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Coup de fouet en retour - Partie 2

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Romain Lavaux

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Louis part en visite. Rien de tel que de serrer une main, mettre un visage sur un nom, une âme dans le son d’une voix, prendre le plaisir d’attiser ses sens, de panser des corps et des discours souvent tournés sur le passé. Rien de mieux que de sortir, sentir le vent, le soleil, les odeurs des pins, lire un livre près d’un lac, peindre un paysage, observer les insectes, se sentir minuscule face à la beauté des plats pays, flâner dans un hameau, penser à soi dans ces heures précieuses, écouter de la musique, danser, voir des spectacles, se cultiver, admirer l’immobilité de l’animal, tomber nez à nez avec une vache, saisir une photographie d’un papillon et puis dire au monde que ce temps noble et bon est précieux pour se sentir simplement heureux.

Il coupe le téléphone, les mails et les non-urgences et prends son véhicule en direction de la commune de Saint-Junien située à plus de trente kilomètres de la ville de Limoges. Au cours du trajet, il écoute un album d'Alain Souchon et ouvre les vitres pour sentir un peu d'air frais. Toute la journée, il sera en déplacement. Sur la route, il fredonne rive gauche et observe les véhicules qui le dépassent. La plupart d'entre eux sont neufs et luisants.
Ils ont certainement moins de dix ans. Des gros bolides pour se sentir en sécurité. Quand ils vous doublent, le vent qu’ils dégagent vous déporte fortement. Ils sont larges, de plus en plus larges, pour des routes toujours aussi étroites et cabossées.

Le soleil tape sur son pare-brise. Il baisse son pare-soleil et veille à ce qu'il soit bien enclenché. Il le met de préférence au maximum jusqu’à entendre un petit clic. Louis contracte des tocs. Il veille à ce que sa ceinture de sécurité n’ait pas de plies formant de petits rebonds sur son bas du ventre, jet un œil sur ses rétroviseurs. Il faut dire que le frère de Louis, ancien sapeur pompier, lui raconta ses interventions. Des automobilistes décapités à cause d'un pare-soleil mal enclenché, des enfants noyés, des personnes qui meurent seule dans leur domicile, des brûlures sur le corps à cause des frottements et incendies, la folie des meurtres, les corps présents dans des bois et des étangs, l’excès de vitesse et les toutes les addictions. Son frère compare sans détours ni poésie, le véhicule à un vrai cercueil à roulette et l’être humain à un steak tartare.

Louis observe la route, un peu les paysages sans trop s’attarder. Quelques petites maisons en pierre aux allures abandonnées, beaucoup de terrains en pâtures, parfois sans arbres ni haies pour couper du vent et retenir l’humidité. Louis est toujours stupéfait devant des coins de bois regroupés d’un coup, comme ça en bosquet, alors qu’aux alentours la terre de culture domine par sa nudité. Il y a les publicités peintes qui renvoient en flash back sur les décennies passées. On peut y lire : « Ici on vend de l’absinthe » ou un quelconque nom de garage du coin. Louis adore conduire et ne se lasse pas de ses rencontres. Il prend le temps de marcher le long des chemins boisés, d’aider un paysan pour protéger ses moutons des fortes chaleurs, d’encourager une vieille dame à sortir, bras dessus bras dessous, et de se sentir vivre dans le monde présent.


La route est bonne et il ne croise que quelques camions. Il sort de l'autoroute, passe plusieurs ronds-points, marqués par les stigmates de mouvements sociaux de décembre 2018. Ce Président et son acolyte aux allures de jeunes premiers bien charpenté d’une lettre commençant par B mais quelque peu agressif avec ses amis les policiers et Monsieur le Préfet, marque les esprits.
Ils donnent aux roses des reflets de bleus, comme le dit Bashung. Ni de droite ni de gauche, faussement d’accord avec tout le monde, un peu Miss France dans leurs déplacements, une envie d’être vu, d’être quelqu’un, des misogynes. La peur des gens qui ne sont rien. Pourtant, notre monde regroupe de personnes qui sont ce quelqu’un. Ils contrôlent tout, sauf eux-mêmes et pire encore, la portée de leur langage n'est pas contrôlée.

