Des pieds de porc dans le frigo...

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Eclectique, chaotique, poétique  [+]

Image de Hiver 2018
Ah, dommage. Ghislaine, elle a pas de pieds de porc !
Le pied de porc, ça dessine assez vite l'ambiance, les sons, les gens... Les porcs pendus groins en bas, en rang d'oignon, les côtelettes sous vitrine réfrigérée, les saucisses enchaînées au mur, le carrelage chirurgical et le tissu blanc aspergé de sang marron...
Le pied de porc ça en dit long sur le sujet, sur les sujets... Le pied de porc ça ne rafraîchit pas vraiment la conversation, surtout en pleine rue, ça vous classe.
On vous imagine frénétique, au rayon saucisson, oreilles de porc dépassant du filet de course en coton bicolore, vous laisser dicter la loi par un conjoint affamé mais radin... « Eh ! Achète tout tant que tu y es ! »
On le voit, le boucher chauve, un peu suant, essuyant symboliquement le sang cuit de son tissu, écouter sans entendre la résistance face à son art...
Le sang cuit, la viande, les pieds... ça dessine le chemin sans alternative. Le cheval y meurt à petit feu, une semaine de galop, après c'est le trot, après c'est le steak.
Et ce matin... Ghislaine, elle n'a pas de pied de porc dans son filet en coton et ça lui rend le pas plus léger. Elle marche dans la rue, le filet volant lui trace le sentier... Elle ne sait pas où elle va. Elle ne sait pas où on va de ce pas inconnu. Ghislaine, elle connaît la route boucherie-charcuterie-boulangerie-PMU et les « Eh ! Achète tout tant que tu y es ! » et ses Ben la semaine prochaine... à elle dans les yeux.
Ghislaine, dans les jours de pied de porc, elle résiste avec les yeux... En silence... Jamais avec les pieds. Les pieds, les siens, ceux du porc, ils suivent le pas... Elle se joue la crise à l'arrière des yeux, les répliques s'écrivent à chaque boutique, tous les mercredis depuis toute une vie, le marché c'est mercredi.
Quand la crise intérieure s'achève, elle se joue la scène deux, la confession chez la voisine autour d'une chicorée froide aux relents de Gauloise maïs...
En plus il devient méchant. Non c’est pas une vie.
Je lui ai dit mais il entend rien !

