CHERCHE MARLOU ! 2/2

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Après avoir beaucoup voyagé voilà qu'il m'arrive d'écrire quelques lignes,toujours pour moi,comme un chanteur sous la douche. c'est la première fois que je me dévoile à un éventuel public  [+]

Suite logique de cherche Marlou ! 1/2

-Le paysage depuis ce petit train est magnifique, me dit la dame posée à côté de moi. Elle a dû le prendre un autre jour, parce que là, entre la flotte et le brouillard, on ne voit pas à trois mètres. En plus on se pèle, la bouteille est vide depuis un paquet d'heures et j'ai soif.
Crys regarde méchamment la grosse dame dormir sur mon épaule en ronflant. A Millau au moins il ne pleut plus. Il neige.
Nous hélons un taxi, équipé de pneus à clous, comme toute le monde ici, semble-t-il.
L'équipage a dû faire 'taxi de la Marne' car le taco et le bonhomme sont couverts de boue. J'ai glissé au fossé ce matin, dit notre chauffeur, histoire d'engager la conversation et de nous rassurer en même temps.
Ça marche pas, ni pour nous rassurer, ni pour la conversation, on cherche juste l'adresse finale de notre expédition, pour qu'il se mette enfin à regarder devant, sinon il va 'glisser au fossé' une nouvelle fois.
La Capelle-Bonance, joli port de pèche posé sur un piton entouré de ravins, le village se devine dans le brouillard, comme un château de sorcière, dit Crys qui y croit encore, aux sorcières.
Le chauffeur nous dépose devant Le gîte de La Capelle, il descend avec nous pour saluer son cousin, et s'enfiler deux ou trois ballons de rouge avant de repartir. Deux minutes.
Il revient donc presque aussitôt, saignant du nez et se tenant le bras en disant « j'ai glissé au fossé », il se sert un ballon et attend que son cousin nous ait installés pour sortir le tracteur.
Moi j'suis pas d'la cambrousse, mais Crystal est rayonnante, tout ça lui rappelle son enfance dans le Morvan. Du coup à force à force, c'est l'heure de l'apéro. Après la pluie : l'Avèze.
Ça c'est une découverte, les trois ou quatre premiers verres, rien, sucré, amer, rien. Puis la joue rosit, rosa, rosa, rosam et un litre de rosé de pays avec l'Aligot saucisse, et je trouve Crys très en beauté à la campagne. Ah toutes ces filles aux joues rouges, qui m'aident à me coucher, mais attation si je ditube je ne suis pas soûl.
C'est pas des rats là, mais des chevaux au grand galop, qui cavalent dans mon crâne, en tirant avec des canons de 105 en rase campagne, des fantassins hurlants plantent leurs baïonnettes dans ma tête. Un général bicorné sème la terreur et hurle debout Marlou, debout !
Je roule hors du lit, vous n'allez pas le croire : un soleil pétard inonde la chambre et me crève les deux yeux, imprudemment ouverts en même temps. J'attrape un oreiller et me le colle sur la tête. Crépitement de flash et déclenchement de polaroid m'alarment sur ma nudité, -c'est pas joli joli dit Crystal, en secouant la photo, celle-là vaut cher, Marlou.

Notre client crèche à cinq cent mètres derrière le gîte, en nous voyant il vient à notre rencontre, sourit, tend la main et dit vous avez de la chance, il y a des jours où il fait moins beau.
Nous lui apprenons que nous sommes des parisiens en week-end, spécialement venus ici pour admirer sa collection de guitares, dont nous avons eu connaissance sur internet.
Il est charmé, nous entrons à son invite, et comme c'est l'heure de l'apéro on attaque l'Avèze.
Classique pièce à vivre, la cuisine est très grande avec sa cheminée au bout. Une patte dépasse du chaudron, ça doit être la soupe aux chèvres qui cuit. Il explique en suivant mon regard qu'en Aveyron il y a la soupe au fromage, lui ne fait que la soupe aux chèvres. Et des chèvres à cuire en ce moment, c'est pas ce qui manque, vu qu'il y a eu une épidémie de strongylose pulmonaire dans le troupeau.
Vous resterez bien à manger avec moi, je suis seul aujourd'hui.
Déjà que j'ai la p'tite Avèze qui monte et qui descend, là c'est niet, sauf qu'au moment où je trouve l'excuse, la Crys s'écrit -oui avec joie!
Toujours sapée urbaine classe, je n'avais jamais pensé aux origines broussardes de Crystal, là je ne vois plus que ça, tu vas voir qu'elle va demander à traire toute à l'heure. Je lui glisse qu'on est venu pour la gratte, elle répond qu'elle l'a la gratte, à cause du vieux chien qui s'est frotté sur sa jambe et qui visiblement est couvert de gale.

