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FINALISTE
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Sur la photo, là au premier plan, ce sont tes parents, Jean et Jeanne, ils ont vingt ans. Le visage figé, le dos un peu courbé, ils sont mal à l’aise et s’excusent de vivre. Depuis longtemps déjà ! Depuis cette photo-là, prise à leur arrivée au foyer, ils ont cinq ans. Les éducateurs qui les recueillent leur apprennent le minimum et leur demandent surtout de se taire. Tes parents sont les premiers de la classe, champions de l’obéissance ! Dans cette bâtisse peuplée d’enfants perdus, Jean et Jeanne se regardent et se prennent la main pour survivre. Tu ne sais pas s’ils s’aiment, mais tu es certaine qu’ils ont besoin l’un de l’autre. La directrice du foyer est une femme humaine et intelligente ; elle essaie de sortir ces petits malheureux de leur sordide solitude. Pas de rêve de bonheur, une ébauche d’équilibre pour éviter la chute. Elle s’appelle Camille, tu portes le même prénom. Elle te fait porter à chaque anniversaire des livres, de la pâte à modeler et une poupée que tu as toujours. Jean et Jeanne ne s’éloignent pas du foyer et trouvent, à l’âge de vingt ans, un emploi de concierges dans le même quartier. Vous vivez dans un petit logement sombre, où les propriétaires des beaux appartements entrent et sortent à leur guise, en quête de tes parents, toujours soucieux de les servir. Tu admires ton père et ta mère, disponibles pour les autres, effacés et discrets, tu leur ressembles. Tu regardes, sans jamais les aborder, les gosses qui montent et descendent le bel escalier que tes parents ont la charge d’entretenir. Tu passes beaucoup de temps dans une petite chambre que ton père a tapissée d’un papier blanc à petites fleurs roses. Tu connais par cœur les images de tes livres, tu te racontes de belles histoires dont tu façonnes les personnages dans la pâte à modeler. Le bruit des poubelles que ton père entre et sort à jours fixes rythme vos semaines. Tu aimes le soir, ce moment doux, où ta mère enfin toute à toi, te lit des livres. Chaque dimanche, quel que soit le temps, vous partez vous promener dans une forêt toute proche. C’est là qu’il t’apprend à faire du vélo, vieille bicyclette échappée des poubelles, qu’il a bien réparée. Tes parents parlent peu, ne se disputent jamais et se confondent avec leurs tâches. Ils aiment que les jours se ressemblent, tu apprécies de vivre dans cette bulle. Tu en sors à l’âge de cinq ans quand la directrice du foyer exhorte tes parents à t’inscrire à l’école. Le matin de la rentrée, l’air est très doux et un léger vent d’automne emporte les premières feuilles, que tu aimerais ramasser. Tu portes une robe blanche à petites fleurs roses et des chaussures neuves. Elles sont violettes avec un petit nœud noir, tu en es très fière. Tu répètes, en sautillant, les mots que dit ta mère tout au long du chemin : ne pleure pas, ne demande pas, souris et obéis. Devant la maîtresse qui donne la main à un petit garçon, elle bredouille quelques mots, rougit et te fait un baiser furtif avant de partir. La maîtresse se penche alors vers toi, te dit bonjour d’une voix douce et te présente le petit Victor. Il te prend la main et vous observez les enfants qui arrivent peu à peu avec leurs parents. La cour est maintenant pleine de bruits et de rires, des élèves se retrouvent, des groupes se forment, tu es heureuse. La maîtresse frappe dans ses mains et vous invite à entrer dans une grande pièce lumineuse où tu remarques, en arrivant, les pots de peinture et les pinceaux dans un coin près de la fenêtre. Quand elle vous demande de vous asseoir, tu te places au premier rang, à côté de Victor. Tu sais dès les premiers instants que l’école sera pour toi un lieu d’ouverture, tu aimes apprendre et vivre au milieu de tes camarades. Victor est ton seul ami, mais tous les autres élèves te respectent et les professeurs te donnent confiance. Les cours de dessin sont, tout au long de ta scolarité, ceux que tu préfères : sur de petits carnets, tu croques des silhouettes, reproduis quelques détails, esquisses des hommes, des femmes, des enfants et des animaux. L’école, c’est ton monde à toi, Jean et Jeanne ne s’y intéressent guère. Les premières années, tu regrettes qu’ils ne viennent pas aux réunions comme les autres parents, mais très vite, tu appréhendes la fête de fin d’année. Leur gaucherie et leur air soumis te gênent, tu en as honte et tu t’en sens coupable. A la maison, tu lis et dessines quand tu n’aides pas ton père et ta mère, toujours au travail. A dix ans, tu commences à faire des crises d’asthme. Une nuit de novembre, tu perds ton souffle et ne cesses de tousser. Ta mère penchée vers toi te caresse la main, ton père te prend dans ses bras et t’emporte dans leur chambre éloignée de l’entrée. « Tu dois arrêter de tousser, on va avoir des ennuis et perdre notre travail » murmure t-il à ton oreille. Tu le détestes de dire ces mots-là, tu méprises ta mère de rester silencieuse. A l’école, tu prends de la distance avec Victor. Tu l’as longtemps protégé et aidé, mais du jour au lendemain, tu changes de place en cours pour ne plus être à côté de lui, tu le fuis à la sortie pour qu’il ne t’accompagne plus. Tu perçois son incompréhension et sa souffrance mais tu ne fais aucun geste vers lui. Son regard soumis t’agace et tu n’as plus envie de le soutenir. Il devient une ombre, tu l’oublies et suis ton propre chemin. Tu aimes l’entrée au collège, puis au lycée où tes parents ne vont qu’une fois pour t’inscrire. Tu te sens en paix ainsi coupée en deux, une fille tendre et silencieuse, une élève active et studieuse. Tu es heureuse et confiante en l’avenir.
