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Droit à la vie

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Toute histoire commence un jour, quelque part. Quitta le village, avec l’intention de descendre chez son oncle paternel. Ne l’ayant pas prévenu, à son arrivé, il ne l’accepta pas chez lui. Hervé renvoyé de la maison de son oncle par son oncle, sort avec l’intention d’y retourner au village. Arriver au parc d’embarquement, il fut une rencontre hasardeuse avec Mbalo l’un de son cousin. Ce dernier eut par le passé l’occasion de faire la connaissance d’Hervé quand il partit fêté au village pendant le congé de Noel. Lorsqu’il vit Hervé, il fut saisi de frayeur et l’appela : Hervé ! Hervé ! Hervé ! Il se retourna et remarqua que c’était Mbalo son cousin. Il lui parla :
Mbalo : que fais-tu ici ? Tu voyages ?
Hervé : oui couso, j’étais arrivé ici hier et j’étais descendu chez mon oncle. Quand il m’a vu, il m’a dit pourquoi je ne l’ai pas prévenu avant de venir.
Mbalo : Et maintenant pourquoi rentres tu donc ?
Hervé : il m’a demandé de repartir au village, puisqu’il a trop de charge. C’est pourquoi je m’en vais comme ça.
Mbalo : Ne me dis pas ça Hervé, il ne peut pas te traiter de la sorte quand même !
Hervé : je n’ai pas le choix, comme je ne connais plus personne d’autre ici, je préfère repartir au village.
Mbalo : Reviens ici, reprend ton sac, viens avec moi.
Il reprit son sac et suivit Mbalo son cousin jusqu’à chez lui. Son cousin vit à seul, en location et lui demanda de rester avec lui. Hervé s’installa confortablement chez son cousin. Après cinq mois de vie commune avec son cousin, il trouva un emploi où son employeur lui traita bien. Hervé fut un genre d’homme qui ne développa aucun sentiment envers les femmes et vit une vraie vie de célibat sans exprimé une intention d’envie envers une femme.
À la fin du mois de son emploi, son patron lui paya. De retour du travail, il appela Mbalo son cousin et lui présenta son premier salaire et demanda son avis sur sa gestion. Son cousin lui interrogea :
Mbalo : c’est un très bon geste que tu viens d’exécuter devant moi tout à l’heure en me présentant ton premier salaire. Je n’ai pas un mot à te dire, c’est ton argent, je veux juste savoir ce que tu feras avec.
Hervé : je voulais me déménager couso ! C’est tout ce que je veux faire avec cet argent. Tu sais très bien que depuis 6 mois, je vis sur ton dos, il me faut louer aussi et je trouve cela mieux.
Mbalo : C’est une bonne chose Hervé, c’est l’indépendance que tu cherches et cela te rendra homme et responsable. As-tu déjà une idée sur où loué ?
Hervé : non, pas encore couso, mais dès aujourd’hui, j’irais à la recherche d’une chambre et je me déménagerai si possible dedans ce soir.
Mbalo : D’accord, cherches le bien, quand tu trouveras, fais-moi appel et je viendrais contempler avec toi.
Hervé sortit par de suite de leur conversation alla à la recherche d’une chambre à louer. Après deux kilomètres de marche de son ancien quartier, il aperçut une grande concession devant laquelle est affiché un papier annonçant la disponibilité d’une chambre à louer dans la cours. Il avança promptement et fut son entrée dans la cours et se renseigna. Lorsqu’il entra dans la cours, il trouva un monsieur du nom Padeu et l’adressa la parole :
Hervé : bonjour monsieur !
Padeu : Bonjour !
Hervé : comment vous allez ? Je suis venu rencontrer le bailleur de cette concession. C’est votre affiche qui m’a attiré vers vous.
Padeu : Ah ! D’accord ; voulez-vous une chambre à louer si je vous comprends bien ?
Hervé : exactement. C’est vous le bailleur ?
Padeu : Non, je suis un locataire moi aussi, le bailleur ne vit pas ici, nous sommes dans une cours commune ici car nous sommes tous des locataires.
Hervé : comment ferais-je pour rencontrer le bailleur ?
Vous pouvez l’appeler ! Attendez, je vous donne ses coordonnées téléphoniques.
Hervé prit les coordonnées du bailleur et lui contacta. Après une minute de communication, le bailleur Ngar lui demanda de patienter un instant pour qu’il arrive. Comme prévu, il fut arrivé et fut entré Hervé dans la chambre. Il l’inspecta minutieusement. Il conclut que la chambre lui plut et demanda les modalités au bailleur : Hervé : votre chambre me plait bien monsieur le bailleur. Dites-moi quelles sont les modalités d’entrée ?
Ngar : pas trop de conditions. Comme vous voyez, c’est une cours commune. Et donc c’est 15 mille francs CFA la mensualité. Avant d’entrer, vous devrez avancez deux mois d’avance.
Hervé : rien d’autre monsieur le bailleur ?
