Douze Hommes

il y a
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Finaliste
Jury

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Saint Denis – L'Horloge murale affiche vingt heures trente-cinq.
Les murs semblent trop petits, d'ailleurs tout semble trop petit à cet instant.

Un bras amical se tend vers moi, c'est celui de mon capitaine, qui me rappelait cinq minutes auparavant de me libérer, de jouer comme je sais et comme j'ai toujours su le faire, depuis mes premiers pas, dans les rues ensoleillées de mon Sud.

Un regard vif et protecteur, c'était mon capitaine, homme de loi, homme de valeur.
Toujours présent pour moi, m'aidant à franchir les obstacles du sportif de haut niveau.
Je n'ai jamais plus oublié le contenu de son regard.
Avait-il ressenti la nécessité de ne rien ajouter ? Etait-ce l'ultime qualité, quasi innée, pour honorer le brassard ?

Quoiqu'il en soit, l'Horloge continuait sa marche en avant.

Les chants et les tambours se font un mano a mano, pour déterminer qui sera le plus à l'unisson, les claquements de pieds et le speaker s'en donnent à coeur joie, pour imprimer un nouveau souffle à cette grande fête.

Nous nous regardions tous, nous ne pourrions jamais faire marche arrière. Nous nous comprenions tous, et c'était ça notre atout majeur.

Depuis le premier rassemblement, jusqu'à cette finale, ce soir, chez nous, devant notre public, devant des millions de téléspectateurs : non, il était évident que nous n'accepterions pas le faux pas.
Nous devions faire honneur à nos illustres aînés – Oui, nous savions que nous allions gagner.

Pourtant devant nous se dressait la perle rare du ballon rond, reputée pour sa maîtrise collective, fine gachette une fois franchies les lignes de la surface de vérité.

Nous ne reculerions pour rien au monde.

Nous, les acteurs de la Terre du milieu, nous devions perturber et parasiter leur systeme déposé, sur l'art et la manière de réguler la circulation.

Les consignes étaient claires : il faudra encore plus se projeter sur la discipline collective, ne faire qu'un autour de notre jeu.

On frappe a la porte, comme si quelqu'un venait pour nous réveiller d'un rêve partagé.

L'arbitre, appelant notre capitaine pour lui passer les dernieres consignes, semblait d'une humeur professionnelle, lui-même plongé dans ses pensées.

Le bruit des crampons graissés et bien fixes nous rapprochaient encore un peu plus de notre but.

Nous avions rêvé, et attendu parfois toute une carrière, pour participer à une rencontre telle que celle-ci.

Alea Jacta Est..

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RAC · il y a
Ha, ben c'est le même texte 2 fois mais celui-ci contient des accents ! lol ! A quand un nouveau texte Maestro ? En attendant je vous invite chez moi !