Comité de direction

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Pour les entreprises, les institutions, les magazines, pour les politiques, les dirigeants, le grand public, j’ai tant écrit déjà. Pour convaincre, influencer, séduire, vendre... informe ... [+]

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— Chers collègues, soyez les bienvenus. Aujourd'hui, l'ordre du jour est entièrement consacré à la nomination du nouveau Directeur Général.

C'est ainsi que le Président, Alain Marchal, introduit le Comité de direction hebdomadaire de ce lundi 4 octobre, et que prend fin une guerre effroyable de près de six mois entre les sept directrices et directeurs de la célèbre multinationale ElitiX Services SA.

À l'extrémité de la grande table anglaise en acajou et plateau de cuir vert, Alain Marchal préside la réunion sous le regard anxieux de ses cadres. Chacun rêve d'accéder au trône et remplacer Michel Fernand, leader emblématique, décédé au début du mois d'avril dans les draps d'un jeune amant. La nouvelle de sa mort avait fait moins de bruit que celle de son coming out et, très vite, l'annonce de son remplacement avait retenu toute l'attention.

Le Président Marchal avait été clair :

— Il n'y aura pas de recrutement externe. ElitiX est une entreprise qui prône et récompense les valeurs : engagement, travail et mérite. Aussi, le nouveau Directeur Général sera l'un de vous, les 7 piliers du Comité de direction. Les volontaires transmettront leur candidature d'ici le 20/04 au plus tard.

Ils avaient tous dû comprendre « 20 h 4 », car, à la fin de la journée, sept dossiers s'empilaient sur le bureau du secrétariat. Sept mercenaires prêts à tout, sept péchés capitaux plus tentants l'un que l'autre. Alain Marchal aurait l'embarras du choix.

Victoire Zurbat, directrice des ressources humaines. Petite, la cinquantaine, mère de cinq enfants, sèche comme un coup de trique, un visage émacié, un nez crochu. Elle manage les ressources humaines à la cravache, réglée comme du papier à musique militaire, ou comme le Code du travail.

André Dussourd, directeur commercial. Un grand gaillard jovial, un visage poupon et rougeaud, la quarantaine, bedonnant, chauve, marié, deux enfants. Il a choisi le commerce par défaut et est victime d'un succès qu'il doit à son incapacité à dire non. Non aux soirées débridées que ces clients lui imposent, aux déjeuners et dîners trop copieux, aux heures supplémentaires, aux voyages à répétition...

Noémie Maravigliosa, directrice communication et marketing. Un mètre soixante-dix, la trentaine, des jambes sans fin, un décolleté généreux, une bombe, une working girl indomptable que tous les hommes rêvent de conquérir. Elle est un produit marketé redoutablement attirant, une drogue dure dans un emballage de savon couleur rose poudré.

Antoine Faisan, directeur administratif et financier. Un grand dadais boutonneux, la vingtaine, une anomalie, un autiste asperger, le fayot, le premier de la classe. Incapable de déléguer ou manager, il fait quasiment tout, tout seul. Et il le fait parfaitement bien. Souvent, il corrige ses confrères. Sa culture générale est aussi immense que son ignorance des codes socioprofessionnels.

Georges Bellamy, directeur juridique. La quarantaine, c'est un requin, un tueur comme on dit dans le métier, arrogant et ambitieux dans tous les domaines de sa vie. Le matin, il tourne à la cocaïne pour être en forme, et le soir, il mélange cannabis et alcool pour décompresser. Avocat de formation, il est spécialisé dans le droit des affaires.

Salomé Levi, directrice des moyens généraux. La trentaine, un physique de sportive de haut niveau, c'est une ancienne de l'armée, sous-officier dans la logistique des forces. Elle a tous les permis, toutes les habilitations et peut réparer à peu près tout et n'importe quoi. On dit qu'elle aurait travaillé sur des missions exceptionnelles avec le MOSSAD. Elle porte son habituel uniforme polo gris, treillis noir, palladium boots désert et les cheveux courts. On ne lui connaît aucune vie privée, mais on lui prête de nombreuses maîtresses.

Bertrand Boursier, directeur des systèmes d'Information. Un pur vieux geek, celui qui a connu les premiers ordinateurs, qui a grandi avec eux, qui les connaît, qui murmure à leurs oreilles. Capable de gérer n'importe quel problème, de la technologie la plus récente à la plus archaïque. Il connaît les secrets de tout le monde, il checke les connexions internet.

