Ceci est mon sang

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En compétition

Je suis passionnée de littérature, je me souviens d'avoir toujours écrit, textes et poèmes. J'aimais en jouer comme d 'une lyre . Depuis peu retraitée de la fonction publique , j'ai succombé  [+]

Image de Automne 2020
La cheminée crachait sans fin une fumée âcre. La vieille maisonnette entourée d’arbres au fond des bois denses craquait de toutes ses jointures, expectorait comme secouée par des spasmes incoercibles. Des vibrations, des chuintements et des bourdonnements s’en échappaient jour et nuit, une activité s’y livrait sans relâche. Les animaux craignaient de s’en approcher ; ils suivaient de loin la vie de cet atelier, depuis les fourrés où ils se tenaient parfois, attendant le moment où ils pourraient s’avancer pour fureter.
Anselme était penché sur ses fioles et ses alambics. Il eut un mouvement d’humeur :

— Mais que fait-elle ? Un peu d’armoise et j’aurais enfin le dernier élément.

Un bruit de pas se fit entendre et une vieille femme voûtée, aux cheveux démêlés gris cendré se présenta. Ridée au point que seuls les yeux semblaient sortir de leurs orbites. Elle remit un sachet léger mais lourd d’un précieux sésame.

— Ah ! enfin, Philoména, j’ai failli vous attendre.
— J’ai dû changer de chemin plusieurs fois.

Anselme cessa de s’activer, se figea un moment, une éprouvette fumante au bout des doigts.

— On vous suit toujours ?
— Les prochains jours ne seront pas tranquilles. Je crois que les loups sont lâchés.
— Jamais ! On ne me jettera pas. Je sais ce que je fais. Et vous le savez aussi. Les plantes nous apportent plus que ces savants ignares avec leurs ignobles saignées qui tuent plus qu’ils ne soignent.
— Il y a les autres. Je crains surtout les autres, ces dieux qui se croient Dieu. Je les sens qui me pourchassent. Ce sont les plus dangereux, les plus menaçants. Leur pouvoir est trop grand.

Philoména rajusta son fichu, remit sa cape.

— Que dois-je dire à Florie ?

Anselme recula d’un pas, eut un geste de lassitude, détourna la tête.

— Rien. Je viendrai dès que j’aurais fini ma tâche.

Philoména le regarda longuement avant de se prononcer :

— Elle n’attendra pas tout le temps. Elle a faim de la vie, de cette vie qui pousse dans un ventre.

Puis elle repartit comme elle était venue, avec discrétion en se signant plusieurs fois dans un pieux silence. Quand elle s’enfonça dans les bois, elle eut le réflexe de se retourner pour scruter ses arrières.
Anselme était inquiet. On était à l’aube du dix-septième siècle. Les forces régnantes n’avaient pas changé, le pouvoir des religieux le disputait à celui des médecins. Lui, l’herboriste-apothicaire était pris entre deux feux, aucun fanal pour le guider, il n’avait que Philoména la guérisseuse qui l’aidait à trouver des plantes dans ce village situé à l’orée des bourgades de la Somme. Il travaillait sur une formule secrète, celle qui bousculerait les croyances présentes. Il en était convaincu, les plantes avaient ce pouvoir terrifiant de ruer dans les chenaux des pouvoirs existants. Il avait entre les mains les dosages d’un procédé qui changerait le cours de la vie. On ne vivrait que de son remède, il le pressentait, les comportements allaient changer s’il brandissait son arme sur le marché. Ce serait la fin du monopole des pratiques médicales à controverses, la fin aussi de l’autorité des dignitaires qui n’avaient aucun scrupule pour s’approprier une pharmacopée qui n’était pas de leur fait, s’arrogeant le droit d’user d’une efficacité expérimentale pour conforter leur emprise sur les malades. Il tremblait de rage et de crainte.
Une ombre se profila dans l’enclos aux bûches. Anselme classait ses plantes, rangeait les pots et les boîtes en bois, déplaçait machinalement les carafes et les vases qu’il manipulait avec une soudaine frénésie. Les outils de sa médecine phytothérapique trônaient sur la lourde table. Il n’avait plus qu’à parachever la dernière étape. On se l’arracherait bientôt son élixir, il le vendrait à tous, il en démontrerait les bienfaits, il échafaudait des projets, à peine entendit-il les coups frappés à la porte.
Il se demanda ce que Philoména avait bien pu oublier. Peut-être était-ce Florie, agacée par la solitude dont il s’entourait et son peu d’entrain à conclure une attirance réciproque, qui venait le relancer ?
La porte en bois grinça quand il l’ouvrit. Un homme de haute stature le regardait, un homme d’église dans toute la majesté de ses insignes pontificaux. Il fut ébranlé, il sentit la secousse le frapper comme un tremblement tellurique. La pèlerine noire à liséré violet ne parvenait pas même à dissimuler les ornements de l’ordre ecclésiastique : croix pectorale, tunique parme avec ceinture en soie violette, bague en or ostensiblement tourné vers lui quand le prélat tendit la main pour le bénir.
Il prenait toute la place dans la pièce aux chaudrons et quincailleries. Son crâne coiffé de la calotte ronde et violette cachant sa tonsure jetait une ombre qui tanguait à la lueur des bûches dans l’âtre.

