Court-métrage en toile griffée

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Baptême dans la BD, confirmation dans l'écriture, en attente d'une canonisation pour l'ensemble de mon œuvre. http://clementpaquis.com/ @clementpaquis  [+]

Image de Eté 2016
Certains diront d'Oscar Fimes (et ils n'auront pas tort de le dire) qu'il était un homme passionné. Ce petit personnage rond et chauve, au physique tout droit sorti d'un long-métrage en noir et blanc des années cinquante, avait dans la vie deux passions. La première, c'était les chats. Oscar Fimes en avait sept et chacun portait le nom d'un poète. Il y avait Yeats, Nerval, Verlaine, Aragon, Prévert, Ronsard et Baudelaire. Oscar aimait à dire que de la magie émanait de ces animaux et que c'était de magie dont il avait besoin pour exercer au mieux sa deuxième passion.

L'autre passion d'Oscar Fimes, c'était la vidéo argentique. Oscar était propriétaire d'une petite entreprise dévolue à la restauration et à la numérisation de vieilles bobines de films en format super 8 et huit millimètres. Fimes se sentait dans la peau d'un chercheur de trésor lorsqu'il allumait son projecteur et découvrait le contenu de ces bandes qu'on lui confiait de manière régulière. Par le passé, la vidéo était rare et sa lecture fastidieuse. Il s'agissait d'entretenir un appareil sujet aux pannes régulières et de convoquer ses amis, sa famille dans une pièce de la maison où l'on dépliait cet écran en toile blanche qui servait de support à l'image projetée. Ces moments étaient courts et rares. Ainsi, les vidéastes des années soixante et soixante-dix l'étaient souvent pour de courtes durées, et le résultat de leur travail finissait la plupart du temps dans le fond d'un tiroir. Les années passaient, les décennies souvent, et un petit fils, une petite nièce finissait un jour par franchir la porte de la boutique d'Oscar Fimes, une enveloppe jaunie par le temps et scellée par un petit morceau d'aluminium à la main.

Oscar aimait à croire que le caractère fragile, périssable et unique de ces petits films participait de les rendre beaux. Au contraire des vidéos numériques que n'importe quel appareil du XXIeme siècle était en mesure de tourner et d'effacer à l'envie, l'argentique était, comme les anciennes pellicules photos, une chose que la mortalité rendait précieuse. Chaque exemplaire était unique et sa restauration, confiée à Oscar, donnait l'impression à ce dernier d'être une sorte d'archéologue sur un site de fouilles antiques, lustrant soigneusement la tête d'une statuette égyptienne récemment mise à jour.


C'était une froide matinée de janvier et Oscar venait d'ouvrir son commerce. Alors qu'il poussait la porte de sa boutique et après avoir soulevé le rideau de fer, il se prit les pieds dans quelque chose et manqua de se casser la figure. C'était une petite enveloppe beige. Fimes se fit la réflexion qu'elle était sans doute là depuis la veille et se demanda comment il avait bien pu se débrouiller pour ne pas la voir. Rien n'accompagnait l'enveloppe. Pas de lettre, pas d'adresse, même pas un début d'explication griffonné sur un bristol, et bien sûr : pas d'argent. Oscar avait l'habitude que l'on se serve de sa boutique comme d'une décharge pour pellicules. Il suffisait d'un décès, d'une volonté de faire un tri rapide dans les affaires du défunt, d'un « Je ne veux pas de ces vieilleries à la maison » et c'était chez Oscar Fimes que terminaient ces bobines qui ne voulaient rien dire pour la très numérique génération qui était pourtant censée en hériter.

Sur la bande de papier collée au métal de la bobine figuraient ces mots écrits à la main :
« Dachau, winter 1942. »

Il s'agissait d'une bande huit millimètres en couleur. Tout tremblant, Oscar sorti son projecteur favori, un Silma bi-format avec variateur de vitesse, déroula l'écran en toile blanche puis, nerveusement, se saisit du film et l'installa sur la roue dentée du projecteur. Il alla ensuite verrouiller la porte du magasin, afin d'éviter d'être dérangé et, après avoir éteint la lumière, il tourna le bouton de démarrage. Le takatak familier de l'appareil se fit alors entendre et le film débuta.

