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RAC

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En compétition

Samedi dernier, je suis allée en discothèque, en boîte comme on dit maintenant. Il m’aura fallu presque trente ans pour y remettre les pieds. Et si ce n’étaient que les pieds... Les oreilles aussi, et cela bien malgré moi, je vous assure. Et c’est tout mon corps que j’ai dû péniblement transporter, d’abord jusqu’à la voiture au beau milieu d’une banlieue parisienne lugubre, puis après en godillant sur des talons à travers un parking gravillonné plein de nids de poules type cratères, pour parvenir enfin dans l’antre de la nouvelle pop française, anglo-saxonne et même internationale. J’ai pénétré dans ce théâtre avec trois amies qui m’ont littéralement embarquée. Elles avaient échafaudé un plan inratable.
Au début, j’avoue que j’étais réticente. Mais à force d’insistance et de conseils avisés sur le fait qu’une nana de cinquante piges, seule, ne devait pas rester chez elle tous les samedis soirs devant la télé avec ses chiens et chats comme une petite vieille, et d’encouragements additionnés de compliments sur mon corps plutôt pas mal conservé vu mon âge, et autres pommades réconfortantes, j’ai fini par me laisser faire.
Je me suis un peu demandé s’il n’était pas plutôt question de m’emmener pour leur éviter de devoir prendre un taxi, mais elles ont insisté pour payer l’essence, me payer l’entrée et toutes les consommations ! Tout cela aurait dû me mettre la puce à l’oreille et me donner des indices pour appréhender le complot mais non, d’humeur joviale, je les accompagnais, le sourire aux lèvres, en songeant à la bonne soirée qui s’annonçait, comme à l’époque de mes dix-huit ans. Oui, je précise car en fait, dès ma vingtième année, j’avais très vite compris que ce mode de divertissement ne me convenait guère et que préserver mes petits osselets de la pollution sonore m’importait plus que le trémoussement légendaire qui faisait de moi la star du dancing.
À l’époque déjà, sûrement à cause de mes années au Conservatoire de Musique National local, mes sorties se limitaient à découvrir de nouveaux groupes de musique ou de nouveaux concerts, dans des bars mal famés comme dans les plus grandes salles parisiennes, de l’orchestre de rock de bas étage jusqu’à l’ensemble philharmonique des plus grandes villes d’Europe. J’écoutais tous les genres de musique possibles sur toutes les radios FM que l’on pouvait capter, préparais des enregistrements sur cassettes audio grâce aux possibilités de la chaîne HIFI de mes parents et les réécoutais en allant promener le chien, mon walkman sur les oreilles, tout en chantant, comme la plupart des jeunes à cette époque. Je rencontrais des tas de jeunes et moins jeunes dans les différents cafés concerts d’Île-de-France que je côtoyais, où l’on pouvait également danser. C’était moins loin, moins cher et plus convivial que les grandes discothèques branchées qui ressemblaient plus à des usines qu’à des salles de danse. La discothèque demeurait cependant LA sortie extraordinaire et l’endroit où l’on pouvait s’habiller sexy ; c’était aussi le haut lieu de la séduction, l’endroit au top pour rencontrer un cœur à prendre.
Mes amies avaient donc conclu un pacte pour m’emmener draguer avec elles, « prendre la température » comme elles disaient. L’une d’entre elles, Elodie, étant mariée, je savais bien qu’on allait surtout danser et rigoler comme des adolescentes excentriques.
