Eat the murderer ép.un

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Bienvenue à Mad city

Dans une ruelle sombre, un homme d'une certaine corpulence s'avance dans la nuit. Il porte un vieil imperméable jaune-bègue, mais l'usure du temps et le manque d'hygiène avaient rendu marron. Son visage rond et mal rasé, ses grands yeux bleus, et ses cheveux hirsutes ne trahissaient aucune émotion. Il se dirigea à travers un dédale de poubelles remplies à ras-bord d'immondices vers une porte en bois. Il frappa trois fois sur la vieille porte qui menait à un restaurant. Quelques minutes plus tard, le judas de la porte s'ouvrit et fit place à de petits yeux inquisiteurs. Une voix craintive mais ferme se fit entendre :

- Que voulez-vous ? demanda-t-il
- "*Plus criminel que Barrabas" répondit le héros.
- "Cornu comme les mauvais anges " continua l'autre homme.
- "Quel Belzébuth es-tu là-bas" conclu le héros.

(* vers tirés d'Alcools d'Apollinaire).

Le code correspondait à ce qu'il fallait dire pour entrer. Les 2 hommes se regardèrent l'un l'autre. Le gardien de la porte portait un uniforme de serveur classique. Cet homme âge moyen, taillé comme une brindille, avait un visage de forme anguleuse, avec de fortes pommettes. Ses yeux très rapprochés l'un de l'autre le regardaient avec attention. Il sortit de son dos une balise électronique afin de vérifier si le visiteur nocturne portait une arme. Après que l’appareil inquisiteur a fini de scanner les moindres recoins de l’anatomie du visiteur sans qu’il n’y ait eu la moindre variation dans la monotonie sonore provenant de la balise.

- C'est bon, dit-il, si vous voulez bien vous donner la peine de me suivre.

Le visiteur s'exécuta et suivit le serveur à travers la cuisine. Malgré son goût prononcé pour la nourriture, ce qu'il vit dans cette cuisine lui coupa l'appétit pour un bout de temps. Des cuisinières pleines de graisses et de moisissures ; des ustensiles sales, des poubelles proches de chaque plan de travail, le tout mêlé à une chaleur incroyable, due à l'absence de ventilateur. Le personnel se pressait tel une armée de fourmis dopées à l’EPO. Mais une scène bien plus singulière l'attendait dans la pièce voisine. Dès que le serveur lui ouvrit la porte, il fut en contact avec la propension des hommes à se laisser aller à leurs pires instincts. Dans cette salle, se retrouvait réunis en cercle une foule pleine d'individus aux mines patibulaires. D'après les vêtements des spectateurs toutes les origines sociales se retrouvaient dans cet endroit. Cela allait du pauvre sans le sou au riche industriel accompagné de son cortège d'escortes girls de grande classe.

Le divertissement proposé n'avait rien de spécial en apparence. Deux hommes étaient assis autour d'une table en bois recouverte d'un tissu de laine. Ils avaient les yeux recouvert d'un bandeau et d'un pince-nez restreignant leur capacité olfactive. Autour d'eux, le speaker, vêtu d'un smoking rouge vif, appelait la foule à se calmer :

- Mesdames et messieurs nous voici au terme de ce jeu passionnant dont je vais vous rappeler les règles. Les concurrents ont un plat devant chacun d'eux, et un seul d'entre eux est empoisonné. Le but du jeu est de trouver le poison avant son adversaire et donc d'éviter une mort certaine. Pour cela les 2 candidats devront manger la viande qui et devant eux, afin de découvrir si elle est ou non empoisonnée. Les paris sont ouverts !!! dit-il sous les cris de la foule.

- A ma gauche, le champion toutes catégories : Willy le Grassssssssssss !!! Les hurlements de la foule redoublèrent d'intensité. Il n'a jamais perdu une seule partie depuis qu'il participe à ce jeu. Sa côte est à 2 contre 1. Hurla encore le Speaker toujours poussé dans la surenchère des commentaires par les encouragements de la foule en délire.

