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Coeur intrépide

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AichaF

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Toute histoire commence un jour, quelque part... « tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier les chasseurs ». Alors la mienne je te conterai.... Qui de mieux que moi-même d’ailleurs pour dépeindre le boulevard de ma vie, cette savane où zèbres et antilopes finissent dans la gueule du lion ? Je l’ai arpenté tel un rite de passage. Il était de soleil ombragé, de très clair-obscur, de ténèbres étincelantes. Ma terre bien aimée, mon Sénégal adoré, ce fut un Samedi que je t’ai quitté... en septembre... Un soupir, une larme refoulée... puis la vie battait son train.
Samedi 12 Septembre 2015,
3h00.
Alarme saccadée de mon portable... Brusque sortie des bras de Morphée où je me lovais depuis deux heures seulement. Ce fut le début d’une nouvelle vie, le préambule d’un changement radical. L’aube fraîche de l’harmattan chassait les nuages... Je venais d’obtenir mon baccalauréat au Cours Sainte Marie de Hann avec la Mention « assez bien ». Autorisation de passage, d’envol vers la France jusqu’à Lyon, belle et grande inconnue où je m’étais projetée depuis la plateforme APB pour accomplir mes années d’université.
Lentement, je sortis de mon lit avec nostalgie, me rappelant qu’il s’agissait de ma dernière nuit ici. Et comme si j’étais déjà partie, je me remémorais mon ancienne vie tel un mirage, un fantasme ; endormi, évanoui. Mes valises étaient prêtes. C’était bien réel : embarquement immédiat !
La pluie glacée de la douche m’embrasa le corps... Etreinte douce de ma serviette dans laquelle je m’enroule, fluidité légère de ma crème à la vanille sur mon corps frais et satiné, je suis prête ! M’extirpant de ma solitude, j’allais rejoindre l’afflux familial dans le salon. S’y trouvaient ma mère, mon père ma petite sœur et mes deux petits frères. Il ne manquait que mon grand-frère qui lui était au Ghana pour ses études.
J’évitais leurs visages éplorés et anéantis, mais cela ne dura pas longtemps. Je devais les regarder ! Je ne savais pas quand est-ce que j’allais avoir de nouveau cette chance inestimée. D’un regard préventif, je défendais ma mère de pleurer ; en vain. Elle sanglotait et avec elle, toute sa progéniture. Mon père essayait tant bien que mal de nous calmer. Lui aussi était triste, mais chez nous, comme partout ailleurs, les hommes sont éduqués à camoufler leurs émotions, à garder la tête haute en toutes circonstances, à refouler leurs larmes avec le sourire ; l’air de rien...
Tout Dakar somnolait encore, mais chez moi, les lumières étaient allumées. Après les derniers au revoir, je rejoignis l’extérieur avec mon père et ma sœur, d’une année ma cadette. J’avais 18 ans et elle en avait 17. Ils m’accompagnèrent à l’aéroport. En jetant un dernier regard derrière moi avant de détaller des escaliers, j’aperçus le regard avide de ma mère, les yeux rougis par la tristesse. Je n’oublierais jamais son air de détresse, sa mine inconsolable qui restera à jamais gravée dans ma mémoire.
Une fois dans le taxi sur le chemin de l’aéroport, ma sœur et mon père demeuraient silencieux, le poids d’un mutisme lourd, assourdissant, tant le chagrin que l’on partageait était à son point culminant. Il pleuvait et le seul bruit qu’on entendait était le Ploc ! Ploc ! de l’averse coulant avec mes larmes. Ploc ! Ploc ! sur les réverbères du taxi ! Ploc ! Ploc ! sur les routes goudronnées de la VND. Ploc ! Ploc ! Dans mon cœur avide de tendresse... J’observais Dakar dans sa globalité, je lui disais aussi au revoir. J’observais des palissades où j’avais l’habitude de voir des mendiants se promener pieds nus, avec le soleil brûlant. Un rictus en coin, je me promis de revenir pour eux, d’œuvrer pour leur salut. Certes je n’y arriverais pas toute seule, mais il me fallait rêver d’un monde utopique où les enfants seraient inscrits à l’école et cesseraient d’être asservis à la cruauté de ces mentors, au silence des gouvernants quant à leur situation, leur souffrance. Tant de rêveries me taraudaient l’esprit sur le long trajet vers l’aéroport...
05h06
Une bonne heure s’était écoulée depuis que j’avais enregistré mes bagages. J’attendais patiemment dans la salle d’embarquement, arborant des signes de la main à ma sœur et mon père qui se situaient à l’extérieur. Je les apercevais à travers les vitres de la pièce où je me trouvais.
06h35
Une trentaine de minutes s’étaient écoulées depuis que l’avion avait décollé. J’étais submergée de mélancolie. Je me sentais m’éloigner de mon pays, de ma terre natale et mon cœur se serrait, et la douleur s’y installait, déchirée entre la volonté d’un ici où ma vie s’était enracinée et d’un ailleurs alimenté par le mythe de l’eldorado, je succombais...
Soleil ardent de midi, perché sur le ciel coloré
Embrasant gens, terre et mer d’une lueur absorbée
Nage frère lebou, va au loin appréhender Gorée
Ecoute le chant des oiseaux peuplant cette île adorée
Gueuse de souffles tonitruants mais féconde en héritage
Affuble-moi de ta sagesse histoire que je te rende hommage
Livre-moi aux éclaircies fluorescentes et incandescentes qui témoignent de ton authenticité...