Il avait fallu, bien entendu, que je me déguise pour sortir. Entendez par là que je n’avais pas remis de jupe courte ni de robe moulante depuis des lustres, sauf pour les rendez-vous d’affaires, et que cet accoutrement n’était pas dans mes habitudes le week-end. Avec cinq décades à mon actif, je savais bien que je n’étais plus un perdreau de l’année et que, malgré un look renforçant mon profil de déesse callipyge et un discret ravalement de façade avec des produits super bios, mes rides éparses finiraient toujours par resurgir. Bien évidemment, les copines multipliaient les conseils avisés et je faisais semblant de les écouter pour ne pas les vexer. Il existait dorénavant des tutoriels sur internet pour apprendre à se maquiller et on trouvait des produits miracles, avec des noms impossibles à retenir sans tout mélanger, pour tout ou presque : pour effacer le moindre petit point noir ou faire disparaître une tache disgracieuse, pour supprimer les cernes, retendre l’épiderme voire lui redonner de l’éclat ; le kit complet pour paraître plus jeune ! Finis les remèdes de grand-mère et place aux préparations à faire soi-même à base d’huile de karité, de coco, de graines de sésame, de terres importées du fin fond des océans des mers des Caraïbes, de poudre d’algues microscopiques et je ne sais quoi encore. À les écouter et les voir mixer tous ces ingrédients, je me demandais si la potion magique qu’elles me confectionnaient allait dépasser celle du bon vieux druide Panoramix. Pourrais-je enfin concourir pour un défilé de grandes marques malgré les vingt centimètres rédhibitoires qu’il me manquait pour atteindre une taille crédible lors des premières sélections ? Après quelques essais avec les doigts, les pinceaux et les houppettes, mes amies décidèrent d’un commun accord qu’il valait mieux que j’arrête le massacre et que je me laisse faire. Elles s’efforcèrent de révéler toute la féminité demeurée cachée au fond de moi depuis des années à l’aide de crèmes les plus gourmandes qu’il fut, et d’une palette de fards aux couleurs de l’arc-en-ciel, et me retouchèrent le visage avec des crayons et des pinceaux comme on ravive une vieille toile de maître poussiéreuse avant de la mettre aux enchères chez Drouot. La restauration pratiquée avec soin, je me retrouvais pimplochée comme une bimbo et sans escorte ; j’aurais presque pu me faire arrêter par une brigade des mœurs si j’avais arpenté le Cours de Vincennes. Bref, je n’étais pas moi-même mais je pris le parti d’en rire. Je n’étais pas sortie depuis longtemps, certes, mais il me restait quand même quelques réflexes et des années d’expérience. Je voulais être à l’aise dans mes fringues pour danser, ne pas transpirer en dégoulinant de sueur, ne pas faire d’allergie au synthétique, ne pas être too much ni pas assez, et surtout ne pas donner l’impression d’être en chasse, ni sapée comme une midinette ni complètement has been. Après les avoir remerciées avec tous les égards possibles, je finis par dérouler une jupe noire toute simple (mais avec des poches) sur mes hanches et sur une paire de bas élasthannes gris transparents qui tiennent tous seuls et j’enfilais un tee-shirt sans manches rouge, la couleur qui donne bonne mine aux brunes. Chaussée d’une paire de talons noirs, j’ajoutais un bon pull col roulé sur toute cette panoplie, pris mon blouson en cuir de rockeuse, un chapeau et, mon sac sur l’épaule, je déclarai :
— En route pour l’aventure !
J’avais retrouvé mes trente ans d’un coup.
Les filles qui m’accompagnaient étaient tout simplement magnifiques. À nous quatre, on aurait cru le retour des Spice Girls ou les Desperate Housewives en reconnaissance.
Le GPS avait fonctionné et nous larguâmes notre carrosse sur le parking boueux quand un charmant gardien vint à notre rencontre et nous placarda une affichette jaune fluo sur le pare-brise sur laquelle il inscrit un numéro. Un bic à la main, il remit le même numéro sur un ticket qu’il nous donna en nous rappelant de na pas le perdre, que c’était pour qu’on retrouve bien notre véhicule à la sortie.
— Bonsoir, c’est nouveau le truc du ticket ?
— Bonsoir mes belles, c’est pour vous souvenir où vous vous êtes garées parce que, quand le parking est plein, après on passe des heures à vous aider à retrouver votre caisse dans le brouillard.
— OK merci. Au moins, on sait déjà qu’il y aura du brouillard en sortant !