Ngar : les reste ne sont plus importants ; tes colocataires peuvent te le dire après moi !
Hervé : non, dites-moi tout bailleur, ainsi je n’aurais pas à recevoir de qui que ça soit de l’ordre concernant les conduites à suivre dans cette cours.
Ngar : comme tu insistes ; ici vous avez un forage à domicile et il n’y a pas d’électricité. Vous avez une seule douche que vous utilisez en commun. Je vous rappelle quelque chose de très important ; ce quartier est un bassin de rétention d’eau. Quand il pleut, tout le quartier est inondé et vous serez obligés de fermer l’entrée principale pour que l’eau de dehors n’inonde vos chambres. À chaque fois qu’il pleut abondement, vous feriez cela en commun avec vos colocataires.
Hervé : ah bon ! C’est sérieux ainsi ? Mais mettez nous du sable dans la cours pour éviter tout ça monsieur le bailleur !
Ngar : vous savez combien coute un fût de remblai ? Je n’ai pas d’argent, ce n’est pas quand même moi qui vit ici là ! Si vous êtes d’accord, donnez-moi l’argent et venez habiter quand vous voudriez, car je vais déjà rentrer chez moi.
Hervé : je suis d’accord bien évidemment, prenez donc votre avance, je viendrais habiter ce soir. En attendant je vais y mettre la propriété dedans.
Ngar le bailleur rentra et laissa Hervé qui nettoya sa chambre parfaitement puis rentra trouver Mbalo son cousin, lui annonça qu’il trouva une chambre et ira habiter le soir. Son cousin ravis de la nouvelle, décida de l’aider à transporter ses bagages. Ils transportèrent ensemble le même soir les bagages et Hervé s’installa confortablement dans sa nouvelle chambre.
Il passa sa première nuit dans sa nouvelle chambre paisiblement. Au réveil, il sortit, salua ses voisins et alla au travail pour rentrer le soir. Aller au travail le matin et rentrer le soir, furent des pratiques habituelles d’Hervé. Il s’habitua difficilement avec ses voisins. Leur contact se limita qu’au bonjour matinal.
Après trois mois passé dans la cours de Ngar, un décret tomba un beau jour. Il fut un décret signé par le bailleur, augmentant le prix de loyer pour tous ses locataires. Les chambres de 15 mille devinrent toutes à 17500 francs CFA sans aucune amélioration. C’est fut une imposition du bailleur et leur demanda d’accepter ou de quitter sans débat. Personne ne put contredire la décision du bailleur malgré qu’ils étaient dans leurs droits de révolter mais ne purent point. D’autres locataires quittèrent sa concession et allèrent se chercher ailleurs. Hervé, lui, accepta d’y rester.
Au fur du temps, dans la cours, les colocataires d’Hervé constata qu’il n’avait aucune petite amie. Ils trouvèrent anormal qu’un homme célibataire vive à seule et ne reçoive aucune visite féminine. Ils se posèrent entre eux des questions à son propos mais ne purent guère s’approcher de lui pour se renseigner
Pendant qu’Hervé n’avait pas du temps, il guetta un jeune homme, Max, dans le quartier à chaque fois qu’il rentrait du travail. Un jour, il fut un weekend, un jour férié, Hervé invita Max chez lui. Lorsqu’il fut son entré dans la chambre, Hervé l’accueillit bien et commença à causer avec lui. Max était dorénavant ravi d’avoir un nouvel ami. Ils commencèrent à causer parfaitement :
Hervé : cher ami comment tu vas ? Il fut longtemps que je cherchais à te voir mais il eut contretemps.
Max : Rire ! Je vais bien et toi ? Ah bon ! J’ai quand même l’habitude de te voir passer devant le chez nous, c’est juste qu’on ne se connaissait pas.
Hervé : oui je vois, j’avais aussi du mal à m’approcher de toi de peur que tu me haïsses !
Max : Ne dis pas des choses comme ça, nous sommes des hommes, comment pourrais je te haïr ?
Hervé : qui sait si tu ne voudras pas de ma tête ! Si non toi tu me plais bien.
Max : Non pas ça, ta tête me plait bien, on pourra devenir des bons amis.
Hervé prépara des bonnes nourritures de tout genre et offrit à son invité Max. Ils mangèrent et burent tous ensemble. Pendant qu’ils causèrent, leurs causeries s’intensifièrent.
Hervé : tu sais, je voulais vraiment qu’on soit de bon amis car sans te mentir tu me plais beaucoup.
Max : Nous commençons déjà à être des bons amis, qu’as-tu donc derrière la tête ?
Hervé : comme je te le disais, tu me plais bien et beaucoup, j’aimerai qu’il naisse entre nous quelque chose de sérieuse. Dis-moi, je ne te plais pas vraiment comme tu me plais ?
Max : Plaire comment ? Nous sommes tous des humains et encore plus de même sexe, comment peux-tu tenir des pareil propos ?
Hervé : je vois que tu ne me comprends pas vraiment, je vais essayer d’être direct si tu le veux bien.