« Alors on va aller tout droit et après... » Parce que tout droit c'est la boulangerie, et à la boulangerie Ghislaine boirait bien un petit noir... Mais après la boulangerie c'est le PMU.
Et à la crise intérieure succèdent les désirs intérieurs... Le café fumant dans sa petite tasse à cul de poule, la céramique chaude, les lignes rouges sur le haut de la tasse qui lui rougiraient sans doute les lèvres, si seulement...
Le désir inassouvi dure longtemps, il a une attelle, légère, mais c’est chiant, il prend son temps, elle déguste.
Les yeux fermés, elle s'oublie, la marche lente autorise la cécité... Le PMU, elle y entre à l'odeur et au bruit. Pas besoin qu'il lui répète « Alors on va aller tout droit et après... »
Alors on va aller tout droit dans le cul du PMU... Nuage gris, odeur brune, acidités, café chaussette...
Non, pas à côté de lui... Oh, son cigare, il pue...
Eh si, ce sera à côté de lui. Il pue, mais il dit de ces phrases presque gentilles pleines de revers de médaille : « Tu vois Ghislaine, ça te va bien le jean ! Hein, les gars, ça lui va bien le jean !? ». Il balance ces presque gentillesses à la foule enfumée et accompagne le tout d'une claque dans le derrière. Et Ghislaine, elle hurle. En silence. Elle hurle. Elle sait que la claque dans le derrière, le grand geste du bras, embarque l'odeur brunâtre et qu'elle va cesser de respirer, de penser, de regarder, de ressentir. Elle va remplacer la claque par la tasse chaude en céramique de la boulangerie le temps de l'odeur. Elle y parvient parfois, dans l'écho des rires brunâtres aux dents pleines de café chaussette...
« Allez Gigi ! J't'offre le café ! Il dira rien ton homme, hein ? Hein, les gars, il dit jamais rien son homme ! »
Rires enfumés, dentitions brunâtres, café au goût de ferraille.
Gigi, elle est à l'agonie... Elle voudrait lui dire bien des choses d'une voix de poissonnière. Et ça se finit par un frêle « Oh nous tu sais on n’est plus... »
« Quoi ma Gigi ? On n'est plus... quoi ? Hein ? Pourquoi tu finis jamais tes phrases ? Hein ? Allez, bois ton café et après on y va... »
Et si... des fois il dit...
En apnée, elle regarde le café ferraille droit dans les yeux et elle l'avale en un seul geste. Le premier mouvement déterminé proposé par son corps. La brûlure retiendra les saumons, les thons et les loups de mer meurtriers qui dégoulineraient de sa bouche si elle se laissait aller à la voix de poissonnière gonflée au fond de son estomac. Ils la fermeraient s'ils savaient !
Le gosier paralysé, elle sort sa ferraille pour payer le café... Quand on lui offre, c'est elle qui paie...
Et si le poisson sortait de sa bouche, elle paierait aussi... Alors ne rien dire, ne pas bouger, ne pas respirer et payer pour sauver ce qui reste...
C’est moi qui vais m’arracher les cheveux une semaine sinon.
Elle compte sa ferraille sur le comptoir.
Deuxième geste déterminé de la journée. Elle étale les pièces bien visibles pour qu'il voie qu'elle a l'appoint. Elle a le geste sûr. Elle sent le départ, elle s'en fait une joie minuscule. Un point lumineux au bout du PMU sombre. Son souffle reprend son cours doucement pour se frayer un aller-retour sans cigare ni Gauloise maïs. Les épaules de Ghislaine redescendent juste un petit peu.
Et le gros PMiste arrive à pas laborieux au milieu du café, il essuie son front un peu suant, le café semble immense quand c'est lui qui le traverse...
« Eh Gigi ! Gardez vos sous pour la maison de retraite. Et vos médicaments ! »
Mais aujourd'hui, Ghislaine a le pas léger des pieds de porcs libérés, des chevaux qui courent dans les hautes herbes. Pas de saucisson, d'oreilles de porc ou de steak dans son filet.
Ghislaine, elle sautille au rythme du filet de courses dans le vent.
Le filet dans les mollets, elle court vers son désir ! Fumant, noir, onctueux, petit mais puissant... Tous ces mots, toutes ces pensées qu'elle n'utilise jamais, elle ne se doutait pas qu'elle connaissant tant d'émotions et de mots ! Oui, oui, la boulangerie c'est tout droit et après... Elle sait. Mais aujourd'hui elle va s'y arrêter, commander son petit noir avec une goutte de lait. Elle changera peut-être d'avis pour la goutte de lait, il lui reste quelques pas sautillants avant de se décider...
L'homme, il ne s'est pas levé ce matin. Elle ne sait pas trop pourquoi. Elle n'a pas vérifié. Elle l'attendait au coin de la table en formica, habillée, filet à la main. Et il n'a pas bougé.
Alors elle s'est levée. Elle l'a vu, enroulé dans les couvertures, immobile. Elle s'est rassise quelques secondes. Les pieds en mouvement. Prête.
Elle prête. Lui inerte.
En une seconde, elle s'est décidée et elle a filé dans les escaliers, la rue, les rues, le passage piéton et le passage souterrain, la grand rue et les boutiques, la boucherie et... la boulangerie.
Après son café, Ghislaine rentrera voir pourquoi l'homme ne s'est pas levé ce matin.
Pourquoi il est resté là. Enroulé dans ses draps comme un bout de cheval mort dans du papier de boucherie. La couverture respectant son immobilité, au pied de la lettre.
Le rituel marché du mercredi aussi lui a foutu la paix.

