Cellule 666

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Mes passions sont simples : les voyages et l'écriture. J'ai réalisé la première avec un tour du monde en auto-stop pendant 15 mois en couple. Maintenant je n'ai plus qu'à passer mon temps à  [+]

Astrid tournait en rond. Elle ne savait pas comment s’occuper. Le sol sombre ne lui offrait aucun loisir, pas plus que les murs tagués de dessins tout aussi effrayants les uns que les autres. Alors elle marchait sans cesse dans cette pièce de 5m². Dans un coin, un tapis de gym lui faisait office de lit. Un trou dans le mur laissait passer un peu de lumière, mais ne permettait même pas d’y glisser une main. Aucun moyen de s’échapper. Depuis combien de temps était-elle coincée dans cette cage sombre ? Elle n’en avait aucune idée. Les secondes se mélangeaient aux heures, les jours aux années. Pas une seule fois ils ne lui avaient permis de sortir. Ce manque de lumière et de présence humaine commençait à perturber ses sens et sa santé. Elle était malade, très faible, ne voyait plus grand-chose et ne parvenait presque plus à faire sortir un son de sa bouche. Elle s’en rendait compte lorsqu’elle se parlait à elle-même pour ne pas devenir folle. Elle connaissait sa situation. Elle savait que tôt ou tard son mental lâcherait. Ce jour-là, peut-être qu’elle se jetterait sur les murs tagués jusqu’à s’en ouvrir le crâne. C’était ce qu’ils voulaient. Qu’elle devienne folle. Parce qu’ils n’avaient pas le courage de la tuer. Elle devait tenir, pour leur prouver qu’elle n’était pas aussi faible qu’ils pensaient le croire. Mais c’était difficile. Sans aucune distraction, elle n’avait plus goût à rien. Elle devait trouver une distraction, même si cette cage ne lui en offrait aucune. Alors elle avait développé son esprit imaginatif. Très souvent, elle se couchait sur ce tapis de gym et fermait les yeux pour partir vers un monde parallèle qu’elle s’était inventé de toute pièce.

A Valgria elle était Reine. Astrid la Reine. Ce nom sonnait bien à ses oreilles. A Valgria elle avait des sujets, des hommes qui partageaient son lit, tout un tas d’animaux de compagnie aussi farfelus les uns que les autres, et surtout elle dominait sa cité d’une main de fer. Tout en étant à l’écoute de tous, Astrid était dure envers son peuple. Elle envoyait ses sujets dépouiller les riches pour déposer l’argent chez les pauvres. Elle condamnait à mort tout homme osant lever la main sur leur femme ou leurs enfants. La Reine Astrid était également connue pour enfermer tout homme lui refusant ses avances dans de petites cages plongées dans le noir, et ce jusqu’à ce qu’ils deviennent fous. Elle les relâchait ensuite, avant de les condamner à mort lorsqu’ils s’en prenaient à leur femme sous le compte de la folie. Elle observait son peuple du haut de son château, prête à réprimander quiconque dirait du mal d’elle. Cette vie lui plaisait. Pour la première fois de sa vie elle prenait les rênes. Pour la première fois de sa vie elle pouvait faire subir à son peuple tout ce qu’elle-même avait subi durant les premières années de son existence. L’injustice et la peur. Elle se délectait de ce pouvoir.

Mais parfois elle revenait à la réalité, consciente de la folie qui commençait à l’emparer doucement. Elle se réveillait alors de ce songe, et se contentait de la noirceur de sa petite cage des heures durant. Elle devait rester sérieuse. Valgria existait, mais elle ne devait pas en abuser. Elle devait absolument faire la part entre le rêve et la réalité, sous peine de se perdre. Astrid avait donc pris l’habitude d’alterner ses rêves et sa réalité. Entre sa vie de pouvoir suprême et sa vie d’esclave réduite à mourir à petit feu. Ses rêves n’en étaient que plus délectables chaque jour.

