pas extensible, tout a une fin. Je crois que je pourrais rester la journée « enfermée » sous la douche. Je me coiffe, me parfume, vérifie que rien ne cloche sur le visage, mais je ne me regarde pas. Seulement les détails, des parties, j’évite la vue d’ensemble. Je ne veux pas, je ne la supporte pas.

 Le petit déjeuner se fait sans appétit et rapidement. Ma douche a dévoré le temps, il faut que je parte. J’attrape mon sac, mes clés et me voilà déjà dans l’escalier. Sur les dernières marches, j’enfile mes écouteurs et j’envoie en volume fort un autre morceau de musique entraînant. Je veux couvrir la mélancolie qui guette la moindre occasion pour se montrer.

Le tempo rythme mes pas, je ne traînerai pas comme ça. J’avance, tentant de ne pas me projeter en avant dans cette journée ni de chuter dans celle passée d’hier. L’instant présent, la musique, je chante en moi, crie en moi chaque parole dans une lutte silencieuse. Mon regard se perd dans la rue, j’observe les autres. Les assis, les debouts, les marcheurs, ceux qui attendent, ceux qui courent. Malgré les années, rien de ce que je vois ne me donne l’impression d’être comme eux. Pourtant extérieurement j’agis comme eux.  

Espionner les autres va encore m’emmener vers de mauvaises pensées, je reporte mon regard sur les devantures des commerces. Tiens, la boutique de lingerie qui fait l’angle a changé sa vitrine.  Soudain je m’arrête. 

Le modèle en exposition est magnifique. Un mélange de mauve et de rouge avec des touches satinées, quelques ajouts de dentelles discrets, un parfait équilibre. La pièce du bas est du même acabit, ni trop, ni trop peu. Affriolant et provoquant tout en étant réservé, d’ailleurs le mannequin placé en photo juste à côté se tient exactement comme il faut pour le mettre en valeur. La pose est à l’image du modèle exposé, je rêve soudain devant. Ma vue se trouble un moment puis mes yeux refont la mise au point. Malheureusement cette mise au point ne se fait pas sur le beau modèle, non elle se fait sur mon reflet. Ce modèle n’est pas pour moi. C’est là que je l’entends, elle, moi. Je la sens vibrer en moi quelque part au fond. Elle crie, elle s’agite, elle veut que je l’écoute. Je fais la sourde oreille, je suis happé par cette vision de mon reflet. Celui que je fuis au maximum, que je n’aime pas. Je refuse de « me » voir.

Cela fait  quelques années seulement qu’elle est entrée dans ma vie. Elle était là depuis le début, enfouie, cachée ou étouffée, qui sait. Aujourd’hui, il ne se passe un jour sans qu’elle se manifeste. Je sais qu’elle me regarde, impatiente, agacée que je ne l’écoute pas. Je soupire et réussi à détacher mes yeux de mon image détestable.  Je sors mon smartphone de ma poche, je fouille dans la bibliothèque musicale et arrête mon choix sur « Fireworks » de Katy Perry. Deux crans de volume plus élevé et je laisse les paroles déferlées en moi. C’est difficile, la mélancolie se bat pour s’immiscer. Je finirai sûrement avec des problèmes d’audition, mais je m’en fous, je n’ai que peu de moyen de lutter contre ça.

J’arrive à l’arrêt de bus et, comme avec un parfait synchronisme, ce dernier apparaît au coin et se stoppe. Je monte dedans, fait biper mon pass. Je me cale dans un coin, les yeux dans le vague, laissant la musique emplir mon esprit. 

En regardant le sol, j’aperçois une superbe paire de chaussures avec au-dessus de longues jambes bien galbées. Mes yeux remontent lentement, ils détaillent la tenue très jolie aux couleurs bien assorties. La jeune fille est splendide. Maquillage, coiffure, rien n’a été laissé au hasard, elle est désirable à souhait. Je la dévore des yeux comme toute la gente masculine présente dans ce bus. Je devine les courbes de son corps sous ses vêtements qui les masquent autant qu’ils les dévoilent. La réaction physiologique est intense, cette fille m’a tapé dans l’œil. 

