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Covid-19 - Un récit - Chapitre 8

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Kate voulut prêter les clés de sa voiture à Mike. Il s’agissait d’une berline allemande flambant neuf. Mike déclina.
— Ils font leur prière dans une église du Bronx. Je pense qu’une telle voiture y passera difficilement inaperçue. On peut prendre un taxi.
— Oui, tu as raison, je suis bête.
Mike et Jeremiah s’étaient fait beaux. Enfin, Jeremiah s’était lavé plutôt deux fois qu’une, s’était rasé, et s’était coiffé autant qu’il le pouvait avec sa grande tignasse. Par ailleurs, le garçon avait annoncé à sa petite amie qu’il préférait se mettre en retrait de cette relation pour le moment. Il avait effacé les photos de lui nu, et lui avait recommandé de faire de même.
Kate rappela à Mike de parler de la maladie de Jean, elle voulait qu’on prie pour qu’elle reste en vie. Pendant que Mike appelait un taxi, Kate dit à Jeremiah :
— Je dirai la vérité à ton père. C’est moi qui vous ai permis de partir. À tout à l’heure. Je pense qu’il attendra votre retour de pied ferme.
— OK, maman. Je peux juste avoir le numéro de Grande-Ma’ ?
— Elle a pas de portable, mon chéri. Tu peux appeler la clinique et lui laisser un message. Voilà leurs coordonnées. Ça lui ferait très plaisir.
Prenant son fils dans ses bras et le serrant très fort contre elle, Kate ajouta :
— Je t’aime. Merci d’être mon fils.
— Merci d’être ma maman. Je t’aime aussi. Désolé d’avoir déconné si longtemps.
Le taxi arriva. Le conducteur qui en sortit était un Africain d’une trentaine d’années :
— Deux personnes, c’est ça, monsieur ?
— C’est cela, moi et ce jeune homme.
— Très bien, allez-y, montez.
Son accent était à couper au couteau, mais il parlait anglais avec aisance, ce qui changeait de l’Antillais de la dernière fois. L’échange fut d’ailleurs vite facilité :
— Vous allez à cette église ? Ça tombe bien, j’en suis paroissien depuis un an.
— Ah ouais ? répondit Jeremiah.
— Ouais. Moi c’est Lucky. Je suis Nigérian. À la base, je suis musulman, mais je suis devenu chrétien. Avant je m’appelais Hicham. J’ai été baptisé en arrivant ici. Vous le répétez pas trop fort, que je suis un ancien musulman ? je peux vous faire confiance ?
— Bien sûr, Lucky, t’inquiète.
— Ouais, Lucky, c’est noté, renchérit Mike. Dites-moi, pourquoi vous êtes arrivé aux États-Unis ? Vous faites des études ?
— J’ai fui le Nigéria. Je suis condamné à mort par ma famille. S’ils me retrouvent, ils me pendent.
— Ah ouais, chaud ! s’exclama Jeremiah.
— C’est pas facile d’être chrétien, surtout quand t’es dans un converti de l’Islam. Mais quand j’ai rencontré Jésus, je savais que je voulais pas le lâcher. Quitte à en payer le prix.
— C’est étonnant, ça ? Votre famille veut plus de vous, Lucky ? Même votre mère ? demande Mike.
— Quand on quitte mon ancienne religion, ça demande beaucoup de sacrifices. Je m’attendais à ce qu’ils me rejettent, parce qu’ils sont particulièrement religieux. J’ai même un frère qui s’est engagé à Boko Haram. Je sais pas si vous connaissez...
— J’ai travaillé dans le pétrole. J’ai entendu parler par des anciens collègues qui ont travaillé au Nigéria. C’est des terroristes, en fait ?
— C’est ça, monsieur, répondit Lucky. Des terroristes. Des gens qui haïssent les chrétiens. Maman était prête à me laisser une chance. Mais mon frère Mohammed a refusé, et a dit que s’il me revoyait, il me ferait pendre par ses amis.
— P... ! c’est ouf, ça ! D’être aussi fermé, je veux dire, dit Jeremiah.
— Ouais, c’est fou, comme tu dis. Mais j’ai choisi Jésus. Il m’a donné une deuxième famille dans le Bronx. L’an prochain, je pense rentrer en discernement chez les Franciscains là-bas. J’accroche pas mal avec leur spiritualité.
— Les Franciscains, c’est quoi ?
— C’est des frères. Des hommes qui s’engagent toute leur vie à servir Dieu. Mais dites-moi, vous êtes nouveaux convertis ? Je vois que vous connaissez pas trop les choses.
— On peut dire ça, dit Mike.
— Ouais, c’est ça, ajouta Jeremiah. Hier, y a deux meufs du Bronx, une Française et une Mexicaine, qui sont venues nous parler de Jésus. Moi, je t’avoue Lucky, que ça m’a grave parlé, votre Dieu, votre Jésus, là !
— Ah ouais, c’est donc tout récent ! Vous êtes baptisés ?
— Non, fit Jeremiah. C’est quoi, « être baptisé » ?
— C’est être un enfant de Dieu. Il faut faire une petite cérémonie pour le devenir.
— Ça doit être grave stylé, d’être un enfant de Dieu, hein, oncle Mike ?
— Ouais, ouais, dit Mike.
Sans relever le manque de conviction de l’oncle de Jeremiah, Lucky embraya :
— C’est vrai que c’est stylé, comme tu dis. Ça t’ouvre plein de portes dans ta vie ! Tiens, voilà, on arrive ! Je vous dépose, je vais ranger ma caisse, et je vous rejoins. Vous me devez vingt-cinq dollars. Mais ne me payez que vingt.
— C’est gentil, dit Mike.
— Non, c’est normal. À tout de suite !