- A ma droite, le challenger, le jeune et talentueux Heath. Lui aussi invaincu jusqu’à présent, mais qui est là depuis beaucoup moins longtemps. Celui-ci ne trouva rien de mieux à faire que de faire un bras d'honneur à la foule, qui le conspua avec vigueur en retour.

- Sa côte est à 10 contre 1. Vous avez 30 minutes pour faire votre choix. Faites vos jeux !!!

Suite à cela, plusieurs jeunes femmes, très légèrement vêtues, se dispersèrent dans la foule totalement déchainée pour recueillir les paris. L'homme approcha ses lèvres du col de son imperméable :

- Nous avons la bonne adresse. Attendez mon signal. Chuchota-t-il.

Le délai écoulé, 2 serveurs pénétrèrent dans la salle en portant des plats recouverts d'une cloche en aluminium. Les cris de la foule atteignirent un niveau d'intensité encore inégalé jusqu’alors, tandis que les serveurs placèrent les mets devant les concurrents. Une fois qu'ils eurent soulevés les cloches, ils disparurent laissant les goûteurs à leur dégustation. Face à eux une énorme masse de viande sans membre, cuite juste à point, et découpée en 4 parts égales. Le speaker leur donna le départ pour engloutir le premier morceau de viande. Ils s'exécutèrent, mais au lieu de la manger, ils gardèrent en bouche pour en savourer tout l'arôme. Willy le gras fut le premier à avaler le morceau qu'il avait dans la bouche. Son énorme crâne en forme d'abus éclatés se plissa de part en part, le rendant encore plus moche qu'à l'accoutumée. Puis il prit la parole :

- C'est de la viande de vache. Je dirai plutôt du foie assaisonné comme un steak bien saignant. Le léger goût de sucre a été remplacé par une surdose de sel. Je pense qu'on a mis dedans un ingrédient spécial, car c'est vraiment proche du goût du steak. Il n'y a pas de poison dans ce morceau.

A son tour, Heath dû rendre son verdict :

- Pfff c'est qui ce rigolo ? C'est de la chair d'acove. C'est un mammifère qui a le même poids, la même alimentation et le même mode de vie qu'une vache. Seulement l'arôme de ces 2 animaux est assez différent. L'acove est un bovin élevé dans des exploitations de serre. On réduit leur mouvement au maximum pour amollir leur chair. Après on leur fait prendre des bains toutes les 6 heures. Ainsi l'humidité et l'absence de lumière lui donne le goût du foie de vache mais avec plus de consistance. L'autre bouffon s'est trompé parce que l'acove a été cuite à la mode Lamotte. En fait, cela consiste à isoler le goût de la viande avec du vinaigre de vin de Caron. Ce vinaigre de vin est connu pour son activité. Mais le chef qui a préparé mon plat a raté son dosage. C'est pour ça qu'on sent encore le goût originel de l'acove. Mais n'importe qui a déjà bouffé autre chose que des hamburgers aurait compris ça.

Le public fut sidéré par le niveau d'érudition du jeune homme, attendant le verdict du speaker. Celui-ci regarda sa fiche et acquiesça dans son sens. La foule l'applaudit à tout rompre. Même le visiteur était impressionné par cette performance :

- C'est incroyable d'avoir une sens du goût si développé. Pensa-t-il.

Willy le gras, énervé par l'admiration de la foule pour son adversaire ainsi que par son insolence, grogna :

- T'as pas gagné pour autant morveux. Dit-il d'un ton empreint de jalousie et de brutalité.
- Oh, je suis mort de peur. Répliqua-t-il.
- Bien désormais vous n'interviendrez plus que pour dire si votre repas est emprisonné ou non. Continua le speaker.

Ils mangèrent la deuxième part, et aucun d'entre eux ne semblait être sous l'effet d'une intoxication alimentaire. Dans la salle régnait un silence de mort. La tension montait encore d'un cran entre les participants après chaque bouchée avalée. Enfin vint le moment fatidique de la dernière bouchée. Chacun des 2 participants calculaient les options qui s'offraient à eux. La première était l'abandon, laissant ainsi une somme confortable leur filer sous le nez et sortir de cette expérience sain et sauf. La deuxième, manger le dernier morceau et le recracher avant que son adversaire ne puisse le faire pour toucher le pactole. Mais comment était-ce possible de le savoir lorsque l'on a les yeux bandés ? Enfin, il leur restait un troisième choix, le plus périlleux, car il fallait prendre le risque d'ingurgiter du poison.

