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Qualifié

— Je ne crois pas qu’il faille miser sur une baisse des cours à moyen terme. Au contraire, je... plutôt que... scénario... probable... mais... si...

Karji sentit son attention glisser entre les mots comme du sable entre ses doigts, et l’ennui lui tendre des bras chaleureux où elle eut soudainement une irrésistible envie de se blottir. La voix de son fils devint un murmure indistinct et lointain. Puis se perdit au loin. Le reste de l’assemblée pouvait bien boire chacun des mots du sexagénaire en costume qui était assis à côté d’elle, elle n’était plus vraiment à côté de lui.
Elle s’arrêta une seconde sur le chemin de sa rêverie pour contempler les couverts en or qui encadraient son assiette, et dont elle savait bien que ce n’était pas de l’or. Que ce n’était pas vrai. Que rien de tout ça n’était vrai.

Partir.

Ailleurs.

Là-bas.

Tout autour d’elle lui rappelait son pays. Son lointain et beau pays. Celui qu’elle avait quitté quand elle était plus jeune encore que le plus jeune de ses petits-enfants assis autour de la table. Eux qui se délectaient des paroles insipides de ce sexagénaire qui était son fils, avant de devenir ce capitaine d’entreprise qu’elle n’écoutait plus pontifier sur la hausse des cours, la baisse des ventes, le repli du marché, la frilosité des banques et d’autres malheurs artificiels.
Là-bas rien n’était artificiel. Rien n’était insipide. Rien n’était incolore. Tout était couleur, senteur, beauté, laideur, douleur.
Réalité.

Il y avait des dizaines et des dizaines d’années, elle avait quitté la réalité, pour venir vivre dans un rêve. Un beau rêve. Un rêve plein d’argent, de belles maisons, de cours qui montent et qui descendent, de marchés qui se replient et se déplient, et de banques frileuses ou chaleureuses.
Mais un rêve.
Karji avait quitté pour toujours sa réalité, quand elle n’était qu’une enfant, au seuil de sa vie. Et jamais elle ne l’avait autant regrettée qu’aujourd’hui, au seuil de sa mort.

Aujourd’hui, c’était Diwali.

La fête des lumières, des cadeaux, des feux d’artifice, du retour de Rama à Agastya et de la déesse Lakshmi. La fête de son enfance, de son pays, de sa réalité, quand tout était plein de couleurs et d’odeurs. Et de sensations. Quand tout était vrai.
Elle avait quitté tout ça pour épouser l’homme dont les parents avaient décidé, avec ses parents, qu’elle et lui seraient mari et femme. Et qu’ils seraient heureux ainsi. Et eux aussi, leurs parents.
Un bon mari.
Le meilleur des maris.
Une belle vie. Une riche vie. Une vie de rêve.
Une vie irréelle.

Elle avait quitté son pays pour venir vivre cette vie de rêve dans laquelle elle n’avait rien d’autre à faire qu’à rêver. Rêver qu’elle vivait dans la richesse. Rêver qu’elle avait de beaux enfants. Rêver que ses enfants grandissaient dans la richesse, puis devenaient riches à leur tour. Rêver que ses riches enfants avaient eux-mêmes des enfants, qui devenaient riches eux aussi, et qui bientôt auraient eux-mêmes des enfants. Si leur richesse leur en laissait le temps. Si les banques n’étaient pas trop frileuses, et le marché pas trop replié, et les cours pas trop bas.
Elle avait rêvé cette vie loin de chez elle, loin de la réalité, au point de prendre le rêve pour la réalité, et la réalité pour le rêve. Elle avait tant rêvé de retourner là-bas, et de retrouver sa vie.

Tout autour d’elle la renvoyait à son rêve, en ce jour de Diwali.
L’odeur de la cuisine indienne qui flottait dans l’air. Coriandre, safran, amandes et curry.
Les tableaux accrochés aux murs blancs tout autour d’elle. Vishnou et ses neufs avatars. Rama combattant. Ganesh majestueux. Kali la terrible. Et ces scènes de la Bagghavad-gita que lui racontait son père, quand elle était encore une enfant. Elle les avait aussi racontées à ses enfants. Mais eux les avaient-ils racontées aux leurs ?

Diwali était aussi dimanche.
Et dimanche était le jour de la réunion de famille, et des marchés frileux, des banques qui baissent et des cours qui se replient, dans cet ordre ou dans un autre. Dimanche était le jour de la grande table, du grand repas, du grand discours du chef d’entreprise et des troupes familiales rangées en générations serrées autour d’un repas forcément riche.
Et ce dimanche était aussi Diwali, alors le riche repas était un riche repas indien. En tout cas c’était ce qu’affirmait la devanture du restaurant où Karji et son mari venaient fêter Diwali. Année après année. D’abord rien qu’eux deux. Puis eux deux et leurs enfants. Puis eux deux, leurs enfants et les enfants de leurs enfants. Puis eux sans lui, avec ses enfants et les enfants de ses enfants. Et bientôt ses enfants sans elle, mais avec leurs enfants.
Si tout ça ne s’arrêtait pas avec elle.