Une fois avoir été contrôlées à l’entrée, plan Vigipirate oblige, quelques « Bonsoir Mesdemoiselles et bonsoir Messieurs » en retour, des sourires en pagaille et un joli tampon sur le poignet, nous laissions nos affaires excédentaires au vestiaire, glissions un nouveau ticket dans nos poches, avec le portable et les clopes, et nous entrions dans l’arène. Un rapide coup d’œil circulaire nous mit tout de suite dans l’ambiance et le boum-boum excessif qui retentissait me fit immédiatement réagir. Une soudaine envie de m’enfuir s’empara de moi et, sans l’intéressante silhouette masculine qui se dessinait près du bar, j’aurais presque piqué un sprint jusqu’à la sortie.
— Allez les filles, on commence par prendre un verre ? s’enquit Géraldine.
— Yes, faudra bien se lancer à un moment ou un autre de toute façon.
— De toute façon, avec le tampon noir, c’est compris dans le forfait
— Bon, alors, raison de plus. On te suit.
C’est alors que je le vis. Plutôt balaise même s’il était assis sur un tabouret de bar, il avait tout simplement l’air sympa.
Je demandais quels whiskys ils avaient au barman, quand la silhouette qui s’était faite homme sous la lumière des spots se tourna vers moi avec un rictus.
— Si vous voulez un single malt, je vous conseille de prendre une bière !
— Ah vraiment ? Ça commence mal alors. Ils n’en ont pas ?
— Ici, c’est le paradis de la vodka, du mojito ou du rhum-coca, faut s’y faire !
— Ho, je m’en serais doutée. Va pour une bière alors.
Le barman fit glisser négligemment un demi sur le comptoir et me colla un second tampon sur le poignet, en plein sur le précédent. Le mec sympa leva la sienne et trinqua avec moi. Les copines firent de même. Un autre mec sympa nous rejoignait. On était déjà tous potes.
— Alors les filles, on fête quelque chose de spécial ce soir ?
— Oui, sa sortie !
— Sortie de taule ?
— Heu, non de chez elle, mais remarquez, c’est un peu pareil en fait.

Les rires fusaient.

— Mais pourquoi ? Tu vivais recluse ?
— Non pas du tout, mes amies me charrient parce que je ne vais plus en boîte depuis des années.
— Ho, ben j’en connais un autre...

