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Comment devenir célèbre quand on s’appelle Johnny

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Johnny est coiffeur. Il malaxe consciencieusement le crâne de ses clientes, agrémentant volontiers l’inévitable phase du shampoing avec de petits massages du cuir chevelu qui les font se pâmer de plaisir, les yeux mi-clos : une sorte d’orgasme crânien qu’il accompagne d’un léger sourire complice. Ensuite, il les écoute avec attention lui faire part de leurs désirs, chaque cliente a le sien. Je voudrais juste rafraîchir un peu la coupe que vous m’avez faite la dernière fois... Je veux changer complètement de look... Je voudrais une coiffure qui me fasse paraître plus jeune... Trouvez-moi une coiffure qui me fasse paraître plus âgée, oui, vous comprenez, je dois passer un entretien d’embauche et il faut que j’ai l’air sérieux et expérimenté... Mes cheveux sont trop frisés, qu’est-ce que vous pouvez faire ? Mes cheveux sont trop fins, impossible de les faire tenir... Il me faudrait une couleur qui cache tous ces cheveux gris qui me démoralisent... Johnny sait leur donner de judicieux conseils sur la coupe qui leur conviendra le mieux, le style adapté à la forme de leur visage. Il lisse avec soin leurs chevelures, travaille leurs boucles, leur fait des brushings soignés pour que les cheveux les plus fins et les plus indisciplinés deviennent gonflants et brillants, ravive la couleur des toisons ternes ou grisonnantes. La coiffure, c’est sa passion. Depuis toujours.

Enfant, déjà, il aimait glisser ses doigts dans les cheveux de sa mère, l’aider à placer autour des rouleaux multicolores ses mèches mouillées pour qu’elle ait de magnifiques mises en plis et soit la plus belle maman du monde. Tout naturellement, un jour, il dit à ses parents : « Plus tard, je veux être coiffeur ! » Que n’avait-il pas dit ! Ce projet ne correspondait pas du tout à ce que ses géniteurs avaient prévu, ou tout au moins espéré, pour leur fils unique. Non qu’ils aient eu envie que celui-ci se lance dans des études prestigieuses, qu’il fasse Polytechnique ou l’ENA. Papa et Maman voulaient que leur cher petit devienne... chanteur. Pas chanteur d’opéra, non, chanteur populaire. Ils voulaient que leur Johnny puisse un jour, sinon concurrencer, au moins imiter Johnny, le grand, l’immense, l’inimitable, celui qui faisait vibrer les foules et rassemblait des dizaines de milliers de personnes pour ses concerts, celui qui savait moduler sa voix pour la rendre tantôt douce et caressante, tantôt rauque ou violente.
Tous deux étaient depuis toujours des fans de Johnny, le chanteur. Ils possédaient tous ses disques, des vinyles des débuts jusqu’aux enregistrements les plus récents, connaissaient par cœur la plupart de ses chansons, avaient assisté à certains de ses concerts, quand leurs moyens le permettaient. Lorsqu’un petit rejeton s’annonça, ils prièrent pour que ce soit un garçon. Leur vœu exaucé, ils n’hésitèrent pas un instant sur le choix du prénom : il s’appellera Johnny, décidèrent-ils d’un commun accord.

Et le calvaire commença pour le petit garçon. Au grand dam de ses parents, il ne manifesta ni talent ni attirance pour le chant : sa voix fluette d’enfant était éraillée, sans aucune puissance, et il chantait faux malgré les coûteuses leçons de chant auxquelles il était soumis chaque semaine. En sus, il n’avait aucun sens du rythme. Quant aux cours de guitare, ce furent de véritables séances de torture : il en sortait le corps perclus de douleurs et les bouts des doigts en sang à force d’avoir pressé maladroitement sur les cordes. Par chance, si l’on peut dire, un médecin lui diagnostiqua un jour une scoliose et déconseilla formellement la guitare. L’instrument finit son service accroché en décoration dans le salon et l’enfant fut au moins délivré de l’un de ses supplices hebdomadaires.
Mais ce qu’il détestait par-dessus tout, c’était être montré comme une bête de foire à chaque réunion de famille, à chaque mariage, à chaque fête patronale. Ses parents le faisaient monter sur une table, et là, vêtu d’un blue-jean moulant et affublé d’un blouson de cuir noir, un micro entre les mains, il devait chanter les succès de leur idole et, en prime, singer le mieux possible ses postures et ses mimiques. Incapable de résister à la passion débordante de ses parents, il faisait de son mieux... mais contrairement à eux, il n’ignorait pas les sourires en coin et les chuchotements moqueurs dans l’assistance.