Tout ici sentait le faux. L’or des couverts. Le sourire de Ganesh. Les avatars trop colorés. La cuisine indienne aux saveurs d’occident. Sa famille.
Et puis tous ces gens qui n’étaient jamais allés dans son pays, qui n’iraient peut-être jamais, qui ne pouvaient pas savoir à quel point tout ça avait l’air faux.
Elle ne leur en voulait pas. Au contraire. Ces parfaits inconnus s’intéressant à ce qui avait été sa réalité. Eux qui venaient ici la voir, la sentir, la goûter, l’avaler et la digérer, la laisser entrer en eux et devenir une partie d’eux-mêmes. C’était presque émouvant.
Même si c’était faux.
Mais qui était-elle pour les juger en train de manger cette fausse nourriture indienne, elle qui n’avait vécu qu’une fausse vie. Elle qui arborait encore le faux sourire qu’elle portait comme un bouclier contre la réalité. Ou contre le rêve. Elle qui au bout de sa vie se demandait à quel point elle n’avait pas vécu.

Diwali avait bien un sens quand elle était enfant. Quand sa vie en avait un aussi. Elle s’en souvenait avec tant de précision que ses souvenirs semblaient plus réels que sa vie réelle. Soit disant réelle.
Diwali était la fête de la lumière. La fête des lumières. De ces milliers de petites lampes en terre cuite qui illuminaient les maisons, les rues, les toits, les temples et même le ciel. La terre entière semblait se couvrir de lumière et éclairer le ciel. Comme si la terre était devenue le ciel.
Et la petite Karji s’imaginait en déesse de cette terre de lumière. Nouvelle Lakshmi flottant au milieu d’un ciel de lumière et volant d’une maison à une autre dans un froissement de soie.
Il fallait visiter tous les parents de la famille, comme la déesse Lakshmi visitait toutes les maisons. Alors Karji partait avec sa mère, son père et ses frères. Ils marchaient au milieu des rues baignées de lumières. Ils empruntaient des ruelles qui ne ressemblaient plus à ce qu’elles étaient, et qui n’existaient peut-être pas vraiment les autres jours. La misère quotidienne disparaissait les jours de Diwali. Il n’y avait plus de saleté, plus de pauvreté, plus de maladie. Juste un océan de lumière s’élevant de la terre pour inonder le ciel.
Et dans chaque maison qu’elle visitait, Karji s’arrêtait avec sa mère pour admirer le rangoli. Sa tante paternelle était la plus douée pour ça. Personne ne savait disposer les petites lampes, la farine de riz, les poudres colorées et les feuilles de manguier comme elle. La petite cour de sa maison où elle installait son rangoli se transformait en une perfection de couleurs et de lumière où Karji aurait pu rester des heures. Les lampes diya éclairaient les poudres colorées de leur lumière jaune, et les poudres coloraient la lumière de mille saveurs.
Karji pouvait goûter les couleurs.

Le rouge avait le goût du curry.
Le bleu avait le goût de la coriandre.
Le vert avec le goût de la mangue.
Le jaune avait le goût...
Elle avait oublié le goût du jaune... Quelque part dans son ancienne vie... Quand elle en avait vraiment une. Le jaune avait eu un goût, et sa vie avait eu une saveur.

C’était chez sa tante qu’elle rencontrait chaque année le sahib Omja.
Le souvenir de ce qu’était le sahib Omja pour sa famille devait traîner quelque part avec le goût du jaune dans sa vieille mémoire embrumée. Le sahib Omja était seulement l’homme de Diwali. Celui qu’elle ne voyait que ce jour-là. Mais tous les ans ce jour-là.
Le sahib Omja devait être quelqu’un d’important, quelqu’un qu’on appelait sahib et quelqu’un qui avait suffisamment d’argent pour offrir des cadeaux à des enfants qui un jour ne se souviendraient ni du goût du jaune, ni de la raison pour laquelle il était là et lui offrait un cadeau.
La tradition voulait qu’on offre des cadeaux à Diwali. Et Karji en recevait d’autres chaque année. Mais celui du sahib Omja était particulier.
Parce qu’il n’avait aucun sens.
Elle ne savait pas qui il était. Lui ne connaissait même pas son nom. Mais chaque année, il lui offrait un cadeau, comme à ses frères, à ses parents, à sa tante et à ses enfants.
Un cadeau de Diwali.