On se regarda d’un air compréhensif. Lui aussi s’était fait embarquer, avec beaucoup de ménagement. On l’avait obligé à laisser ses pantoufles au bercail, à enfiler un jeans neuf coupe cigarette surmonté d’une ceinture en croco synthétique, une belle chemise bleue avec des petits boutons en métal argenté carrés, ronds, en losanges, tous différents, des chaussettes bleues à motifs animaux et des mocassins marrons foncé. On l’avait encouragé à se raser, à se mettre du baume adoucissant, de l’eau de toilette de jeune, du gel dans les cheveux, et à changer de monture de lunettes. On lui avait même offert un magnifique boxer hyper sexy m’a-t-il confié presque rougissant... Quand enfin il m’avoua que c’était sa fille qui l’avait traîné jusqu’ici !
Cette confidence me charma et me rassura sur le fait qu’il n’avait plus vingt ans lui non plus et la situation m’amusait. Je voulus en savoir davantage.
— Alors, comme ça c’est la fille qui sort son père. Et où est-elle en ce moment ?
— Sur la piste de danse avec ses copines, son mari et un autre ami. Vous voyez le chemisier bleu à paillettes qui s’agite dans tous les sens ?
— Elle est mignonne votre fille.
— Oui, elle est adorable et je ne sais pas lui dire non. Et voilà le résultat : j’ai l’air d’un guignol !
— Mais non, pas du tout, pourquoi vous dites ça ?
— Vous me faites marcher.
— Mais non, je ne vois vraiment pas ce qui vous met mal à l’aise.
— Hé bien vous me semblez compréhensive et polie, mais j’ai quand même un peu d’amour propre et je ne peux pas vous le dire.
— Je n’insiste pas dans ce cas. En revanche, il faut que je file... la bière...
Je filais comme une fusée aux toilettes, sans prendre le temps de me retourner. C’est toujours le même problème avec la bière, et même avec des années d’entraînement, pas moyen de muscler ma vessie plus d’une heure.
C’est en me lavant les mains devant un gigantesque miroir que j’ai failli avoir peur, découvrant un visage qui m’était familier mais inconnu : le mien après l’épreuve du maquillage. Je m’avançais pour vérifier en clignant des yeux. Oui c’était moi, mais avec des couleurs. Je manquais, l’espace d’un instant, d’attraper un mouchoir en papier et de tout enlever lorsque Michèle entra en me souriant.
— Alors, pas mal le mec avec qui tu discutes ?
— Euh, sympa.
— En tout cas, il a l’air de t’apprécier
— Peu importe, il n’est pas lourd, c’est le principal.
— Le principal, c’est qu’il soit libre surtout.
— Demande-lui !
— Tu ne peux pas faire tes commissions toute seule ?
— Mais non, je disais ça pour toi.
— Pour moi ? Mais il n’a d’yeux que pour toi !
— Tu crois ça ?
— Ça crève les yeux justement !
— Bon, on verra mais promis, je te le laisse s’il te plaît.
— Je te rappelle que je suis casée, moi !
Là-dessus, elle s’en va et je la suis jusqu’à la piste de danse. Le mec sympa est toujours au bar. Nos deux amies nous retrouvent et, malgré le style de musique qui ne nous branche pas plus que ça, nous nous déhanchons en suivant le rythme, de gauche à droite, comme dans les années 80. En regardant les autres sur le « dance floor », on réalise vite qu’on est dépassées. On ne danse pas comme eux et ils nous regardent en se moquant. En sueur, on décide de retourner s’asseoir un moment... au bar.
Le mec sympa est toujours là et me fait signe de le rejoindre. Je m’approche, il me tend une bière.
— À la vôtre !
— À la vôtre. C’est gentil, merci !
— Avec plaisir, vous devez en avoir besoin vu toute l’énergie que vous avez dépensée.
— Je ne peux pas vous contredire. Ça se voit tant que ça que je n’ai pas dansé depuis longtemps ?
— Depuis combien de temps ?
— Euh... Ça ne se dit pas.
— Moi je peux vous dire que je n’ai pas dansé depuis le mariage de ma fille. Ça fait déjà deux ans.
— Moi, un peu plus.
— Arrêtez un peu de faire la timide.
— Tiens, c’est la première fois qu’on me dit ça. Et vous ? Vous ne voulez toujours pas me confier ce qui vous embarrasse ce soir ?
— Il faudrait que je vous connaisse un peu avant de pouvoir vous le dire.
— Soit, recommençons par le début alors, moi c’est Florence, et vous ?
— Stéphane. Enchanté.