Durant ses heures de réalité, elle en était réduite à penser. A penser à sa situation et les évènements qui l’y avaient poussé. Elle ne savait plus vraiment comment cela s’était produit. Un jour ils en eurent marre de sa présence. Peut-être avait-elle fait quelque chose de mal ce jour-là, plus que d’habitude. Depuis toute petite elle avait été détestée. Reniée par toute sa famille à cause de sa particularité. Mais comment peut-on faire comprendre à une enfant qu’elle est handicapée, et qu’elle est différente des autres ? Ils lui avaient dit de la façon la plus simpliste qui soit : tu n’es pas comme les autres, tu es une erreur de la nature. Tu n’aurais jamais dû naître. Tu es un monstre. Depuis cette révélation, Astrid s’était renfermée sur elle-même, comprenant qu’elle les dérangeait par son handicap. Mais comment manger, s’habiller et faire toutes ses activités quotidiennes seule, alors que l’on est enfant et que l’on est né avec un seul bras ? Très vite elle avait développé son autre bras, par dépit. Elle n’avait jamais reçu d’aide. De personne. Alors quand ils l’avaient attrapée, elle n’avait pas pu faire grande chose. Impossible de se débattre. L’un tenait le haut de son corps avec son unique bras, l’autre ses jambes. Elle avait eu beau de tortiller dans tous les sens, rien n’y avait fait. Alors ses ravisseurs l’avaient descendu au sous-sol et l’avait enfermé dans cette cage sombre pour l’y laisser mourir. Ses ravisseurs. Ses propres parents. Comment n’avait-elle rien vu venir ? Elle savait qu’ils la détestaient, mais pas à ce point. Ils la nourrissaient quand même parfois : un bout de pain, un verre d’eau et quelques biscuits qu’ils lui glissaient à travers les barreaux. A force, Astrid avait compris leurs intentions : ils ne voulaient pas qu’elle meure de faim. Ils voulaient qu’elle devienne folle. C’était leur but depuis son enfance. Ils voulaient qu’elle devienne folle, et qu’elle croit que cela est dû à son handicap qui la détruit de l’intérieur. Mais elle ne se laisserait pas faire. Elle devait tenir.

A chaque fois qu’elle sentait sa raison flancher, elle se replongeait au cœur de Valgria. Elle n’en ressortait que plus forte.

Un jour, alors qu’elle quittait son amant pour retrouver le sol dur de sa prison, Astrid aperçut sa mère qui se tenait face à elle, de l’autre côté des barreaux. C’était sûrement l’heure du repas, et à vrai dire elle mourait de faim. Mais ce jour-là était un jour particulier. Line offrit à sa fille une part de gâteau au chocolat dans une assiette en carton, ainsi qu’un gobelet de jus d’orange et deux pommes. Dans un triste sourire elle souhaita un joyeux anniversaire à sa fille. Elle avait 16 ans. Astrid fit le calcul dans sa tête : cette sombre cage était donc sa prison depuis maintenant trois longues années. Elle avait passé deux anniversaires seule à se morfondre de tristesse, ou faisant régner l’ordre sur Valgria. Pourquoi sa mère venait seulement lui souhaiter son anniversaire au bout de trois ans ? Peut-être des remords. Mais Astrid ne voulait pas de pitié. Ils l’avaient enfermé ici, qu’ils en assument les conséquences. Elle repoussa du pied le gâteau, acceptant seulement le jus d’orange et les deux pommes.

« Tu n’as pas faim ? »

Astrid ne répondit pas et attrapa le gobelet avec les dents. Elle l’engloutit puis jeta le gobelet vers sa mère. Elle attrapa ensuite une pomme entre les dents, l’autre dans sa main, et alla s’asseoir sur le tapis pour manger.

« Comme tu voudras » soupira Line avant de s’éloigner et de refermer la porte derrière elle. Cette porte qui semblait ne mener nulle part. Plusieurs fois Astrid avait tenté d’apercevoir ce qui se trouvait dans la pièce à côté, attenante au garage, mais en vain. Quand elle était petite, cette pièce lui était formellement interdite et était fermée à clé. C’était sans doute à cause du danger que représentait cette pièce pour un enfant de son âge. Elle n’avait pas cherché plus loin. Mais aujourd’hui elle s’interrogeait. La cage dans laquelle elle se trouvait était uniquement reliée à cette pièce mystérieuse, et si elle voulait s’échapper elle ne pouvait le faire que par là. Encore fallait-il savoir comment s’en échapper. En trois ans elle n’avait jamais eu d’idée, pourquoi en aurait-elle une maintenant ?