C'est que... La nuit, il a eu faim. Une faim indomptable de nuit d'encre. Une faim de fonds sous-marins, une faim de pieds de porc...
Quatre.
Ils étaient quatre.
Juste les pieds.
Enroulés dans le papier gras. Dans le ventre réfrigéré de la cuisine.
L'homme s'était endormi tôt, bercé par un pastis à l'épaisseur yaourt et un steak de cheval mort en abattoir. Il avait soigné ses entrailles jusqu'à la dernière tripe, avait patienté jusqu'au dernier bruit de digestion dans le gros fauteuil de velours côtelé. Le marcel avait bâillé avant lui, poussé par le ventre qui appelait à l'oxygène. Et il avait sombré entre draps et couverture.
Et puis les pieds de porc. Ils trônaient là depuis le mercredi précédent. Il fallait les manger. Faut pas perdre. Il fallait les manger avant que les suivants n'arrivent. Le lendemain, c'était mercredi. Mercredi, c'était pieds de porc ! Ghislaine achetait des pieds de porc le mercredi. C'était sa tradition, son moment fiable de la semaine. Quand il y a des pieds de porc dans le frigo, rien de mal ne peut arriver ! Elle parlait peu Ghislaine. Pour que ses mots restent, elle parlait proverbe, rituels, phrases toutes faites. L'homme avait de la tendresse pour les rituels de la Ghislaine. Le mercredi : boucherie-charcuterie-boulangerie-PMU. Fallait pas lui en promettre ! Le PMU, le café de fin de marché, fallait pas lui en promettre ! Tout le monde l'aimait la Ghislaine au PMU... Elle en payait pas des masses des cafés...
Lui, le PMU, c'était juste pour les clopes. Le loto, pas son truc, mais il jouait pour se faire bien voir. Le tiercé, il y claquait le nécessaire pour inspirer confiance. Non. Pas son truc le PMU. Lui il aurait bien emmené les pieds de porc et Ghislaine en aventure, en camping, dans le Sud. Ils auraient pris un mobil-home avec un frigidaire, pour les pieds de porc. Et il aurait trouvé un PMU, pour Ghislaine.
Lui, il voyait la vie jusqu'au sud de la France au moins. Grand, quoi. Et même plus bas, un peu, tant que la voiture tiendrait. Il embarquerait sa Ghislaine inventer des proverbes aux pieds de porc ailleurs, ailleurs là où les gens mangent des rascasses et de la soupe de poisson en buvant des pastis.
Oui. En s'endormant le ventre plein d'air, l'homme voyait loin. Après le petit-déjeuner, il mettrait une grande claque sur le derrière à tout ça...
Et puis il avait eu les entrailles vides. En pleine nuit. En plein silence.
Quatre.
Ils étaient quatre impatients d'être à demain.
Serrés les uns contre les autres dans le bac à légumes.
Il était seul dans ses draps.
Ils étaient quatre dans le bac à légumes.
Ghislaine dormait sur le canapé de sa pièce à couture. Elle n'aimait pas quand il s'endormait au pastis épais.
Il en avait d'abord léché un. Du bout de la langue. Presque sans le toucher.
Puis ses dents avaient heurté le cartilage et là il avait perdu pied. En avait aspiré un, le mâchant à peine. Puis un deuxième. Le troisième avait glissé presque par accident. Lorsque le quatrième avait suivi la pente il s'était dit dommage, ils étaient crus.

Et le matin, il ne s'était pas levé.
Au retour de son escapade sans l'homme, Ghislaine voyait des chevaux au galop dans un champ, des porcs au groin couvert de boue, des fleurs, des tasses de cafés à rayures rouges.
En ouvrant le frigo, elle avait haussé les épaules. Pas de pieds de porc.
Le papier luisant du boucher dépassait de la poubelle.
Et l'homme ne s'était pas levé.
Et elle chantonnait en ouvrant les placards.
Et elle se dandinait en ouvrant le frigidaire.
Et lui. Rien.
Le facteur était passé.
Le repas aussi.
Pas de pieds de porc.
Pas d'homme.

Quand il y a des pieds de porc dans le frigo, rien de mal ne peut arriver !

Le mercredi suivant, Ghislaine n'avait toujours plus de pieds de porc.
Rabougrie dans un coin de la boucherie, elle les regardait.
Il y a en avait quatre.
Seulement quatre.
Et dans la rue, elle avait vu la grosse dame à la démarche en culbuto. Son mari peinait à la suivre, en bandoulière un sac de Thalassothérapie de Saint-Jean-de-Luz d'où sortait du vert de poireau et des fanes de carottes.
Et chez les culbuto-thalasso, on achetait du pied de porc. Le mercredi. Et parfois, le vendredi.
Mais aujourd'hui, mercredi, seule dans le coin de la boucherie, le dos contre le froid du carrelage et la vibration d'une étagère-frigo à rillettes, elle scrutait les quatre pieds de porc.
Quatre seulement... Le temps était sans doute compté et, pour elle, seule comptait l'idée des pieds de porc. Elle les avait haïs si longtemps.
C'est la force de l'habitude qui lui avait gratté le dos au réveil. Juste entre les omoplates. Une piqûre qui s'était déployée. Une brûlure qui l'avait projetée hors du lit, dans la rue, le filet en coton à la main, les jambes obéissantes et tremblantes. La rue, la grosse dame culbuto, le sac Saint-Jean-de-Luz, pas de boulangerie, pas d'homme lent, parce que son attelle, c'était chiant.
Elle s'était retrouvée plantée dans la boucherie, dans un tête-à-tête vitreux avec eux. Les quatre.
Elle avait collé son dos contre le froid du carrelage.
Un mec tatoué l'avait regardée avec insistance avant de commander un chapelet de saucisses pour se racheter. Il s'était arrêté un instant devant elle, les tatouages amoureux serrés autour du sac de saucisses. Il l'avait regardé trembler au rythme de l'étagère à rillettes.
La seconde avait duré le temps de l'effroi, au contact des yeux. Ghislaine avait fait rentrer son dos dans le carrelage pour gagner un peu d'intimité. Et les tatouages s'étaient approchés à hauteur de ses yeux ronds, suivis au retour d'un bocal de rillettes d'oie valables jusqu'en juillet 2016, produites en Anjou. Puis le bocal était repassé, puis les tatouages et puis plus rien.
Le client tatoué et son chapelet de saucisses avaient quitté les lieux au signal sonore de la porte.

