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Comme un martin-pêcheur

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Serguian

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J'étais assis là, à la table couleur crème brûlée du salon, dans notre petite maison d'Etalondes, en Seine-Maritime, lorsque ma vie a commencé.
Enfin, quand j'écris “commencé”, c'est une façon de s'exprimer, car il faut savoir que j'avais quatorze ans et quelques mois alors d'importance, à l'époque, installé devant ma énième partie de dames. J'étais jeune et irascible. Un môme comme les autres, en fait. Il est de ces événements, en apparence bénins, qui déterminent, de façon prodigieuse et implacable, de façon inattendue, et, par-dessus tout, totalement inexplicable, tout ce que sera votre vie.
Mon oncle, Aimé Henri Jocquet, aimait beaucoup jouer aux dames. Et moi je sais à présent, depuis que ma psy me l'a dit, que j'aimais apparemment beaucoup mon oncle.
- Tu ne suis pas assez, Romain. Combien de fois t'ai-je dit que l'on ne doit jamais isoler un pion ?...
Il allongea le bras, et toujours d'un ton très doux, me mit en évidence mon erreur.
-... et voilà : trois d'un coup...
- Pfffff !....
Il sourit.
- Ne soupire pas, voyons. Tout finit toujours par venir. Ce n'est qu'une question de patience, et d'assiduité.
Je me concentrai, plusieurs minutes durant, sans qu'il ne manifeste le moindre signe d'impatience. Mon oncle était un de ces vieux mentor qui semblaient revenus du dix-neuvième siècle juste pour rappeler à tous que rien, jamais, ne disparaissait vraiment. Imperturbable, il avait des cheveux blancs argentés lissés en arrière par ce qui avait dû succéder à la brillantine. Je jouai.
- T-t-t-t, Romain...
Il me prit deux nouveaux pions.
- Pas grave. Allez, à toi.
Je regardai par la fenêtre avant de jouer, comme pour y trouver l'inspiration. Quatre nouveaux. Plus qu'une huitaine encore en jeu. Et re-à moi. J'en avais marre.
Regardant dehors à son tour, il me dit :
- Le martin-pêcheur ne vient plus, ces temps-ci. Les aigles les mangent.
Je le regardai. Il m'avait saoulé avec son martin-pêcheur déjà aux dernières vacances. Non, en fait cela ne me gênait pas. D'après la psy, c'est "la frustration du jeu qui a modifié le souvenir en moi". J'ai mis plus de temps à comprendre la phrase de la psy que ça, cela dit.
N'empêche qu'aux dernières nouvelles, il n'y avait pas de martin-pêcheurs dans les environs de d'Abbeville, et d'aigles encore moins.
Je lui ai demandé, bougon, s'il était certain de ne pas l'avoir rêvé, son martin pêcheur. Il m'a assuré que non, non, un oiseau bleu-vert, avec un bec allongé, c'était bien un martin-pêcheur, mais que là, à cause des aigles de la région sûrement, on ne le voyait plus dans le jardin, et que c'était dommage. Je lui ai demandé si la raison pour laquelle on ne le voyait plus, son martin pêcheur, ce n'était pas plutôt le fait qu'il se fût soudain rendu compte qu'il n'avait rien à foutre en Normandie. Il a eu l'air surpris, n'a rien dit et a fixé le jeu plus intensément que de coutume, un peu comme si me battre eût soudain nécessité la totalité de ses ressources attentionnelles. J'ai quitté la table, puis le salon, en le laissant là, silencieux, et il n'a rien fait pour me retenir.
C'est tout con, mais le lendemain, quand je suis remonté dans la voiture avec mes parents, j'étais toujours fâché.
Et voilà, c'est comme ça que, d'une certaine façon, ma vie a commencé. Nous étions en avril 1995.