*
Aéroport de Lyon Saint-Exupéry
Midi sonna mon atterrissage et mon arrivée en France. Je récupérai mes valises puis rejoignis l’extérieur. Le temps était plutôt frisquet mais supportable. J’avais prévu une veste pour me couvrir. Je me rappelle de l’odeur fraîche de l’automne qui traversait mon gosier, des paysages aux hautes herbes, à perte de vue, que j’entrevoyais à travers les vitres du Rhône-express, wagon qui nous extirpait de l’aéroport vers la ville. Tout était propre et clair, la poussière ne côtoyant pas les lieux. Les moustiques aussi répondaient « absent ». A l’unissons, les gens filaient. A toute allure, personne ne daignait accorder du temps au temps. Tout semblait plus rapide, comme si le bouton « accélérer » avait été sollicité.
Je fus accueillie chez une tante avant de trouver un logement. Entre temps, ma vie était animée par les cours à l’université. J’étudiais les sciences politiques. Je rencontrais une ville étudiante vivante, un patrimoine historique important... une grisaille qui frigorifiait mes os... des personnes formidables.
Je me souviens des airs déconcertés de camarades à la faculté qui se demandaient comment j’avais pu apprendre le français en si peu de temps, ignorant le passé colonial qui nous liait. Je me souviens d’acolytes qui s’intéressaient de près à mon cheminement jusqu’à la France, à mes passions et projets. Je me souviens des liens noués avec des personnes qui resteront à jamais gravées dans le tréfond de mon cœur. Je me souviens et dans les débris je nage ; en eau trouble, puis limpide. Dans un tombeau béat repose mon récit inabouti...
Je me souviens, de Lyon le jour, vivace et taciturne... Je me souviens de Lyon la nuit, langoureuse et enveloppée. Des décors fantasmagoriques de « Vieux Lyon » à la toile poétique de « Confluence » ; en passant par le Rhône et la Saône, l’émerveillement prenait le pas sur mes émotions. Que de destinations en partage lorsque dans mes pensées, Lyon et Dakar se rencontrent. D’ici et d’ailleurs, au carrefour de ma vie, un destin s’est forgé... Entre les lignes de mes écorchures j’ai recousu mon histoire, un jour, quelque part...
Lyon, Dakar...
Ô lion inconnu, laisse-moi te conter Dakar...
En plongeant tes yeux dans l’abîme de mon œillade, tu aurais dû entrevoir bien plus qu’une simple rétine et une simple iris,
Tu aurais pu,
Tu aurais dû ôter cette barrière oculaire qui t’empêchait de voir ce que j’avais de plus cher et de plus précieux à arborer face au monde entier.
Alors, tu me verrais pleine de vie, rigolant aux éclats et scrutant avec admiration des fraternités naissantes.
Tu me verrais déambuler sous le chaud soleil de Dakar, à la quête désespérée d’une euphorie et d’un épanouissement inconnus.
Tu me verrais assise au bord de la mer, étudiant la finesse du sable, et la profondeur du bleu percutant de l’océan, faisant scintiller une artillerie de nuances cutanées.
Tu me verrais assise à même le sol entre les jambes de ma mère qui tente, non sans appréhension, de dompter ma touffe rebelle, de lionne.
Tu me verrais à l’affut du moment crépusculaire, du rabat-jour, allongée sur les cuisses de ma grand-mère sous l’arbre à palabre, aspirant avec vénération les songes qu’elle me conte.
Tu verrais une foulée de sourires saisissants,
Tu verrais cette orbite qui est mienne s’agripper avec véhémence aux faits et gestes de mon père qui ne daigne s’accorder un moment de répit, de peur que ça ne soit à notre détriment.
Tu me verrais stupéfaite face à ces hommes qui courent matin et soir derrière pitance, pain et eau fraîche pour assouvir toute une nation.
Tu me verrais ébahie par ces femmes qui se sacrifient pour propulser leurs rejetons vers un avenir meilleur.
Tu verrais ma lueur interne se dissiper au fur et à mesure que les couleurs du jour flétrissent, cédant la place au calme tintamarresque de la nuit ; et se rallumer à l’entente du brouhaha mélodieux de l’aube.
Tu me verrais autour d’un cercle tonitruant, applaudissant ardument la foule qui danse en cadence sous sonorités et instruments traditionnels ancestraux.
Tu me verrais inhaler jalousement les paroles des griots qui chantent mes ancêtres,
Tu me verrais trembler de leurs vibratos puissants,
Tu les verrais éveiller la profondeur de mon âme à chaque mot.
Tu me verrais tel un baobab dont les racines s’enfoncent infiniment dans le sol de sa terre natale.
Tu verrais mon Afrique sombrant de supplices et d’effroi.
Tu verrais mon Afrique rayonnant d’un soleil flamboyant.