- Messieurs faites votre choix, la fortune ou la mort. Que décidez-vous ? Dit le speaker.

Des perles de sueurs s'accumulaient sur le visage de Willy le gras. Heath quant à lui, prit une grande inspiration et consomma le dernier bout d'acove.

- Mesdames, messieurs il l'a fait. Sans hésiter, il a avalé le morceau de viande en sachant pertinemment qu'il y risquerait sa vie.

Willy le suivit, mais décida de prendre son temps pour mâcher sa nourriture. Soudain Heath sembla déglutir, le speaker relaya cette information par l'intermédiaire de son micro. La foule semblait partagée entre ceux qui avaient parié sur le jeune homme et les autres. Willy encouragé par ce signe du destin, avala ce qu'il avait dans la bouche.

- J'ai gagné blanc-bec !!! hurla Willy le gras

Mais Heath monta sur la chaise en enlevant son bandeau et son pince-nez et répliqua :

- Cette bouffe n'est pas empoisonnée. Elle est juste affreusement mal cuisinée.
- Tu mens !!!Tu mens !!!Tu mens !!! hurla son adversaire incrédule avant de s'écrouler à terre inconscient.

Une partie du public hurla de joie. Le speaker fit descendre le jeune homme de la table, puis il le proclama vainqueur de ce duel gastronomique mortel. Sa victoire aurait pu être totale si l'un des spectateurs n'était pas intervenu pour gâcher la fête.

- Désolé mesdames, messieurs mais ce soir vous dégusterez votre repas derrière une cellule, dit le visiteur en brandissant sa plaque de police tout en marchant vers le cadavre.

Le speaker fit signe aux 4 gardes du corps postés aux 4 coins de la pièce de le faire taire. Mais avant qu'ils n'aient pu sortir leur arme, une partie de la foule enlevant son costume puis révélèrent leur véritable identité : il s’agissait de policiers.

Quelques instants plus tard, le restaurant chinois fut envahi par une horde d'hommes et de femmes appartenant à la glorieuse police de Mad City. L'homme en imperméable, qui s'avérait être le responsable de l'affaire, s'occupa de placer Heath dans sa voiture pour l'emmener au poste de police. Menotté et parqué au fond de la petite voiture du gros policier, il pestait contre son geôlier :

- T'as pas à foutre que de venir faire chier le monde. Je sais pas attraper de vrais bandits et pas des gens qui veulent juste se marrer un peu !!!
- Non, notre devise c'est faire chier et protéger. Répond dit le policier.
- Très drôle. De toute façon vous perdez votre temps. J'ai signé une décharge et je suis blanc comme neige. Expliqua le jeune homme.
- Je crois qu'un contrat peut toujours être cassé s'il porte atteinte à l'ordre public. Il en est de même pour les clauses de non-responsabilité. Or je ne crois pas qu'un contrat puisse être validé s'il porte atteinte à l'ordre public. Or je ne crois pas que jouer avec la vie d'autrui soit conforme à l'ordre public. Objecta l'inspecteur.

Heath ne répondit pas, puis se laissa tomber sur le siège et s’enferma dans le mutisme. L'homme décida d'allumer la radio afin de détendre l'atmosphère, mais ce fut un échec cuisant. La station choisie parlait de l'incompétence de la police :

- Ici Morgana Cosgrove, journaliste mais surtout simple habitante de Mad City. Cette ville où un crime se commet toutes les 30 secondes. Ce taux est le plus élevé de tout le pays. Les commissaires de police se sont succédés en promettant d'y mettre un terme. Mais force est de constater qu'ils ont tous échoué. Ils n'ont même pas réussi à structurer les services de police selon les infractions commises. A tel point que l'incompétence de la police de Mad City est devenue légendaire. Le symbole de cette inaptitude des autorités à protéger les habitants de notre belle cité est le criminel qui sévit depuis bientôt 2 semaines appelé le crucificateur...