Les culbuto-thalasso avaient profité de la porte ouverte pour se caler derrière le facteur à la couperose violente. Il attendait son steak saignant quotidien l'oeil vide, la couperose impassible. Ghislaine avait esquissé un pas qui disait « J'étais là avant » pour se placer juste derrière lui.
Elle ne savait toujours pas pour les pieds.
La brûlure entre les omoplates lui disait que oui.
Ses jambes tremblantes obéissaient à l'homme absent.
Elle avait soudain poussé un cri.
Un petit cri vif accompagné d'épaules et d'une contraction des omoplates.
La grosse main du PMiste venait de lui donner une claque pesante sur l'épaule droite accompagnée d'un regard désolé.
Il venait chercher son steak de cheval entre deux clients. Il avait appris. Si elle voulait un café, elle passait quand elle voulait.
Un café chaussette-claque-dans-le-derrière-non-merci...

La Gigi, elle avait pris ses habitudes, sa brûlure entre les omoplates, son homme absent, l'injonction des pieds de porcs et son filet en coton entre ses poings. Tout ça bien serrés entre ses poings inexpérimentés.
Sans un regard pour la grosse dame-culbuto, pour son homme, qui même dans une file d'attente, peinait à la suivre, pour les poireaux et les fanes de carottes qui dépassaient du sac, pour la couperose stoïque du facteur, sans un coup d'œil pour le mec au tatouage qui attendait dans la rue, et pour l'homme, le sien, qui la suivait mentalement, avec son attelle, légère, mais c'était chiant quand même de faire quatre pas quand il n'en faisait qu'un.

Sans se retourner, sans un regret pour les pieds de porc, elle avait poursuivi son chemin. Ses poings bien pleins l'avaient menée devant la boulangerie.
Ses poings désobéissants avaient poussé la porte.

Sans un regard pour le PMU, elle avait dit « Un café, s'il vous plaît, avec une goutte de lait ».

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Un petit mot pour l'auteur ? 24 commentaires

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Image de Nadine Gazonneau
Nadine Gazonneau · il y a
Excellente nouvelle qui quoique effrayante nous renvoie une image qui nous pousse à réfléchir. Mes 5 votes avec plaisir. Je vous invite à découvrir "le grand noir du Berry" en finale du prix haïkus. http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/grand-noir-du-berry
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Très bien vu. Cheval aussi, galop, trot, steak.. plus complexe qu'il n'y parait votre œuvre. Je la lirais une deuxième fois ces jours-ci.
Image de Zou zou
Zou zou · il y a
...comme une addiction à la routine ...avec les pieds de porc en moins que je déteste ! mes voix ; si vous avez une minute,
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/vendanges-tardives-2
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/de-ses-eaux-profondes

Image de Aubry Françon
Aubry Françon · il y a
Un récit éprouvant, éprouvant parce qu'il renvoie le lecteur à sa propre routine, ses propres rituels étriqués souvent haïs mais qui rassurent pourtant. La violence se cache parfois dans le morne du quotidien, dans le cycle infernal d'un recommencement perpétuel,... Belle lecture !
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Stéphanie Bara · il y a
Merci ;-)
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Sindie Barns · il y a
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Noellia Lawren · il y a
Déjà, j'ai adoré le titre, mais alors le récit !!! très réussi, j'étais curieuse au départ avec un titre comme celui-ci , mais vraiment pas déçue , bien au contraire alors tous mes votes +5 avec grand plaisir
dans un autre registre, je vous invite à soutenir mon poème en finale
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/lettre-a-sacha
bien à vous et merci encore

Image de M. Iraje
M. Iraje · il y a
Pour moi, des pieds de porc à eux seuls valent 5 ... ! (avec ou sans accompagnement ...)
Image de Arlo G
Arlo G · il y a
"une semaine de galop, après c'est le trot, après c'est le steak" beaucoup d'humour. Vous avez les votes d'Arlo qui vous invite à découvrir son poème "sur un air de guitare" retenu pour le grand prix hiver catégorie poésie. Bonne soirée à vous.
Image de Stéphanie Bara
Stéphanie Bara · il y a
Merci pour ce commentaire ;-)
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Yann Suerte · il y a
Un récit finement écrit ...Superbe. Si vos pas vous y perdent je vous invite à visiter mon Atelier, en finale d'automne. Belle journée
Image de Stéphanie Bara
Stéphanie Bara · il y a
Merci ;-)
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François Duvernois · il y a
Les pieds de porc, la terreur de mon enfance. Votre texte a une langue particulière, un rythme, une ambiance que vous parvenez à tenir jusqu'au bout. Tous mes votes.

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