Évidemment, dans la petite ville où ils habitaient, tout cela finit par se savoir et Johnny devint la risée de ses copains d’école. Les enfants savent être féroces entre eux : on ne manquait aucune occasion de moquer ses santiags, son blouson de cuir clouté, ses tee-shirts décorés à l’effigie du célèbre rockeur. Quand il restait isolé dans un coin de la cour de récréation, on le surnommait le chanteur abandonné. Si par malheur il arrivait en retard, il y avait toujours des voix venant du fond de la classe pour chuchoter que l’hélicoptère qui devait le déposer dans la cour de l’école avait eu une panne, ou pour lui demander si c’était un bain de foule qui l’avait retardé... Tout cela déclenchant, bien sûr, des ricanements parmi les élèves.
L’une des seules personnes à lui témoigner de l’amitié était une petite fille prénommée Sylvie, qui le regardait avec des yeux énamourés. Il lui était reconnaissant de ne pas se moquer de lui. Et surtout, elle le comprenait.
— Tu sais, moi aussi mes parents trouvent que j’ai une jolie voix. Mais comme ça ne m’intéresse pas de chanter, ils n’ont pas insisté ! 
Johnny trouvait qu’elle avait bien de la chance. Il se mit à haïr tout à la fois ses parents et le fameux chanteur homonyme, et surtout, ce prénom qu’il aurait tant aimé changer. Ah, comme il aurait voulu s’appeler tout simplement François, Pierre ou Paul, des prénoms passe-partout, des prénoms qu’on ne remarque pas, des prénoms quand même plus raffinés que le sien...

Un jour enfin, ses parents, très déçus mais souhaitant quand même le bonheur de leur fils, renoncèrent à leur rêve, et acceptèrent qu’il intègre une école de coiffure dans la ville voisine. Johnny exultait : il allait enfin pouvoir se consacrer à l’activité à laquelle il se sentait destiné depuis sa plus tendre enfance. Éloigné de ses parents, il pourrait enfin échapper à la détestable image que ceux-ci avaient toujours voulu lui donner. Il pourrait aussi, bonheur suprême, écouter la musique qu’il aimait et non entendre à longueur de journées et de soirées les beuglements de l’autre Johnny, ses hurlements de bête quand il criait son amour ou sa haine. Il serait débarrassé des inévitables posters du chanteur vedette placardés dans toutes les pièces de la maison familiale, le montrant dans des postures qu’il jugeait obscènes ou présentant en gros plan son visage ruisselant de sueur.

Ainsi commença pour lui une période de véritable libération. Dans le petit studio qu’il habitait maintenant, il écoutait en boucle de la musique classique – Mozart avait ses faveurs – et des chanteurs contemporains au visage souriant et aux chansons tranquilles. Les mélodies douces, susurrées, sucrées, le rassuraient. Il se surprenait même à les fredonner de temps à autres et curieusement, sa voix semblait alors à peu près juste. Sylvie, la petite fille qui lui vouait de l’intérêt à l’école primaire, était devenue une séduisante jeune femme au charme certain et avait renoué avec lui : ils devinrent vite un peu plus que de simples amis. Leur relation tourna même pendant quelques temps à l’amour-passion. Johnny, marqué malgré lui par le fond sonore qui avait accompagné son d’enfance, lui criait dans les moments d’abandon « que je t’aime, que je t’aime, que je t’aiiiiiime ». Lorsqu’arrivait l’aube après de folles nuits d’amour, il suppliait : « retiens la nuit », et quand il parlait de Sylvie, il disait « cette fille-là, elle est terrible ! ».
Un jour que Johnny était venu la présenter à ses parents, sa mère, joignant les mains, les yeux levés au ciel et semblant remercier la Madone d’un miracle, s’exclama : 
— Johnny et Sylvie... Quel bonheur !
Johnny comprit alors que la terrible malédiction le poursuivait. Sans le faire exprès, il était en train de suivre le chemin de son illustre homonyme. Quelques jours plus tard, il rompit avec Sylvie.

Mais les connotations diverses liées à son prénom continuaient à lui compliquer la vie. Il n’était qu’un petit apprenti, souvent en butte aux moqueries et aux plaisanteries des employés du salon de coiffure dans lequel il effectuait sa formation pratique. Un jour, l’un d’entre eux lui demanda de lui apporter le panier de rouleaux, également dénommés bigoudis, et s’exclama : 
— Eh, les gars, Johnny a les bigoudis en main ! Johnny-bigoudis ! Vous saisissez ? Johnny B. Goode !
Johnny en resta pétrifié, lâcha le panier de bigoudis, ce qui provoqua l’hilarité générale. À vrai dire, il ne savait pas exactement qui était ce fameux Johnny B. Goode mais sentit qu’une fois de plus, son prénom l’empêchait de passer inaperçu. Il fut un peu rassuré lorsqu’il apprit que c’était le titre d’une chanson créée par Chuck Berry, une figure emblématique du rock’n’roll, et que le Johnny de la chanson était un gars de la campagne qui devenait célèbre grâce à ses qualités de guitariste. En tout cas, ce prénom honni le poursuivait... Après cet incident, ses collègues ne l’appelèrent plus autrement que Johnny bigoud’. Johnny, le roi des bigoudis ! Être affublé de ce sobriquet l’exaspérait, mais, à sa grande surprise, cela participa finalement à son renom et certaines clientes elles-mêmes réclamèrent désormais d’être coiffées par Johnny bigoud’.