Le vingt-deux décembre, quand, durant le repas, ma mère m'a demandé si je voulais que l'on quitte Caen pour aller voir mon oncle à Noël, j'ai dit non. Elle n'a pas compris. Enfin, encore moins que d'habitude une mère comprend son ado.
Le vingt-trois, le soir devant la télé, mon père a lancé pour la première fois l'idée d'aller retrouver des amis à lui en Corse pour les fêtes. On le lui avait proposé, et il trouvait ça sympa ,"en famille". Occupée à repasser, ma mère lui a dit que ça ne serait pas idéal pour moi, mais j'ai approuvé l'idée de papa avec force. Elle m'a regardé de manière étrange. Pour la deuxième fois en deux jours, elle me comprenait encore moins que d'habitude. D'ailleurs, elle ne m'a plus jamais compris, ni moins que d'habitude, ni comme d'habitude, après ça. Je crois que c'est à partir de ce soir là, en y repensant ce soir là, qu'il n'y a plus eu de "d'habitude".
Le soir du vingt-quatre, j'entendis, au pied de l'escalier, Maman dire à mon oncle, au téléphone, que nous ne viendrions pas le lendemain, qu'il s'était décidé que l'on allait en Corse dès le lendemain pour le réveillon, qu'elle était désolée. Au bout de quelques minutes, je l'ai entendue rire. Elle ne le consolait pas ; il n'était pas triste.




J'avais dix-sept ans quand mon père est mort. Oui, en ce moment de l'histoire, ça s'enchaîne peut-être un peu vite. Peut-être un peu trop, même. Mais vous savez : c'est une histoire, justement, et par définition ça ira toujours trop vite par rapport aux événements que ça relate. Alors bon.
Donc : J'avais dix-sept ans lorsque mon père est mort. “ Dune maladie très grave ” m'avait dit ma mère à l'époque. Aujourd'hui, je sais que c'était dû au Sida. Une grippe classique rendue foudroyante à cause du VIH, contracté très certainement en Corse, lors des vacances d'été trois ans plus tôt, et d'une de ses “virées entre collègues” nocturnes. Je me souviens du sourire crispé de maman lorsqu'il ne rentrait pas à l'heure prévue. Ce sourire là je l'avait revu après cet été là, et de moins en moins dans ces conditions là. Sans jamais y faire vraiment attention. Une mère, ça n'a pas de soucis.
A l'enterrement, mon oncle est venu en dernier pour les condoléances, quand j'étais seul, et il m'a tendu la main sans rien dire. Comme après ses victoires durant nos anciennes parties de dames.
J'étais grand, et l'histoire du martin pêcheur, je devais n'en avoir plus qu'un souvenir amusé. Je me souviens qu'il faisait froid, qu'il pleuvait, que le chagrin me faisait mal, très mal. Que le col de ma chemise noire m'irritait la nuque. Que je n'étais pas bien, que rien n'allait. La psy dit que dans ma tête mon papa était mort à cause de la Corse, et donc directement à cause de mon oncle. C'est ce qui m'aurait poussé bien plus tard à m'éloigner de l'île de beauté pour m'ancrer dans ma région natale, en me rapprochant paradoxalement de celui que je ne souhaitais consciemment plus voir. “Phénomène amplifié”. Cette phrase là, je n'ai jamais vraiment cherché à la comprendre, pour tout vous dire ; je vous raconte, c'est tout. Mais bon, je trouve toujours ça tiré par les cheveux, c'est sûr.
J'ai pris sa main sans le regarder, et suis parti m'enfoncer dans la brume pluvieuse.




Je redoublai cette année, mais eus mon bac ES avec mention “Bien” l'année suivante. Ma mère avait toujours voulu que je fasse S, comme mon père, parce que “ça ouvrait plus de portes”. C'est Aimé qui l'avait convaincu de me laisser aller en Economique et Social. J'ai vécu mes dernières années de lycée comme une véritable souffrance (j'entends par là : encore plus que la première). J'ai détesté l'Economique et Social...