Celui-ci montrait des prises de vue successives du camp de concentration de Dachau. On apercevait l'extérieur, l'intérieur, les baraquements, les allées, les miradors... mais l'on ne voyait ni détenus ni officiers. Les séquences étaient tournées volontairement à des endroits vidés de toute présence humaine. En revanche, à chaque plan, l'on apercevait des hordes de rats grouiller. Des rongeurs noirs et épais, plus gros qu'un matou, et qui galopaient frénétiquement d'un coté à l'autre de l'écran. C'était une course bien ordonnée. On aurait dit le cours d'une rivière. Une rivière noire, polluée, mais transportant un liquide homogène qui ne se risquait pas à s'aventurer en dehors de son lit.

Le film dura ainsi environ trois minutes, puis arrivant à son terme, le bruit du projecteur changea de ton, passant de takatak à flopflopflop et se mit à tourner dans le vide. Oscar l'éteignit alors et tout tremblant, il ralluma les lumières.

Oscar se dit qu'il venait de passer un mauvais moment, mais que celui-ci aurait pu être bien pire s'il était par exemple tombé sur un film mettant en scène les exactions du camp, des exécutions et autre cadavres faméliques les yeux grands ouverts... Oscar se souvenait avoir fait des cauchemars plusieurs semaines après que son professeur d'Histoire, en quatrième, ait fait visionner Nuit et brouillard à toute la classe. Une expérience qu'il n'avait pas vraiment envie de renouveler. Après avoir pris trois grandes inspirations, il se saisit du petit film, le rangea prestement dans l'enveloppe et enfouit cette dernière au fond d'un tiroir de la réserve, entre quelques outils et une certaine quantité de papier bulle.


C'est le lendemain, en début d'après-midi, que Fimes aperçu le premier rat. Celui-ci trônait sur son établi, à coté d'une pile de films à développer et fixait Oscar de ses petits yeux jaunes. Il y eut un cri, de frayeur probablement, et Oscar se mit à agiter un balai au dessus de la tête du corpulent rongeur, en vain. Le rat ne bougeait pas d'un poil et Oscar se rappela un instant avoir lu quelque part que les rats qui avaient goûté un jour à la viande étaient immunisés contre la peur. Oscar se demanda quelle sorte de viande ce rat-ci avait bien pu ingérer pour être aussi peu farouche.

SOS-Nuisibles élimina le gros rat, ainsi qu'une demi-douzaine d'autres que le dératiseur débusqua en quelques minutes de recherche. « J'ai jamais vu ça ! » lança celui-ci à Oscar alors qu'il lui présentait sa facture. Oscar répondit que lui non plus, il n'avait jamais vu ça, et qu'il aimerait beaucoup ne jamais avoir à revoir ça. Le soir même, alors qu'il était sur le point de fermer, Oscar entendit des frottements dans l'arrière-boutique. Le gros rat aux yeux jaunes était revenu et il était accompagné par toute une bande de surmulots de son espèce. Tous fixaient l'amateur de vidéo argentique sans bouger.

Pris de panique, Oscar s'était mis à courir. Alors qu'il aurait été plus rapide et plus prudent pour lui de grimper dans sa voiture et d'appuyer sur le champignon, il avait décidé de rentrer chez lui ainsi, en courant à toute vitesse. La horde de rats était à ses trousses, et lorsqu'il pensait les avoir distancés, il se retournait et les trouvait grouillant sur ses talons. Tandis qu'il détalait, rien n'habitait les pensées d'Oscar sinon la peur de faire une crise cardiaque. Le sport, ça n'avait jamais été son truc, et il le payait douloureusement cependant qu'il essayait en vain de semer ses poursuivants.