- Dites Mr Mûr je pourrais vous aider à la traite toute à l'heure ? Mais c'est pas vrai ça ! j'en étais sûr, elle est en plein revival la pauvre fille.
L'autre excité saute sur l'aubaine, se lève, montre le chemin à Crys, et ajoute vous verrez au moins ce pourquoi vous êtes venus. Je ne peux pas laisser faire ça, me dis-je en suivant le mouvement, et après avoir embarqué l'Avèze.
C'est dans des moments comme celui-là qu'on aime ce métier.
La porte de la grange ouverte, la lumière jaillit de partout, toutes les guitares sont accrochées aux murs, et mises en valeur par des spots plus ou moins colorés. Des petites plaques indiquent le type, la marque, l'année de fabrication et l'histoire de chacune. Presque toutes sont dédicacées, même la Stratocaster cassée signée Pete Townshend 67. Il y a même une balalaïka électrique de 86 signée Tovaritch Mikhaïl Gorbatchev. C'est dingue le hard rock !
Après avoir rappelé ses chèvres « Ibanez, Heavy, Métal, Larsen, Strato, Miss Molly, Monique etc. » nous avons eu droit à la traite, ça c'est le credo de Crys-la-Paysanne. Le gars était sympa, on n'a pas refusé son invitation à souper finalement, surtout qu'il restait de l'Avèze et on avait besoin d'en savoir plus. Pendant le ragoût de chèvre le gars s'est mis à raconter : Il y a environ sept ans tous les gens de son bureau se sont suicidés comme un seul homme, trente huit qu'ils étaient ce jour là à mourir.
Il ne s'en est pas remis, le gars. Il dit qu'il nous passe ses divers séjours chez les dingues.
Ouf! Moi ces histoires d' HP ça me rend nerveux. Donc à un moment sa femme Mirabelle l'a conduit chez sa sœur, dans un village près d'ici, pour qu'il se repose.
A force de voir sa belle sœur s'agiter autour des mâles du coin, ça lui a donné l'idée d'avoir des chèvres, c'est comme ça qu'il a trouvé cette bergerie à reprendre. Les guitares ? oh c'est simple c'est le curé d'ici qui était un ancien rocker défroqué, de Cork, qui lui a fait cadeau des trois premières et c'était parti.
Le curé aussi il est parti, l'année dernière, il a glissé au fossé, dans le ravin en arrivant, là. Il était un peu comme vous, l'Irlandais, il avait une tendance à la picole si vous voyez, nous on l'appelait Johnny B. Goode, mais il s'appelait O'Mary Stew Saved. Un bon pote quoi, et super calé en guitare, fallait voir sa messe de minuit façon Chuck Berry, il en a remué des cols du fémur pourtant fragiles.