Mike attendait en dehors de l’église depuis vingt minutes. La prière avait commencé, mais il ne voulait pas y participer, malgré la déception visible de Jeremiah. Il s’assit sur un banc, à mi-distance entre le trottoir et l’entrée. Il tourna sa tête vers la rue, observant un attroupement de jeunes un peu désœuvrés. Il vit alors Lucky arriver en courant et s’arrêter à sa hauteur. Le chauffeur de taxi avait donc trouvé où garer son véhicule.
— Eh, monsieur ! Vous rentrez pas ?
— Bah, c’est pas pour moi cette soir. J’attends juste mon neveu.
— Allez ! ça peut pas vous faire de mal ! Vous allez avoir froid, ici, même avec votre manteau d’hiver...
— Bon, OK ! Je vais entrer cinq minutes.
Mike tourna alors son regard vers la grande bâtisse, se leva, tout en se disant qu’il ne resterait pas longtemps. Il avança, sentit une pointe dans son cœur. C’était pas habituel, c’était un petit peu de chaleur. Oh ! pas grand-chose, juste une pointe, mais qui ne le faisait pas souffrir. À son entrée dans l’église, Mike vit tous les gens, jeunes pour la plupart, en train de chanter et danser. Il constatait qu’il y avait beaucoup de joie, et se sentit un peu bête. En même temps, la pointe était devenue plus forte ; la chaleur au cœur lui semblait plus présente, sans pour autant lui faire mal. Il se plaça au fond. On avait déplacé les chaises à gauche et à droite de la nef. En deux ou trois endroits, des hommes vêtus de blanc – des prêtres, probablement – parlaient chacun avec une autre personne. Il en vit faire un signe de croix dans le vide et la personne qui discourait avec lui se lever, vite remplacer par une autre.
« Voilà où je te veux, Mike. Voilà ce que je veux sur ta vie. »
QUOI ? Qui lui parlait ? Qui lui disait ça ? Mike commençait à regarder un peu partout, pour savoir qui avait prononcé ces paroles. Dans le même temps, les gens de l’église était plus recueillis, tandis que s’élevait un chant sublime, plus beau que tout ce qu’il avait entendu jusque-là, sans que l’on pût comprendre les paroles qui étaient chantées. Chacun chantait selon ce qui lui passait par la tête, et c’était sublime. Puis le chant s’apaisa. Et le silence se fit.
Alors, on entendit un crépitement de micro, puis quelqu’un s’exprima, un jeune homme à l’accent germanique :
— Il y a une personne, un homme de trente ans à peu près, dans notre assemblée, qui ne croit pas en Dieu. Le Seigneur lui parle ce soir. Il parle à ton cœur, il te dit qu’il te veut là, il t’appelle à le suivre sur le chemin de la Vie. « Je suis le chemin, la vérité, la vie, » dit le Seigneur, « qui croit en moi n’aura plus jamais soif. » Il se reconnaîtra parce qu’il a hésité à entrer dans notre assemblée. Il a passé vingt minutes dehors dans le froid.
HALLUCINANT. C’était le mot. Comment l’avait-il su ? Mike sentit la chaleur et la paix l’envahir. Il s’avança en tremblant vers le chœur, puis sentit ses jambes s’écrouler. Il ne pouvait plus retenir l’amour qui l’envahissait. Il sentit que l’on retenait sa chute et qu’on le plaçait pour qu’il soit le mieux possible. Il était tellement heureux qu’il voulait plus se relever. Simplement profiter de ce cœur à cœur avec Jésus.