Le sang de Louis ne fait qu’un tour surtout lorsqu’il a vu un débat avec les intellectuels contournant, par le truchement du sens des mots, les questions posées et surtout celles des femmes, dont Dominique Meda sociologue, qui interpelle le Président sur la place du social et les questions environnementales. Il contourne les questions et détourne les mots dans ses réponses. L’art de la rhétorique dit-on.

Louis longe des zones industrielles sans âmes et arrive enfin à l'entrée de la commune. Son premier rendez-vous a lieu chez Nadine, une femme âgée, en fauteuil roulant, n'ayant pas d'enfants, n'ayant jamais occupé un emploi, dans nos représentations collectives, ni quitté son domicile familial. Elle a perdue sa mère très jeune et son père depuis quelques mois.

Nadine est une femme souriante, joyeuse et à la mémoire vive. Elle se souvient des dates de naissance de tout le monde, sait avec précision les jours de la semaine, aime les sucreries, porte toujours des robes et un vernis rose sur ses ongles, a un léger tic avec ses lèvres, ne supporte pas le démarchage téléphonique, connaît le prénom de chaque intervenants à domicile et aime que ses petites habitudes ne soient pas trop bousculées. Une personne douce et gentille.

Nadine demande comment Louis se porte :

- « Ton corps et ton esprit, ils vont comment ? »

Elle sait lire et signer un document. Elle ne comprend pas toutes ces évolutions et encore moins le système administratif actuel totalement dématérialisé. Elle perçoit une allocation adulte handicapée d'un montant de 860 euros par mois. Elle a une jolie petite maison de bourg, mais elle est restée dans son jus. Le sol est défraîchi, les papiers peints sont jaunis et deux grandes armoires en chêne comme uniques placards sont présentes dans la salle à manger.

Heureuse, elle s’adresse à Louis :

«-Je vous attendez avec impatience !».

C’est rare d’être attendu avec impatience dit la petite voix intérieure de Louis. Avez-vous déjà été attendue avec impatience ? Êtes-vous sensible à ça ? Sensible d’exister dans les yeux de l’autre. C’est une rareté précieuse. Elle a beaucoup de choses à lui dire. Elle revient sur ce qu’elle a fait ces trois dernières semaines et annonce que dans quelques jours se sera son anniversaire. Il lui propose d’organiser une petite fête avec ses auxiliaires de vie et lui demande ce qu’il lui ferait plaisir. Elle réfléchit et ne sait pas trop. Peut-être une plante. Elle parle d’un arum d’intérieur qu’elle avait vu dans un prospectus :

« -C’est une plante avec un pétale orangé et une tige jaune ou parfois verte...

- Ah oui, je vois, c’est un anthurium - dit Louis.

-Oui, certainement, tu sais, je n’y connais pas grand-chose...

-Ne vous inquiétez pas, je vais vous en commander une ».


Soudain, on frappe à la porte. Un homme brun d’une trentaine d’années passées, vient les saluer. Se présentant assez rapidement, il dit qu’il est le nouveau kinésithérapeute de Nadine. Louis n’étant pas au courant du remplacement, ni même Nadine, demande sa carte professionnelle. Surpris par sa méfiance, il le lui montre. Tout semble conforme. Il demande à Nadine si elle souhaite se mettre debout pour veiller au maintien de ses capacités motrices. Un peu contrariée, Nadine répond : « Non ! » d’un ton sec et franc. Il n’insiste pas et repart aussi vite qu’il est venu en glissant un œil insistant vers le salon salle à manger jouxtant la grande entrée. Intérieurement, ce nouveau kiné intrigue Louis et la manière dont il est parti également.