C’est alors que ne sachant plus quoi lui dire, je fus sauvée par sa fille.
— Salut Papounet, alors quoi de neuf ? T’as pas bougé de ce tabouret depuis tout ce temps ? Allez viens danser. Euh, désolée, bonsoir. Tu ne me présentes pas ?
— Ma fille, Charlotte. Charlotte, je te présente Florence à qui je viens d’offrir une bière.
— Salut.
— Salut. Alors il paraît que vous avez kidnappé votre père ce soir ?
— Ah, il a cafté ! C’est pas bien ça Papa. Il a besoin de sa fille chérie pour sortir depuis son divorce sinon c’est téléfilm tous les week-ends, comme les vieux mais sans chat parce que lui il a un chien. Et comme on n’a pas envie de le voir débarquer tous les week-ends, on préfère l’emmener avec nous !
— Au moins c’est franc !
— Non mais je rigole. En revanche, merci de lui avoir redonné le sourire parce qu’il y a trois heures, il tirait une tronche... Tout ça parce qu’on l’a un peu secoué avec mon mari pour qu’il s’arrange un peu. Il est beau comme ça non ?
— Très séduisant !
— Ah, tu vois Papa que tu plais encore ?
C’est alors que j’ai regardé dans sa direction. Il m’a fait brusquement l’effet d’un enfant ayant commis une faute. Il regardait ses pieds et s’il avait pu se cacher sous terre, je suis certaine qu’il n’aurait pas hésité. Il a dû sentir mon regard posé sur lui et se retourna vers moi.
— Vous avez des enfants ?
— Non, je n’ai pas eu cette chance mais j’en côtoie beaucoup.
— Voyez comme on me traite !
— Apparemment, votre fille vous adore.
— Parfois j’aimerais qu’elle m’aime un peu moins... et qu’elle me fiche la paix !
Là-dessus, il me sourit. Je lui rendis son sourire. Nous étions complices.
La musique était toujours très forte et il devenait de plus en plus compliqué de dialoguer dans ce brouhaha. Mes amies avaient tenté de discuter avec deux hommes agréables mais revinrent au bout d’une heure en m’expliquant qu’ils étaient père et fils, l’un trop jeune et l’autre trop âgé.
Charlotte rejoignit son père une nouvelle fois, me sourit et nous proposa d’aller tous boire un verre dans un petit bar au calme, pas très loin. On sortit, on se donna l’adresse et on se retrouva dans un pub irlandais avec un petit groupe de rock, le rock de notre jeunesse, celui qui ne vieillit pas. On but une bière, mais une bonne cette fois-ci !
On parlait de tout et de rien avec sa fille et son mari, et mes copines s’enquerraient d’en savoir plus sur la petite famille. Elodie discutait avec l’ami du mari. On passait un agréable moment.
Après une heure de bavardages, je me résolus enfin à annoncer aux trois grâces (alias Géraldine, Michèle et Elodie) que le mascara me piquait les yeux et qu’il était temps que je me démaquille. Je filais dans les toilettes avec mon sac à mains, en sortit une bouteille de lotion pour waterproof make-up et des cotons. Après un bon décapage et nettoyage, je retrouvais certes mes ridules et mes imperfections mais me sentais revivre. Ma peau respirait enfin. « Libérée, délivrée » comme disait la chanson ! J’étais prête à affronter le bellâtre sans artifice. J’étais naturelle, la splendeur de la simplicité, donc à prendre ou à laisser...
En revenant, Stéphane me contempla et me dit qu’il me trouvait rayonnante, que j’étais bien plus jolie sans maquillage et qu’il n’avait pas été « trompé sur la marchandise ». Flattée, je lui répondis que je trouvais qu’il avait du goût et lui demandais si c’était toujours lui qui achetait ses fringues car je le trouvais « trop stylé » comme disent les jeunes aujourd’hui. Les blagues allaient bon train et nous refîmes le monde.
Avec sa chemise sortie de son jeans, Stéphane était bien plus décontracté. À côté de moi sur la banquette, il me murmura quelques mots à l’oreille :
— Bon, je vais te dire pourquoi je n’ai pas bougé de la soirée et pourquoi je suis débraillé mais surtout ne te moque pas.
— Ben, non, pourquoi ? Jamais je n’oserais...
— Bon, alors voilà, j’ai mis le jeans que ma fille m’a offert mais ça faisait un bail. J’étais un peu serré et quand on a dansé, il n’a pas résisté et il a brusquement craqué à l’entrejambes... Je porte aussi un superbe boxer rouge, mais il risque d’être un peu voyant si je garde ma chemise dans le pantalon...
Je retins un fou rire et lui dis doucement à l’oreille :
— Wahou, super sexy ! Ça me donnerait presque des idées...
— Ah vraiment et lesquelles ?
— Si on revient seuls tous les deux, je te les ferais peut-être découvrir.
Il me regarda droit dans les yeux, pris ma tête dans ses mains et me colla un énorme baiser sur les lèvres qui fit « clac ».
Surprise, je ne répondis rien et lui souris.
Je le vis faire signe à sa fille, lui chuchoter quelques mots à l’oreille et relever sa chemise devant elle. Elle éclata de rire, me jeta un regard et me fit au-revoir de la main en s’esclaffant. Elle s’adressa à mes amies qui se retournèrent et m’expédièrent le même signe tout en éclatant de rire également.
— T’inquiète pas pour nous ma chérie, on prendra un taxi !
Stéphane me prit par la main en revenant vers moi et me pria de le ramener chez lui pour se changer. On monta dans ma voiture. Je lui demandais ce qu’il avait bien pu dire à sa fille qui le répéta à mes copines hilares.
Il répondit calmement.
— Je leur ai dit que nous n’en pouvions plus d’attendre et qu’il était temps que nous partions, vu qu’un simple regard de ta part... et j’avais déjà fait craquer mon jeans !

