Charlie Weasley et ses dragons

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Norbert était un beau dragon. Ses ailes, très grandes pour son âge, étaient d'une finesse et d'une puissance déroutantes. Une longue crête partait du haut de son crâne et descendait jusqu'au bout de sa queue. Celle-ci fendait l'air lors des excès d'humeur de Norbert, qui pondit ses premiers oeufs en mai, à l'arrivée des premières fleurs. Elles n'avaient d'ailleurs pas duré longtemps; les jolies étendues d'herbe où étaient élevés les dragons ressemblaient à présent à l'intérieur d'une cheminée. Le sol était recouvert de cendre et l'odeur de brûlé était devenue quotidienne.
Charlie l'appelait Norbert, car c'était le nom premier de la dragonne, qui avait été rebaptisée Norberta après la découverte de son sexe. Mais par amitié pour Hagrid, qui était un sentimental, il avait gardé le nom de Norbert. D'ailleurs, Charlie écrivit à Hagrid dès qu'il le put. Il lui décrivit le comportement fougueux de la jeune dragonne, et expliqua avec le plus de délicatesse possible combien elle était dure à dompter. Mais le simple fait d'avoir des nouvelles de Norbert émut tellement Hagrid que Charlie ne put lire sa lettre, tellement l'encre avait été effacée par les larmes du brave garde-chasse. Il fut cependant heureux de la réaction d'Hagrid, et nourrit ce jour-là les dragons avec enthousiasme. Les nourrir n'était pas une partie de plaisir, car au moment du déjeuner les immenses créatures étaient un peu agitées, et crachaient des gerbes de feu dans tous les sens. Il fallait alors s'approcher doucement, en prenant soin de rester hors de portée, et lancer de la viande crue dans les cages. Alors seulement les dragons se calmaient, et tandis qu'ils mangeaient on pouvait nettoyer leurs cages tranquillement.
- Charlie ! cria un jour son fidèle collègue, Max. Viens voir c'que nous avons là ! Quatre bien beaux spécimens qu'on doit élever pour une occasion, paraît-il.
Charlie s'approcha des quatre cages flambant neuves où trônaient des jeunes dragons, tous les quatre magnifiques, d'une peau qui scintillait au soleil. Le premier avait de larges écailles, longues comme un bras, lisses et écarlates, et un museau écrasé entouré de petites pointes d'or. Il frappait violemment sa queue contre les barreaux de sa cage et fixait Charlie de ses gros yeux protubérants.
- Un Boutefeu chinois ! Un coriace, lui, on dirait qu'il en veut à tout le monde.
Charlie ne répondit rien. Il était émerveillé. Le deuxième dragon dormait, la queue enroulée autour de lui. Il avait de petites écailles vert émeraude. De temps en temps, il ouvrait ses grands yeux rouges et dévisageait Charlie avant de se rendormir dans un grand bruit de locomotive. C'était un Vert Gallois, l'espèce préférée de Charlie. Les Vert Gallois étaient très calme, tant qu'on ne les provoquait pas, et plutôt dociles. Il était par contre hors de question de toucher à leurs oeufs : cela les mettait dans une colère folle, démesurée. Charlie s'approcha du troisième dragon : il était bleu et argenté, et Charlie reconnut à cette couleur peu commune un Suédois à museau court. Il crachait de la fumée par les naseaux et remuait son énorme queue, apparemment soucieux. Charlie étouffa une exclamation en apercevant le dernier dragon.
- Eh ouais, s'exclama Max en voyant son étonnement, un Magyar à pointes ! Ptêtre ben le dragon le plus dangereux du monde, rien qu'ça !
- Il est splendide !
Le Magyar était d'une couleur bronze et or, ses cornes et ses pointes hérissées le long de son dos luisaient au soleil. Il semblait calme, mais scrutait chaque mouvement des deux hommes. Charlie savait que s'il faisait un seul geste brusque, le dragon les réduirait en cendres en une seconde.
- Dis moi Max... quelle est cette occasion pour laquelle nous devons élever ces dragons ? Surtout le Magyar ! On ne trouve pas de cette espèce en Roumanie !
- Ma foi.. répondit Max d'un ton résigné, personne n'a voulu me l'dire. On verra bien c'qui nous tombera dessus. En attendant, te fais pas cramer par l'aut' là, ce s'rait ben dommage.
Charlie, toujours intrigué par le Magyar, sentit une boule de peur se coincer dans son ventre. Il aimait beaucoup s'occuper des dragons, et jusqu'alors n'avait pas connu plus grave qu'une méchante brûlure à l'épaule - sa peau à cette endroit était maintenant d'un gris inquiétant - mais le Magyar était un réel danger si on s'y prenait mal, et il craignait de ne pas survivre à sa présence. Mais il était là, pensa-t-il résigné, et il devait faire son boulot. Il enfila ses gants en peau de serpent - les gants en peau de dragon énervaient les spécimens vivants, à cause de l'odeur - et entreprit de nettoyer la cage de Norberta, qui, à présent adulte, ronronnait de plaisir, une cuisse de mouton entre les dents.
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Keith Simmonds · il y a
Une histoire extraordinaire! Elle a mon vote N0 2! N'oubliez pas de visiter mon jardin aux potirons! Il me tarde de lire vos commentaires lè-dessus! Merci et bonne chance!