Son rêve c'était justement d'avoir un jour la Gibson de Chuck, il avait même écrit au Pape pour qu'il l'aide, au Pape de la gratte, Clapton, mais il n'y a pas eu de miracle.
Du coup il m'a donné ses guitares, par dépit, puis il a accéléré sur la bouteille et il a glissé au fossé. Au fait si ça vous intéresse j'en connais un autre gars qui kiffe les riffs et aime les grattes, pas très loin, du reste, à deux minutes par internet.
La toile et les claviers ça n'a pas de secret pour la néo Aveyronnaise donc elle fonce, trouve et reviens avec les tuyaux, c'est fou hein ? Le type s'appelle Fats Domino Bornibus, mais son nom de scène c'est Ali Bulba. Il tient un petit bar resto sur la place de Sainte Angie d' Olt. Paraît qu'il vaut mieux se présenter en amateur de Gibson que comme client du resto, ça le rend nerveux, le boulot.
Mais il est immense, murmure Crystal, on dirait un géant. On dit bonjour, on dit qu'on est venu pour le voir, lui et sa collection et enfin on dit qu'on est content de le connaître.
De fait ça le met de bonne humeur, et il raconte. En effet le gars était jongleur au cirque Pleinder avec quatre extincteurs au co2 ou trois à poudre modèle 22kg.
Il nous montre les affiches de l'époque, qui habillent les murs du restaurant et dont les titres sont : Le Grand Mongol Fier au cirque Pleinder, Ali Bulba et les quarante extincteurs,etc. Le bar s 'appelle la Caverne d'Ali Bulba, et ça ressemble à un souk, en effet.
Si on cherche des guitares, des sitars, des banjos, des mandolines, des ouds à douze cordes et ben il a l'Ali. L'a l'air comme ça, mais il a aussi la chanson car il raconte, chaque instrument a son histoire, et Ali les connait toutes.
La poche de Crys se met à jouer stairway to heaven et elle me passe Dupin.
-Salut Marlou quoi de neuf ? Nous à Paris si, le gars Anneige a été étranglé, oui, d'une seule main, la droite, enfin étranglé avec la main droite. Un type fort comme un turc, ou un truc comme ça, il lui a broyé les cervicales et surtout l'atlas, le géant. Pas de trace de lutte : soit ils se connaissaient soit il l'a pris par surprise, il lui a fait cou-cou quoi !
Mais c'est qu'il devient drôle l'ami Dupin ! Lui qui a un cœur d'Amish, lui qui d'habitude pratique l'humour noir (sans électricité).
Pendant que j'écoute Dupin, mes yeux se posent sur les mains d'Ali Bulba : des pelles à neige. Là je décroche des explications et des histoires racontées par Ali, je ne l'entends plus, je fais une fixette sur ses battoirs à l'Ali, je l'imagine en bateau, s'il met la main dans l'eau il ramène vingt kilos de morue. Il te creuse un métro à Rodez en deux mois, à la main. Il pourrait prendre Crys dans le creux de sa main, comme le grand singe du building.
Bref je ne décolle pas mes yeux poisseux de ses mains sales. Sans interrompre son bavardage, son regard croise mon regard, il voit ce que je vois, je sens qu'il sent ce que je vois quand je le regarde, il regarde mon cou, je me sens mal.
Ça sent les sels et l'aisselle car il me soulève sous son bras pour me placer sous le nez un flacon de Johnnie Walker. En disant -il est émotif le p'tit monsieur- je suis déposé en douceur sur un canapé. J'évite de le regarder tant que sa main est près de mon cou, faut que je me calme. Crys-la-sauveuse en profite pour poser ses lèvres sur mes lèvres en mimant le bouche à bouche, je préfère jouer avec elle les enchaînés que sueurs froides ou la main au collet.
Nous rentrons au gîte pour réfléchir, hors de portée d'Ali les grandes raquettes, d'ailleurs c'est l'heure de manger, comme souvent en Aveyron. Avèze, tripoux, tête de veau, et hop ça commence à aller mieux. Crys est collée à moi de peur que je ne rechute, elle me susurre vous croyez que c'est lui l'assassin ? En me montrant la chair de poule qui hérisse le contenu de son décolleté.
Si ce gars a tué Marceau pour une guitare, il n'était pas seul, car il ne fume pas -j'ai vu ses doigts de près- et je me souviens des brûlures sur l'Anneige. On ne l'a pas seulement tué, Marceau, mais on l'a fait parler avant, et taire ensuite.