Une fois terminé son apprentissage, il fut embauché sans grande difficulté dans un salon de coiffure d’une grande ville. Ici, personne ne le connaissait et il en profita pour prendre un autre prénom d’usage : il se fit appeler John. Mauvais choix ! Les clientes le croyaient d’origine anglaise ou américaine, et il avait du mal à expliquer pourquoi il n’avait pas d’accent. Malgré ses dénégations, certaines lui répétaient que, pour un étranger, il parlait vraiment bien le français. Et quand il avait réussi à convaincre qu’il était bien français, la même question revenait : mais pourquoi vous a-t-on donné un prénom anglais ? Il s’inventa, selon les occasions, une grand-mère américaine, une nurse anglaise, un père admirateur de la perfide Albion... Une vieille Américaine s’évertuait à lui parler anglais chaque fois qu’elle venait « refaire sa couleur », et elle affirmait qu’elle savait, qu’elle était sûre que cela lui faisait plaisir d’entendre sa langue maternelle. Johnny ne comprenait rien à ce qu’elle racontait et elle finissait par lui dire, en français cette fois, avec un clin d’œil complice : 
— Ah, petit cachottier, je sais bien, moi, que vous êtes Américain, comme moi ! 
Johnny lui décochait un grand sourire sans répondre. Le seul intérêt de toute cette mascarade, c’est qu’il s’était taillé la réputation un brin sulfureuse d’un homme pourtant jeune au passé secret : les clientes, émoustillées, lui laissaient de généreux pourboires, dans l’espoir, peut-être, d’en apprendre davantage à leur prochaine mise en plis.

Plein d’ambition, il décida de « monter à Paris » et put se faire embaucher dans un salon de la chaîne Claude-Jean Des Anges, dans le XVIème arrondissement. Johnny était certain qu’en aucun cas il ne pouvait conserver l’usage de son vrai prénom : cela effraierait sûrement les clientes, elles l’imagineraient immanquablement en mauvais garçon, verraient en lui le transfuge du chanteur aux manières peu compatibles, selon lui, avec le standing du quartier. Il lui fallait un prénom qui rassure, un prénom classique quitte à être un peu démodé : il choisit de se faire appeler François. Il y avait longuement réfléchi et avait trouvé les références ad hoc : Saint-François d’Assise, fondateur de l’ordre des franciscains ; François Ier (Marignan, 1515), promoteur de la Renaissance ; François Mauriac et ses romans profondément ancrés dans la France profonde, académicien et prix Nobel de littérature, ainsi que bien d’autres personnages célèbres, présidents de la république, hommes politiques, acteurs, portant ce prénom : tout cela lui paraissait de bon augure. Dans sa famille-même, un cousin de sa mère, prénommé François, avait à son actif une brillante carrière de chercheur-explorateur, ayant baroudé en Afrique à la recherche de nouvelles variétés de caféiers : une référence supplémentaire pour le persuader que ce prénom était celui qu’il lui fallait pour réussir.

Ses qualités furent vite reconnues, mais, il ne savait pourquoi, il n’arrivait pas à « percer ». Il n’était qu’un coiffeur parmi les autres, et les clientes ne lui accordaient aucune attention particulière. Un jour, une dame âgée très BCBG qui feuilletait un journal people, s’arrêta sur une double page présentant des images du dernier concert de Johnny, le chanteur. Tandis que François lui posait soigneusement les bigoudis sur la tête, elle soupira : 
— Ah, Johnny... En voilà un homme, au moins... J’aurais tant aimé assister à l’un de ses concerts... Mais Édouard, feu mon mari, ne pouvait pas le supporter et maintenant, je n’ai plus l’âge...
Et elle essuya furtivement une larme.
Johnny-François resta figé, le peigne dans une main et le bigoudi dans l’autre. Elle releva la tête en le regardant dans le miroir :
— Eh bien quoi, vous n’êtes pas d’accord avec moi, François ? C’est quelqu’un, Johnny, une bête de scène, un vrai rockeur, qui sait déclencher l’émotion...
Et au plus grand étonnement de son coiffeur, elle ajouta :
— Vous voyez, François, si aujourd’hui je devais avoir un enfant, je crois bien que je le prénommerais Johnny. Au moins, ça ne passe pas inaperçu comme Jean, ou Paul, ou même François. Pardonnez-moi, François, je ne voudrais pas vous vexer, et puis on n’est pas responsable du prénom que nos parents nous donnent, mais vous voyez, vous portez un prénom que personne ne remarque, un prénom étriqué, qui fait un brin coincé...
Son regard se perdit dans le vague...