Elle s’assit sur le tapis, face au mur tagué. Il n’était pas encore l’heure d’aller à Valgria, elle venait seulement d’en sortir. Il fallait attendre encore un peu. Elle observa les dessins. Elle les avait tellement observés qu’elle connaissait chaque recoin de chaque dessin par cœur. Elle aurait pu les redessiner de tête si seulement elle avait eu un crayon et un papier sous la main. Une fois de plus elle se demanda ce que ces dessins pouvaient bien faire ici, dans cette prison. Ils représentaient pour la plupart des visages d’enfants épleurés et ensanglantés. Le tout dessiné au rouge, couleur sang. Quoi de plus joyeux pour redonner un peu de gaîté à cette cage sombre ! Ces dessins terrifiaient Astrid qui n’avait jamais réussi à les déchiffrer. C’est alors qu’un petit détail attira son attention. Un détail qu’elle n’avait alors jamais remarqué, situé sous le petit trou faisant office de fenêtre, et de seul lien vers l’extérieur. A cet endroit, le mur semblait écaillé, sûrement à cause de la vétusté de l’habitacle. Astrid s’en approcha et remarqua un petit trait rouge dépassant légèrement d’une ride dans le mur. Intriguée elle posa sa main dessus et tenta de savoir d’où celui-ci provenait. Étrange, le trait semblait se prolonger à l’intérieur du mur. Astrid tenta alors de gratter de sa seule main la paroi, qui s’effrita petit à petit. Ses doigts étaient en sang, mais elle savait qu’elle ne devait pas s’arrêter. Il y avait quelque chose derrière ce mur, elle en était sûre. Au bout de quelques heures, ses doigts la firent trop souffrir et elle dû s’arrêter. Elle ne parvenait même plus à bouger la main, tremblant tellement elle était en sang. Elle s’assit sur le tapis pour reprendre son souffle et se calmer. Son regard se posa alors sur le mur qu’elle venait d’attaquer. De chaque côté de l’ouverture vers l’extérieur, sur l’épaisseur du mur, un texte apparaissait de couleur rouge : « Cellule 666 ». Astrid était de plus en plus intriguée. Elle n’avait aucune idée de ce que cela pouvait signifier. Elle resta un long moment face à ce mur. Des heures, des jours peut-être ? Elle tentait de comprendre mais en vain.

Fatiguée, elle s’allongea finalement pour retourner à Valgria. Là-bas au moins il n’y avait aucune question qui venait la déranger : elle y vivait dans le bonheur.
Ce jour-là, elle resta beaucoup plus de temps à Valgria qu’à l’accoutumé. Le réveil fut brutal. Déboussolée, elle mit du temps à se souvenir d’où elle était. Ah oui, elle était avec Yoan son nouvel amant ! Ah non, ça c’est à Valgria. Non là je suis dans ma cellule sombre ! Oui c’est ça ! Elle se leva et commença à faire les cent pas. Au bout d’un moment, une douleur atroce la rappela à l’ordre au niveau de ses doigts. Elle souleva la main au niveau de son visage et observa, terrifiée, l’état de ses ongles meurtris. Les souvenirs revinrent alors à la vitesse de l’éclair. Le mur défraîchit. Le message. Elle se tourna vers le mur et observa une fois de plus le « Cellule 666 » qui semblait vouloir lui dire quelque chose. Après tout, peut-être que cette petite pièce n’avait pas encore révélé tous ses secrets. Astrid entreprit donc d’étudier en détail chaque parcelle des 5m². A l’œil nu tout d’abord, elle ne remarqua rien de plus que ce qu’elle connaissait déjà. A tâtons ensuite, rien de particulier non plus. Elle devait observer plus en détail, faire un effort. Lentement, elle étudia donc chaque recoin de la petite cage. Un nouveau détail, qui aurait dû lui sauter aux yeux dès le départ, trois ans plus tôt, la fit stopper net toute recherche. En dehors de la partie située sous la petite fenêtre, tout le reste des murs était recouvert d’une sorte de papier. Elle l’avait toujours su mais n’y avait jamais accordé aucune importance. Elle s’était résignée et n’avait pas cherché à en savoir plus. Mais maintenant que la pièce semblait vouloir livrer tous ses secrets, Astrid se demandait si ce papier ne cachait pas quelque chose.
Lentement, elle se dirigea vers un coin de la pièce et tenta de décoller le papier. Il lui résista un moment avant de céder. Les dessins d’enfants disparurent alors au profit d’une succession de mots, écrits de couleur rouge et s’étalant sur l’ensemble des murs de la cellule :