Qui vole un bœuf vole un œuf, demain c'est la foire à Laissac nous irons voir la femme d'Ali, Gala, qui vend des œufs au marché aux bœufs. En attendant puisqu'il fait beau, mignonne allons voir si la rose...Elle ouvre un large bec et laisse aller sa joie, aaaaaaaaah Robert, non dis-je 'patron'.
Si nous n'avions pas gardé nos bottes en caoutchouc, on serait dans la caca, de vache, de veau, et peut-être de maquignon. Ça pue comme c'est pas possible, personne ne s'en aperçoit sauf nous, mais on fait comme si pour avoir l'air, mais de l'air on en manque malgré tout.
Après avoir fait trois fois le tour du foirail, on apprend que les volailles et consort c'est à l'autre marché, en face.
Plus on approche, plus on l'entend, la glousse; C'est son surnom au marché, à Mme Gala Bulba. Non seulement elle glousse, mais elle mime en plus, ainsi nous pouvons la voir tourner autour de son étal en faisant la poule, suivie d'une dizaine de poules qui passent entre ses pieds à tour de rôle et se cachent sous sa large et longue robe turque. Un vrai numéro de cirque, il y a même deux coqs qui dansent quand elle frappe dans ses mains en chantant trabadja la pondeuse.
La foule se presse devant son échoppe et achète des œufs à pleins paniers, certains crient des hourra ! D'autres scandent « la glousse, la glousse »en jetant des clémentines sous sa jupe pour embêter les poules cachées dessous.
Quinze minutes plus tard le stand d’œufs est vide, sa caisse pleine, ma bouche bée. Crystal a les yeux moites, j'ai les mains humides, et la bouche sèche, j'invite donc Mme Bulba à boire un pot au café des Ouailles, coincé entre l'église et le marché aux volailles.
- Evouzetqui ? demande-t-elle en turc. J'explique à la dame, elle voit, puisque son mari lui a parlé de nous hier, elle dit Dakor dans sa langue natale. C'est une très grande femme, pourtant elle fait des petits pas et sa robe longue et évasée donne l'impression qu'elle glisse sans les jambes.
Elle commande un derviche au jambon et un cafékonmarofon, le garçon parle dix huit langues, il sert sans sourciller et apporte un cafétoukon pour moi. Crys commande un Izmirpastag, une sorte de pastis aux raisins secs. On reste au comptoir parce que à ses pieds c'est le cirque qui continue, les poules entrent et sortent de leur cachette en faisant un boucan du diable. De temps à autre sans changer d'expression, elle glousse et tout le monde rentre au bercail sous sa jupe.
Elle fume des cigarillos, et il semble que personne n'est assez téméraire pour lui dire que ce n'est plus permis. Je plonge mon regard dans le sien et demande pourquoi elle a tué Marceau Anneige ? La question ne la surprend pas, et après avoir gloussé un poulet échappé, elle dit « il ne voulait pas me rendre la guitare, il l'a même revendue pour une livre de farine, il fallait bien qu'il dise à qui. Il l'a dit et il est mort quand j'ai voulu l'étreindre une dernière fois comme au bon vieux temps ».
- Je l'aimais bien avant, quand il jouait dans l'orchestre du cirque, c'était avant Ali. J'avais un numéro de dressage : soixante trois poules sur la piste et six dindons,- attention, que des bêtes élevées bio à la caravane.
Mais ça c'était avant, mais il y a trois mois, quand Ali a voulu cette guitare et qu'il m'a dit qu'elle était dans un groupe de rock, j'ai repensé à Marceau qu'était parti pour un truc comme ça.
J'ai demandé au fils du grand Mûr, qui vient quelquefois, de regarder sur l'internet du rock et j'ai vu sa photo, au Marceau. Le grand Mûr voulait justement aller voir ce groupe à la fête de l'humanité, j'ai dit que je voulais voir ma sœur à la Courneuve, il m'a montée en voiture.
Ça n'a pas été dur de retrouver le dealer, je suis restée quatre jours, le temps que mes poules ne laissent que les os, que j'ai distribué aux chiens du quartier. Je suis rentrée par le train avec la guitare, point final.
Dupin n'en croit pas ses oreilles, d'une c'est Crys qui l'informe au phone, deuzio il n'en revient pas qu'on ait trouvé la guitare et le coupable. Nous prend pour des billes le Poilane ?
Avant de partir on peut voir le viaduc de Milo ? Le viaduc de Millau, Crys de Millau.

