Image de 2TNM

2TNM

2269 lectures

79

CHAÏMA MIYLA ; SYTOUN

CHAPITRE 1 :

Comme à son habitude, le professeur Tobirion travaille tard dans son laboratoire, situé à environ 40 km de Toulouse. Mais ce soir, il n’est pas seulement en train de mélanger divers filtres et potions dans l’espoir d’obtenir un résultat positif quelconque. Non. Ce soir, le Dr. Tobirion sait exactement ce qu’il veut. Et depuis les six mois qu’il a consacré à son projet, son invention est sur le point d’aboutir.
Assoupie dans sa chambre, située au-dessus du laboratoire, Rosa, la jeune étudiante assistante du professeur, est réveillée par les hurlements de joie de son patron. Curieuse mais aussi épuisée par ses longues journées à l’université des sciences et ses soirées à seconder le professeur en échange d’un toit, d’un salaire et de nourriture, la jeune femme est partagée entre deux tentations : se rendormir et attendre le lendemain matin pour connaitre la cause de la joie du professeur ou lutter contre le sommeil et l’appel de son oreiller pour s’habiller et descendre.
C’est le professeur, faisant brutalement irruption dans sa chambre, qui lui fait prendre sa décision.
— Rosa ! Ma chère Rosa ! S’exclame Tobirion. J’ai réussi ! Après six mois de recherches, d’échecs et d’expérience, j’ai finalement réussi à inventer ce que personne n’a jamais réussi à trouver avant moi !
— Félicitation, professeur, répond l’étudiante à moitié éveillée. Est-ce le casque de téléportation dont vous m’avez parlé l’autre jour ?
— Non, répond le prof. Bien mieux ! Je te confie ce secret car je sais que tu es digne de confiance : j’ai enfin réussi à inventer un boitier capable de prédire une partie de l’avenir de chaque être sur cette Terre ! Et pas n’importe quelle partie ! Mais la plus importante, si l’on est pessimiste.
— Quelle est donc cette part d’avenir, professeur ?
— La mort, ma jeune amie, reprend Tobirion. Mon boitier peut prédire à tout individu qui le consultera le nom de la personne qui lui retirera la vie ! C’est un atout considérable pour toute personne ayant peur pour sa vie, car ainsi, il connaitra le nom de son tueur et de la même manière, il peut toujours interroger la machine sur la manière dont il peut s’en sortir, si toutefois il a une chance.
— C’est une invention formidable, professeur.
— Je suis sûr de t’en avoir déjà touché un mot.
— Pas que je ne m’en souvienne. J’ai peut-être oublié, aussi, si c’était pendant la période de mes partielles.
— Cela doit être ça. Et si tu n’étais pas du tout au courant, je te félicite pour ta discrétion car j’ai laissé trainer de nombreux plans, carnets et gribouillages sur mon invention ces derniers mois. C’est donc que tu n’y as pas touché.
— Je ne touche pas à vos papiers sans votre autorisation, professeur. Vous le savez.
— J’en ai la preuve, à présent. Que tu es digne de ma confiance. C’était indispensable car imagine les conséquences si cette machine tombait entre les mains de personnes mal intentionnées, qui pourraient aller jusqu’à la trafiquer à leurs avantages. Entre de mauvaises mains, cela peut devenir un engin terriblement meurtrier.
— Je vous promets, professeur, que je n’en parlerai à personne sans votre permission.
— C’est ce que je voulais entendre. À présent, encore une fois, pardonne-moi de t’avoir tiré si brutalement de ton sommeil mais je voulais absolument partager ma joie avec toi ! Et si tu as le courage de passer de l’eau glacée sur tes yeux et descendre, je serai impatient de tester mon intention devant toi !
— Je suis à votre service professeur. Je vous rejoins dans cinq minutes.
— Je t’attends, et te prépare du café.
Sur ce, le professeur descend préparer un thermos de café pour son assistante qui s’habille, se prépare et termine de faire ses adieux à son lit. Il est souvent très dur pour un travailleur le matin de se séparer de son oreiller. Pour certains, cela exige même un sacrifice.