Quand Marchal avait trouvé les dossiers sur son bureau à côté de son café noir, le lendemain, il avait dit à son assistante Marguerite :
— Mais qu'ai-je donc fait ?
— Monsieur, je crois que vous venez de déclencher une guerre, lui avait-elle répondu.

Cela avait d'abord été une guerre froide où chacun avait fait étalage de ses forces. Les prétendants s'étaient observés et avaient commencé à avancer leurs pions.

Noémie, le bonbon acidulé à l'ecstasy, avait ouvert le bal, déclarant que pour elle, c'était une évidence, elle était la mieux placée pour occuper les fonctions. Pour la Directrice de la Communication, un bon DG devait maîtriser les relations sociales, avoir une vision 360 ° de l'entreprise et être capable d'en vendre tous les services. Sa fonction actuelle était donc en parfaite adéquation avec les enjeux du recrutement et il ne pouvait y avoir de débat. Ce serait elle, point ! De toute façon, les produits concurrents étaient bien moins attractifs.

Georges Bellamy, bon avocat, avait répondu par une plaidoirie admirable de charisme et d'éloquence. Pour un peu, il tirait les larmes de son auditoire. Il avait déclamé son amour de l'entreprise et des affaires, l'ambition qu'il portait pour le next step, la promesse qu'il faisait d'un avenir glorieux pour les collaborateurs d'aujourd'hui et ceux de demain, son leg à l'humanité. Un fucking futur prix Nobel, c'est sûr !

La DRH avait exhorté ses collègues à ne pas se laisser corrompre par le jeu de dupe de ces deux grandes gueules élevées aux réseaux sociaux et à la consommation de masse, qui pensent que pour diriger, il faut plaire. Au contraire, rétorqua Victoire, seules l'autorité et de la rigueur permettent une sereine gestion de l'entreprise. Avec son comité de direction, ce serait comme avec ses enfants. Et comme elle se plaît à le dire : « Il y a des choses qui ne sont pas discutables. »

Les autres ne s'étaient pas exposés aussi ouvertement. Ils avaient mis à jour leur profil LinkedIn et laissé traîner dans diverses discussions les points notables de leur parcours professionnel, leurs grandes réalisations, leurs faits de gloire.

De toute façon, ils le savaient tous, il n'y avait qu'une seule personne à convaincre, c'était le Président. Le reste n'était que bavardage et le choix ultime s'imposerait à tous, quel que soit le cadre retenu.

Ainsi, les 7 mercenaires avaient tenté, à chaque fois que cela avait été possible, de retenir l'attention du Président. Ils l'avaient invité au restaurant, retenu à la sortie de réunion, interpellé par mail, par SMS, allant parfois même jusqu'à lui adresser un courrier postal très formel.

Le statu quo avait duré près de 3 mois. Puis, ne voyant personne se détacher du lot, les hostilités avaient grimpé de plusieurs degrés.

— À l'heure actuelle, je suis bien incapable de faire un choix. Personne ne se démarque, avait confié Alain Marchal à Marguerite, qui s'était empressée de le répéter au comité de direction.

— Ainsi soit-il ! On va passer la seconde ! avait répondu, à la grande surprise de tous, Bertrand Boursier partant vers ses ordinateurs.

Les insultes et les bassesses pouvaient commencer à pleuvoir. Un jour, aux toilettes pour dames du restaurant d'entreprise, on avait pu distinctement entendre La Dircom et la Directrice des moyens généraux s'étriper :
— Et tu comptes aller négocier avec nos sous-traitants en treillis ? Tu mettras un blaser avec tes rangers pour donner le change ?
— Parce que tu crois qu'avec ton look de call-girl, t'es mieux disposée à négocier ? tu me diras, tu pourras toujours les convaincre en les suçant !
— Si ce sont des femmes, je te les laisserai. Sale gouine juive !

Voilà, c'était lâché. Heureusement, le concierge, qui passait par là, était intervenu avant que la main de Salomé ne s'écrase violemment sur le visage poudré de Noémie.

Plus tard, le poupon André Dussourd, en bon directeur commercial, avait tenté d'acheter Marguerite, la dévouée assistante. André avait expliqué les difficultés familiales, les enfants qui ne voyaient plus leur père, la fatigue, la souffrance des soirées excessives, les déplacements et le divorce approchant.

— Tu comprends, j'ai pas envie de choisir entre l'entreprise et ma famille. Ma seule solution : obtenir le poste de DG. Comme ça, je reste dans la boîte et je garde ma femme.
Il lui avait donné cinq cents euros, contre une intervention auprès du Président.
— Tu sauras le convaincre ! Il t'écoute, toi.

