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De la trempe des héros

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Thierry Covolo

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Le commandant voulait que la présence française soit visible.
Deux ou trois fois par semaine, le sergent Blachier et son groupe prenaient cette route, juste pour être vus.
La route traversait plusieurs villages. Il n’y avait pas grand-chose entre les villages. Des gamins jouant au foot, des femmes transportant de lourdes charges, des hommes assis sur des chaises par groupes de deux ou trois. De nombreuses carcasses de voitures, brûlées pour la plupart. Une décharge sauvage, avec un frigo rouge vif couché sur le sol, sa porte arrachée à côté de lui. Peu de bâtiments, souvent abandonnés. Des chèvres aussi, qui mâchaient inlassablement tout ce qui passait à leur portée. On croisait peu de véhicules.
C’est le sergent qui conduisait. Il y tenait. Le pilote n’aimait pas avoir à lui laisser la place, mais il était bien obligé d’obtempérer. Il s’installait à côté du sergent et ne décrochait pas un mot tout le temps que durait la patrouille.
Le sergent Blachier avait vingt-deux ans. On ne parlait jamais de son âge. Un sergent, avait dit le caporal Lévy aux hommes, ça n’a pas d’âge, juste un grade. Quand il donne un ordre, ça pourrait aussi bien être Dieu qui vous colle ses foutues tables de la Loi entre les mains. Vous exécutez, point barre. Votre cerveau, vous le récupérerez quand vous aurez des galons. Jusque-là, vous êtes seulement des flingues sur pattes. Six hommes étaient placés sous la responsabilité du sergent, sans compter l’équipage du VAB – un pilote et un tireur, pour servir la mitrailleuse installée sur le toit du véhicule. Le sergent savait pouvoir compter sur l'expérience de ces deux caporaux. Chacun comptabilisait plusieurs campagnes. Une tête, deux bras. C'est comme ça qu'il voyait les choses. On lui avait enseigné quoi faire, quoi dire, dans quelque situation que ce soit. Et chacune de ces situations, les caporaux Fitoussi et Lévy les avaient vécues de nombreuses fois. Le sergent Blachier pouvait rester vague, Fitoussi et Lévy sauraient comment rendre ses ordres précis et efficaces.
Fitoussi avait distribué un surnom à chaque homme. Les surnoms semblaient leur restituer un peu de ce que les crânes rasés et les uniformes leur avaient ôté – une identité – mais c’était tout le contraire. Chaque surnom avait déjà été porté plusieurs fois. Il achevait d’effacer la personnalité de chacun des hommes. Il les rendait interchangeables, rouages anonymes de la grande machine que tous ensemble ils formaient. Il facilitait aussi un possible deuil. Même « le sergent », finalement, n'était pas vraiment une personne. Mais il n’y aurait jamais qu’un seul « Skulls ». Bien qu'il soit du même grade que Lévy, et de deux ans son cadet, le caporal Fitoussi s'était imposé comme le véritable second du sergent. Il avait du charisme, et ses hauts faits d'armes l’érigeaient en modèle pour les autres. Tous avaient eu l'occasion de voir une fois au moins les crânes tatoués, bien alignés, sur son omoplate droite. C’est de là que lui venait son surnom. « Skulls ». Un crâne par homme tué au combat. « Va falloir que je me fasse un peu de viande, rigolait-il. Sans quoi mes prochains clients vont se sentir un peu à l’étroit. » Aux yeux de tous, le caporal Fitoussi était un héros. Et un survivant. Ce que chacun des quatre grenadiers-voltigeurs que se partageaient les deux caporaux espérait être à la fin de l'engagement.
Sans doute le véhicule roulait-il trop vite. Pour s’accorder à la musique – un vieil album de Black Sabbath, « Paranoïd » – jouée fort, pour en finir plus vite avec la routine, pour se donner l’impression d’être dans un film américain. Le sentiment d’invincibilité que ça procure, de se croire dans un film américain. Aussi, quand le pneu explosa, le sergent n’eut-il aucune chance de maîtriser l’embardée du lourd véhicule blindé. Il coupa la route, planta deux de ses roues dans le fossé et se coucha sur le côté.
Les hommes sortirent comme ils purent. Le sergent et le pilote se hissèrent par la portière du côté passager, les autres rampèrent à travers les trappes de toit. Aucun d’entre eux n’était sérieusement blessé. Des contusions, des coupures superficielles, rien de plus grave que ça.