Rosa finit par descendre quelques minutes plus tard. Le professeur lui sert une tasse de café et lui montre le boitier, lui expliquant son fonctionnement : après avoir enclenché un bouton, le sujet n’a plus qu’à interroger la machine qui montre sur un petit écran le nom de la personne qui la tuera. Si aucun nom ne s’affiche, c’est que la personne mourra de mort naturelle. Le professeur a l’intention de pousser son invention encore plus loin, mais pour le moment, il est assez fier de ce qu’il a été déjà créé. L’approfondissement attendra.
Rosa boit son café au fur et à mesure que le professeur lui explique, puis lui tend un petit carnet rouge.
— Toutes mes notes sont dans ce carnet, dit-il. Ainsi, si un jour je ne suis pas disponible, tu sauras t’en occuper.
— Vous... vous croyez que je peux le faire.
— Ma chère Rosa, reprend le professeur, tu valideras ton doctorat cette année. Et cela fait quatre ans que tu m’assiste ici. Je te connais suffisamment pour te dire que tu es capable d’aller très loin dans la vie.
Rosa le remercie d’un sourire. Le professeur appuie sur le bouton déclencheur du boitier.
— À présent, Rosa, regarde bien. Je vais tester mon invention sous tes yeux !
Le professeur interroge alors le boitier, prononçant les mots suivants : « Révèle-moi son nom ! »
Des ondes s’agitent sur l’écran lorsqu’un nom apparait. C’est celui de... Rosa, son assistante. À cette vue, le professeur esquisse un mouvement de recul et regarde la jeune femme, visiblement tout aussi surprise que lui.
— Je... il doit y avoir une erreur, s’étonne Tobirion. Rosa, à tout hasard, ma petite. Je t’ai financé tes études alors que sinon tu n’y aurais eu accès. Je t’ai nourrie, logée et blanchie durant quatre ans. Tu n’aurais pas songé à...
Rosa reste un instant hébétée avant de répondre.
— Professeur, rassurez-vous. Vous avez eu totalement raison de me faire confiance. Je sais que je vous dois tout ce que j’ai, et je n’ai aucune haine envers vous. Aucune jalousie. Au contraire, je vous admire.
— Alors comment se fait-il ? Mon invention doit avoir un défaut !
— Cependant, professeur, continue Rosa.
— Cependant ? Quoi, cependant ?
— Cependant... j’ai compris une chose à force de vivre ici. C’est que dans ce monde de loups, pour s’en sortir, il faut savoir être plus cruel et plus dangereux que le pire des loups, sinon soit on restera cantonné à la misère d’où l’on vient. Soit on se fera éliminé par un loup encore plus méchant.
— Que veux-tu dire ?
— Que je vous respecte beaucoup, professeur. Et vous demande pardon. Mais j’ai toujours été curieuse, j’ai regardé vos documents pendant vos siestes, compris ce que vous prépariez comme invention. Vous m’avez dit que j’étais une fille intelligente. En tout cas, je ne suis pas assez nigaude pour ne pas m’être rendu compte de tout ce que je pourrais tirer de cette invention, sachant que certains seraient prêts à me faire ma fortune pour l’avoir. Or, je doute que vous l’auriez vendu, même pour une fortune.
— Tu me tuerais, Rosa ? Tu me tuerais pour gagner de l’argent avec mon invention ?
— J’ai une amie de collège, Nayla, qui m’a dit que son cousin serait prêt à m’offrir tout ce que je voudrais en échange de votre invention. Ce cousin, professeur, vous devez avoir eu vent de sa réputation, et je présume qu’il fait partie de ceux à qui vous auriez refusé de vendre votre invention. C’est le Colonel Tigre.
— Le Colonel Tigre ? S’exclame Tobirion en reculant. Mais c’est un des pires salopards que le monde ait porté ! Assassin, terroriste, preneur d’otages, trafiquant d’êtres humains... un cancer pour l’humanité ! Rosa, tu n’oserais pas t’associer avec cet individu !
— J’avoue avoir mis beaucoup de temps pour me décider, professeur. Mais ma décision est prise.
— Rosa. Quand tu étais plus jeune, tu volais. C’était parce que tu avais faim. Est-ce que tu as faim, maintenant ? Est-ce que tu as un réel motif de te plaindre de ta vie aujourd’hui ? T’ai-je déjà refusé quoi que ce soit ?
— C’est pour ça, professeur, que je vous demande pardon. Et je veux vous laisser la vie. Mais...
En même temps qu’elle parle, sa main droite glisse sous sa veste pour ressortir avec un Beretta 92, qu’elle braque droit sur son bienfaiteur.
— Je vais vous demander de mettre vos mains derrière la tête !