Louis ne s’attarde pas trop, il faut qu’il aille chez Dominique où une éducatrice spécialisée du Conseil Départemental l’attend. Il fixe le nouveau rendez-vous avec Nadine sur son agenda, lui dit au revoir et prend le soin de bien refermer la porte afin que le code d’accès se réactive. Il repart à pied, longe l’église de la commune et sa route pavée, descend des ruelles étroites à sens unique, quelques immeubles mitoyens à colombage, traverse l’usine de ganterie maroquinerie Agnelle en s’arrêtant quelques secondes devant la vitrine. Il faut dire que se sont des gants de grandes qualités et c’est important de préserver ce savoir-faire artisanal. Ce ne sont pas ces artisans qu’on invitera lors des défilés de luxe s’apostrophe-t-il. Il se dit qu’ils méritent largement leur place aux premiers rangs plutôt que ces personnes riches ou ces pseudo-célébrités...

Dominique l’attend dans son hall, l’éducatrice est déjà là. Le passé de Dominique est difficile. C’est un abîmé de la vie. Il est en cours de divorce et l’agressivité de son fils de seize ans le ronge. Ce dernier lui a levé la main au cours d’un week-end de visite hebdomadaire, nécessitant une hospitalisation en urgence. Dominique ne sait plus comment s’y prendre, il reconnaît qu’il n’était pas beaucoup présent et que ses addictions à l’alcool et au tabac n’arrangent rien. L’appartement de Dominique est vétuste. Les murs sont ternes, jaunis par les brouillards de fumée de cigarettes, les écoulements et effluves d’alcool sur le sol et les tapisseries parfument les habits de Louis ; sans compter les visites des petits insectes qui vous démange rien qu’en les regardant dans des espaces devenant des champs de ruine.

La bise de nicotine, soufflant dans les narines de Louis, intoxique tendrement ses poumons. L’éducatrice, une femme d’une quarantaine d’années, cheveux courts et noirs, le teint halé, les épaules carrées, ne sent rien et semble ne pas être gênée. Elle-même, a deux paquets de cigarettes qui sortent de son sac à mains. L’environnement oppresse Louis, les volets sont tirés, il propose à Dominique de les ouvrir afin de faire entrer un peu de lumière du jour et en profiter pour aérer. Ce dernier s’exécute. La lumière entre, l’air se renouvelle petit à petit. Louis voit quatre grandes piles de journaux locaux dans un coin, des grosses peluches, une table graisseuse en formica marron foncé non débarrassée depuis plusieurs semaines, de la poussière épaisse sur neuf vitrines de véhicules majorettes en miniatures : des camions de pompiers, d’ambulance et de police. Une envie de faire le ménage le démange, mais ce n’est pas chez lui. L’éducatrice dresse le constat de son désordre. Rapidement, elle parle du bilan de la scolarité de son fils et demande comment se passe les week-ends. Elle lui demande s’il dispose de suffisamment d’argent pour préparer ses visites. Il répond poliment, se perd parfois dans ses explications, tortille ses doigts nécrosés dans tous les sens et annonce un énième conflit où les amis de son fils l’ont encouragé à le battre :




« - Ils étaient là, autour de moi, avec une bière à la main et ils m’ont insulté - Dominique marque un instant de silence - ils m’ont craché à la gueule des mollards jaunes sur mes joues. J’ai eu des coups aux côtes, j’arrivais plus à respirer et après, ils ont pris des coussins où ils me les ont jetés à la figure.
- Dominique reprend sa salive et s'effondre progressivement - Mon fils m’a dit que j’étais une sous-merde. un sale handicapé qui n’a jamais su rien faire de ses dix doigts et que c’est de ma faute si il n' est pas bien chez sa famille d’accueil et qu’il ne réussit pas dans son apprentissage...».

Des chaudes larmes coulent sur son visage et au cours d’un silence, Louis lui demande :

«-Dominique, vous dites que votre fils et ses amis vous ont battus, avez-vous vu un médecin, déposer une plainte à la gendarmerie...