Personne ne se souvint avoir entendu le coup de feu.
Le sergent fut frappé à l'épaule, à la limite de son gilet pare-balles. La force de l’impact, le déséquilibre dans lequel il devait se trouver à ce moment, firent qu’il pivota sur lui-même pour se retrouver face aux hommes, yeux écarquillés, bouche ouverte. Puis il tomba à genoux.
— À l’abri derrière le VAB ! gueula Fitoussi, tandis que Lévy agrippait le sergent par le col pour le traîner à couvert.
Aucun autre coup de feu n'avait été tiré. On pouvait se demander si la balle qui avait blessé le sergent était bien partie de quelque part.
— C’est un sniper ? demanda Minimoi. Dix-neuf ans. Peut-être seulement huit à cet instant précis. Sa voix tremblait et se perdait dans les aigus. Le gars chargé de la mini-mitrailleuse s’appelait toujours Minimoi. Personne ne répondit. Personne n’en savait rien. Dans le VAB, la musique de Black Sabbath jouait toujours à plein volume. Elle sortait par les ouvertures du véhicule et il fallait hausser la voix pour se faire entendre. Lévy demanda au sergent comment il se sentait, mais Blachier resta muet. Le caporal insista, sans plus de succès. Les yeux du sergent semblaient regarder très loin.
— Il est sonné, commenta Fitoussi.
— Merde, ajouta Lévy, il saigne beaucoup.
Tandis que l'on s'occupait de la blessure du sergent, l'un des hommes – le pilote – se risqua à regarder par le côté du véhicule. Des tirs d'armes automatiques répondirent à son initiative.
— T’as ta réponse, Minimoi, grinça Fitoussi. C’est pas juste un trou du cul qui sait se servir d’un fusil. Ils sont toute une bande.
Il y eut une nouvelle rafale et l’on entendit des balles ricocher sur le blindage.
— Ils nous clouent ici, ajouta le caporal. Ils sont où ? Putain, on voit rien derrière ce tas de ferraille !
Les gars se dévisagèrent, inquiets à l’idée qu’il leur soit demandé de risquer un nouveau coup d’œil pour localiser les assaillants.
— Faut pas les laisser s’approcher. Canardez à l’aveugle, ordonna le caporal Lévy. Faut leur rappeler que les balles perdues, ça tue aussi sûrement qu’un tir bien assuré.
Selon une rotation bien ordonnée, les hommes se relayèrent pour tirer des rafales avec leurs FAMAS depuis les côtés du VAB, balayant aussi largement que possible.
— Le sergent a perdu connaissance, annonça Fitoussi.
— Faut qu’on tienne vingt minutes, ajouta Lévy, qui venait de s’entretenir avec le poste de commandement. C’est le temps qu’il faut aux véhicules les plus proches pour arriver.
Personne ne commenta. Pendant l’engagement, moins on parle, moins on montre sa peur, et moins on reçoit celle des autres en retour. C’était un des trucs que le sergent leur répétait souvent.
— Continuez à tirer. Rafales courtes et espacées, ordonna Lévy. Faut qu’on gère nos munitions.
— On peut pas rester là, répondit Fitoussi en le regardant. On peut pas juste attendre que ces trous du cul soient rejoints par des artificiers.
Le caporal Lévy lui lança un regard noir. Fitoussi répondit d’un haussement de sourcils et d’un large sourire.
— Là-bas, continua-t-il, désignant une petite bâtisse abandonnée un peu plus loin. Faut qu’on prenne position là-bas. On pourra utiliser les ouvertures et le muret comme postes de tir. Ça nous permettra de lancer une contre-attaque.
— Quelle contre-attaque ? rétorqua Lévy. Y'a au moins cinquante mètres jusqu’à cette cabane. Ça fait plus de dix secondes, chargés comme on l’est. À découvert, en plus. T’es inconscient ou quoi ? Les mecs en face n’attendent que ça ! Ils vont nous allumer. Et le sergent, on en fait quoi ? On peut tenir jusqu’à l’arrivée des renforts en restant ici. On peut même améliorer notre position en mettant la Minimi, juste là. On couvrira Minimoi pendant qu’il installe son matos, et lorsque la mitrailleuse crachera, personne osera s’approcher. On tiendra. Et sans prendre de risques.