Depuis tout petit, j'avais toujours rêvé d'être avocat. Après mon bac, je me suis inscrit à la fac de droit de Toulouse. Pourquoi Toulouse, me demanderez-vous ? Eh bien, je vous répondrai que je n'en sais rien. Même ma psy n'en sait rien. Là au moins, c'est simple. Sans doute parce que, en plus d'être une très bonne fac, c'était loin, loin de maman et de son état que je persistais à ignorer mais qui pourtant me faisait fuir. La Ville Rose. Loin de tout.
Troisième à la sortie de la première année. J'avais déjà choisi de me spécialiser dans le commerce international. Promis à "un grand avenir de brillant juriste".
Je n'avais jamais été aussi bon nulle part. La deuxième année fut nettement moins bonne que la première, et la troisième nettement moins bonne que la deuxième. J'eus quand même ma licence.
A la rentrée de quatrième année, je me suis mis à sortir tous les soirs, ou presque, avec une bande de bourges plus âgés que moi. Jamais présent aux cours, j'allais redoubler à coup sûr. On était fin de premier trimestre, et je m'en fichais.
C'est à cette période que ma mère a fait sa première crise. Enfin, la première suffisamment grave pour que je sois prévenu. J'ai dû rentrer sur Caen, laisser sans remord le droit toulousain dans la Ville moins rose qu'à mon arrivée, et les médecins de l'hosto m'ont recommandé de "la surveiller". Je suis resté quelques jours, l'ai ramenée chez elle, mais ne suis pas resté. Elle m'avait dit en souriant, de ce sourire qui lui était devenu coutumier, que “ça allait mon grand”. “Mon grand...”. Et ça m'avait suffi.
Je ne suis pas retourné à la fac de droit. Jamais. A la place, j'ai travaillé six mois dans une association de protection des plages, sur les côtes normandes. Six mois passés à fixer l'horizon, et, je me souviens, à me renseigner, à me cultiver sur le milieu : les algues, les roches, les oiseaux. Les oiseaux surtout. Cormoran, fou de Bassan, mouettes et goélands...
Un soir, le téléphone a sonné. Silence au bout du fil. Plusieurs instants. Puis j'ai raccroché. Je m'en souviens encore. Je ne l'ai pas dit à la psy. C'est ridicule ; ça aurait pu être n'importe qui...




Après que les crises d'hystérie de ma mère ont repris, puis se sont intensifiées, resserrées de sorte à me faire admettre une bonne fois pour toutes qu'elles étaient en fin de compte bien un problème, j'ai mis trois mois à prendre ma décision, décision qui m'appartenait comme à l'enfant unique que j'étais. “Dépression nerveuse, assortie de bouffées délirantes”, m'ont dit les médecins. Ils auraient aussi bien pu appeler ça “potentiel d'enrichissement chronique”. L' “établissement spécialisé” m'a coûté huit-cents soixante-quinze euros le mois. Pour payer, j'ai pris un emploi dans un cabinet d'avocat caennais, comme aide juridique, payé au SMIC. Une “collègue” m'hébergeait. A ce stade de MON histoire, je mets un peu tout entre guillemets, vous aurez remarqué. Mais je suis sûr que vous aurez remarqué aussi que NOS histoires respectives ne s'écrivent pas qu'avec NOS mots. C'est ironique, mais tellement fondamental....Je reprends : Brune, trente-neuf ans, sympathique, pour autant que je m'en souvienne. Tout à fait le genre de fille que j'aurais pu avoir comme amie.
Cela a duré trois mois. Au bout de trois mois, Maman est morte, alors que je n'étais allé la voir qu'à deux reprises depuis son internement. Elle avait avalé toute une boîte de médicaments fauchées à la pharmacie de la clinique, et la gentille infirmière qui s'occupait d'elle m'a dit, quand j'y suis allé, qu'en attendant les pompiers, Maman délirait en disant de “dire à Romain que les martin pêcheurs c'est pas grave ; on s'en fout...”. ...J'ai payé une bonne partie de ma vie une petite fortune une personne pour retrouver ce que ma mère disparue que je n'allais jamais voir avait compris gratuitement. Là encore, combo suprême d'ironie et d'implacable logique.
A l'enterrement, Aimé s'est placé devant moi, comme pour Papa des années plus tôt, et m'a tendu la main sans rien dire. J'ai revu le sourire de Maman, les pattes d'oies aux coins de ses yeux, je l'ai entendue me dire que “ça allait, mon grand”, et mes mâchoires se sont crispées. Une mère, ça n'a pas de problème. A coté de ça, je ne voyais dans ses yeux à lui, ses yeux gris et usés, que ces martin pêcheurs de merde. Sa main, je ne l'ai pas prise. Il n'avait pas le droit d'exister devant Maman.