Seulement voilà, Marguerite était intègre...

Un soir tard, Bertrand, le DSI, convoqua ses six autres collègues dans la salle des serveurs informatiques. Il avait demandé à chacun de déposer son téléphone portable dans un panier situé à l'extérieur de la salle avant d'entrer, puis il avait pris place au centre du cercle formé par les collègues.

— Je ne vais pas y aller par quatre chemins. J'ai fait des recherches sur chacun de vous, j'ai fouillé le web dans ses moindres recoins, j'ai checké vos poubelles numériques, cracké vos boîtes mail, registré vos consultations. J'ai du dossier sur vous tous, et peux vous faire tomber en claquant des doigts.

Tout le monde s'était regardé se demandant ce que chacun pouvait cacher qui soit susceptible de le faire tomber. Quelques cadres avaient l'air anxieux, d'autres étaient simplement dubitatifs.

Le cocaïno-juriste demanda au geek ce qu'il attendait des autres.

— C'est très simple, vous vous retirez tous sans exception. Quand je serai nommé DG, j'effacerai les dossiers et nous repartirons sur de bonnes bases. Je ne serai pas ingrat, répondit le maître chanteur.

— Tu ne seras pas ingrat dans la cellule où je vais t'envoyer, espèce de minable maître chanteur de merde ! Tu crois que tu peux me menacer, MOI ?! Avait craché Georges Bellamy

Noémie avait surenchéri, rappelant le réseau de journalistes qu'elle connaissait et qui ne manqueraient pas de couvrir la nomination du nouveau « DG maître chanteur ». Qu'il ferait les gros titres !

La DRH avait ajouté qu'après avoir été virée, elle veillerait à ce que le corbeau puant qu'il était ne retrouve jamais aucun boulot digne de ce nom. Elle informerait l'association nationale des DRH.
— Bertrand Bousier, tu es un homme mort !

Le groupe se dispersa et, dès le lendemain, la guerre pour le trône prit un tournant encore plus radical et devint véritablement sanglante.

Noémie, Victoire et Georges scellèrent une alliance reposant sur le principe que le futur DG était l'un d'eux trois et qu'il fallait raccourcir la liste des candidats à leurs trois seuls noms.

La première victime du trio fut le téméraire DSI. Après sa tentative de putsch, il n'avait pas d'autre choix que se retirer. Il était clair que s'il gagnait en utilisant des données personnelles contre ses concurrents, il n'atteindrait jamais le bureau au mobilier triangulaire et aux murs couverts de tapisseries précieuses. Au mieux, il irait chercher son solde de tout compte dans le bureau attenant, celui du Président. Du reste, à l'exception de Noémie et Georges, qui avaient de-ci de-là quelques petites choses à se reprocher, les dossiers du DSI devaient reposer sur beaucoup de bluff. Les autres le savaient bien.

La DRH, la Dircom et le juriste eurent ensuite raison du fragile André Dussourd. Avec lui, l'histoire fut pliée en cinq minutes.

— Mon Dédé chéri, tu te retires où je raconte à ta femme les soirées dans les clubs à filles avec les clients marseillais. Si elle n'est pas convaincue, j'ajoute qu'on couche ensemble !

Les mots de Noémie lui firent l'effet d'un taser planté directement dans les couilles et André mit immédiatement fin à sa course à la promotion. Tant pis, il continuerait les heures sup, les déplacements, du moins jusqu'à ce qu'il trouve autre chose, ailleurs.

Faire sauter le DAF allait être beaucoup moins simple. Comment faire pression sur un gars irréprochable et socialement inadapté ? Pareil pour l'ancienne militaire qui était exemplaire en tout et qui faisait peur de surcroît.

L'idée vint du juriste. Georges opina du chef un long instant puis complota à voix basse :
— Et si on faisait d'une pierre deux coups ?

Le principe était simple : les monter l'un contre l'autre et shooter les deux en même temps. Pour ce faire, le minimalisme s'imposait. Pas besoin de fomenter un scénario complexe, un message lapidaire de l'un à l'autre ferait l'affaire. La chose entendue, le lendemain on mettait en pratique. Une simple diversion permit de faire sortir l'autiste de son bureau et d'envoyer en son nom et depuis sa propre boîte, un mail à Salomé Levi.
-- –
Salomé,

Tes origines modestes, ta dépravation charnelle, ton esthétique bourrine et ton absence de compétences financières stratégiques te rendent indigne d'occuper le poste de DG. Tu serais une honte pour notre entreprise. Notre image et nos collaborateurs méritent mieux.