— T’as la trouille, ou quoi ? Ces trous du cul sont à nous, insista Fitoussi. On va pas les laisser à une autre section ou à un hélico. On les mérite, tu comprends ? Je les veux, personne m’empêchera d’aller les chercher. D’ici ce soir, y a un tatoueur qu’aura gagné sa journée !
Sans laisser le temps au caporal Lévy de répondre, il ajouta :
— On va se faire un petit sprint jusqu’à la baraque là-bas, les gars. Le caporal Lévy va rester ici, pour veiller sur le sommeil du sergent, pendant que nous on fera notre boulot.
— Mes gars restent avec moi, répliqua le caporal Lévy. Ils sont sous ma responsabilité. Et si vous avez un peu de jugeote, ajouta-t-il en s’adressant au pilote et au tireur, vous ferez de même. Ça sert à rien de leur offrir trop de cibles. Et plus on sera nombreux à couvrir le caporal Fitoussi et ses gars, meilleure sera leur chance de sauver leurs culs.
Minimoi et Arbre à came allèrent se placer près de leur caporal.
— Vous pouvez aussi compter sur moi, dit le tireur en les rejoignant.
Mais le pilote resta à regarder le sol.
— Bien. On part tous les quatre en même temps, expliqua Fitoussi. On va les prendre par surprise. Ces trous du cul s’attendent pas à nous voir tenter une sortie. Le temps qu’ils comprennent ce qui se passe, on sera tous à l’intérieur. Allez ! Le dernier arrivé me paie une pute ce soir.
Tandis que les quatre hommes s'élançaient lourdement, ceux restés derrière le blindé se mirent à tirer depuis les côtés du véhicule.
Sans surprise, Skulls fut le premier à la petite construction de béton. Arrivé devant l’entrée, qu’aucune porte n’avait jamais fermée, il se tourna, repéra le monticule où étaient installés les assaillants puis, sans chercher à se mettre à l’abri, tira dans sa direction le temps que les trois soldats soient à couvert, indemnes.
Skulls installa le tireur à une fenêtre, et Arbre à came et son lance-grenades à l'abri du muret tout près du cabanon, sous la couverture de la mitrailleuse que Minimoi avait posée sur un remblai. Il aurait été facile de faire le ménage à l’aide du lance-grenades, mais Skulls demanda à Arbre à came de régler ses tirs de façon à contraindre les assaillants à l’immobilisme, sans les atteindre.
— Putain ! murmura le caporal Lévy quand il comprit ce qui se préparait. Je le crois pas.
Tout près de lui, le soldat Belkhacem, que Fitoussi avait rebaptisé Chaton, le fixait interrogateur. Il comprit à son tour lorsqu’il vit Skulls sortir du cabanon et s’élancer, seul, sous la couverture des autres. Il courait vers la position des assaillants.
— Tir à volonté, ordonna Lévy aux hommes restés avec lui. Couvrez-le ! Les laissez pas l’ajuster ! La course de Skulls était bien préparée. Il allait d’un abri à un autre, ne laissant jamais le temps à l’ennemi, maintenu sous pression, de régler son tir sur lui. Il y avait toujours une balle pour passer près de lui, mais elle filait au loin sans le toucher. Certains jureraient par la suite qu’elles se détournaient de lui.

À la fin de la journée, trois nouveaux crânes ornaient le dos du caporal. Hormis le sergent Blachier, qui se remettait à l’hôpital de campagne, et Arbre à came, dont la pommette avait été entaillée par un éclat de béton, personne n’avait été blessé. Le groupe avait décidé de se retrouver dans un bar de Gao pour fêter l’héroïsme du caporal.
Alors qu’il se rendait au Sans queue ni tête pour y retrouver les autres, Chaton croisa le caporal Lévy qui allait dans le sens opposé.
— Vous avez oublié quelque chose, caporal, demanda le jeune homme. Je vous attends pour aller fêter le héros ? C’est un sacré gars, le caporal Fitoussi, hein ?
— Je vais pas pouvoir être avec vous, répondit Lévy, sans ralentir le pas. J’ai... un truc à faire.