À ce moment, la porte du laboratoire s’ouvre violemment. Un homme l’a fracassée d’un coup de pied. Entièrement de noir vêtu, une paire de lunettes de soleil, une barbe noire jusqu’au cou, une balafre au travers de la joue et un chapeau noir qu’il jette sur la table d’opération, le sinistre individu va s’installer en face du professeur et son assistante.
— Colonel Tigre ! S’exclame le professeur.
— Moi-même, répond l’homme. Votre dévouée Rosa m’a déjà informé il y a plusieurs jours que votre invention était sur le point d’aboutir. Voilà donc cinq jours que je me terre non loin d’ici, attendant ce coup de téléphone que Rosa m’a passé il y a un quart d’heure à peine. Voilà donc le fameux boitier.
Colonel Tigre ramasse le boitier et l’examine, fier.
— Rosa ! S’exclame-t-il. Tu sauras le faire marcher !
— Oui, chef, répond l’étudiante.
— Dans ce cas, répond le « colonel », nous n’avons pas besoin du prof. Qu’il meure.
Tobirion jette un dernier regard à Rosa. Celle-ci hésite à presser la détente.
— Chef, dit-elle, je... malgré tout mon désir de vous aider, je... comprenez que le professeur m’a aidé depuis des années donc je...
— Je ne t’ai pas demandé de faire ta fausse-reconnaissante ! Répond Colonel Tigre. Si tu aimais vraiment le prof, tu ne l’aurais jamais trahi. Tu l’as fait, alors je considère que le seul de qui tu prendras tes ordres, dorénavant, c’est moi. Je déteste les lâches qui refusent de faire les choses jusqu’au bout ! Soit on fait tout, soit on ne fait rien, avec moi. Alors tue donc le prof si tu veux être considérée comme faisant partie de mon gang !
À contrecœur, Rosa presse la détente devant les derniers regards suppliants du professeur. Un coup de feu retentit. Le corps du savant s’écroule sur le sol. Colonel Tigre regarde le cadavre et sourit.
— Ma chère Rosa, reprend-t-il. Bienvenue dans ma bande ! Pour commencer, voici ce que tu vas faire : tu vas trafiquer ce boitier de sorte que je puisse le contrôler à distance et mettre sur ce joli écran le nom qu’il me plaira.
— Bien, chef, répond Rosa. Si ce n’est pas une question indiscrète, je voudrais connaitre un peu vos plans et...
— Tu n’as pas à connaitre mes plans. Sache seulement que pour l’heure, ce boitier va me servir à me venger de l’homme qui m’a fait perdre sept ans de ma vie derrière les barreaux ! Le sale flic qui m’a fait tomber lors d’un braquage en 2008 !
— De qui s’agit-il ? S’enquit Rosa.
— L’inspecteur Eddy Marchand. Comme par hasard, depuis que je suis sorti en avance pour bonne conduite il y a cinq mois, il me suit de très près. Il doit donc se douter que je m’intéresse au travail du professeur. Il est donc très probable qu’il vienne enquêter ici dès qu’il aura eu vent de la mort de ton ex-patron. D’ici là, je veux que tu aies terminé de trafiquer ce boitier, que tu feras utiliser par sa nouvelle assistante. Rusée et manipulatrice comme tu es, ce ne sera pas difficile pour toi. À moi de faire le reste et une fois Eddy Marchand mort, je te verserai comme convenu les 50 000 euros promis. Sache cependant que si tu cherchais à me devancer, tu seras la prochaine à mourir. Est-ce clair ?
— Oui, chef, répond Rosa. Je ne vous trahirai jamais, je tiens trop à ma vie. Mais... comment savez-vous qu’il me sera facile de manipuler l’assistante de votre flic, là ?
— Car moi aussi, je suis organisé. J’ai des informateurs et je sais ce que trament mes ennemis afin de mieux pouvoir les contrer et les vaincre. Je sais qu’Eddy Marchand a pris sous son aile une jeune flic ratée, nulle et incapable de coller deux tranches de pain pour s’en faire un sandwich. Cette policière est la risée de son commissariat, elle sera très facilement manipulable. Un de mes espions m’a même dit qu’il a réussi à lui faire croire que le Père Noël existe au point qu’elle a surveillé la cheminée toute une nuit. Tu vois donc où est le point faible de mon cher ennemi l’inspecteur. À nous d’en tirer profit.
— Un plan très ingénieux, chef.
— J’en suis assez fier. Mais si la machine n’est pas terminée à temps, tout sera à recommencer alors ne lambine pas. Au boulot !
Sur ce, Colonel Tigre ramasse son chapeau noir, l’enfile et sort du laboratoire, laissant Rosa à sa triste besogne.