Il est des peurs tellement violentes qu'elles interdisent aux larmes de couler. Le cerveau tout entier est tétanisé par une seule et unique terreur et tout autre fonction s'en trouve ainsi paralysée. Lorsque Oscar franchit enfin la porte de sa maison, il trouva ses sept chats, confortablement installés à leurs endroits favoris respectifs. Yeats sur le panier en haut de la commode, Verlaine et Aragon sur le sofa, Nerval sur le canapé-lit de l'entrée et Baudelaire, Ronsard et Prévert à même la moquette, à coté de l'âtre. La présence des félins ne rassura Oscar que quelques secondes, car aussitôt il entendit que l'on grattait à sa porte. Il sentait qu'une masse grouillante s'agglutinait à quelques centimètres de lui et la fine épaisseur de bois qui l'en séparait risquait de ne pas suffire à le protéger bien longtemps.

C'est alors qu'il aperçut, sur la table du salon, un petit objet plat et rond sertie d'une étiquette jaunie par le temps sur laquelle on pouvait lire : « Dachau, winter 1942 ». Ce satané film était à l'origine de toute cette folie, il en était maintenant certain. Jamais il n'aurait dû le visionner. Jamais il n'aurait dû même simplement l'ouvrir. Sa place était aux musée des horreurs, gardée par une armée de prêtres et d'enchanteurs, mais certainement pas dans la petite boutique d'un passionné de cinéma argentique.

Porté par l'énergie du désespoir, Oscar se jeta sur la commode et en sorti sa caméra super-8 Bauer S305 XL. Son idée n'était pas claire, mais il avait une intuition. Une simple intuition que son habituelle logique cartésienne aurait immédiatement répudié mais dont il sentait qu'elle pouvait lui sauver la vie. Il se saisit du trépied dans l'entrée, y vissa la caméra après l'avoir orienté vers la porte et la mis aussitôt en marche. Au même moment, le gros rat aux yeux jaunes parvenait à se faufiler à l'intérieur de la maison par le trou que lui et sa horde avaient réussi à creuser avec leurs dents dans le bois de la porte.

La caméra tournait mais Oscar n'était plus là pour le voir. Il s'était réfugié dans la petite pièce exiguë qui lui servait de chambre forte. À cet endroit, il stockait du matériel vidéo onéreux ainsi qu'une certaine somme d'argent en liquide. La porte de la pièce était réputée inviolable et dès qu'il l'eut refermé, il se sentit dans une sorte de cocon inaccessible. Aucun des bruits de l'extérieur ne parvenait à passer le blindage de la pièce. Oscar, ainsi protégé par son très judicieux investissement sécuritaire, se mit alors à culpabiliser. Il avait laissé ses chats avec cette horrible meute de rats. Lorsqu'il sortirait de sa cachette, il les trouverait sûrement tous réduits en charpie, et les rats seraient là, à l'attendre pour lui faire la peau. « Et finalement, je vais mourir comme un lâche » se dit-il avant d'éclater en sanglots.

Et puis non. Il n'en était pas question. Oscar se reprit brutalement et se dit qu'il ne pourrait jamais vivre en lâche. Il sécha brutalement son visage plein de larmes à l'aide de sa manche avant d'ouvrir la porte blindée, bien décidé à en découdre. C'est le silence qui l'accueillit. Au beau milieu de la pièce, Oscar était seul. Complètement seul. Pas de chat, pas de rat. Juste le silence et aucune trace de lutte. Seul le léger vrombissement du moteur de la caméra parvenait à ses oreilles. D'un geste de la main, il éteignit l'appareil et en sorti le film.

À peine une heure plus tard, la bande était prête à être visionnée. Oscar la tenait fébrilement entre deux doigts, comme s'il s'agissait d'un objet sacré. Quelques secondes encore et le projecteur se mit en marche, sa lumière vint éclairer la surface blanche du mur du salon et Oscar découvrit le contenu de la bobine.

Les sept chats d'Oscar étaient là, dans les allées de Dachau. Ils marchaient paresseusement les uns à coté des autres, éclairés par la lumière du jour. Oscar reconnut Nerval et Baudelaire qui dormaient sur une pierre. Les images semblaient différentes de celles que Fimes avait visionné sur le tout premier film maudit. Il reconnaissait les lieux, mais quelque chose avait changé. Les bâtiments semblaient usés, vieux et sans doute vides depuis des décennies. Oscar attrapa quelques affaires, des sous-vêtements, sa trousse de toilette et les sept cages de transports des félins, puis il couru récupérer sa voiture devant sa boutique et la ramena devant chez lui afin la charger de ses affaires. S'il partait immédiatement, il serait en Bavière dans environ quatre heures.