A l’intérieur, elle n’attendait que ça pour de nouveau se manifester. Un violent sentiment de jalousie s’empare de moi. Elle est envieuse, en colère et déprimée. Un volcan émotionnel qui s’ajoute à ce que je ressens personnellement. Elle m’en veut, elle la montre du doigt. « Pourquoi je ne suis pas elle ? » m’accuse-t-elle. « Pourquoi je ne ressemble... Non,  pourquoi TU ne ressembles pas à elle ? Même un peu. » 

Je suis triste tout à coup, triste est fatigué. Elle est moi et je suis elle. Rien n’y fait nous sommes ensemble.

Si je suis un garçon ce n’est pourtant que la moitié de moi. J’en ai l’apparence, j’en ai l’attitude, j’en ai la façon de vivre parfois. Il y a elle, elle en moi, elle au fond. Un bout de fille, un morceau de femme, une partie de moi passée sous silence de manière inconsciente par l’ignorance de l’enfance et la force des codes sociaux. J’aimais les filles plus que les garçons, je devais donc être un garçon. Je devais me comporter comme eux, j’en avais plus le caractère paraît-il.

Je repense à mon corps, à ce que je suis, à quoi je ressemble. Je ne suis pas une fille, mais j’aimerais. Pourtant je sais que c’est impossible. Une seule moitié de fille emballée dans un corps masculin avec une autre moitié masculine. Elle, mon autre moi. Cette part de moi qui fait ma différence, invisible aux yeux des autres.

La jeune fille tourne la tête vers moi. Elle me regarde, intriguée. Je rougis immédiatement. Elle sourit en s’en apercevant. Je deviens couleur écarlate. Elle dégage de l’assurance. Je suis persuadée qu’au fond il y des doutes aussi en elle, comme en nous tous mais, elle arrive à donner le change. Je ne peux plus détacher mes yeux des siens. Je désire cette fille, son corps et son sourire, je les convoite comme un garçon. Et pourtant...

Je désirerais avoir son corps et son sourire pour la satisfaire elle, celle que je ne peux pas être. Avoir son corps, ses formes, assumer cette partie de moi, ce « elle » que je suis aussi.  J’en viens même à envier le désir masculin qu’elle provoque sur moi et les autres hommes. Je voudrais moi aussi pouvoir le provoquer. C’est contradictoire, improbable mais c’est moi. Quelque part au milieu, quelque part des deux côtés de la barrière. 

La jeune fille ignore les pensées qui me traversent. Si mon intérêt pour elle lui fait du bien, tant mieux. Je ne ressemble à rien. Mal habillé, malhabile, timide, je suis l’opposé de cette jeune fille et de ce qu’elle dégage.

Je n’ai pas cessé de l’observer malgré la gêne. Je me projette tant de choses en la détaillant. A force, je sens dans son regard une légère crainte, je dois avoir l’air d’un pervers. J’aimerais m’expliquer, lui faire comprendre la complexité de ma personne. Exprimer ma dualité, mais c’est peine perdue. Trois minutes dans un bus blindé de monde ne sont pas le meilleur cadre pour se faire comprendre. A quoi ça sert ?

Le bus s’arrête, la jeune fille se prépare à descendre. Elle me jette un dernier coup d’œil. Comme un dernier examen pour me classer dans les grands timides ou les pervers dangereux. Son sourire refait surface, j’ai de la chance. Si le hasard fait que l’on se recroise un jour, elle n’aura pas peur de moi. Elle m’a troublé, nous a troublés. Elle, lui, moi, nous l’avons tous désirée.  