CHAPITRE 2 :

En effet, comme l’avait prévu Colonel Tigre, les nouvelles se répandent vite à Toulouse. La mort du professeur Tobirion n’y fait pas exception. L’après-midi même, l’inspecteur Eddy Marchand et son adjointe, Elodie, roulent vers les collines jusqu’au laboratoire. Sur la route, Elodie tente de comprendre les raisonnements de son patron.
— Vous avez des soupçons, demande-t-elle.
— Beaucoup trop vagues, répond Eddy. Et surtout sans preuves. Donc nuls pour le moment. Mais je soupçonne le Colonel Tigre, libéré il y a cinq mois. Je l’ai fait surveiller car je sais qu’il est dangereux et je savais qu’il a beaucoup rodé autour du laboratoire ces derniers temps. Mais je n’ai jusqu’à maintenant aucune preuve. D’ailleurs, nous arrivons. On va en savoir plus.
Tandis que la voiture de police s’arrête devant le laboratoire, Rosa venait tout juste de terminer de trafiquer la machine et de prévenir son employeur. Voyant les policiers arriver, l’étudiante sort et va au-devant d’eux pour les accueillir.
Après les avoir fait entrer, leur avoir montré le corps du savant et avoir donné son alibi, à savoir qu’elle l’a trouvé ainsi en revenant de soirée avec une amie, la perfide assistante montre à Eddy et Elodie le boitier du professeur.
— C’est sa toute dernière invention, dit-elle. Si vous voulez mon avis, je pense que quelqu’un de mal intentionné la convoitait et hier soir, le professeur m’a appelée pour me dire qu’il l’avait terminé.
— Quelle est donc cette invention ? Demande Eddy.
— Le professeur dit que ce boitier est capable de prédire à toute personne le consultant le nom de son assassin. Mais j’avoue ne pas l’avoir testé.
— Comment fonctionne-t-il ? Demande Elodie.
— C’est relativement simple, répond Rosa, en répétant à la jeune policière le mécanisme que lui a expliqué la veille le défunt savant.
— Elodie, dit l’inspecteur, nous avons d’autre priorité. Je vais examiner le corps. Peut-être avec le matériel dont je dispose, cela m’aidera à privilégier ou écarter des pistes éventuelles.
Ayant ainsi parlé, le professeur s’avance vers le cadavre et commence à examiner le corps, dans la pièce voisine. Pendant ce temps, Elodie reste auprès du boitier. Rosa s’avance vers elle.
— Je peux vous aider ? Demande l’étudiante.
— Je... oui, répond Elodie. En fait, j’avoue que ça m’intéresse, ce truc. Vous savez, dans la police, il y a du danger. On est des fois en face de gens pas très gentils qui peuvent faire des trucs un peu méchants avec des armes et tout... alors j’aimerais utiliser le boitier. Juste pour voir le nom de celui qui est dangereux pour moi.
— Je ne sais pas si le professeur m’aurait autorisée à vous laisser l’utiliser, répond Rosa. Mais, après tout, si cela peut vous faire plaisir, allez-y.
Satisfaite, Elodie remercie l’assistante et interroge le boitier. Les ondes sont transmises par ultrasons jusqu’au repaire de Colonel Tigre qui se doute alors que son plan est en train de fonctionner. À l’aide d’un système de code mis en place le matin même avec Rosa, le gangster entre alors le nom qu’il souhaite : « Eddy Marchand ».
En voyant ce nom apparaitre sur l’écran, Elodie a un mouvement de stupeur. Sa bouche reste grande ouverte, ses yeux sortent presque de leurs orbites. Elle ne peut plus bouger.
— Quelque chose ne va pas ? Demande Rosa.
— Je... non, non, tout va bien. Ment Elodie. Dites-moi... ce boitier... il se trompe des fois ou...
— Le professeur m’a affirmé qu’il ne se trompe jamais.
— Oh mon Dieu ! S’exclame Elodie en défaillant.
À ce moment, Eddy sort de la pièce et s’avance vers la porte de sortie du laboratoire.
— Je reviendrai, dit-il. Avec plus de matériel, et des spécialistes. Elodie, viens avec moi.
Inquiète à l’idée que son bienfaiteur peut la tuer, la jeune policière naïve reste hésitante.
— Je... je peux rester ici, inspecteur ? Demande-t-elle.
— Non. Avec moi ! Ordonne-t-il.
L’angoisse au ventre, le cœur noué, Elodie suit son patron à contrecœur. Ce dernier remarque bien son étrange comportement mais ne s’en préoccupé guère, habitué aux excès de stress de son adjointe dans ce genre de situation.
Une fois les deux flics partis, Rosa reste seule dans le laboratoire. Après s’être assuré que personne ne l’entend, elle prend le combiné et téléphone au « colonel », lui affirmant que son plan a fonctionné...