La vie est injuste, et lorsque l’on tente de la contrôler, elle peut être cruelle

Chaque enfant tente lors de sa naissance de contrer les règles déjà écrites pour lui

Il veut être différent pour ne pas ressembler aux autres

Mais lorsqu’il se rend compte de sa bêtise, il est trop tard

Le mal est fait

Chaque enfant est différent et pourtant ils sont tous identiques

Leur cœur est aussi sombre que la nuit la plus profonde

Ils n’ont aucun respect pour leurs géniteurs

Ils n’ont aucun respect pour les règles

Ces enfants doivent mourir

Pour que la cohérence du monde survive

Tuez vos enfants

Faites leur comprendre qu’ils ne valent rien

Faites leur comprendre qu’ils sont des monstres de la nature

Confiez-les au Diable pour qu’il les fasse disparaître

Enfermez-les pour qu’ils deviennent fous

Ils ne méritent que ça

Ils ne méritent que la cellule les envoyant au Diable

La cellule qui les rendra fous

La Cellule 666

Astrid se leva et alla vomir par-dessus les barreaux de sa prison. Elle tremblait. De peur. De dégoût. Comment peut-on en vouloir aux enfants comme ça, c’était inhumain. Comment ses parents avaient-ils pu croire de si terribles paroles écrites sur un mur ? C’était horrible. Mais alors tous ces dessins d’enfants...Il y en avait eu d’autres avant elle, elle en était persuadée maintenant. La peur la prit à la gorge. Elle aurait dû mourir avant de voir ce message, plus jamais elle ne pourrait se l’enlever de la tête. Quoi qu’elle fasse désormais, elle verrait son écriture rouge briller au milieu de la nuit.

« Alors, on refait la décoration ? »

Astrid hurla et se retourna d’un bond. Elle n’avait pas entendu son père entrer dans la pièce. Il la regardait avec ce sourire en coin qu’elle détestait tant.

« C’est quoi ça ? Demanda-t-elle en retenant ses larmes et en désignant le terrible message

-Ça c’est la vie Astrid. Celle qui nous a été contée par notre Dieu. Il faut la suivre. C’est la voie de la sagesse.

-Comment tu peux dire ça ! C’est immonde !

-Non, ce sont les enfants qui sont immondes.

-Comment vous avez pu croire à ça !

-C’est mon ancêtre qui a écrit ce message sur le mur figure-toi. A l’époque, l’entrée à la cellule se faisait par le mur que tu as si joliment détruit. Durant des années il a kidnappé des jeunes enfants pour les enfermer ici. Ils sont devenus fous, et après avoir dessiné leurs visages de leur propre sang, ils se sont tous tués. C’est ce qui devait arriver, c’est ce qu’il y avait de mieux pour eux, pour le monde. Puis mon ancêtre a montré cette cellule à son fils, qui l’a montré à son fils etc. Une maison a été construite sur ce sous-sol, afin de pouvoir y continuer le travail. Des milliers d’enfants sont devenus fous ici. Jusqu’à toi. Toi notre fille qui n’a même pas eu l’audace de naître avec deux bras ! Tu as voulu contrer la nature, la nature te punit pour tes actes. »

Durant toute la tirade, Astrid n’avait pu retenir ses larmes de couler. Entendre son père parler ainsi lui déchira le cœur mais elle devait faire bonne figure et lui tenir tête.

« Je ne suis donc pas la seule...

-Tu n’es ni la première ni la dernière. Je vais te montrer »

Il s’approcha de la cellule et ouvrit les barreaux. Avant qu’Astrid n’ai pu faire quoi que ce soit, il lui attacha des chaînes autour des poignets et la tira vers la pièce adjacente qui l’avait tant intriguée durant toutes ces années. Là, elle y découvrit un spectacle hallucinant. Des photos étaient accrochées dans tous les recoins, ne laissant aucune place de libre. Des centaines de jeunes enfants prit en photos alors qu’ils tournaient en rond dans la Cellule 666. Tous ces enfants étaient donc passés avant elle. Et où étaient-ils maintenant ? Morts, d’après les dires de son père. Et elle allait sans doute suivre leur chemin. En effet, elle aperçut son propre visage sur quelques photos, allongée sur le tapis, sûrement pendant ses voyages à Valgria.