-Non ! Je ne veux pas !  Je ne veux pas porter plainte contre des gamins...

-Mais c’est grave ce qui vous ont fait, vous auriez pu être dans le coma ou bien, par un mauvais coup, mourir sur le sol... ».

L’éducatrice intervient et soutien les propos en ajoutant d’une voix énervée :

«- Monsieur à raison et votre enfant même s’il est encore mineur peut-être condamné pour ce qu’il vous a fait, ce n’est pas une relation normale entre un père et son fils ! ».

Sentant que Dominique allait se refermer sur lui-même, Louis reprend d’une voix calme :

- « Dominique, nous pouvons comprendre que vous ne souhaitez pas porter plainte contre votre fils et ses amis, car comme vous le dites, ils sont jeunes. Néanmoins, ce sont des actes de violences et leurs propos sont inacceptables. Vous avez des difficultés certes, mais vous êtes intelligent et d’une gentillesse parfois trop grande. Sachez que je peux vous accompagner si vous souhaitez voir un médecin afin de vous assurer que vous n’ayez pas de complications au cœur ou bien faire une main-courante ensemble en gendarmerie. Je me préoccupe de vous, car la semaine passée, vous étiez à l’hôpital pour vos problèmes cardiaques et vos poumons qui s’affaiblissent. Je vois que vous avez l’air fatigué et que vous avez besoin de repos. Si vous le voulez, je peux appeler votre médecin pour qu’il puisse vous voir ce soir ou demain suivant ce que vous préférez.

-Vous êtes gentils mais je ne veux voir personne ! ».

Dominique se lève et part chercher un verre d’eau dans sa cuisine. Au cours de son absence, son éducatrice et Louis en profitent pour échanger sur ces révélations.

- « Je n’en revient pas que ces jeunes se comportent comme ça ! Dit l’éducatrice, ils sont d’une violence ! ».

Louis ne peut qu’acquiescer ses propos et chercher les raisons d’un tel comportement. Sont-ils mal dans leur peau ? Est-ce l’effet de groupe qui permet à ce jeune de montrer à ses amis que c’est lui l’homme de la maison maintenant, voyant un père vieillissant et en perte de certaines capacités ? Est-ce que ces coups sont l’interprétation de ses gestes tendres qu’il ne peut pas exprimer ?
Même en essayant de comprendre, en mettant de la distance, il n’arrive pas à expliquer ces gestes et ne voit qu’un gosse désespéré qui à peur, en quête de sens dans sa vie, peur de son avenir. Il pense que c’est un orphelin d’un amour sincère, des encouragements et d’une main bienveillante pouvant le guider vers un nouveau chemin. Louis reprend :

« - Madame vous suivez l’enfant, je vous conseille de préparer une note au juge. De mon côté, je vais en faire autant. Je sais que Dominique voit son médecin la semaine prochaine donc s’il présente des bleus, il le constatera au dossier médical. Cela m’embête d’appeler son médecin sans l’accord de Dominique, mais je vais prendre la responsabilité de l’appeler, pour qu’il puisse parler avec lui et constater les traces sur son corps. J’appuierai sur le fait que suite à ses hospitalisations récentes, il serait bon de veiller à ce qu’il n’est pas davantage de problèmes, il ne faut pas que nous soyons dans une situation de non assistance à personne en danger...

-Je pense aussi... Et une hospitalisation sous contrainte ?

-Une hospitalisation sous contrainte est un processus violent pour la personne, je ne pense pas qu’il faut lui imposer cela. Mieux vaut y aller de façon plus subtile pour ne pas briser la relation de confiance ».

Dominique revient son verre d’eau à la main, les mains tremblantes, Louis le lui fait remarquer :

- « Dominique, vous tremblez, cela fait depuis longtemps ?

-Non, c’est le changement d’antibiotiques...

-Écouter, je ne vais pas vous laisser comme cela, je vais appeler votre médecin pour qu’il vous consulte aujourd’hui et qu’il revoit votre traitement.