Elle descend avec les passagers. La foule la dévore et le gris de ma vie revient de nouveau se mettre en place. Tout s’éteint en moi sauf le souvenir de cette jeune fille. Elle y pense toujours, lui aussi. J’aurais dû lui parler, même bafouiller. J’aurais dû tenter. 

Je suis un paradoxe. Comment me définir ? Une demie lesbienne enfermée dans un corps d’homme ? Une moitié d’homme ? Une sorte de brouillon de trans raté par la nature ? Existe-t-il un terme pour me définir ? Où se situe la limite entre mes deux moi ?

Je peux y penser des heures, cela ne changera rien au problème. Je dois accepter ma moitié garçon et contenter comme je peux ma moitié fille. Deux entités avec des désirs quelque part différents et complémentaires, rivaux et complices, dans une enveloppe charnelle qui a choisi d’aller dans un seul sens. Je suis lui, elle est moi, nous sommes, simplement.  

J’espère recroiser cette jeune fille. Qui sait, peut-être arriverais-je à l’aborder. Mon esprit s’emballe, se projette. Une relation, une unique où je pourrais être moi-même, entière et entier, en étant accepté. C’est beau, mais pour cela il faut oser. Pour cela il faut comprendre et accepter. 

Il me faut comprendre et accepter l’homme, son corps et ses désirs que je suis à moitié. Il me faut comprendre et admettre que je ne suis qu’une demi-femme sans enveloppe corporelle mais pleine d’envies et de désirs. Je ne serai jamais l’un ou l’autre totalement. Ce n’est pas moi, ce n’est pas ma nature. Je suis deux, je suis unique.

Belle inconnue, j’aimerais être aimé comme aimée, être désirée comme désiré. Je te veux et te convoite comme un homme, te veux et te jalouse comme une femme. Pourrais-tu m’aider s’il te plaît, m’aider à assumer ce que je suis. Toi seule viens de faire vibrer mes deux faces, toi seule a permis que leurs cœurs s’affolent à l’unisson. Peut-être es-tu la clé de la porte qui les sépare. Peut-être...

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Les Histoires de RAC · il y a
Une plume très habile sur un sujet complexe ! Etre 2 au lieu d'un, c'est en quelque sorte avoir une "double" culture, donc un éternel enrichissement puisque toujours plus ! C'est un genre de métissage à optimiser ; toujours voir le côté positif car en fait, pourquoi choisir ? Choisir c'est se priver ! A bientôt...
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JigoKu Kokoro · il y a
Bonjour RAC ( ^_^),
Mille excuses pour le retard. Je suis actuellement plutôt occupée et mon activité littéraire (pour le peu que j'en ai) est consacré à un projet qui me tien à cœur. Effectivement, vous avez bien saisi la particularité de ce texte qui concerne la difficulté de trouver sa place ans un société qui cherche à tout codifier y compris ce qui est différent. Vous dite "pourquoi choisir", cela résonne plutôt bien avec "s'accepter" qui est peut-être l'un des combats les plus dur.
Merci pour cette lecture attentive.

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Les Histoires de RAC · il y a
Je vous en prie ! A+++
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jc jr · il y a
Ce texte m'a dérangé,vraisemblablement ai-je été sensible aux questions posées. Le sentiment général qui me reste est la mélancolie, éprouvé par cette personne,au gré de cette dualité, qui la rend extérieure aux autres et particulièrement à soi-même. Je crois que cela fait partie des questions que l'on se pose régulièrement au cours de sa vie, où l'on essaye de rassembler en soi les morceaux épars pour arriver à son intégrité, à son identité. L'important n'est pas de rentrer dans des cases, mais faire en sorte que la sienne soit complète. Merci pour ce texte vibrant de recherche et de sincérité.
Bienvenue sur ma page quand vous le voulez.