Pendant ce temps, la voiture de police roule à travers les collines. Eddy tient le volant tandis qu’Elodie reste terrée contre la vitre, ne quittant pas des yeux son supérieur.
Tout en conduisant, Eddy apprend à Elodie tout ce qu’il sait sur le Colonel Tigre, l’un des hommes les plus dangereux d’Europe. Entre autre que celui-ci lui voue une haine mortelle.
— Vous croyez qu’on réussira à l’attraper, inspecteur ? Demande Elodie, légèrement effrayée par ce terrifiant personnage que lui dépeint son supérieur.
— Je l’ai déjà arrêté une fois. Je l’arrêterai à nouveau une seconde fois, répond Eddy. Vois-tu, chaque humain, aussi intelligent et organisé puisse-t-il être, a toujours un talon d’Achille. Moi, je sais comment je l’ai capturé il y a sept ans et demi. Je connais son point faible : le criminel le plus organisé d’Europe perd tous ses moyens quand il est sous le coup d’une émotion forte. Comme la plupart des gens, il a le tort de réagir à l’émotion lorsque des choses dures se produisent autour de lui et l’impactent directement. Ainsi, si nous arrivons à le faire s’emporter trop vite et profiter habilement de son emportement, nous pourrons le vaincre exactement comme je l’ai vaincu la première fois, à un moment où il était à deux doigts d’avoir réussi le coup du siècle en s’enfuyant avec plusieurs milliards en poche...