Signé Antoine Faisan
-- –

Quelques minutes après, au restaurant d'entreprise, encore, Salomé déferla sur Antoine lui assenant un copieux poing dans le ventre, auquel Antoine répliqua sans filtre et sans retenue par un coup de boule qui fit voler la jeune lesbienne sur la table voisine. Les deux combattants se regardèrent quelques secondes en reprenant leur souffle puis se ruèrent l'un sur l'autre pour le second round.

Cette fois-ci, le concierge n'intervint pas. On appela la police.

À un mois de la date de nomination du nouveau patron, seuls trois candidats semblaient encore pouvoir légitimement prétendre au trône. Les Directeurs « Commercial » et « Informatique » avaient retiré leurs candidatures, « Administratif » et « Moyens Généraux », une fois calmés et ramenés du poste de police, avaient été réadmis après une suspension d'une semaine et, naturellement, disqualifiés de la course à la promotion.
Restaient donc, Noémie « call-girl » Maravigliosa, Victoire « Winter is coming » Zurbat et Georges « coco » Bellamy.

Le compte à rebours avait commencé : J-30. Quatre semaines plutôt calmes, compte tenu des récents évènements et de la nécessité de faire bonne figure. Dans ce laps de temps, chacun des trois candidats en avait profité pour soigner ses relations professionnelles et faire un peu d'intox.

Noémie avait pris attache avec de fidèles clients pour leur expliquer qu'elle était pressentie pour prendre la relève du regretté Michel Fernand et qu'elle souhaitait prendre le pouls des grands comptes.

Victoire avait rencontré les syndicats et représentants du personnel pour les assurer de l'écoute attentive de leur future DG.

Georges avait, quant à lui, approché les élus de la place, députés, sénateurs, maires, président de communauté d'agglomération, des Chambres consulaires et des syndicats patronaux. Il avait profité pour vendre son intérêt de porter un mandat électoral dès lors qu'il serait nommé DG.

...
Aujourd'hui, 4 octobre. L'heure est venue.

Alain Marchal se lève pour plus de solennité, se racle la gorge et déclare :
— Nous sommes réunis aujourd'hui pour la succession de ce cher Michel Fernand à qui je veux rendre un dernier hommage et saluer l'implication exemplaire qu'il a mise dans la direction de Elitix services SA. Il a été un Directeur juste et rigoureux qui a porté ou recruté chacun d'entre vous aux fonctions qu'il occupe aujourd'hui. Fort de vos compétences, il a su conduire l'entreprise vers le succès et l'a pérennisée. Remercions-le ! Michel, tu as été, en outre, un ami fidèle et précieux, tu vas me manquer.

Après quelques secondes d'une émotion non feinte, il reprend :

— Parce que la vie d'une entreprise ne s'arrête pas quand son Directeur nous quitte, il nous faut en nommer un nouveau et continuer d'avancer. Vous étiez sept candidats au dépôt de candidature, et quatre d'entre vous ont été contraints de renoncer. Vous êtes donc officiellement trois candidats. Cependant, j'ai décidé que, compte tenu des évènements de ces six derniers mois, de mes observations, et de l'importance de nommer la bonne personne dans l'intérêt général de notre entreprise, les cartes seraient rebattues. Je maintiens en outre que le futur Directeur Général est présent aujourd'hui dans cette pièce.

À cet instant, les regards courent de l'un à l'autre, on se juge, on se toise. Quelqu'un sait-il déjà quelque chose ? L'heureux élu a forcément été mis au parfum par le Président.
Noémie a l'air étrangement inquiète, aurait-elle été écartée, elle qui semblait avoir une légère longueur d'avance ? Victoire et Georges sont rouges de colère. Ces deux-là sont forcément out avec un tel comportement. Le geek et la militaire reprennent des couleurs. Se pourrait-il que l'un d'eux soit l'élu ? Le Directeur commercial, ce bon vieux Robert semble ne rien comprendre et Antoine, se foutre complètement de ce qu'il se passe.

Marguerite, assise en retrait derrière son Président – comme elle n'est pas membre du Comité de direction, mais en rédige les comptes rendus –, assiste au spectacle et se laisse aller à quelques pronostics. Pour elle, c'est soit Bertrand le geek, soit Antoine l'autiste.

— Je ne vais pas faire durer le suspense plus longtemps, reprend Marchal. Comme je vous l'avais indiqué il y a six mois, mon choix serait basé sur les valeurs : engagement, travail et mérite. Pour moi, la personne qui les incarne le plus parmi vous, et qui possède de surcroît l'expérience, l'humilité et l'honnêteté...