Finalement il s’arrêta. Il se tourna vers le soldat et le dévisagea. Le caporal avait toujours apprécié ce garçon. Sa gentillesse naturelle, contre laquelle il luttait pour entrer dans le moule, et que Skulls raillait à la moindre occasion. « Les chatons, ça devient jamais des tigres, disait-il. Ça reste des bons gros matous à leur mémère. Le meilleur truc qui peut leur arriver, c’est de se retrouver à ronronner, bien au chaud, dans un bureau. » Une fois sur deux, au bar, Skulls lui commandait un verre de lait.
— Le caporal Fitoussi... commença Lévy. Lui et moi, ça fait un paquet d’années qu’on se connait. On était ensemble au Tchad, et en Côte d’Ivoire, avant d’être ici.
— Vous avez dû en voir, tous les deux.
Le caporal Lévy secoua la tête. Belkhacem n’avait aucune idée de ce qu’ils avaient vécu. Personne n’en savait rien. Le mieux, sûrement, c’était de laisser Belkhacem et les autres s’imaginer des trucs. Après tout, c’était grâce à ça que des jeunes gars faisaient le boulot sans trop d’états d’âme, sans être pétrifiés par la peur. Ils se refilaient des histoires où des mecs dansaient entre les balles, invincibles, et ils s’imaginaient qu’un jour ce serait eux que les autres regarderaient avec envie, eux qu’on montrerait aux bleus en leur disant : « Tu vois, c’est lui le mec dont je t’ai parlé ». Eh puis merde, se dit-il, y a pas de raison.
— Si t’as cinq minutes, avant d’aller retrouver les autres, je peux t’en raconter une, d’histoire.
Cinq minutes, Belkhacem pouvait se les permettre. Surtout pour une histoire qui lui permettrait de briller auprès des autres.
Une canette de bière entre les mains, assis dans une cour déserte, Lévy lui raconta l’embuscade du kilomètre quatorze, dans laquelle Fitoussi et lui étaient tombés quelques années plus tôt. Ça s’était passé en Côte d’Ivoire. À l’époque, tous deux étaient de simples soldats. Leur groupe s’était fait coincer par des partisans du président Gbagbo, qui venait d’être arrêté avec l’aide de la Force Licorne. Le groupe était encerclé, acculé dans une grange, et peinait à tenir à distance un ennemi mal armé mais supérieur en nombre et très déterminé. Deux hommes, dont le sous-officier commandant le groupe, avaient été tués et, là également, les renforts tardaient à arriver. Les caporaux semblaient toutefois maîtriser la situation et la discipline du groupe faisait de la grange une forteresse. Fitoussi avait soudain lancé : « Putain, on est l’armée française, quand même ! C’est pas une bande de trous du cul qui va nous apprendre à faire la guerre ! Moi je dis qu’il faut qu’on sorte leur botter leurs gros culs de nègres. » Son caporal l’avait rappelé à l’ordre, mais Fitoussi l’avait envoyé se faire foutre et était sorti. Il avait fait le même numéro que cet après-midi. Une course magique, une danse entre les balles. Mais la défense de la grange s’en était trouvée totalement désorganisée. Le poste de Fitoussi était déserté, et les autres ne savaient comment défendre leur propre position tout en colmatant la brèche. Le temps que les caporaux trouvent la solution, le groupe avait été submergé. Fitoussi était dehors, mais il n’avait rapidement plus eu aucun ennemi en face de lui. Les rebelles avaient profité de la situation et s’étaient rués sur la grange. Seul Lévy avait survécu. Le hasard avait voulu qu’il soit placé dans un coin éloigné, à l’abri de l’assaut conduit par les rebelles. Il avait vu ses camarades tomber les uns après les autres, non sans abattre plusieurs des partisans du président Gbagbo. Il en restait toutefois trop pour lui laisser le moindre espoir. Tandis qu’ils s’approchaient de lui, Fitoussi était revenu dans la grange. Il avait pris à revers les derniers assaillants, sauvant ainsi la vie de Lévy.
— Après ça, je l’ai couvert, conclut Lévy. Tout le groupe était mort à cause de lui, mais moi, malgré tout, il m’avait sauvé la vie. Je pouvais pas le charger.
Lévy broya dans son poing la canette de bière vide. Puis il la posa par terre et l’écrasa sous son talon.
— C’est là qu’il s’est fait tatouer ses premiers crânes. Et qu’il s’est fait appeler Skulls. Et qu’il a commencé à donner des surnoms aux autres. Personne a jamais rien su de cette histoire. Mais cet après-midi... J'ai bien cru qu’on allait revivre la même chose, qu’il allait tous nous faire tuer.