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JigoKu Kokoro · il y a
Bonjour JcJr ( ^_^),
La question que j'aurais envie de vous poser est "En quoi ce texte vous a-t-il dérangé ?". Sa thématique, son cheminement, son histoire ? Effectivement le fil de la mélancolie parcours ce récit qui traite de personnes qui doivent affronter la vie avec en face d'eux les stéréotype et autres "cases" dans lesquelles ils doivent en principe se retrouver. L'être humain est plus, cette personne est plus. Vous avez raison, la quête qui vise à se comprendre est très longue et peut durer toute une vie. L'important s'est de se conformé à soi même et ce que l'on ressent et non à ce que l'on attend de vous mais la société actuelle impose inconsciemment encore une classification dans laquelle nous baignons depuis notre plus jeune âge. Cette imprégnation est telle que même lorsque l'on se retrouve "hors case" on cherche implicitement à se ranger tout de même dedans. Merci pour votre lecture attentive, je ne manquerais pas de passer sur votre page sous peu.
Au plaisir ( ^_^)

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jc jr · il y a
Merci de ce retour avisé et intéressant. Suis-je assez ouvert pour accepter le " hors case " ? Peut-être. Je suis capable de transgresser à condition de pouvoir me réfugier dans mes cases à moi. A+
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JigoKu Kokoro · il y a
Bonjour Jcjr ( ^_^)
Il y ait des choses qui existe dans la vie et que l'on aborde chacun de sa manière. L'important c'est de ne jamais fermer son esprit et ce même s'il ont préfère garder une certaine distance.
Au plaisir.

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JAC B · il y a
C'est un texte vraiment très émouvant et votre personnage en quête d'identité est lui-même bouleversant de sincérité. Je ne retiendrai que l'AMOUR , c'est toute la richesse d'un être qu'il soit masculin, féminin ou pluriel. Merci Jigoku.
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JigoKu Kokoro · il y a
Bonsoir JACB ( ^_^)
Merci pour votre lecture et votre commentaire. C'est un texte à la thématique particulière qui comporte effectivement beaucoup de chose. Si cette histoire vous a touché, vous m'en voyez ravie car c'est pour cela qu'elle a été écrite. L'amour se moque bien des cases dans lesquelles nous passons notre temps à vouloir nous ranger.
Au plaisir ( ^_^)

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Utilisateur désactivé · il y a
Un texte subtil, qui amène peu à peu le lecteur à découvrir qui est celui/celle qui parle… et qui fait entendre sa différence avec finesse. Bravo !
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JigoKu Kokoro · il y a
Bonjour Eve ( ^_^),
Merci beaucoup d'être passé lire ce texte à la thématique particulière. Votre appréciation me va droit au cœur.

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Eliza · il y a
Vous abordez avec beaucoup de poésie un thème grave et controversé. Bravo pour la façon nuancée dont vous le faîtes. C'est touchant, émouvant même.
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JigoKu Kokoro · il y a
Bonjour Eliza ( ^_^)
Merci d'avoir répondu à mon invitation et d'avoir pris un peu de temps pour lire. La thématique et la manière de l'aborder était un souhait depuis longtemps mais il m'a fallu un peu de temps pour trouver les mots et l'équilibre du résultat. Une volonté de mettre en lumière la complexité de certaines personnes par rapport à ce que la société définie.
Au plaisir. ( ^_^)

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Utilisateur désactivé · il y a
Re-bonjour Jigoku Kokoro (^_^),
Me voilà dirigée vers le deuxième texte proposé. J'aime beaucoup aussi celui-ci, de par son originalité. Ce texte nous permet de nous interroger sur ce que nous sommes réellement, sur la perception que l'autre a de nous. Cette dualité mi-homme, mi-femme est exprimée avec pudeur et sensibilité, mais aussi avec toutes les craintes et les peurs que cette dualité peut apporter. Car, oui, quand on est différent du "schéma" de la société, les critiques fusent, alors, que l'on ne souhaiterait qu'une seule chose, c'est d'être accepter pour ce que l'on est, à notre juste valeur. J'aime beaucoup la fin de votre texte qui exprime cette espérance d'être acceptée et d'assumer cette dualité, avec l'aide de cette jolie demoiselle qui a tant fait vibrer ses deux cœurs.
Merci pour ces deux lectures Jigoku Kokoro (^_^)