Brigitte - c'est le prénom de ma collègue - me tannait pour que j'entre en fac de bio. “Il n'est jamais trop tard”, me disait-elle. “Je vois que tu regardes toujours les livres sur les animaux, ou le ciel par la fenêtre. Il est temps que tu trouves ce qui est fait pour toi”. Paraissait-il qu'elle avait une copine qui avait sa fille inscrite en bio à Poitiers, pour l'année suivante. Je me suis inscrit, et j'ai déménagé.
La fille en question avait vingt-deux ans, et sortait d'un BTS comptabilité, suivi d'une année sabbatique sur les côtes de Normandie. Elle s'appelait Aline. Elle était pleine de vie, drôle, intelligente et malicieuse. Son truc, c'était la géologie. On a été à la fac ensemble, on est sorti avec des amis, on a été au cinéma, sur le bord d'un lac la nuit, et je l'ai embrassée. Elle avait un goût de fraîcheur nouvelle et inconnue, et j'eus l'impression d'avoir trouvé ce qui était fait pour moi. Nous nous mariâmes au cours du second trimestre, elle en blanc, moi en songe.
Elle s'intéressait à tout, et, assidue, eut sa première année avec brio. Je manquai la mienne, et si pour elle “ça ne changeait rien”, pour moi si. Finies les promenades au clair de lune, les révisions devant la cheminée. A travailler comme un forcené, je perdis confiance en moi. La spécialité que je visais obstinément, sur l'étude des populations, section ornithologie, accessible en troisième année, me semblait lointaine. Cette année là, Aline m'offrit un superbe livre sur les oiseaux des côtes bretonnes pour mon anniversaire. Et ce soir là, nous nous disputâmes. Je passe vite là-dessus parce que je ne me souviens pas de tout. Je vous fait les grandes lignes : ça n'est qu'une histoire. Elle, la brillante élève, future géologue de renom, me reprocha mon “manque d'envie”, du “goût” de nos débuts. Je claquai la porte sur mademoiselle-réussite, et ne me présentai pas à un oral de génétique capital le lendemain, pour lequel j'avais travaillé des semaines durant. Plus que de ne jamais me le pardonner, elle n'a jamais vraiment compris. Jamais vraiment plus que d'habitude. Elle partit en troisième année, et commença à sortir avec un stagiaire en “Recherches sur les déplacements tectoniques”. A peine le divorce prononcé, je repartis pour Caen avec dans la bouche un mélange de tant de goûts amers qu'il avait perdu toute saveur.


Quand je frappai à la porte de la demeure de Aimé Henri Jocquet, dix ans plus tard, sa femme de ménage m'apprit, en larmes, qu'il était décédé la veille, à l'âge de soixante-quatorze ans. Dans la maison, il y avait une paire de jumelles sur pied placée devant un fauteuil et braquée depuis la baie vitrée sur l'horizon. Sur la table, il y avait un damier aux pions parfaitement disposés, dans l'attente que quelqu'un vienne disputer une partie.