— Merde, murmura Belkhacem.
Il porta sa canette à sa bouche mais il n’y avait plus rien à boire. Il la secoua, puis la fit tourner plusieurs fois entre ses mains.
— Merde, répéta-t-il, les épaules voûtées, en regardant le sol.
Lévy posa la main sur son épaule. Le garçon était perdu. Il devait trouver quelque chose à lui dire, mais ça ne venait pas. Il cherchait encore quand il sentit Belkhacem se raidir sous sa main. Le soldat eut un mouvement de l’épaule pour se dégager. Puis il se redressa. Il fixa le caporal Lévy. Il y avait dans son regard une soudaine dureté, quelque chose que le caporal n’y avait jamais vu.
— Peut-être que là où vous étiez, vous avez pas bien vu ce qui s’est passé, lâcha finalement le jeune soldat. Des fois, dans le feu de l’action, on imagine des trucs. La seule chose qu’est sûre, c’est que le caporal Skulls, il vous a sauvé la vie. Sans lui, vous seriez plus là. Et sans doute qu’on y serait tous passés aujourd'hui si on était resté planqués derrière le VAB, comme vous vouliez. C’est ça ce que je crois : le caporal Skulls, il est de la trempe des héros. Faut que j’y aille, maintenant. Ce serait un manque de respect, de faire attendre un héros.

PRIX

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Anna Hoser · il y a
très fort et tellement réaliste ! on a vraiment l'impression de comprendre ce que vivent ceux qui connaissent la guerre, cette relation à l'autorité, cette obéissance inconditionnelle, c'est terrifiant...
J'ai beaucoup aimé votre phrase, encore plus terrible dans ce contexte . "Les surnoms semblaient leur restituer un peu de ce que les crânes rasés et les uniformes leur avaient ôté – une identité – mais c’était tout le contraire."

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Thierry Covolo · il y a
Merci Anna pour votre enthousiasme ! Toujours très agréable de voir que le message est bien passé.
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Marie · il y a
J'ai bien aimé ce texte avec sa scène d'action haletante, la révélation de Lévy et la réaction très bien étudiée de Belkhacem. Mon vote.
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Thierry Covolo · il y a
Merci Marie, j'ai voulu m'essayer à un genre un peu différent avec ce texte
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Guy Bellinger · il y a
Très, très bon récit de guerre. Et sur la guerre au Mali et au Tchad en prime, conflits qui inspirent nettement moins les écrivains que 14-18 et 39-45. Excellente description des opérations (on s'y croirait !), solide étude psychologique et intéressante réflexion sur l'héroïsme. Bravo !
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Thierry Covolo · il y a
Merci Guy (pour ce vote et votre fidélité)
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Mirgar · il y a
Bravo pour ce morceau de bravoure au pays des héros anonymes perdus sur des terres hostiles. J'y vois quelque chose d'intemporel...Une lecture haletante!
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Thierry Covolo · il y a
Merci pour ce commentaire, c'est vrai que le récit aurait pu prendre place à n'importe quelle époque, dans n'importe quelle guerre (finalement, l'homme ne change jamais)
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Chantal Parduyns · il y a
Merci pour ce très beau texte !
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Christian Pluche · il y a
Les héros ne sont pas ceux que l'on croit...quelqu'un a même écrit que les vrais héros étaient les pères de famille...
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Thierry Covolo · il y a
Après... Raconter des histoires de père de famille, ça n'attire pas trop les lecteurs :)
Merci d'avoir aimé
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Sandra Dullin · il y a
Mon vote Thierry pour cette nouvelle que j'ai pris plaisir à relire.
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Thierry Covolo · il y a
Merci Sandra et à bientôt
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Eric Verney · il y a
Une nouvelle bien écrite qui m'a beaucoup plu et qui a mon vote bien sûr. ça m'a rappelé l'ambiance de "Fin de mission" de Phil Klay.
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Thierry Covolo · il y a
Merci Éric, du coup j'ajoute "Fin de mission" sur ma liste de lectures å venir.
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François Duvernois · il y a
J'ai relu avec beaucoup de plaisir cette nouvelle. Une belle réussite dans un univers qui ne t'est pas familier. Mon vote.
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Thierry Covolo · il y a
Merci François et à bientôt
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