Karji n’avait oublié ni son visage, ni les cadeaux qu’il lui avait offerts. Une figurine de la déesse Laksmi, une peluche en forme de chien, un petit sac de fleurs séchées, un petit bateau en bois, et tant d’autres objets qu’elle pouvait encore voir comme si elle les tenait encore entre ses mains d’enfants. Elle ne se souvenait pas du goût du jaune, mais elle se souvenait de chacun des cadeaux qu’il lui avait offerts, et de chacun des plis de son visage ridé par trop de sourires.
Le sahib Omja devait être très heureux. Il devait avoir une vraie vie.

La main de son fils posée sur la sienne la ramena brutalement loin de chez elle, loin du sahib Omja et des diwali d’autrefois. Elle se tourna vers lui et regarda l’homme qu’elle avait mis au monde et qu’elle n’avait plus l’impression de connaître.
Le regard échangé sembla le satisfaire, et il retourna à ses cours repliés et ses banques frigorifiées. Karji remarqua les plats posés sur la table, au milieu des faux couverts en or. Il y avait tous les plats de son enfance, et même bien plus. Beaucoup plus. Mais il n’y avait pas l’essentiel.
Il manquait la lumière.
Il manquait le goût du jaune.
Il manquait la réalité.

Karji posa sa main sèche et vieillie par les années sur la fourchette dorée, pour tenter de s’arrimer au monde qui l’entourait. Quelque chose dans l’air chargé d’épices l’incita à lever la tête et à regarder devant elle.
À la table voisine elle vit un homme qui lui tournait le dos, mais qui lui parut soudain familier. Elle ne pouvait pas le reconnaître et elle ne le connaissait sans doute pas. Mais il y avait quelque chose chez lui. Quelque chose de vrai.
Elle se redressa sur sa chaise comme si elle pouvait mieux le voir. Et comme s’il l’avait entendue se redresser, comme s’il l’avait sentie le regarder, l’homme se tourna vers elle. Ses yeux plongèrent dans les siens, et elle le reconnut aussitôt.
Elle connaissait par cœur chacun des sillons de son visage creusé par trop de sourires, comme elle connaissait chacun des cadeaux qu’il lui avait offerts, comme elle connaissait autrefois le goût du jaune.

Le sahib Omja se leva de sa chaise sans cesser de sourire et sans cesser de la regarder. Il portait les mêmes vêtements et semblait avoir le même âge exactement que dans ses souvenirs vieux de soixante-dix ans.
C’était impossible, mais c’était tellement réel.
Karji resta immobile un moment, alors qu’il lui souriait sans bouger. Quand elle fut tout à fait sûre que tout cela était irréel et que personne d’autre qu’elle ne pouvait le voir, elle osa lui répondre par un sourire.
L’odeur de la coriandre se fit plus forte, celle du curry plus suave et celle du safran plus enivrante. Ganesh et Vishnou parurent soudainement plus divins, et quelque chose dans le rêve qui l’entourait rappela soudain à Karji que le réveil était encore possible.
Elle regarda le sahib Omja replacer doucement sa chaise et la contourner pour se diriger vers elle. Il traversa les quelques mètres qui les séparaient, au milieu de l’indifférence générale et des épices qui flottaient dans l’air imprégné d’une musique indienne de supermarché qui lui parut soudainement plus vraie que jamais.

Elle fut tout à fait sûre que personne d’autre qu’elle ne pouvait le voir ni l’entendre quand il passa à travers sa petite-fille absorbée par la leçon d’économie, pour se poster devant elle, le buste émergent de la table comme un rayon de lumière jaillissant hors d’une lampe diya un soir de diwali.
Karji se demanda un instant s’il était une hallucination, un souvenir ou un fantôme, avant de décider que cela n’avait aucune espèce d’importance, puisqu’il était là. Au moins pour elle.
Elle n’hésita par une seconde en revanche, et retrouva spontanément la langue de son enfance pour lui adresser un simple « Bonsoir sahib Omja ».
Il lui rendit son bonsoir par un sourire plus prononcé encore et lui répondit « Bonsoir petite Karji. Quel joyeux Diwali, tu ne trouves pas ? » Il l’avait toujours appelé « petite Karji », et maintenant qu’elle était grande, vieille et presque morte, le mot avait quelque chose d’irréel.
Elle pensa lui répondre que non, ce n’était pas un joyeux Diwali, mais elle se ravisa et lui dit juste « Oui sahib Omja », puisqu’il était là.