Au volant de son monospace, Oscar ne cessait de penser à ce qu'il venait de vivre et, alors qu'il roulait vers la certitude de récupérer ses animaux dans les allées de cet ancien camp de la mort, un détail du film lui revint à l'esprit. Aussi bien Yeats que Verlaine, Prévert que Ronsard, Baudelaire que Nerval, tous ses chats, tout au long du film, n'avaient cessé de se pourlécher les babines. Comme après une longue toilette... ou un copieux repas.

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Maud Garnier · il y a
Ecrit original, fantastique fort bien écrit, entre les portes du temps passé, présent, se confondent, se mélangent.... et la question que je me pose ! mais qui a donc donné ce film à ce pauvre Oscar ??....
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Guy Bellinger · il y a
Original autant qu'étrange, voilà un grand récit fantastique, de ceux qui ouvrent des portes qui mènent à des couloirs qui qui ouvrent sur des portes qui mènent à des couloirs qui ouvrent sur des portes qui.... Et où il y a une réflexion en filigrane, ici sur la mémoire, sur la conservation de cette mémoire et sur cette terreur fondamentale (et justifiée) que l'homme est un rat pour l'homme. La signification profonde de l'oeuvre est-elle que seule la littérature (et l'art par extension) peut nous sauver de cette peste ?
Deux conseils de lecture : le roman de Chefdeville, "L'amour en super 8" (Editions Le Dilettante, 2016) et un délire à moi (du moins, si vous ne l'avez pas encore lu), « Encore une petite partie ?» (http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/encore-une-petite-partie).

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Richard · il y a
ce sujet me touche toujours autant, clément je vous invite à voir ou à défaut lire une piece de theatre tres remuante "Lebensraum"
félicitations pour votre récit pour lequel je vote bien entendu!
invitation, sans obligation à mon 1er récit "mon chateau"
merci.

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Leméditant · il y a
Un récit marquant qui attise la curiosité du début à la fin. Du beau vrai fantastique sur fond tragique de camp de concentration. Cela me fait penser à une légende allemande avec tous les rats qui sortent... Bravo pour ce talent de conteur.
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Sandrine Guillery Etienne · il y a
J'ai la phobie des rats ... Au secours ! J''ai été captivée par votre histoire très originale et glaciale dont je me souviendrai assez longtemps. Mon vote et merci pour ce moment. A bientôt.
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Utilisateur désactivé · il y a
Des frissons.... Brrrr....mais je vote, Clément.
Sur ma page, catégorie poésie : "le coq et l'oie".

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Nadine Gazonneau · il y a
Histoire qui ne laisse pas "indifférent "car elle fait référence à notre passé historique . Vous avez le vote de Tilee
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En_Passant_Par_La · il y a
En plus d'une histoire captivante, vous avez su créer un personnage vraiment attachant. Un de ces personnages qu'on voudrait suivre dans toute ses aventures, avec ses sept samouraï félins !!!! Je voudrai voter 7 fois de plus !
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Chantal de Montella · il y a
Votre texte est étonnant, on le lit en se demandant où vous voulez nous emmener, je trouve le point d'arrivée assez dérangeant.
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F. Chironimo · il y a
L'écriture est chiadée (comme toujours), mais ce n'est pas mon texte préféré... la chute peut-être....
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F. Chironimo · il y a
Trop de rats pour pas assez de matous... c'est trop subtile pour mon esprit cartésien... mais c'est pas grave Clément: je vais m'en remettre
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Sauvagere · il y a
Je peux avoir l'adresse d'Oscar Fimes ? J'ai du travail pour lui (pas de dératisation, mais de vieilles bobines à exploîter...)
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Clément Paquis · il y a
Pour ça j'ai des adresses mais elles ne sont pas celles d'Oscar ;-)
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Sauvagere · il y a
Voilà une formidable nouvelle fantastique ! Je vote vingt fois !
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Stéphane Sogsine · il y a
Aussi captivant que dérangeant
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Gargamel · il y a
D'accord avec Skelton, c'est de la littérature. Grande promenade, fable, présent, passé, téléportation, poésie, et Dachau en poussière sauvé par les chats poètes. Ouf, enfin presque ! J'ai voté, hier. Ca travaille, ça travaille ce texte.
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Clément Paquis · il y a
Merci, c'est gentil et c'est un peu vrai aussi, depuis mon dernier livre où il fallait que je me force à avoir du style pour les besoins du scénario, je me surprend à passer beaucoup de temps à ficeler mes histoires, bien plus qu'auparavant où j'étais plus dans l'écriture automatique, l'écrit-parlé, ce genre de choses.
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Skelton · il y a
C'est de la littérature...
J'ai été hypnotisé par le récit et j'ai été déçu que ça s'arrête déjà. J'aurais aimé en savoir plus.
J'en ai encore les frissons. Je me suis mis à la place de ce pauvre Oscar Fimes, avec ce décor sombre, cette vision de Dachau en noir et blanc, ces rats qui le poursuive, ces chats qui disparaissent. Récit sombre, empli d'humour noir et de tragique, on touche ici à quelque chose de profond. Je sens que je vais le relire jusqu'à le comprendre vraiment. En tout cas félicitation j'ai rarement été autant captivé. Mon vote évidemment.