L'avocat du cirque Pleinder est un véritable jongleur, un acrobate, un fildefériste, un mono-cycliste, un dresseur de jurés, un premier violon, une cantatrice sur patins à roulettes, un clown blanc, vert, jaune, bref un artiste. Il a fait voler en éclats d'assiette les arguments du procureur, sauté sur l'occasion, retourné les arguments, démontré sur le fil, roulé les assesseurs, fait pleurer les jurés, dressé un mur de défense. Et enfin fait rire le tribunal en déclarant : quel dealer ? où est le corps ? Je donne ma langue au chat.
La citoyenne Gala Bulba- Bornibus, dite la glousse, fût condamnée pour le meurtre du sieur Anneige et pour le vol de la guitare à une peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis assortie d'une interdiction de fête de l'humanité de dix ans. C'est pour dire comme les communistes ont le bras long et que la justice n'aime pas le hard rock.
Maître Quatrevindeu-Haugaro fût fêté bruyamment à la sortie du tribunal, par toute la troupe des anciens condamnés du cirque Pleinder, qui sont nombreux à avoir été relaxés grâce à ses grandes et brillantes envolées lyriques.
Une parade spontanée se forma autour des héros du jour : ainsi, les cracheurs de nains, les jeteurs de feu sur huile, les dresseurs de mauves, les écuyères sur poney se mirent en représentation, sans se rappeler exactement leurs spécialités respectives. En effet, tous étaient à présent à la retraite.
Mr Bornibus lui même ayant apporté ses extincteurs fit une superbe démonstration avec cinq EGPR45 de 45 kg chacun. L'écuyère , émue, y alla de sa larme, mais globalement la fête fût plutôt joyeuse. Tous se promirent de se revoir au plus tôt, ou en tout cas plus souvent, jurant de trouver chacun un prétexte pour faire une grosse bamboule.
Le Maître a été payé avec la livre de farine, et chacun est rentré chez soi, heureux, gai, souriant, en louant cette justice si magnanime et si juste.
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Bruno Teyrac · il y a
Encore mieux que le précédent ! Quelle imagination ! Plein de trouvailles rigolottes. Un très bon moment de lecture. Ca promet pour la suite...
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Utilisateur désactivé · il y a
Et dire que j'allais rater ça! Marlou et Crys, Sylvie a raison ça c'est un couple déjà mythique ! A lire et surtout à relire, c'est tellement riche !
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Bisaigue12 · il y a
Merci ça me réchauffe le cœur! (il pleut depuis deux jours) allez un Marlou 3 en cours...
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Miss Free · il y a
Loufoque à souhait cette histoire! J'ai adoré!
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Bisaigue12 · il y a
Merci Miss, j'adore quand on adore!
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Sylvie Loy · il y a
C'est carrément loufoque et jubilatoire. Décalé et bisaiguement génial !
Tu tiens une série là, j'en suis sûre !
Tu as tes personnages si bien campés que tu peux les réutiliser jusqu' à ce que mort s'ensuive !
Plus sérieusement, tu es mucicos ou tu as cherché des infos sur les guitares et les mouvements musicaux parce que mise à part cet humour indéniable, y'a une culture musicale indéniable.
Ptit Mousse, au rapport !
Vous y irez loin mon gars.

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Bisaigue12 · il y a
Merci Magic Sylvie,en musique ,si tu veux, je me débrouille assez bien en clavier. Je joue du wikilélé, cela m'a bien aidé pour les Gibson, et du yukupédia pour les extincteurs. Tout cela rend en effet, ma culture musicale indéniable.Merci de t'en être aperçue.
en fait ces personnages existaient dans une longue introduction que je n'arrive pas à découper, et dans une suite épiloguienne.
Nez en moins, tu as eu le nez creux : j' irais loin, dés que j’achète un vélo, si tu veux que je te ramène quelque chose...
Merci encore Mam'Sylvie.