Lars décida de changer de station en réglant le poste sur la fréquence de la police.

- Appels à toutes les unités, appel à toutes les unités. Le crucificateur vient de faire une nouvelle victime. Toutes les voitures de trouvant dans un rayon de 2 km du lieu du crime : le 130 boulevard Mesrine, doivent s'y rendre immédiatement.

Lars changea de direction, il fit brusquement demi-tour dans une rue à sens unique, se frayant un chemin entre les voitures. Heath s'accrocha à son siège pour tenter de survivre en cas de crash routier.
Quelques minutes plus tard, après un parcours rocambolesque, ils arrivèrent sur les lieux du crime. Devant l'immeuble, situé dans l'endroit le plus dangereux de la ville, stationnaient une ambulance et des voitures de police. Lars accompagné de son prisonnier se rendirent dans l'appartement de la victime. Sur place, comme des charognards, les journalistes se pressaient devant l'appartement tel une foule indisciplinée attirée par le parfum enivrant du scoop macabre. Mais les policiers en uniformes les retenaient hors du cordon de sécurité. Lars remis son prisonnier à l'un d'eux et se dirigea vers le corps inanimé. Mais avant cela, il dû passer devant l'inspecteur principal Rubinski. Ce vieil homme chauve, à la mâchoire carrée, aux yeux gris tombant et cerné, et au visage balafré était le supérieur direct de Lars. Il avalait des cachets par douzaine tout en pestant contre tout et tout le monde :

- Bougez-vous !!! Je veux pas un seul de ces journaleux de merde dans le secteur. Et vous les autres crétins cherchez des indices !!! Justifiez le salaire que vous volez à la mairie !!! hurla-t-il.
- Calmez-vous, vous allez nous faire un ulcère. Dit Lars
- Toi la ferme et fais ton job pour une fois !!! Beugla Rubinski en avalant toujours plus de pilule.

Sans répondre à son chef, il s'approcha des officiers de la police scientifique qui examinaient le corps inanimé de la nouvelle victime du crucificateur dans le vain espoir de trouver le moindre indice. Il regarda l'appartement et il fut frappé par sa décoration. Un subtil mélange de symboles et d'art africain, le tout dans un logement de couleur blanc cassé, parsemé de lampes aux couleurs vives. Quelques plantes situées à des endroit stratégiques, donnaient à ce logement une classe folle. C'est justement ce qui intriguait Lars, un appartement sublime dans un immeuble miteux avec des objets d'une certaine valeur. Apparemment le mobile du crime ne pouvait pas être le vol. Il se pencha sur le corps du macchabé et demanda aux experts en criminologie :

- Quoi de neuf docteurs ?
- Il s'appelait John Ecker, ingénier automobile, 32 ans, célibataire, sans enfants, on a pas eu le temps d'appeler la famille. Aucune trace de lutte, aucun poil, aucune fibre, aucune empreinte n'ont été relevés sur le corps de la victime. On arrive toujours pas à déterminer de quelle façon la victime est morte. La seule chose que l'on sait c'est que c'est le crucificateur qui l'a tué.
- Comment savez-vous cela ? Demanda Lars
- D'abord la peau de la victime s'est affaissée sur son squelette comme si sa chair avait été aspirée. De plus, sur la main gauche il y a une croix incrustée dans la peau de la victime. Ce sont les mêmes signes que l'on a retrouvé sur les victimes de ce tueur.

Rubinski s'approcha et grogna :

- C'est tout ce que vous avez ?!!