Astrid était terrifiée. Toutes ses pensées furent anéanties en quelques secondes, tous ses rêves et tous ses espoirs. Elle allait mourir quoi qu’il arrive. Elle n’en avait plus aucun doute. Ils n’attendaient que ça. Ses propres parents. Comment pouvait-on être aussi cruels ?

Son père la ramena dans sa cage et lui défit les chaînes avant de refermer les barreaux. Elle ne tenta même pas de fuir. Elle était lasse. Totalement déconnectée de ce monde. Une dernière échappatoire s’offrait à elle : Valgria. Elle devait y retourner. C’est là-bas qu’elle devait mourir. Pas ici. Pas dans cette cage sombre.

Elle alla s’allonger sur le tapis une dernière fois et ferma les yeux. Elle fut immédiatement transportée dans son château. Misca son chat lui sauta dans les bras pour réclamer des câlins qu’elle lui offrit joyeusement. Elle se dirigea vers son jardin personnel pour s’y détendre. Tenant toujours Misca dans ses bras, elle s’assit sur un banc entouré de fleurs étranges qu’elle avait créé de toute pièce, face à un bassin dans lequel des poissons jaunes et bleus nageaient tranquillement. Elle ferma les yeux. Une présence vint s’asseoir à côté d’elle et lui posa une main sur l’épaule. C’était Yoan, il l’avait attendu. A cet instant elle n’espérait que lui, et leur amour se concrétisa dans ce jardin flamboyant. Là où elle devait mourir.


Quelques semaines plus tard dans le monde réel, des bruits se firent entendre chez les Penson. La porte menant au garage fut démantelée et toute une brigade envahit la maison. L’un des policiers découvrit l’entrée d’une petite pièce adjacente au garage et donna un coup de pied dedans. La porte céda facilement. L’intérieur était sombre, seule une toute petite fenêtre laissait entrevoir un rayon de soleil. Le policier s’avança vers la cage au centre de la pièce. Une plaque se balançait au-dessus des barreaux, annonçant « Cellule 666 ». La cellule du Diable. A l’intérieur de cette cellule, une jeune fille de 16 ans, un seul bras posé le long de son corps, semblait heureuse. Elle souriait, alors que son âme avait cessé de vivre pour rejoindre des contrées éloignées.
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Aurélien Azam · il y a
Un récit très bien mené et glaçant, wow ! La valse rêve/réalité, la découverte progressive de la cellule, l'ouverture finale mais trop tard vers l'extérieur... Beaucoup de choses très réussies dans cette nouvelle. J'aime beaucoup :D
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Flopi · il y a
Je crois que je vais être à court de remerciement avec tous vos superbes commentaires ! Mais encore merci (et désolée de ne pas être plus originale...)
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LES HISTOIRES DE RAC · il y a
BRRR ! Votre texte est un scenario idéal pour un film d'épouvante ! je suppose que le côté un peu décousu est voulu pour rendre l'atmosphère encore plus ...torturée ?! Compliments !
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Flopi · il y a
Si j'ai pu vous faire frissonner j'en suis contente ! Ce n'est pas forcément volontaire, mais à l'époque quand j'ai écris cette nouvelle j'étais plus jeune (j'ai fais les fonds de placard ^^) et j'adorais écrire de cette façon, totalement décousu. Mais bon, depuis je me suis calmée ^^ merci beaucoup en tout cas
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LES HISTOIRES DE RAC · il y a
Avec plaisir et n'hésitez pas à passer chez moi si vous aimez vous distraire ! A+
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Champolion · il y a
Il y a 8 mois...9 lectures...o voix
La mienne pour le style et l'ambiance glaciale.Et puis parce que vous avez 25 ans et que vous écrirez encore bien d'autres histoires!

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Flopi · il y a
Je suis heureuse qu'une personne s'intéresse à cette histoire qui effectivement est un peu tombée dans l'oubli ^^ Un immense merci de l'avoir lu et voté, cela me touche beaucoup. Et un immense merci pour vos compliments :)