-Faites, faites... dit-il d’une voix désemparée ».

Louis en profite pour changer discrètement de pièce, prend soigneusement le numéro du médecin laissant l’éducatrice parler avec Dominique. Il tombe sur sa secrétaire. Il laisse un message en expliquant la situation afin d’obtenir un rendez-vous rapidement. La secrétaire confirme que le médecin passera en fin de journée. Louis laisse ses coordonnées de ligne fixe pour avoir un retour de sa consultation. La secrétaire prend les informations et ils coupent leur conversation. Louis rejoint Dominique et lui dit que le médecin viendra en fin de journée. L’éducatrice prend un visage plus détendue tandis que Dominique paraît plus stressé. Durant cette intervalle, l’éducatrice lui a fait part des finalités de la procédure de divorce avec son ex-épouse et de la nécessité à ce qu’il soit présent au tribunal. Louis est assez contrarié qu’elle est parlée de cela en son absence et commence un peu à s’agacer intérieurement de son manque de souplesse dans ses propos. Le ton monte subitement entre Dominique et l’éducatrice. Louis rattrape la situation pour ne pas affoler Dominique suffisamment tourmenté :

« -Non Madame, contrairement à ce que vous dites, Dominique n’est pas dans l’obligation d’assister à l’audience - Louis se tourne vers Dominique pour lui expliquer la procédure - Nous allons constitué un dossier d’aide juridictionnelle pour votre avocat. J’ai pris le soin de prendre le même que celui qui suit la situation de votre fils afin de ne pas ré expliquer votre histoire personnelle. Il a accepté de vous représenter, mais vous pouvez ne pas être présent. De plus, la prochaine audience est la dernière. Votre divorce sera prononcée ».

Dominique se calme, l’éducatrice dresse un regard noir à Louis. Ce dernier sens qu’elle veut plus impliquer Dominique, mais ce n’est ni le bon moment ni l’urgence absolue. Voyant son verre encore plein, Louis en profite pour plaisanter et lui dire qu’il n’a pas beaucoup bu, histoire de faire retomber cette pression. Ils parlent d’autres choses, des dernières nouvelles du journal. La visite s’écourte et Louis sors en même temps que l’éducatrice. Dominique sourit enfin. Il doit être heureux d’être un peu seul maintenant.

Devant l’entrée de l’immeuble, l’éducatrice répond d’une manière hautaine :

«-Je n’apprécie pas votre façon de me reprendre - Lance-t-elle, ceux à quoi Louis rétorque immédiatement.

-Navré Madame que cela ne vous plaise pas, mais, ça fait beaucoup pour Dominique en l’espace de trois-quarts d’heures vous ne pensez pas ?

-De toute façon, on n’évolue pas sur ce dossier ! dit-elle avec une la serrée et le visage crispée. 

-Et ce n’est ni de votre faute ni de la faute de Dominique. Il faut l’accepter. Dominique n’est pas un dossier ». Louis clôture par ses mots et la salue.

Sur le chemin, Louis ne peut s’empêcher de faire un parallèle entre son attitude et sa vision de la situation avec ses propres ressentiments. Il l’avait l’impression qu’elle était comme le fils de Dominique, dans cette manière froide de parler, de ne pas prendre le temps de s’adapter, de dire des choses directement pour ne pas oublier ce qu’elle pense, de tenir des réalités dans un seul sens comme si d’autres possibilités n’existent pas.

Certainement que Dominique ne portera pas plainte malgré la venue du médecin qui diagnostiquera les blessures, pas plus qu’il décidera de prendre l’initiative de se rendre à son audience. Louis ressent la lassitude de l’éducatrice sur des situations sociales qui n’évoluent pas, où les dés sont pipés d’avance, où le social est un combat de chaque jour... minute... heure et année. Il y a des moments de grands découragements. Mais Louis, laisse le temps faire son œuvre.
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