L'analyste en recherche criminelle se tourna vers lui, le regarda fixement puis lui répondit :

- En l'état actuel des choses, on ne peut en dire plus. Il n'y a aucun point commun entre les victimes. Nous n'avons aucun indice, aucun mobile, et surtout aucun suspect : bref aucune piste. La seule chose que nous pouvons dire c'est qu'il refrappera,
- Quoi ? cria l'inspecteur principal
- Le tueur est un pro mais laisse une signature à ses actes. Comme s'il avait un message à délivrer. Ce genre d'individu ne s'arrête pas de tuer tant qu'il n'a pas délivré son message.
- Vous pensez à un fanatique religieux qui tenterait de poursuivre ceux qui ont commis certains péchés ? Demanda Lars.
- Peut-être mais qu'est-ce qui vous a fait penser à fanatique pourchassant les criminelles ? Demanda l'expert intrigué par cette hypothèse.
- L'appartement du défunt est trop bien décoré pour un immeuble de ce standing. Comme si monsieur Ecker voulait cacher sa situation financière. Comme s'il avait acquis ces objets de façon malhonnête. Expliqua Lars
- Mais vous ne connaissez rien sur ce tueur, c'est la première fois que je vous vois intervenir sur cette enquête alors que nous y sommes depuis le début. Il nous faudrait autre chose que de simples suppositions basées sur une analyse superficielle pour corroborer vos dires.
- C'est cela qui vous différencie des experts de la télévision. Eux ils auraient déjà trouvé quelque chose. Ironisa Lars.

Les 3 experts le fusillèrent du regard pour cette remarque. Heath intrigué par tout ce remue-ménage s'approcha du cadavre après avoir faussé compagnie à son geôlier. Quelque chose semblait le perturber.

- Virez-moi ce gosse d'ici !!! Tonna Rubinski
- Calmos le vieux, et puis d'abord je suis pas un gosse. J'ai juste senti un truc chelou. Ça sent le poisson ici non ? Répondit Heath
- Apparemment votre sens du goût est beaucoup développé que votre odorat. Dit Lars.

Ignorant cette remarque. Le jeune homme continua de renifler jusqu'à ce qu'il eût trouvé l'origine de cette odeur.

- C'est la main du mort, elle sent le poisson. Affirma-t-il.

Rubinski les fit jeter dehors. Ils traversèrent les hordes de flashs et de cameras qui obstruaient leur passage. En bas de l'escalier qui les menait à l'étage inférieur, attendait une belle trentenaire. Elle portait un blazer et une petite jupe bleue marine avec un chemisier blanc, ainsi que des escarpins noirs. Les cheveux couleur or, mi-longs et bouclés étaient attachés. Ses petites lunettes carrées sans teint ne pouvaient cachées ses grands yeux d'un vert profond. Lars et Heath semblaient soumis au charme irrésistible qu'elle dégageait, mais ils ne le montrèrent pas. Elle se présenta à eux :

- Bonsoir, je suis sûre que vous savez qui je suis. Je suis la meilleure journaliste du pays Morgana Cosgrove, du groupe Z radio-tv-web. Inspecteur quelles sont vos pistes sur ce nouveau meurtre commis par le crucificateur ?
- Officiellement, je ne peux faire aucun commentaire. Répondit Lars avec flegme alors que son prisonnier scrutait scrupuleusement la poitrine de la jeune femme.
- Et officieusement ? Dit-elle en ouvrant son chemisier pour lui faire admirer son dé colleté.
- Hum, il est vrai que l'on se détend toujours plus dans un cadre moins formel. Mais résoudre cette affaire va prendre un bout de temps.

Elle le regarda comme une lionne qui a repéré sa proie.

-Il y a des bouts de temps qu'il faut savoir consacrer aux collaborations fructueuses inspecteur Asgard.

Il ne put s'empêcher de montrer sa surprise, elle le connaissait. Il comprit qu'elle l’attendait lui et seulement lui et pas n'importe quel autre flic.

- Je suis surchargé de travail donc je n'ai pas le temps de répondre à vos questions.
- Je suis sûre que vous trouverez le temps pour que nous puissions approfondir certains sujets. Elle lui tendit sa carte de visite. Il prit la carte sans dire un mot, puis il s'en alla. Sans se retourner mais elle se retourna puis lui dit :

- A bientôt. Dit-elle en le dévorant des yeux.
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