Caresses

il y a
1 min
174
lectures
1

2 recueils poésies "un chat c'est tout un poème" (2012 edit Dossiers d'Aquitaine)+"sur les rives et les marges de la vie" (2012 edit Amis lac d'Hossegor) 2 B.D Rouquin la rayure, délinquant  [+]

Enveloppée dans mon épaisse et luxueuse fourrure, mollement étendue sur le canapé, je m’offre à sa caresse. Sa main légère me cajole, faisant monter en moi un indicible émoi et des frémissements d’extase.
Je prends une pose alanguie, suscitant de sa part d’autres gâteries, insupportables de délicatesse et de raffinement. Je n’en peux plus d’émotion. Immobile je le laisse m’exciter, me mener à l’apogée du plaisir.
Il est si bouleversé par ma beauté, que ma vue seule lui suffit pour parvenir au faîte du ravissement. Il contemple mes yeux splendides, ces deux merveilleux saphirs qui n’appartiennent qu’à lui seul. Il admire la courbe aristocratique de mon profil parfait. Souvent il ne peut se retenir de poser un baiser d’adoration sur mon cou gracieux et d’une blancheur nonpareille.
J’en profite, il faut bien l’avouer, pour obtenir de petits avantages, mais je l’aime tellement que, même sans cela, je suis et je serai pour toujours sa chose.
Le moment présent est particulièrement délicieux. Le va-et-vient de ses longs doigts sur moi me mène au comble du bonheur et de l’enchantement. Je pousse un petit cri pour l’encourager à continuer à me procurer ces sensations si merveilleuses. Il ne se fait pas prier : me câlinant de ses phalanges légères et expertes, il descend de plus en plus bas, pour parvenir... ah ! Je pousse un râle de contentement... pour parvenir... à cet endroit... en ce point... là où je ressens le plaisir le plus infini, là où... je crois m’évanouir, tellement c’est bon... oui, là ! oh oui ! Encore, encore ! Arrgh ! N’arrête pas ! Continue ! Excite-moi ! Je n’en peux plus de jouissance ! Oui ! Continue... encore !
Cette main adorée, ce délicat objet du désir, est enfin arrivée juste au bon endroit, à ce point précis, juste à la racine du nez... Et ça gratouille, et ça chatouille... jusqu’à la limite du supportable. Justement à ce moment-là, je me redresse et, lui montrant les crocs, je lui fais comprendre que trop c’est trop.
Il comprend au quart de tour et retire prestement la main. Mais pas assez vite car il ne faut pas oublier que nous autres chats sommes des prédateurs redoutables ; et un petit coup de dents dans la proie en fuite représente aussi pour nous une joie, d’une autre sorte peut-être, mais tout aussi intense !

1
1

Un petit mot pour l'auteur ? 1 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de LeDormeur DuVol
LeDormeur DuVol · il y a
J'aime beaucoup, l'idée est très sympa, il existe des centaines de textes où la chute est inattendue, mais justement j'ai tendance à l'attendre! Là je me suis laissé embarquer complément. Et puis j'adore les chats, je retrouve là toute la sensualité de ces félins.
Je vote!

Vous aimerez aussi !

Nouvelles

La dernière cigarette

Valoute Claro

II y a quinze ans, mon mari et moi prenions toujours une semaine de vacances au mois d’août. Depuis cinq ans, trois jours semblent nous suffire.
Cette année ce sera… une nuit.
Ça me va. Il me... [+]


Nouvelles

La Bretagne

Wynn

15 août 1606, Combrit, Bretagne, dans un champ de blé
La terre est lourde, le soleil cogne contre sa nuque. Encore et toujours, inlassablement, dans cet immense champ. C’est... [+]