Comment toute cette affaire va-t-elle se terminer ?
Réponse ce vendredi 23 février dans le recueil WANTED 2TNM de Chaïma et Sytoun, incluant les œuvres « Colonel Tigre », « Welcome To Tsalinie » et « Destiné à être un gangster »
Pour plus de détails, on est sur Facebook :
Chaïma Miyla
Sytoun Shb
79

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de L'Algerocaine
L'Algerocaine · il y a
Ca va trop vite, un peu dommage le scénario est bon pourtant
·
Image de Lyna Tsg
Lyna Tsg · il y a
L'individualisme contemporain incarné a la perfection par cette p***
·
Image de Ramtani
Ramtani · il y a
Je vous connaissais pas du tout, je suis tombé sur votre nouvelle par hasard en surfant sur ce site et franchement c'est une belle découverte. Elle se démarque vraiment niveau de l'écriture et de l'enchainement des évènements et l'histoire est bien imaginée, j'ai envie de connaître la suite !
·
Image de Elkasso TR
Elkasso TR · il y a
Je met un j'aime pour soutenir car j'aime les deux auteurs mais je suis pas spécialement fan de cette nouvelle, je préférais de très loin WTT
·
Image de PGP
PGP · il y a
Enfin quelque chose qui change ! Je suis lassé de lire toujours la même chose avec les romans formatés qu'on trouve en librairie, et la sur short édition je trouve de la nouveauté pas mal comme cette nouvelle. J'attend la suite.
·
Image de Jack Manfredo
Jack Manfredo · il y a
J'aime bien, ça change.
·
Image de Ressom
Ressom · il y a
Franchement c'est pas mal, ça fait plaisir de voir que Sytoun est capable de bien écrire au dela de sa zone de confort. Bonne continuation a vous deux
·
Image de Ismahane KETURA
Ismahane KETURA · il y a
Tout ce que j'ai lu jusqu'à présent me donne envie d'acheter le recueil, ça a l'air de rester dans l'univers qu'on connaît de Chaïma et de Sytoun avec des formes plus variées : la caricature politique avec WTT, la fiction divertissante avec destiné a etre un gangster et maintenant un mélange de thriller - polar - SFF avec colonel tigre. Je vous le dit les tunisiens : je m'attend a passer une bonne journée de lecture vendredi !
·
Image de 2TNM
2TNM · il y a
Nous tacherons de ne pas te décevoir !
·
Image de Ismahane KETURA
Ismahane KETURA · il y a
Force a vous la team
·
Image de Kinza
Kinza · il y a
Chaïma est la meilleure dans ce style, on sent des influences de Blake et Mortimer dans cet extrait de roman, a commencer par le titre "Colonel Tigre" avec ce personnage qui fait étrangement penser à Olrik. S'inspirer d'une BD pour écrire un roman, c'est un concept original et il a l'air de bien marcher ici. Tous mes encouragements a Chaïma et Sytoun pour leur projet
·
Image de Colonel Olrik
Colonel Olrik · il y a
Vous vous êtes trompé, c'est pas le colonel tigre c'est bien le colonel Olrik ! Je suis sur que c'est une référence ! A part ça bonne nouvelle, ou plutôt début d'un bon roman, je sais pas qui a eu l'idée de la machine révélatrice du nom du meurtrier (a part le prof Tobirion) mais c'est hyper bien trouvé. Bonne chance la team, je vous souhaite de percer et de cartonner avec votre projet !
·
Image de 2TNM
2TNM · il y a
On t'a cherché, on t'a pas trouvé alors on a du prendre un autre colonel !
·