La veillée continua. Mike se remettait à peine de ses émotions quand il vit qu’il y avait un ostensoir avec une hostie. Jeremiah était en train de pleurer, dix mètres devant lui. Alicia et un jeune homme était venus l’aider à se relever. Ses jambes flageolaient. Il se sentait bien, et fragile en même temps.
— Ça va aller, Mike, lui avait dit Alicia. C’est le Seigneur qui t’a visité ce soir. Merci d’avoir ouvert ton cœur. Merci de lui avoir ouvert la porte.
Mike n’avait pas très bien compris, mais cette simplicité l’avait touché.
On ralluma un micro, en disant :
— On vous rappelle que ce soir, il y a des démarches qui sont proposées. Vous pouvez allez voir un prêtre pour recevoir la miséricorde de Dieu. Vous pouvez aussi aller parler à des frères qui sont par groupes de deux pour prier pour vous au fond de l’église. Le père Stephen va aussi passer avec le Saint-Sacrement parmi nous. Enfin, vous pouvez aller remettre anonymement vos intentions au pied de l’autel. Des jeunes se relaieront toute la nuit pour les confier à Jésus.
Mike ne savait pas trop quoi faire. Il vit que les prêtres étaient déjà très occupés, alors il alla au fond de l’assemblée. Justement, il y avait là deux jeunes qui venaient de finir la prière avec un autre jeune. D’un pas peu assuré, il vint se placer devant eux.
— Bonjour, dit l’un d’eux, un Américain, vu son accent local, tu veux qu’on prie pour toi ?
— Oui.
— Tu t’appelles comment ? dit l’autre, un Canadien anglophone, probablement.
— Mike.
— OK. Merci Seigneur pour ce que tu veux faire sur la vie de Mike ce soir ! dit l’Américain, d’une voix enthousiaste et douce à la fois.
— Tu veux qu’on prie pour quelque chose en particulier, Mike ? demanda le Canadien.
— Oui, enfin... non... Enfin, je ne sais pas trop...
— Tu n’es pas obligé de le dire, tu sais !
— OK, merci. Je préfère. Je sais pas quoi demander à Dieu...
— Tu acceptes qu’on mette notre main sur ton épaule ? demanda l’Américain.
— Faites ce qui vous semble bon, répliqua Mike.
Les deux jeunes entonnèrent alors un chant, puis se mirent à chanter un peu étrangement. C’était joli, simple, mais on ne comprenait pas les paroles. Puis l’un d’entre lut un texte, de la première épître aux Corinthiens : « J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. »
Puis, après un temps de silence :
— Mike, j’ai dans le cœur que tu te fais beaucoup de souci pour les autres. Que tu penses beaucoup aux autres. Tu veux te donner sans compter, et le Seigneur est très touché par ce désir. Il demande simplement que tu le remettes entre ses mains. Il veut ce soir que tu acceptes dans ta vie que c’est Lui l’amour. Sans Dieu, c’est pas possible d’aimer vraiment. Ça te paraît fou, mais Dieu, c’est le seul à t’aimer comme Il t’aime. Il t’invite, librement, dans le secret de ton cœur, à t’abandonner à Lui pour le restant de ta vie. À Lui remettre tout ce qui te contrarie. À Lui donner entièrement tes soucis, ton désir de service.
— Je confirme. Je te voyais à l’instant être triste de voir le père de ton neveu pour lequel tu te faisais beaucoup de souci ne pas accepter ce qu’il se passait dans sa vie. Ça te parle, ce qu’on te dit ?
— Oui, vraiment ça me parle !
— N’hésite pas à, toi aussi, te confier à Jésus comme l’a fait ton neveu. À le prendre dans ta vie. Ton désir de rendre service sera d’autant plus transformé !
— Maman Marie, dans ton manteau d’amour, on te remet Mike, on te remet son cœur, sa vie, ses désirs, ce qu’il vit de beau et de plus difficile. On croit que ce qu’il vit ce soir, c’est pour toujours ! Réjouis-toi, Marie...


Le Saint-Sacrement arrivait devant Jeremiah. L’ado était en larmes. Cette veillée, il l’oublierait jamais. Quand l’hostie fut arrivée à sa hauteur, il vit, comme gravée dessus, un visage. Jésus. Il entendit dans son cœur :
« Jeremiah, tu veux tout me donner ? »
Jeremiah, sans trop comprendre, sans trop savoir quoi répondre, mais vraiment touché qu’on le lui propose, hésitait, tout en pleurant encore plus fort.
« Jeremiah, Jeremiah, c’est moi qui t’ai créé. C’est moi qui t’ai aimé le premier. Tu n’as pas grand-chose à offrir, mais ce rien, est-ce que tu acceptes de me le donner entièrement ? Moi, c’est ton être entier que je veux ! Je t’aime, mon fils ! »
— Oui, Jésus... J’accepte. Je te donne tout, Jésus, murmura le jeune homme.
Alors, il sentit une immense paix l’envahir.
Puis le Saint-Sacrement arriva à hauteur de son oncle. Celui-ci dit :
— Jésus, je sais pas comment tu fais pour connaître toute ma vie. Moi, j’accepte de te remettre mes soucis, comme on m’a dit de le faire. Je te demande d’apaiser le cœur de mon cousin Dany.
Pas de réponse. Mais Mike se sentit libéré d’un grand poids, comme si le fardeau accumulé au cours de toutes ces années était porté par un autre. Alors, il accepta de croire, et se dit qu’il demanderait le baptême.