La surprise passée, Johnny-François réagit vite, comprenant que son avenir professionnel était en jeu :
— Eh bien, si cela vous fait plaisir, vous n’avez qu’à m’appeler Johnny... Cela ne me dérange pas du tout, et d’ailleurs je vais vous faire une confidence...
Il se pencha vers l’oreille de la cliente et lui chanta, à voix basse :
— Je te promets le sel au baiser de ma bouche, je te promets le miel à ma main qui te touche...
Étonné lui-même de son audace mais encouragé par le regard émerveillé de la vieille dame, il s’enhardit, se redressa et, sans qu’il s’en rende compte, sa voix s’affermit, enfla. Saisissant un séchoir à cheveux en guise de micro, il termina la chanson à pleins poumons. Le patron, estomaqué, allait lui faire une réflexion quand une salve d’applaudissements s’éleva dans le salon de coiffure. « Encore ! » hurlaient les clientes en tapant des pieds par terre. Johnny hésitait, conscient de l’incongruité de la situation, mais son patron lui lança :
— Eh bien, François, ou plutôt Johnny, qu’est-ce que tu attends ? Ces dames en redemandent, ne fais pas le timide ! Tu dois bien avoir d’autres chansons dans ton répertoire !
Le répertoire en question, c’est sûr, Johnny connaissait ! À la demande générale, il poursuivit son show et ce fut ainsi que sa notoriété s’affirma dans le monde de la coiffure parisienne.

Johnny a maintenant son propre salon de coiffure, l’un des plus en vogue à Paris. Il a inventé un nouveau concept, le hair-show : tous les samedis, il chante pour ses clientes. Il a accepté son prénom, son renom, il sait ce qu’on attend de lui, il ne veut pas décevoir son public. Et quand il chante en shampouinant, c’est vraiment l’extase...

PRIX

Image de Hiver 2019
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Pour poster des commentaires,
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Fred Panassac · il y a
De Johnny à François, puis retour à Johnny... la boucle est bouclée ! :-)
Bravo Françoise pour ce portrait d’un coiffeur qui décoiffe !

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Françoise Mornas · il y a
Merci Fred de votre passage et de votre compliment.
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Françoise Mornas · il y a
JOHNNY N'EST PAS ARRIVE EN FINALE, MAIS JE REMERCIE TOUTES LES PERSONNES QUI L'ONT SOUTENU !
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Artvic · il y a
Sans être fan de Johnny, on aurait du mal à pas aimer votre histoire !! ;) c'est une belle plume que vous avez là !!
Ce Johnny - François est excellent !
Puis je vous inviter à lire https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/lempreinte-des-souvenirs en lice finale .
Amitiés des mots

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RAC · il y a
Il paraît qu'un certain coiffeur s'est spécialisté dans "l'air chaud " ? Pour les brushings?! J'ai pas tout suivi... Mais j'ai adoré ! merci pour ce bon moment de divagation ! A bientôt chez vous ou chez moi...
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Cathy Grejacz · il y a
Un bon moment de lecture
Alors je vote
À bientôt chez moi peut etre

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Isabelle Lambin · il y a
Tout est bien qui finit bien, ou presque... Dommage qu'il ait renoncé à l'amour
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Edmond Dantes · il y a
Une superbe histoire très agréable à lire. Elle m'a surpris et amusé. C'est tendre aussi. J'ai passé, grâce à vous, un bon moment. Je vous donne toutes mes voix et je voudrais moi aussi , vous raconter une histoire : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-militant-1
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Virgo34 · il y a
Lecture agréable de ce texte plein d'humour.
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Zouzou · il y a
un nom qui colle è la peau...pardon aux cheveux ! amusant
en lice poésie avec 'Au cœur de l'hiver 'si vous aimez

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Fabrice Bessard Duparc · il y a
je me suis amusé à lire . mes voix. juste un truc : "Que n’avait-il pas dit !" moi j'aurais ajouté "là".
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Françoise Mornas · il y a
Merci Fabrice de votre passage et de votre vote. Votre remarque de style : oui, pourquoi pas, ce serait peut-être mieux. Merci de cette suggestion.
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