J'ai terminé mon discours à ses funérailles par “Mon oncle est mort en regardant les oiseaux depuis sa baie vitrée”. Et puis, je n'ai plus rien dit. La dernière pierre du mur de ma vie était tombée, et devant moi ne se dressait plus ni les cernes de Papa, ni le sourire de Maman, ni la douceur des cheveux d'Aline, ni le battement d'ailes du martin pêcheur. Ils étaient tous là où ni les chants du Stade Toulousain, ni les étoiles du Futuroscope de Poitiers, ni les embruns de la mer turquoise que je regardais à nouveau ne les traverseraient plus jamais.


Sarah - c'est ma psy - ne m'a pas vraiment aidé. Je dis ça parce que l'on “aide” quelqu'un à aller mieux. Je ne vais pas mieux. Je n'allais pas mal, j'allais, point. Eh bien qu'aujourd'hui j'ai compris beaucoup de choses, je vais toujours. C'est la raison pour laquelle je vous raconte tout ça : c'est ce qu'on fait avec toutes les histoires.
Il y a environ un mois, j'étais dans le train pour Caen ( je fais la navette avec Abbeville pour mon boulot : je suis promoteur immobilier pour de riches entrepreneurs parisiens qui veulent acheter sur la côte ), et dans le wagon, nous étions deux. Le type en face m'a interpellé, et il m'a dit : “Oh ! Je vois sur votre saccoche que vous bossez pour Normandie live... On a travaillé avec eux, une fois, pour la préservation de la biodiversité sur un chantier ; toute une histoire...”. Il s'est soudain rappelé qu'il ne s'était pas présenté et m'a tendu la main. “Ryan Jobes ; je suis secrétaire de l'association Défense des côtes normandes ; nous travaillons avec les promoteurs et autres investisseurs pour garantir la préservation des systèmes vivants côtiers en Bretagne. C'est un travail de titan ; les oiseaux, surtout...”.
Et là, comme ça, dans un wagon du TGV Abbeville-Paris-Caen, j'ai posé la question autour de laquelle j'avais tourné tant que j'en avais eu l'occasion. “Et il y a quoi, comme oiseaux, en Bretagne ?”, que j'ai demandé. "Oh !” qu'il m'a répondu, “des mouettes, goélands, cormorans, canards, fous de Bassan, alouettes, hum... voyons voir... des martin pêcheurs, encore un peu, des rapaces, hein : milans, buses, éperviers... Ah ! Des aigles ; on en a relevé quelques-uns depuis une trentaine d'années : ils remontent des régions montagneuses ; c'est curieux, d'ailleurs... et puis chiant, ils attaquent les plus petits, comme les alouettes ou les martin pêcheurs... Bon sinon, y'a...”
Et voilà.


Mon père m'avait légué, sous attente de ma majorité, ses deux fusils de chasse, à sa mort. L'autre jour, c'était le soir, et j'étais à la table de la cuisine, dehors le vent sifflait, les vagues roulaient, et j'en avais chargé un, avec des munitions achetées dans l'après-midi, pour voir.
Je ne comprends pas l'acharnement qu'ont les gens à vouloir s'investir, réussir dans tous les domaines, faire des projets, et s'y tenir... Je regardais l'arme, et puis le téléphone a sonné. C'était le boulot. J'ai rangé le flingue et suis allé me coucher. Je sais pertinemment que je suis comme ça. De nature je veux dire. Toutes ses conneries de dames et d'oiseaux normands, c'est le prétexte dont tout le monde a besoin pour commencé son histoire. Mais comme je l'ai dit, déjà : On doit faire avec les mots qu'on nous donne pour ça.


Si la vie, pour certains, est illusions, désillusions, joies, peines, souffrances permettant d'apprécier l'extase, recherche, histoire... Histoire. Alors c'était l'Histoire de ma vie. Celle d'un martin pêcheur, dévoré par un aigle.


FIN
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