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Aclken · il y a
Brr! froid dans le dos ! je vote
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Lilas · il y a
Lancée dans cette histoire captivante j'ai presque été déçue que cela ne continue pas!!!!!!!génial en tout cas
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Viviane Fournier · il y a
bravo ...j'ai passé un super moment ... entre une plume personnelle avec un rien d' Edgar Poe, un rien de Buzatti, un peu de Stephen King ...;en plus des chats (et je les aime) au nom de poètes que j'adore ...totalement séduite ! ....+1 et joli dimanche ...
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Frédéric Bernard · il y a
Très particulier ce texte, un mélange équilibré d'horreur et d'humour noir. J'y suis tenté d'y voir aussi une plaidoyer pour la possession de meutes de félins, juste au cas où ;-) Le clin d'oeil à Yeats est approprié d'après ce que j'ai pu lire de lui.

Par ailleurs, on touche à un thème sensible, les camps de concentration, mais avec un ton juste, à partir du point de vue d'un individu comme un autre. On reste intrigué par cette bobine évolutive qui rappelle un peu la cassette VHS de Ring, ce récit appelle une suite selon moi : le personnage retrouvera-t-il ses chats ? Auront-ils changé? ... Mon vote :-)

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Utilisateur désactivé · il y a
Vos textes ont souvent un ton qui vous appartient, paradoxalement je n'aime pas forcément - trop de pessimisme (celui-là, sans pouvoir me l'expliquer, m'a foutu un peu le bourdon), pas assez de confiance en la nature humaine à mon goût- MAIS si c'était mauvais, je passerai simplement mon chemin; or il n'en est rien! Style, précision de l'écriture, une voix qui vous est propre, tout cela me pousse à dépasser cette sorte de malaise qui me saisit souvent à vous lire et à voter pour ce texte talentueux! (un peu tordu comme raisonnement, je ne sais pas si c'est clair!) :)))
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Clément Paquis · il y a
C'est très clair et c'est un cheminement fort logique, rassurez-vous ;-)
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Keith Simmonds · il y a
Un récit original et plein de mystère! Bravo, Clément! Mon vote!
Mes deux haïkus, BAL POPULAIRE et ÉTÉ EN FLAMMES, sont en compétition
pour le Grand Prix Été 2016. Je vous invite à venir les lire et les soutenir si le
cœur vous en dit, merci! http://short-edition.com/oeuvre/poetik/bal-populaire
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ete-en-flammes

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Joëlle Brethes · il y a
Récit fantastique mené rondement.
Même si tu prétendras sans doute le contraire, je sens plein d'éléments à décoder dans ce récit. Je suis trop occupée pour m'y mettre tout de suite (d'ailleurs je meurs de faim : il est midi à La Réunion ;-) , mais je reviendrai !

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Clément Paquis · il y a
Tu me diras quels sont tous ces codes que tu as lu entre les lignes !

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