Et là je pense, je gamberge, je plonge... Je repense aux copieux plats de riz sous l’arbre à palabre, à la brise fluide et monotone qui s’immisçait dans nos cœurs, aux caïlcédrats qui cherchaient noise aux filaos, s’arrachant les feuilles, en cadence et au rythme du vent.
Je repense à mes frères et sœurs ; à mes cousins et moi, assis sur un tapis de paille, séduits par mon grand-père maternel qui nous contait le Sénégal et l’Afrique, qui nous contait Dakar ; affreuse et splendide. Je repense à ce grand homme au cœur qui s’apparentait à une forêt dense, qui regorge de fruits et de richesses, de légendes et de songes, qu’il nous narrait au crépuscule couchant, fuyant. Je repense à cette mélodie presque inaudible qui émanait de lui, fulgurante, féérique ; rayonnant d’un soleil étoilé, d’une lueur transparente, translucide. Je repense à sa beauté et à son intelligence qui scintillaient de mille feux ; alimentées des braises de notre admiration afin que jamais elles ne s’estompent. Je repense au jour où il nous a quitté, au jour où une bibliothèque brûla, emportant avec lui tout ce savoir que j’enviais.
Je repense à Thierno, et mon cœur se serra davantage. Je repense à ses derniers mots : « je viendrai te voir ma chérie, je ne t’oublierai jamais ! »...
Je repense à l’odeur du sable humide, puis la nostalgie me submerge. Et tout à coup, il pleut des larmes au petit matin ; il pleure une rafale, une tornade. Mes sanglots ne s’arrêtaient guère, perles de larmes, gouttes de cristal... et je repense à toi, petit talibé (mendiant). Je repense...
Je te voyais déambuler dans les rues de Dakar et de Thiès aux heures taboues,
Lorsque le soleil était à son paroxysme et quand le crépuscule faisait son apparition.
Seul, vêtu de haillons, dépourvu de chaussures et d’épanouissement,
Arborant ton pot de tomate recyclé pour office de fourre-tout,
Les yeux rougis par la fatigue,
La gorge avide d’hydratation,
En quête de pitance pour toi et ton mentor,
Rêvant d’un entourage inconnu tapi dans la pénombre,
Et ne daignant se montrer à ta lueur.
Mais de mélancolie, il n’en est guère.
Tu projettes ton regard vers un avenir incertain,
Qui n’est autre que le reflet du néant.
Pourtant de ta prunelle qui a côtoyé des jours sombres,
Emane la lumière de l’espoir.
Et ta présence,
Et ta prestance,
Impromptues,
Reflètent une détermination de t’accrocher,
De respirer de pleins poumons.
Malgré cette obscurité qui t’es inhérente,
Ta joie de vivre et ton sourire demeurent contagieux ;
Et ce paradoxe me foudroie en plein cœur.
Que j’admire ta fervente aspiration de t’accrocher aux cordes glissantes de la vie.
Sache que vers toi je viendrai mon frère.
Des crocs du prédateur je te sauverai,
Et ensemble nous changerons la donne...
*
Deux ans après, j’avais survolé la France pour le Sénégal. Nous étions en Juin et je voulais profiter des vacances pour revoir ma famille, mon pays. C’était le moment de tenir mes promesses, c’était le moment d’œuvrer pour les mendiants, c’était le moment de revoir Thierno.
Je me rappelle des émotions contradictoires qui me submergeaient lorsque j’aperçus le visage de ma mère s’illuminer, et avec lui, celui de toute ma famille. Je me rappelle de mes sanglots à flot et en abondance. Je me rappelle de ma fierté et de ma nostalgie lorsque j’ai vu mes petits frères, devenus désormais des hommes et ma sœur devenue une femme. Je me rappelle de mon grand-frère qui s’était incarné en mentor de la famille, figure d’autorité et protectrice à la fois.
Je me rappelle du ciel bas et étoilé, je me rappelle de la lune proche et bienveillante.
Je me rappelle avoir créé l’association « A la mendicité nous disons NON », cet aboutissement dont je suis aujourd’hui si fière... Je suis une lionne qui raconte son histoire. Ce sont des lions, des prédateurs. Qu’est-ce qui nous différencie si ce n’est les actes ? J’ai décidé de me distinguer d’eux en luttant pour toi petit mendiant, de te faire devenir un lion qui racontera son histoire, qui transmettra le flambeau à d’autres lions, qui le transmettront à d’autres. Lion conteur ou lion prédateur, le choix est fait, le chemin est tracé...
Je me remémore la mine de Thierno lorsque je l’ai aperçu deux ans plus tard. Je me rappelle de sa démarche titubante, je me rappelle de son regard intimidé et intimidant. Je me rappelle de son corps qui frémissait, je me rappelle de ses bras qui tremblaient. Je me rappelle de sa voix frissonnante, oscillante qui supplantait la mienne, je me rappelle de ses mots inaudibles. Je me rappelle de la sueur qui dégoulinait de son front, je me rappelle de l’insupportable ; pourtant infime distance qui nous séparait. Je me rappelle de ses mains moites au contact de ma peau flageolante, je me rappelle de cette fois où il me chuchota « je t’aime »... Et comme pour s’assurer que j’avais bien entendu, il haleta à nouveau ces délicieux murmures. Ô souvenirs... Mon cœur, tel un bateau chavire...Oui je me rappelle...
Le vide, le néant...
Puis soudain, tout surgit,
Tout n’est plus dénué de sens.
Vers sa direction, j’abandonnais des coups d’œil furtifs, fuyants...
Son regard me traverse, me transperce,
Et j’en demeure de marbre glacé...
Alors je fus,
Alors je ne fus plus...
Comme glace je fondis,
Comme eau je coulais,
Et sur place je me liquéfie.
Que de malheur d’être loin des siens,
Que de bonheur de retrouver son havre de paix,
Un rien...
Un petit moment de répit...
A tous ces cœurs intrépides, personne ne fera l’Afrique à notre place.