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Robert Grinadeck · il y a
Très belle histoire pleine de fantaisie, de légèreté et d'optimisme. Bravo !
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RAC · il y a
Merci Robert, l'optimisme, il en faut pour avancer ! A+++
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Marie Guzman · il y a
Je ne pas lâché ce couple émouvant ainsi que les copines toujours pleine d bonnes intentions 😋😊
Bravo

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RAC · il y a
Merci Marie & ravie que vous ayez aimé les personnages ! A+++
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Abi Allano · il y a
J'aime beaucoup votre style. Euh....d'écriture hein. (-:
Une histoire un peu fofolle et très réaliste comme j'aime. Merci!

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RAC · il y a
Que voilà un commentaire agréable ! Merci beaucoup ! (Et n'hésitez pas à critiquer les autres, je suis en rôdage... SE est ma première expérience d'écriture...) A+++
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coquelicot · il y a
mes voix, pour les efforts de cette cinquantenaire. Mais attention à penser qu'un corps de 50 est avachi. J'ai un bon bout de plus, je peux toujours mettre un bikini à la plage, sans faire s'esclaffer ! grâce à ma gym journalière ? bien à vous.
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RAC · il y a
Absolument, j'adhère complètement à votre vision des choses ; d'autant que les petits jeunes sont parfois bien grassouillets de nos jours ! LOL ! merci de votre visite ! A+++
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Sylvie Franceus · il y a
Merci les copines !
En plus, j'ai appris un mot : pimplochée !

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RAC · il y a
Super, moi aussi j'apprends des mots en parcourant les textes sur SE, surtout de nos amis des autres continents, quelle richesse notre belle langue ! Merci de votre visite Sylvie !
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Nicolaï Drassof · il y a
J'ai lu hier soir et la nuit portant conseil, suis revenue voter
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RAC · il y a
Merci beaucoup, très sympa ! A+++
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Jcjr · il y a
Quand le coup de jeunesse frappe à la porte de la cinquième décade,cela donne une soirée affriolante, où tout peut arriver.*****
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RAC · il y a
Merci JC, très sympa d'être passé ! Soyez le bienvenu quand vous voulez ! A+++
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Sandrine Michel · il y a
Très bien, deux mots pour tout dire !
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RAC · il y a
Merci de votre visite Sandrine. A bientôt...
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Jarrié · il y a
Bien qu'arrière grand-père je me suis substitué, avec peine, à Stéphane....On peut toujours rêver ! Soirée intéressante, et, bon courage pour mercredi !
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RAC · il y a
Bien que seulement grand-mère j'ai pensé à vivre cette aventure...C'est bien de rêver : c'est enrichissant ; ça fait fonctionner les neurones épanouis et les neurones fainéants ! Merci pour votre soutien. A bientôt...
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Joëlle Brethes · il y a
J'adore, tout simplement ! ;)
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RAC · il y a
Voici un très touchant commentaire, merci beaucoup Joëlle ! A+++
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