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Verostmartin · il y a
Ebouriffant le déroulé, Bravo Robert!!!!
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Bisaigue12 · il y a
Ah la glousse! Appelle moi Bob, Bob Marlou!
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Utilisateur désactivé · il y a
... suite n°1
je conçois qu'il faut suivre mais c'est fou, déjanté! Même les personnages ne savent plus où ils en sont, avec l'instrument du collègue. Quand on finit une telle lecture, on ne sait plus où on habite et paradoxalement, on a le sourire, on est bien.
Ton texte me fait penser au film "L'Ecume des jours" réalisé par Michel Gondry avec Romain Duris et Audrey Tautou, d'après l'ouvre de Boris Vian et avec des dialogues à la Frédéric Dard!
Merci JP
Cécel

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Bisaigue12 · il y a
Hélàs je n'ai pas vu le film mais j'avais adoré le livre, je confusionne comme une bête tu exagères... merci mon poto!
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Utilisateur désactivé · il y a
????
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Bisaigue12 · il y a
Ben l'écume des jours...
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Utilisateur désactivé · il y a
je confusionne comme une bête tu exagères
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Bisaigue12 · il y a
Là comme une bête, j'exagère tu confusionnes.
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Bisaigue12 · il y a
Merci Marcel, cette plénitude, dont tu soulignes le paradoxe, je la ressent souvent moi-même, lorsque joyeux et fourbu, je termine exténué un texte, quand espérant le soutient fidèle et vigoureux de mes amis, je pose enfin la plume et talque ma feuille!
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Utilisateur désactivé · il y a
Belle poésie JP!
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Fantec XYZ · il y a
Je n'avais même pas vu que la suite était en ligne. Je crois qu'il faut te lire à voix haute pour ne rien manquer. Un polar? Peu me chaut. L'essentiel n'est pas là!
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Francesca Fa · il y a
Et la morale elle est où la morale Bisaigue ? Ah ben oui, comme d'habitude, elle est au cirque et ici on ne va pas s'en plaindre, mais comme dit Dolo "faut suivre hein !" ... A considérer nos écrits respectifs, je me demande ce que ça donnerait si nous écrivions à tour de rôle une phrase chacun ... voire à trois ou quatre avec qui voudrait se joindre à l'aventure ...
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Bisaigue12 · il y a
C'est une super idée, on va voire ça sur le forum, mais en ce moment, je travail plutôt le bois, si on se laisse un petit délai je suis OK
Pour ce qui de suivre,avec un peu d'entrainement on y arrive : moi je commence à comprendre des trucs dans ce que j'écris. A+

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Francesca Fa · il y a
On en reparlera, rien ne presse ... C'est rassurant de savoir que tu commences à comprendre des trucs dans ce que tu écris !! ça laisse de l'espoir ...
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Bisaigue12 · il y a
Il y a encore de la marge je n'ai compris que trois phrases...
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Francesca Fa · il y a
Il est où le forum ?
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Bisaigue12 · il y a
espace auteur, accéder au forum, et là t'as pas fini de t'énerver...
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Dolotarasse · il y a
Pleindair dans les yeux... faut te suivre hein !
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Bisaigue12 · il y a
Tu vois tu as bien fait de lire ça avant le WE, avec un peu de collyre dans chaque œil, Lundi t'es en forme. Merci d'avoir pris ce risque qui démontre un grand sens de la camaraderie! A charge de revanche...
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Patricia Burny-Deleau · il y a
Un festival de jeux de mots, de situations cocasses et d'images particulières ! Quel cirque !
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Bisaigue12 · il y a
Merci Patricia pour ce courage qui consiste à lire un texte de plus de trois minutes, Merci Patricia d'aimer le cirque, Merci Patricia!

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