— Je sais que vous avez mis au point un élixir. On dit qu’il est plus miraculeux que le sang du Christ. On dit qu’il ressuscite même les morts.
— Pas jusque-là tout de même.
— Quoiqu’il en soit, il est un sérieux concurrent pour notre sacerdoce. Un remède qui accomplit des miracles peut faire basculer les fondations de notre Église.
— C’est un peu osé. Ce remède n’est qu’un simple mélange de plantes.
— Avec dans ce mélange une goutte mystérieuse d’un ingrédient dont vous connaissez le secret. On se contentait de tisanes curatives mais il semble que vous concoctez un philtre puissant dans votre arsenal.
— N’exagérons rien. Je cherche à soulager des douleurs et parfois j’arrive à le faire là où d’autres échouent.
— Je désire cet élixir et sa formule. Au nom du Christ pour épargner à l’Église de vaines spéculations, donnez-la-moi. Que le sang du Christ reste le seul remède à tous les maux de cette terre et que votre mélasse retourne dans vos archives !

Anselme recula devant la prestance qui sourdait de tout le personnage, un avatar de ces individus archidiacres qui peuplent les couloirs des églises en quête d’absolu, pensa-t-il.
L’évêque devenait menaçant. Dessous sa soutane violette, il avança une main ornée de la bague épiscopale sacramentelle. Une fine lame brillait. L’autre main soupesait une bourse pleine de louis d’or.

— L’or ou la mort ? Choisissez maintenant. Vous êtes déjà dans le collimateur des savants imbus de leur science. Les médecins tiennent à ce que leur savoir reste crédible. Vous marchez sur leurs plates-bandes en composant d’étranges breuvages à base de plantes. Une cabale vous pend déjà aux basques. Je vous offre une porte de sortie.

Paralysé devant la vêture de l’évêque, son port altier et son aura, Anselme subissait son ascendant. L’emprise était totale. Il accepta le marché.
Le lendemain, Philoména ne laissa pas d’être envahie par une impression angoissante. Une fumée noire s’élevait dans le ciel à peine éveillé comme présage d’une mauvaise prémonition. Un feu couvait. Elle craignit pour sa chaumière, pour la forêt, sa faune et sa flore. Elle s’entoura de linges humides et suivit le chemin des bois qui l’amena devant le gîte d’Anselme, parcouru de flammes rougeoyantes, devenu une torche tourbillonnante. Elle ne sut jamais ce qu’était devenu Anselme. Elle ne pensa qu’à Florie, elle ne voulut pas subir une pression qu’elle devinait et qui ne tarderait pas à peser sur elle. Elle choisit de s’enfuir. On ne les revit jamais.