Pour Marguerite, cela ne fait plus aucun doute, le nouveau DG est Bertrand Boursier. Antoine est trop jeune pour correspondre à la description.

—... c'est Marguerite Dusselle.

À cette annonce, les nerfs lâchent. Noémie devient livide, Victoire exulte, Georges se mord la lèvre jusqu'au sang, Robert pleure, Salomé et Bertrand sont complètement abasourdis. Antoine s'en fout toujours. Et Marguerite ne comprend pas ce qui se produit.

— Ma chère Marguerite, vous avez toujours été d'une loyauté sans faille. Tandis que les cadres ici présents s'entretuaient honteusement, mettaient tout en œuvre pour se saborder, se salir... Vous, vous travailliez plus que jamais pour compenser leurs manquements. Pendant six mois, vous avez été tour à tour, puis en même temps, DRH, DAF, DIRCOM, DSI, Juriste, Commerciale et directrice des moyens généraux. Vous avez fait tourner cette entreprise à mes côtés sans jamais vous plaindre ou faiblir. Vous connaissez chaque recoin et subtilité de Elitix Services. Vous me connaissez par cœur et avez la patience de me supporter et de les supporter, EUX ! Vous êtes le DG idéal ! Félicitations !

— Vous autres, vous avez démontré que vous n'étiez pas encore à la hauteur. Pour autant, je suis convaincu que vous êtes tous les meilleurs, chacun à votre poste. Et je ne souhaite travailler avec personne d'autre que vous. Aussi, j'espère que vous saurez très vite vous remobiliser et redonner le meilleur de vous-même pour l'excellence de notre belle entreprise et sous la direction de Marguerite.
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Henri Kottin · il y a
Merci Olivier pour ce voyage. Ce que je trouve intéressant, c'est qu'au fur et à mesure du récit je ressentais fortement une impression de "déjà vécu". La description du physique et de la psychologie des protagonistes permet de bien se projeter dans le film, j'arrive presque à les voir en train de s'etriper sans aucune pudeur...
détails issus de mon analyse personnelle :
- Les deux débuts de paragraphes "Marguerite, assise en retrait" et "Pour Marguerite" permettent un peu trop facilement au lecteur de deviner le choix final (selon moi). Peut être utile, pour le côté suspense, de faire oublier Marguerite dans les derniers instants qui précède la révélation ?
- À la fin je m'attendais à ce que le patron explique comment il a compris ce qui se passait plutôt que de justifier le choix de Marguerite (choix qui finalement, est assez cohérent...)
Mais vraiment je me suis régalé. Merci.

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Olivier Dieu · il y a
Merci pour votre critique constructive. J'ai effectivement songé à mettre Marguerite plus en retrait encore mais ai craint qu'elle "surgisse" trop finalement...
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Annabel Seynave- · il y a
Une critique pertinente et irrévérencieuse du monde étroit de l'entreprise. Diablement bien vu !
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Olivier Dieu · il y a
Merci Annabel. Il y a un peu de vécu mais beaucoup de fantasmes aussi
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Annabel Seynave- · il y a
Sans obligation bien sûr, mais vous pourrez aller lire mon texte : l’organigramme, on y retrouve le monde de l’entreprise et curieusement, le prénom Marguerite ! Je l’ai choisi parce que c’est le nom d’une jeune fille que je connais et que j’aime bien… Mais du coup cela fait vraiment écho avec votre texte ! 😁
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Annabel Seynave- · il y a
Heureusement ! 😁😁
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Anne K.G · il y a
C'est finalement une grande salle de classe, où chacun veut être le chouchou de l'instituteur. J'ai adoré le style très direct, réaliste et moderne.
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Olivier Dieu · il y a
"Direct, réaliste et moderne", ça me touche beaucoup, merci !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Surprise en effet !
Les requins de l'entreprise sont durs à cuire !

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Olivier Dieu · il y a
Un sujet intarissable et tellement exaltant
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Roll Sisyphus · il y a
Marguerite assise derrière était bien placée pour murmurer à l'oreille du patron !
Bien joué ! Faut dire qu'elle le connaissait par cœur.
Il n'y a vu que du feu.
Mais bon courage à elle. En même temps, DRH, DAF, DIRCOM, DSI, Juriste, Commerciale et directrice des moyens généraux et maintenant en plus, quoiqu'en dise le patron, elle va devoir faire le ménage.

Merci pour ce voyage dans le monde de l'entreprise.

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Olivier Dieu · il y a
L'assistante, une pièce maitresse de l'entreprise trop souvent négligée ;)

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