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Elle et lui

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Arya973

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Découverte :

Il était doux, serein, tellement beau. Les cheveux noirs et ondulés, le regard perçant et si intelligent. Il était aussi et surtout la coqueluche de toutes les filles, de toutes sauf d'une. Elle était brune, ses yeux bleu était tristes. Elle n'était rien, invisible, un si beau fantôme qui rêvait tant.
Au lycée, disons que la vie sociale prend tellement de place que rien d'autres n'existe et cela tout le monde l'appliquait sauf elle et lui. Et oui cette coqueluche penseriez-vous que petit il était aussi invisible?

C'est la rentrée au lycée de Kourou en Guyane, Tristan rentre en première, aucun regard ne se pose sur lui ou peut-être un, il ne saurais dire lequel. Il se dit « c'est évident la vie est tellement superficielle et moi je me pointe à la rentrée avec un petite ventre gras et de bonnes grosses joues ». Une année commence.

Camille scrute les visages de ses camarades. En trouvera-t-elle un qui en vaille la peine? Camille, orpheline de père, en famille d’accueil, 16 ans.

Nous sommes en pleine vacances de la Toussaint, Tristan sue et souffle fort. Il fait des haltères puis des tractions et ce depuis une semaine tout en mangeant le matin une pomme et le soir une soupe. Ce jeune lycéen a la chance d'avoir à domicile sa propre salle de sport qui il faut avouer avait pris la poussière depuis les grandes vacances. Sa mère peste contre ce fils qui, à son goût se torture. Tout ça pour quoi ? Des filles ? Elle ne comprend vraiment pas.
Tristan a compris depuis longtemps que le monde était si superficiel qu'il n'y avait que des tablettes de chocolat pour se rendre important. C'est tellement déplorable.

Camille écrit dans son journal, elle est la première de la classe et on dira qu'elle en a souffert. Effectivement, lorsqu'elle était en cinquième, affublée d'un appareil dentaire et de petites lunettes rondes, chouchoute des profs, de surcroît « plate » comme les garçons la décrivait autrefois, elle était le vilain petit canard, le bouc émissaire sans amis véritables. Sa vie autre que cela elle la réussissait, élue délégué au Conseil d'Administration du collège en temps que déléguée des élèves. Curieusement, Camille ne se mélangeait quasiment pas avec les « métros » ce qu'en apparence elle était, non elle était mieux avec les autochtones, tellement plus accueillant, plus sympathiques, moins orgueilleux. Ces peuples dont certains seulement, malheureusement, étaient en accord et aimaient la nature qui nous entourait continuellement, si vierge et sauvage. Camille était différente intérieurement et peu le comprenait. Cette maturité qu'elle avait été obligé a adopter trop tôt. Ce mur d'agressivité et de solitude qu'elle s'était construit inconsciemment. Elle le fantôme était une bouilloire ambulante.


Tristan réfléchissait, pourquoi est-ce que je veux me faire connaître ? C'est tellement bête et illogique. Oui mais lorsqu'il était petit comment l'appelait-on ? « Bouboule », « petite merde ». Les gamins qui disaient cela ne se rendaient pas compte de la douleur infligée encore existante aujourd'hui. Alors oui maintenant il faisait tout pour éviter ces remarques si blessantes. Il s'était fait des amis de « muscu ». Il aimait sourire, rire et tant d'autre choses mais ne pouvait pas le montrer. Pourquoi ? Parce que cette société l'eus critiqué, rejeté.
Oh quelle drôle d'idée, très rigolote. Il suffirait de faire ça et puis cela, c'est bien amusant. Comparer cette société avec la royauté, en réalité mis à part la république, la société est en beaucoup de point semblable. Rajoutons des robes a la mode de Versailles à ces dames et voyons l'effet ! On aurais dis une pièce de théâtre dont les personnage allaient dans le futur mais n'avait pas besoin de texte, il leur suffisait de rester tel quel.

Bouleversement :

Quelle torture de ce lever si tôt ! Ce lever, s'habiller en baillant, manger et partir, le rituel tout aussi ennuyeux pour tout les lycéens non superficiel, en gros Tristan et Camille. Bérénice en revanche avait un rituel tellement plus long. Ce lever, puis prendre une douche, choisir pendant un quart d'heure la tenue appropriée, mettre ses lentilles, se maquiller, se coiffer, se parfumer, manger parfois (quand on avait le temps) et partir sans aller trop vite sinon on transpirerait et le maquillage, oh ! Le maquillage et bien il coulerait et il faudrait retourner à la maison et tout refaire. Flûte ça lui ferais manquer le français, quel dommage !

Camille avait l'impression chaque jour d'assister à une représentation modernisée des précieuses ridicules.

Déchaînement :

Pourquoi donc tout le monde la regardait ? Qu'avait-elle ? Elle avait un jean bleu clair assez moulant et un top rouge. Ils s'était tous retournés pourquoi ? Soudain l'explosion. Il était vrai qu'ils ne l'avaient pas vu depuis un an. Mais cette explosion était disproportionnée. Ce gaussaient-il réellement d'elle ? S'en était trop, Bérénice, devant elle riait si fort, ses lunettes lui tombait sur le visage, et la gifle partit. Le choc, la stupéfaction, Bérénice a terre, les lunettes de travers la joue rouge pivoine. Mais le mieux c'était les autres, ils n'en revenaient pas que la petite « intellote » fut capable de cela. Camille s'enfuit en larmes.