Simon s’était enhardi à pousser les portes du monastère de la Chartreuse. Les mesures d’austérité s’étaient recomposées au contact des nouvelles technologies sans faillir pour autant aux règles de la vie contemplative. Frère Gabriel, qui avait arrangé l’entretien, parlait comme on distille au compte-gouttes des paroles qui en ce jour de promenade dominicale se diluaient lentement, portées par un flux que les pics neigeux laissaient s’épandre.
— C’est un épisode dont on ne saura jamais rien sauf que c’est bien un évêque de notre ordre qui remit le manuscrit aux chartreux de la ville de Paris. Quelles rivalités et quelles intrigues se tramaient à l’époque pour que ce document tombe aux mains de cet évêque qui eut la judicieuse idée de le remettre à des chartreux dont le vœu premier est de vivre dans le silence ? Rien ne peut sortir du monastère quand on est lié par ce serment plus efficace qu’une menace à la lame ou une gratification en pièces d’or. Était-ce un coup calculé ? On s’interroge encore. Le manuscrit resta enfoui durant un siècle dans les arcanes de nos cellules.
Simon était suspendu aux paroles de Frère Gabriel. Il avait obtenu une entrevue après avoir attendu patiemment. Il écrivait un article sur l’élixir des chartreux. Il avait axé son papier sur le mystère très médiatisé des origines du philtre.
— Le mystère reste entier alors.
— Ensuite, disons que la persévérance des chartreux fut récompensée. L’un des frères, apothicaire de son état, sortit le document, l’étudia et sut déchiffrer la formule. C’est celle-là que nous utilisons encore.
— La formule a dû en connaître des bouleversements !
— On peut dire qu’elle a suivi l’histoire et l’élixir de longue vie comme elle s’appelait a traversé la révolution, connu la bastille et les bouleversements historiques. Elle passa de main en main, arriva même aux yeux de Napoléon, mais vidée de son caractère confidentiel elle ne fut pas considérée comme une denrée occulte.
Au début du dix-neuvième siècle, les chartreux récupèrent le grimoire et le conservent toujours dans leur monastère à l’abri des curieux et nous ne sommes que deux frères à connaître le secret de la formule.
— Ce secret, est-il lourd à porter ?
Frère Gabriel montra les montagnes au loin puis les sapins et les mélèzes touffus enfermés dans leur doublure verte comme refermés dans les remparts d’une écoute méditative, semblant rassembler des brassées de prières. Puis il montra les replis karstiques endoloris par l’érosion des observances puis la prairie, replat subit où se blottissait le monastère avec son église et les abris des moines :
— Cet élixir, c’est la beauté, les bienfaits, la prière. C’est aussi le résultat d’un labeur méthodique, cueillette, recherche dans les sous-bois, longues marches pour recueillir les plantes. Puis viennent le travail de distillation, le dosage, le séchage, toutes sortes d’étapes qui font intervenir la science raisonnée après l’effort physique. Cette potion, c’est aussi l’éclat d’un paysage de karst à parcourir dans sa rudesse érodée par la fonte des glaces. Nous entrons dans les forêts, nous gravissons les versants des montagnes, nous respirons l’air glacé qui coupe le souffle mais avive le silence et laisse entrer des spasmes dans les couloirs de ce cœur pour lequel nous, les chartreux, avons fait allégeance. C’est un amour fou qui nous occupe l’esprit et le corps à tout instant de notre vie. C’est un amour qui ne cherche pas à se dérober. C’est un amour qui tremble dans son existence dénudée. Là, vous voyez. Ce n’est que cela, rien d’autre que ce ciel immobile, ces pics lointains et blancs, respirer cette pureté, ces feuillages d’arbres cossus, pèlerines vertes et brunes. Le monastère doit pouvoir avouer le secret de ce silence et nous nous y employons tous les jours. Le secret, il est là, attendre le ciel, le voir saupoudré de brusques étoiles, le savoir traversé de filaments lumineux, le découvrir hérissé de nuages noirs, toutes sortes d’échardes comme la vie.

Il y eut un grand silence. Frère Gabriel s’abîmait dans la contemplation de ses propres paroles. Puis il reprit d’une voix profondément paisible :
— Ces plantes demandent de l’attention et comme les humains, elles meurent, elles émigrent et parfois, ne poussent plus. Leur vie cesse. Alors il faut aller les chercher ailleurs, commander certaines plantes. On peine à replanter celles qui ne poussent plus. Il nous faut les cent trente plantes, certaines n’existent plus. D’autres sont coincées, on ne peut plus aller les chercher. Nous étudions chaque plante. Chacune a sa propre histoire. De chacune d’elle, on a besoin que d’une petite dose comme la sève unique d’un arbre généalogique, comme les gènes qui se transmettent. Il y a des gènes qui parlent sur la carte chromosomique. Nous cherchons l’origine de certaines plantes, nous remontons le cours de leur histoire.
Et on a toujours en ligne de mire le fait que la formule a été donnée à l’évêque et que cet évêque connaissait le pouvoir de cette liqueur car il ne l’a pas détruite. Il l’a donnée aux chartreux et laissé la postérité s’en occuper. C’était une sorte de Frollo, passionné de science et qui ne souffrait pas que les mystères des plantes rivalisent avec les mystères de Dieu.
Frère Gabriel se tut un instant, le temps de regarder le ciel s’emplir de mansuétude.
— A-t-il voulu qu’un jour on fasse parler de cette liqueur ? En dix-huit cent quarante-huit, des officiers de l’armée des Alpes viennent en voisins dans le massif de la Chartreuse après la fin de leurs manœuvres, et rencontrent les frères chartreux qui leur font goûter l’élixir. Les soldats repartent si bien requinqués qu’ils en parlent autour d’eux et depuis, la célébrité de la liqueur est acquise. Les commandes se pressent, sa réputation s’impose. Et elle n’a pas fini de faire parler d’elle. Comme eux, je vois en vous, un visiteur bienheureux dans cette lignée des personnes venues se reposer et boire à cette coupe qui redonne énergie et vigueur.