PRIX

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Samia.mbodong · il y a
Bravo Aichaf,
et merci pour ce texte magnifique et bien écrit. Je te soutiens et j'espère que tu iras loin.
Je t’invite également à lire un texte que j’ai écris et à le soutenir si tu le trouves à ton goût.
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/zohra-ma-cherie
Samia

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RAC · il y a
Des propos et des idées bien campés et bien traités avec une lecture fluide. Bravo pour ce beau voyage dans votre pays d'origine et pour cette écriture qui raconte sans accuser et laisse le lecteur libre d'interpreter et de réfléchir... (A bientôt chez vous ou chez moi. )
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Dimaria Gbénou · il y a
Bien Aicha
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AKM · il y a
Une belle écriture qui mérite tout mon soutien. Mes 3 voix d'encouragement !
Je vous invite à lire ma nouvelle LES MOTS DU CŒUR
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/les-mots-du-coeur-1

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JACB · il y a
L'Afrique mérite tous ces efforts et ces abnégations.
Ma cavale est en bleu et jaune mais il me tiendrait à coeur d'avoir votre soutien pour:
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/la-femme-est-l-avenir-de-l-homme#
Merci et bonne chance

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Fabregas Agblemagnon · il y a
superbe histoire. avec un bon poème.je vous invite à lire et soutenir ma nouvelle si vous aimez. mon lien (https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/amour-impossible-12)
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Felix CULPA · il y a
Une très belle histoire, sur fond d'Afrique et d'amour et de poésie ! Mes trois voix sont pour vous ! Merci de découvrir mes deux textes en compétition !
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/les-droits-de-lame
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/apparition-disparition
https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-braquage-poetique

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Merina Biwoni · il y a
Beau texte, je te donnes 3+
Si le temps vous le permet, je vous invite à découvrir https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-combat-darmani-1

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Utilisateur désactivé · il y a
Belle histoire Aicha ! Toutes mes voix ! J'adore ravi de vous decouvrir ! ;-)
Si l'envie vous prend je vous invite me découvrir
https://short-edition.com/fr/auteur/assmoussa

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AichaF · il y a
Merci ! Avec plaisir !
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Raïssa Seukep · il y a
Belle histoire !!! 💚💚💚 Je vote 3.

S'il vous plaît, je vous convie à lire et à voter pour ma nouvelle ''La fenêtre'' au Édition Short dont le lien suit : https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/avec-lui

Merci d'avance.

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