Tristan avait tout vu, il cherchait Camille des yeux. Quelle beauté mais qu'elle tristesse, comment pouvait-elle supporter ces odieux garnements ? Ils avaient simplement rigolé car de « plate », Camille avait a présent des formes avantageuses. Comme si pour une fille intelligente ce fut impossible.
Camille réapparaissait sereine, elle repris son sac, salua le professeur et s'assit à sa place habituelle.
Tristan admirait le sang froid et la détermination de cette jeune fille dont il ne connaissait rien.
Il sentait qu'ils se ressemblaient plus que d'après les simples apparences, il voulait la connaître.

Alors, à la sortie lorsqu'elle détacha son vélo et s'en alla, Tristan la suivit jusqu'à chez elle, sa maison était spéciale, peinte de toute les couleurs, elle respirait la gaieté. Sur le toit, un homme robuste et dans la force de l'âge devint tout souriant en voyant arriver Camille.
Camille ouvrit son portail et un adorable chiot déboula, lui sauta dessus, et s'appliqua a lécher chaque parcelle du visage de sa jeune maîtresse. Camille riait aux éclats. Une jolie femme brune tout aussi souriante lui tandis un goûter. Mais attendez, il entendit d'autres voix et soudain l'image disparue, un rêve ? n'était-ce qu'un rêve ?
Tristan la suivie comme il se l'était imaginé mais la suite fut différente. Elle arriva devant un portail rouillé qui cachait une petite maison peinte en jaune sale. Personne ne l'attendais et aucun chiot ne sortie la voir. Son visage restait impassiblement triste et fermé. Tristan ne pouvait détaché ses yeux de cette jeune fille. Elle monta et apparue à une fenêtre, se détacha les cheveux. Elle prit ce qui semblait être un journal et écrit, et écrit encore. Tristan ne vit pas le temps passé à contempler cette créature angélique. Il faisait nuit et les traits de la jeune fille était dessiné par la lumière. Il partit.

Camille rentra chez elle triste et encore plus mélancolique, elle monta dans sa chambre et écrivit deux heures durant. Elle pleurait, pourquoi la vie ne ressemblait-elle pas aux contes de fées ? De toutes façon tout les jours étaient les mêmes.

Renouveau :

Une journée de plus, Camille retournait dans sa famille d'accueil. Devant le portail, elle trouva un carton. Curieux se dit-elle ce n'est pas le courrier, la factrice aurait mis un avis dans la boîte aux lettre. Elle ouvrit le paquet et y découvrit une adorable boule de poil noire et blanche. Un chiot qui ne devait pas avoir plus de deux mois. La lycéenne le prit ou plutôt la prit dans ses bras comme un bébé et un sourire timide naquit sur ses lèvres.

Tristan avait terminé une heure plus tôt et comme il travaillait à la SPA, il savait qu'une chienne avait mis bas il y a deux mois. Il prit alors le plus beau des chiots le mis dans un carton et le déposa devant le portail de Camille. Il attendit qu'elle arrive et scruta son visage. Il fut ravis de voir son sourire. Camille emmena le chiot tendrement.

Tous les jours, Tristan suivait Camille. Et un heureux rituel s'installa.

Camille rentrait chez elle avec plus d'entrain, elle arriva et ouvrit le portail. Caféine en déboula et s'appliqua à lécher chaque parcelle du visage de sa jeune maîtresse. Le sourire de Camille devint de moins en moins timide jusqu'à ce transformer en rire.
Tristan était heureux car en plus du sourire de Camille elle s'épanouissait à vue d’œil.

Le jeune bienfaiteur acheta cinq pots de peinture, un rose, un bleu, un vert, un jaune et un rouge. Il les déposa devant le portail de Camille avec deux rouleaux et un pinceau.

Une semaine plus tard, la façade de la chambre de la lycéenne avait des rayures de toutes les couleurs.
Camille chantait souvent sur le chemin en écoutant de la musique de la MP3 de son bienfaiteur. La jeune fille était plus difficile à pister car elle voulait savoir qui était cet inconnu qui lui offrait tant.

Le jeune bienfaiteur écrivit donc un mot :

Si vous voulez me trouvez comprenez cette charade :
mon premier est un sorte d'ours
mon second est un chevalier de la table ronde
mon tout est mon nom et la couleur de mes cheveux

Anonyme


Camille était ravie de ce billet et s'attela à le résoudre.
La demoiselle était préoccupée en cours et observait tout.

Lui :

Mais pendant une récrée elle se dirigea droit vers lui et lui dit :

- C'est vous n'est-ce pas ?
Bravo, c'est moi.
Pourquoi me donner cela
Pour voir quelque chose.
Quoi ??
Ton sourire
Le ravissement se lisait sur le visage de Camille.
C'est Tristan c'est ça ?
Oui et toi.
Moi c'est Camille.
Je suis ravi Camille de pouvoir mettre un nom sur le visage de la ravissante inconnue.
Camille était toute rouge .

Tristan et Camille parlèrent beaucoup d'eux et du monde. Au lycée tout le monde avait vu le changement de "l'intellote". Les garçons s'intéressaient de plus en plus à elle. Évidement elle n'y faisait pas attention et les narguaient innocemment. Tristan et Camille était décris comme le plus beau couple du lycée.

Elle :

La jeune fille triste et timide du début de l'année était devenue une jeune femme épanouie, gaie et sereine.

A présent au lieu d'assister tout les jours à une représentation modernisée des précieuses ridicules, Camille vivait un conte modernisé dont Tristan était le Prince.
Le couple était inséparable et comme si ils était mariés ils promenaient caféine.

Le rêve se prolongea de nombreuses années durant, durant lesquels Camille, Tristan et leurs enfant reçurent tout l'amour du monde. Il ont fait bien des jaloux . Ce que l'on peux dire c'est que même si notre vie commence mal on peux toujours trouvé la bonne étoile.

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