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JigoKu Kokoro · il y a
Re-bonsoir Ophélie ( ^_^)
Je commence par un merci (encore, je sais ( ^^)) pour avoir gentiment acceptée de lire mes deux propositions. Le thème de ce texte me tient particulièrement à cœur et il n'était pas évident de le retranscrire et l'exprimer de manière accessible à tous les lecteurs. En dehors des schémas, il y a encore des catégories car on aime toujours tout catégorisé à outrance. Mon souhait était de montrer qu'il existe bien souvent de nombreuses personnes "complexes" et différentes et qu'il était difficile pour eux de trouver leur propres chemins dans la vie. S’accepter est difficile, se faire accepter l'est tout autant mais le premier pas c'est de se comprendre avant tout.
Merci pour votre double passage ( ^_^)

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Lyne Fontana · il y a
Un texte dont l'orthographe joue déjà avec notre perception du personnage. Une dualité exprimée avec sensibilité. ça me rappelle le très beau film argentin de Lucia Puenzo : XXY.
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JigoKu Kokoro · il y a
Bonsoir Jose ( ^_^),
Je vous remercie pour votre lecture et suis surpris par votre premier choix de lecture sur ma page. Ce n'est pas celui-ci vers lequel se portent les lecteurs habituellement et cela me fait plaisir car sa thématique particulière me tient à coeur. Je n'ai pas vu le film en question vous m'en voyez navré mais vous avez raison sur la perception et la dualité. Elles sont le coeur de cette histoire et de ses emotions.
Vous m'en voyez ravi si la lecture vous a plu.
Au plaisir. ( ^_^)

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Lyne Fontana · il y a
Mon premier choix était : "addictogène". Voté et commenté aussi.
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JigoKu Kokoro · il y a
Il est possible que cela bug chez moi car je n'ai pas reçu le mail de la notification du commentaire (On en reçoit pas pour les votes) Après mon client mail est parfois capricieux.
Mes excuses pour la confusion possible ( ^_^)
Du coup merci beaucoup encore une fois de m'avoir lu 2 fois.

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Lyne Fontana · il y a
effectivement, je viens de vérifier, mon commentaire n'a pas été enregistré. J'en retape un autre.
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JigoKu Kokoro · il y a
C'est très gentil de votre part ( ^_^) Merci.
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Virgo34 · il y a
Ambigu, certes, mais pourquoi pas ? Sommes-nous entièrement et seulement ce que nous paraissons ou que nous croyons être ?
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JigoKu Kokoro · il y a
Bonjour Virgo ( ^_^)
Ambigu oui, comme la personnalité évoquée dans ce récit. Nous ne sommes qu'un assemblage issu de notre sexe de naissance, notre sexe d'orientation, notre sexe de personnalité et notre sexe vécu ( ^_^).
Merci d'être passé lire ce texte si particulier et d'avoir pris le temps de laisser une trace de votre passage.

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Joëlle Brethes · il y a
Récit intéressant qui pousse à s'interroger sur ce qu'on est, comment on se perçoit et comment nous perçoivent les autres...
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JigoKu Kokoro · il y a
Bonjour Joëlle ( ^_^) (Mes excuses pour ma réponse tardive, je suis peu disponible en ce moment)
Merci d'être passé me lire et de m'avoir commenté. Ce texte a une thématique particulière à laquelle je suis attaché et que je souhaitais mettre en avant. Que sa lecture vous pousse à vous interroger me fait plaisir car c'est un peu le but de ce dernier : Amener le lecteur à sortir des carcans de pensées habituelles sur cette thématique.
Au plaisir ( ^_^)

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