Après la bénédiction finale, un des jeunes, l’homme à l’accent germanique, prit la parole et dit :
— Merci à tous d’être venus. Voilà. Le Saint-Sacrement va être exposé toute cette nuit. Ceux qui souhaitent parler peuvent le faire discrètement à l’extérieur de l’église.
Il passa alors le micro à Monique :
— Il y a des gens qui ont pu être touché par des paroles, qui les rejoignait dans leur vie ; des charismes de connaissance et de science, qui ont besoin d’être confirmés. N’hésitez pas en toute discrétion à venir témoigner de ce que vous avez reçu auprès de l’équipe d’écoute, composé de Joanna, qui nous vient de la Pologne, et d’Agnes, qui vient de l’Ohio. Elles peuvent se signaler. Voilà, très bien, merci. Voilà, si vous avez été touchés, parlez-en, c’est important. Rien ne sera partagé, si ce n’est pas aux personnes qui exercent ces charismes. Ça permet de confirmer.
Mike se dirigea vers Joanna.
— Bonsoir, moi c’est Mike.
— Bonsoir, Mike, moi c’est Joanna.
— OK, bon, Joanna, j’étais pas catho, je suis d’ailleurs même pas baptisé. Mais j’ai été vachement touché par la parole, juste après être entré de l’Église.
— Juste... Un peu moins fort. Jésus est toujours là, dit la Polonaise en désignant le Saint-Sacrement.
— Oui, pardon. En fait, quand je suis rentré, je croyais pas en Dieu. Je l’ai entendu parler en moi. Puis il y a l’Allemand qui a dit une parole qui me parlait à fond. En plus, j’attendais vraiment dehors.
— Merci, merci ! C’est très gentil à vous d’être venu comme ça le dire ! Je vais le dire à Hans. Vous voulez venir avec moi ?
— Non merci, j’ai mon neveu, Jeremiah, que je dois ramener chez ses parents. Il n’a que seize ans.
— Ah, OK ! Très bien, alors. À jeudi prochain, vous viendrez ?
— Oui, merci...


Ce fut un autre jeune, voyait Mike et Jeremiah appeler un taxi, qui leur proposa de les raccompagner. Il s’appelait Dan, et travaillait à Brooklyn, donc ça ne le dérangeait pas. Dan portait un masque chirurgical.
— Je suis infirmier, précisa-t-il. Je vous serre pas la main, désolé. Je travaille en soins palliatifs. Nouvelles consignes suite à la pandémie.
— Ça marche. Ça a l’air d’être une belle saleté, ce coronavirus ! dit Mike.
— Ça l’est. On a eu notre premier cas hier, et je suis de garde cette nuit. Je préfère être vigilant. J’ai désinfecté la voiture en partant de l’hôpital, et je le referai en arrivant.
— Ah ouais... Chaud... dit Jeremiah.
Ils bavardèrent aussi pendant le trajet. Dan expliqua le projet de la paroisse.
— C’est la communauté de l’Emmanuel, avec les jeunes de l’Emmanuel School of Mission de New York, qui la tient. C’est des jeunes de plein de pays différents, qui se retrouvent pendant un an là-bas. Moi, je l’ai fait y a deux ans, en France, à Paray-le-Monial. Un petit village de dix mille habitants. Et la cité du cœur de Jésus.
Ils continuèrent leur discussion, jusqu’à l’arrivée au domicile de Kate et Dany. Dans sa barbe, Mike dit :
— Bon, maintenant, Jésus, t’es dans ma vie ? Alors, t’assures !
Jeremiah dit en saluant Dan :
— Au fait, vous êtes en couple ? On a pas parlé de ça.
— Je suis en discernement pour être consacré dans la communauté. Donc, en ce moment, je crois plutôt vivre le célibat pour Jésus.
Jeremiah était ébahi par le courage et la détermination de ces jeunes chrétiens. C’était des fous, des fous de Dieu. Ils donnaient vraiment envie d’être comme eux.
— Merci, Dan, dit-il. D’ailleurs, avant d’oublier, vous pouvez prier pour mon arrière-grand-mère, Jean ? elle a le virus et elle va pas bien !
— Bien sûr, Jeremiah, bien sûr. Bon allez, je vous laisse. Je prends ma garde dans une demi-heure.


À suivre...
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