Et Simon s’en réjouit. Le pétillement malicieux dans l’œil de frère Gabriel lui fit comprendre que l’histoire savait se jouer des choses et des hommes. Simon se tourna vers les forêts denses et sombres puis vers les glaciers sur lesquels le ciel posait un regard impénétrable. Un breuvage continuait d’être consommé, on s’en délectait à chaque célébration. On levait toujours l’ostensoir de la souvenance. C’était un sacrement.
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Louisa · il y a
Je soutiens ce texte qui rappelle le mal qu'ont eu les herboristes à faire valoir leur connaissance combien d'hommes et de femmes ont péri par le feu. Le combat continue encore de nos jours plus sournois au travers des Labos tous puissants. Et si l'humanité, la confiance et la compréhension étaient les meilleurs médicaments. Bravo Ginette pour votre texte sensible.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci , Louisa , pour l'éloquence avec laquelle vous défendez ces plantes que je chéris .
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Joëlle Brethes · il y a
Un bien beau et intéressant récit ! Merci, Ginette !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup Joëlle
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Jo Kummer · il y a
Une alliance oubliée entre l'homme et la nature bravo Ginette Flora.
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Ginette Flora Amouma · il y a
C’est en effet cette alliance que j’ai souhaité evoquer. Merci Jo
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Vrac · il y a
Ce récit est très intéressant par son aspect épistémologique et l'évocation de cette gangue qui, à la Renaissance, mêlait religion, "vérités révélées", pouvoir, médecine, savoirs ancestraux, dont peu à peu se dégage la connaissance
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci pour cette étude pointue . Vous parlez en connaisseur .
J'en ressors plus " pointue" que jamais !!

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Chan Jau · il y a
Ginette Flora Amouma est en route pour le grand prix, mon soutient
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup Chan
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci surtout d'avoir réussi à trouver ce texte dans le dérangement causé par le curseur de modification de présentation de la page auteur .
c'est un bug qui dure depuis trois jours.
j'ai trois textes en compétition pour le prix automne 2020.
Bravo encore pour votre performance graphique au prix paysages .

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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup Chan .
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Aubry Françon · il y a
Une belle histoire, celle d'une symbiose oubliée entre l'homme et la nature, entre le végétal et l'animal. A la fois instructif et émouvant.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Vous avez su lire la corde sensible de ce texte . Je vous en remercie .
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jusyfa *** Julien · il y a
Mettre des mots sur le langage des plantes, une réussite d'écriture !
J'aime, *****
Julien.

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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci Julien. Cela me fait plaisir .
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Fleur A. · il y a
J adore...cet elixir des pères chartreux est formidable. Merci pour cette histoire
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Ginette Flora Amouma · il y a
Votre commentaire me fait plaisir . Merci beaucoup Fleur .
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Viviane Fournier · il y a
j'ai adoré, Ginette, bravo, on ne s'ennuie pas, on découvre et tout est si joliment dit !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Merci beaucoup , Viviane . J'apprécie sincèrement votre commentaire.
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Flore A. · il y a
Une trè belle nouvelle. Des plantes, nous ns savons pas tout. L'église, en son temps, était omnipotente. Maintenant, ce sont les labos qui essaient de régner sur les découvertes médicales, et les plantes, très souvent , sont à la base de leurs travaux...(gui, pervenche, etc...).
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Ginette Flora Amouma · il y a
Les plantes , tout un univers en effet . Merci beaucoup pour votre lecture

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