Max l’ami d’Hervé ne sut d’où son ami en venait. Il se posa intérieurement les questions sur le comportement d’Hervé vu la manière qu’il fut accueilli. Hervé prit un souffle et décida d’exprimer sans ambages sa motivation envers son ami :
Hervé : pour être honnête avec toi, tu me plais beaucoup, je tiens à avoir une relation avec toi si possible. Je suis un homo, si tu acceptes qu’on sorte ensemble, cela me fera vraiment du plaisir.
Max : Que dis tus ? Tu veux avoir des relations avec moi ? Si je te comprends bien, tu es homosexuel ? C’est pour cela que tu m’as invité chez toi ? Écoute ! Je rêve ou tu blague ? Moi qui suis un homme, tu veux que je couche avec toi ? Terrible ! Quelle abomination ?
Hervé : calme toi je t’en prie, comprends moi, si je te dis ça c’est juste que je t’aime !
Max : Tu m’aime, hum, tu m’anime hein ! Si tu continus je vais rentrer chez moi.
Hervé : attends s’il te plait ; ce n’est pas que je coucherais avec toi, je veux juste que ça soit toi qui me fasse l’amour s’il te plait je t’en supplie ! Personne ne saura !
Max : Idiot, moi couché avec un homme ? Me prends tus pour qui ? Hervé, je pensais que tu blaguais, mais là je vois que tu vas déjà loin et tu es sérieux, laisse-moi sortir d’ici !
Il tenta de se lever, Hervé lui bloqua, et lui demanda de s’asseoir de nouveau. Il s’assit, pendant qu’il attendait qu’Hervé lui parle d’autres choses, il constata qu’il commença à lui faire des attouchements ; une manière d’exprimer ses vrais sentiments envers lui. Sur ce, Hervé reçut un coup de bouteille froidement sur sa tête, coup donner par Max et l’assomma. Sortit de la chambre en criant, les voisins d’Hervé s’approchèrent de Max et lui questionna. D’autres furent leurs entrés dans la chambre et constatèrent que Hervé s’était évanoui. Entre temps, Max informa la scène qui fut déroulée aux autres. Ils furent tous saisi d’étonnement et commencèrent à confirmer les doutes qu’ils avaient envers Hervé. D’aucuns dirent qu’il mérite la mort, d’autres dirent chassons le de notre quartier. Ils passèrent énormément du temps à disputer sur le sort que méritait Hervé. Au finale, ils se convinrent eux tous de profiter de son état inconscient et mettre fin à la vie d’Hervé qui fut considéré comme celui qui commit de l’abomination à l’égard de la société. Lorsqu’ils furent tous d’accord, ils prirent la décision de tordre le cou d’Hervé dans son état inconscient en lui ôtant la vie. Ils tordirent son cou et lui tuèrent froidement pour cause de son état homosexuel.
Une fois l’acte commis, ils abandonnèrent le cadavre dans la chambre et l’un parmi eux appela le bailleur Ngar, l’informa qu’ils trouvèrent Hervé inconscient dans sa chambre.
Quelques minutes après, Ngar arriva. Quand il fut son entré dans la chambre d’Hervé, il constata que Hervé était déjà mort et Max disparut dans la nature. Il appela tous ses voisins et leur posa des questions :
Ngar : mais il est mort ! Qu’est ce qui lui est arrivé ? Dites-moi !
Voisins : Nous ne savons rien bailleur, nous pensions qu’il était dans un état inconscient, c’est maintenant que nous apprenons de vous sa mort monsieur Ngar.
Ngar : bien, il faut que j’appelle la police pour que la lumière soit faite sur sa mort.
Il appela la police, puis le corps fut transporté à la morgue et l’enquête s’ouvrit.
Pendant que les policiers furent leurs enquête, une des voisines d’Hervé alla trahir ceux ayant commis le crime auprès de la police. Ils les ramassèrent tous et le commissaire Zola écouta à tour de rôle les voisins d’Hervé. Ils tinrent tous les mêmes propos : « oui nous reconnaissons avoir tué Hervé. Nous l’avons fait collectivement par ce qu’il est un homosexuel ».
Commissaire Zola : homosexuel ? Comment avez-vous su cela ?
Voisins : Nous l’avons surpris en plein acte lorsqu’il essaya de commettre l’acte ignoble avec un jeune homme du nom Max au quartier qui est venu de lui-même sollicité notre aide pendant qu’il livrait déjà la bagarre avec lui. Quand nous étions arrivés, nous étions sous la colère et le crime eut lieu.
Commissaire Zola : horrible ! Pourquoi ne m’avez-vous pas fait appel ? Si saurait été moi qui allait commettre ce crime si j’étais là ! Aller rentrez chez vous. Si c’est pour cette raison, le jugement est clos, personne ne sera condamné, il a mérité la mort.
Les voisins d’Hervé retournèrent chez eux après quelques heures d’interrogations sans aucun jugement malgré qu’il eût un crime condamnable par la loi.
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