Ils restèrent silencieux quelques secondes, au milieu du restaurant indien et de la réunion de famille qui semblaient suspendus dans un brouillard à l’odeur de safran et de curry mêlés. Le sourire du sahib aspirait toute son attention en même temps qu’il aspirait l’univers entier autour de lui.
Elle se leva à son tour, dans l’indifférence brumeuse générale et tendit une main vers lui avant de lui demander : « Qui êtes-vous sahib ? Que faites-vous ici ? »
Son sourire trembla à peine quand il lui répondit de sa voix douce et chaude : « Mais tu me connais bien petite Karji, je suis le sahib Omja, et je suis venu t’apporter ton cadeau de diwali. »

Karji se redressa le plus que son vieux corps lui permettait, comme quand elle était enfant et se tenait devant lui, et lui demanda de sa même voix flutée : « Et quel est mon cadeau cette année sahib Omja ? »
L’homme en travers de la table cessa de sourire un instant et prit un air sérieux et bienveillant à la fois. « Tu le sais petite Karji : je t’offre le cadeau du retour. Je t’offre de rentrer avec moi à Agastya. Je t’offre le goût du jaune. Je t’offre de t’unir à la rivière Sarayu et de rejoindre le Mahavishnou. »
Il y eut un bref silence pendant lequel Karji crut entendre la voix de son fils au loin, tandis que des plats d’où s’élevaient des odeurs d’épices et de viande grillée circulaient entre des mains lointaines.
Elle se rappela les mots de sa mère et de son père sur les dieux et leurs tours, sur la façon dont ils se montraient aux hommes sans se montrer, sur les nombreuses formes que pouvait prendre Vishnu, et sur les formes que prenaient ces formes de Vishnu. Et sur le réel et sur le rêve. Et sur la vie et sur la mort.
Elle sourit au sahib Omja en éloignant sa main de celle qu’il lui tendait. Il ne cessa pas de sourire mais inclina la tête pour exprimer sa surprise. Pouvait-on vraiment surprendre les dieux ? Ou connaissaient-ils déjà nos réponses avant même de poser leurs questions ?
Karji décida que l’on pouvait, et que l’on pouvait aussi leur dire non.
Au moins pour un temps.
« Merci à vous sahib Omja. Merci pour ce cadeau et pour tous les autres. Mais cette fois je voudrais refuser votre cadeau. Et j’aimerais que vous me l’offriez une autre fois. »
Le sahib ramena à son tour sa main vers sa poitrine et inclina la tête dans l’autre sens avant de répondre : « Très bien petite Karji. Je ne te demande pas pourquoi, puisque toi-même tu le sais déjà. Je te dis plutôt au revoir, et à bientôt. »

La petite mais vieille Karji se contenta d’un hochement de tête pour toute réponse, alors que le dieu qui avait la forme d’un fantôme de son enfance refluait dans le brouillard, emportant avec lui l’intensité des odeurs, de la musique et de la réalité qu’elle avait retrouvés quelques instant.
Elle ouvrit des yeux qu’elle n’avait pas eu conscience d’avoir fermés, et regarda autour d’elle le spectacle de sa famille qui vivait dans une autre réalité que la sienne. Elle sentit le poids du rêve retomber sur ses épaules, mais le chassa d’un hochement de tête.
Elle venait de dire non au cadeau des dieux, et elle l’avait fait pour une très bonne raison. Il lui restait encore quelque chose à faire ici, dans ce rêve. Le sahib pourrait bien revenir, et elle savait qu’il reviendrait, bientôt. Elle savait qu’il lui apporterait à nouveau ce cadeau, et qu’il reviendrait pour un autre diwali.
Mais cela lui laissait du temps. Bien assez pour ce qu’il lui restait à faire. Bien assez pour ne pas regretter et pour leur transmettre enfin ce qu’elle venait de retrouver.
Le goût du jaune.

PRIX

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JACB · il y a
C'est une histoire magnifique qui nous emporte dans ses couleurs et ses parfums, c'est très bien écrit, on se sent bercé dans le rêve de votre personnage, une atmosphère dépaysante et voluptueuse, le charme de l'Inde . Bonne chance pour ce printemps.
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Naliyan · il y a
Original et sincère.
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Patrick Desjardins · il y a
J'aime bien le décor hindoue et l'aspiration de vos personnages, mais je crains de vous dire que ce sont les seuls éléments que j'ai pu apprécier de votre histoire.
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Thara · il y a
Un très beau texte axé sur la spiritualité, et la réflexion !
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Vrac · il y a
Cette évasion rêveuse et cette évocation m'ont charmé
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Sapho des landes · il y a
Magnifique et puissant, j'aime beaucoup
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M. Iraje · il y a
Un superbe coup de ♥ en ce jour de Noël, un pur moment d'évasion totale.
(Pour ma part, je t'invite à venir écouter les nuages ....http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ecouter-les-nuages)

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Philshycat · il y a
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Luc Dragoni · il y a
Une aventure dépaysante à l'ambiance bigarrée!
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Soledad · il y a
Vous nous emmenez très très loin avec votre texte... Bien des richesses ici. Les paradoxes bien partagés, les saveurs de l'Inde, le temps qui passe, les rêves, les couleurs que l'on savoure... Bravo

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