C’est un matin d’hiver, l’air est glacial et le vent frappe ton visage. Tu te rappelles avoir dessiné à la hâte, au portail du lycée, un grand arbre de la cour, seul et très noir. Vous êtes en français quand le professeur te demande de porter un document dans le bureau du proviseur. Tu aimes ces petits privilèges de bonne élève auxquels tu accordes une importance démesurée. Tu te souviens précisément de ton hésitation avant d’entrer dans le bureau ouvert et vide. Tu poses rapidement le document et retournes en classe, le professeur est en train de lire un passage d’Antigone. En fin de matinée, en cours de dessin, le proviseur arrive dans la salle et parle à l’oreille du professeur qui se tourne vers toi. Vos regards se croisent quand il murmure doucement ton prénom. Le proviseur s’avance vers toi et te demande sèchement de l’accompagner. Vous traversez le long couloir, tu emportes avec toi le silence étonné et inquiet de la classe. Dans le bureau, il te fait asseoir face à lui et te demande sévèrement de rendre l’argent. L’argent, mais de quoi parle t-il ? Il hausse le ton : tu es venue déposer un dossier dans son bureau et tu as pris l’argent destiné au voyage en Angleterre d’une classe de seconde. Tu le regardes dans les yeux et dis d’une voix douce et ferme : « Ce n’est pas moi ». Tu es soulagée, il ne peut rien t’arriver puisque tu n’es pas coupable. Il se fâche, se lève, menace, dit que tes parents vont arriver. Tu ne crains plus rien, ton père va te défendre, il convaincra cet homme borné que tu n’as pu voler de l’argent. Tu entends tes parents arriver, tu te tournes vers eux en souriant. Sans un regard pour toi, ils s’avancent vers le proviseur. Ton père présente des excuses, promet de rembourser et ajoute qu’il n’entendra plus jamais parler de toi. Ta mère pleure en s’excusant. Tu te lèves, regarde ton père en hurlant : « Arrête, arrête ! » La violence de la gifle te sidère, le souffle te manque, tu as de plus en plus de mal à respirer, tu étouffes, tu t’évanouis. Tu te réveilles dans une chambre aux murs gris, des rires et des cris d’enfants te sortent de ta torpeur. Camille t’a recueillie au foyer, elle organise ton départ à Paris où tu seconderas Antoine, le mari de sa sœur aînée, atteinte de la maladie d’Alzheimer. Tu ne fais rien pendant toutes ces journées vides, tu restes allongée sur le lit, le temps s’étire et tu voudrais que rien ne change. Tu ne prêtes aucune attention aux mots doux de ta mère qui vient souvent te voir. Tu penses à tes parents quand ils étaient enfants et vivaient ici, un enfermement rassurant, une mort très douce. La veille de ton départ, tu te postes devant le miroir, coupes tes cheveux très courts et découvres la dureté de ton visage. Tu quittes le foyer un matin de printemps, le soleil est pâle et un vent doux caresse ton visage. Assise dans le train, il te semble apercevoir tes parents et Victor, tu détournes les yeux, lasse et pressée de te laisser emporter par le paysage. A l’arrivée, tu accroches à ton cou la pancarte qui porte ton nom, un homme aux cheveux blancs et bouclés s’approche de toi. « Je suis Antoine » dit-il en souriant. Sa voix est douce et grave, tu esquisses un sourire. Le voyage jusqu’à leur demeure te semble court, tu vois défiler des immeubles et de longues avenues où la circulation est dense ; tu n’as plus de repères, tu aimerais rouler longtemps, bercée par la voix d’Antoine. Vous empruntez un bel escalier et dès qu’il ouvre la porte, tu vois Hélène. Elle est assise au salon, dans un large fauteuil où elle se tient très droite. Ses cheveux sont minutieusement roulés en chignon et elle porte une robe bleu pâle à petit col rond. Elle est belle. Elle ne dit mot, ne bouge pas, mais sa présence remplit la pièce. L’infirmière se lève, te sourit et sort avec Antoine. Tu es face à Hélène, elle te regarde dans les yeux. Son regard ressemble au tien, un regard perdu, un regard vide, un regard en attente. Tu t’approches doucement et lui prends les mains sans la quitter des yeux. Tu murmures ton prénom, tu prononces tendrement le sien, ses mains se laissent aller dans les tiennes quand Antoine revient. Il pose une main sur ton épaule et te demande de la laisser se reposer.
Dans cette maison, tu nais une seconde fois. Un lien fort t’unit à Hélène, un lien indicible et précieux, impalpable et réel. Vous marchez au même rythme sur deux routes opposées. Ses repères s’envolent, tu plantes des racines, sa mémoire présente et passée lui fait défaut, tu digères ton passé et affrontes le présent, elle devient dépendante, tu goûtes l’autonomie, son regard s’éteint, le tien brille d’un éclat nouveau. Tu ouvres les portes de la vie qu’elle est en train de quitter. La regarder, serrer ses mains, la voir parfois sourire et chantonner te montrent le chemin et rend plus doux le temps qui l’emporte. Toutes deux aimez le soir, ce moment suspendu où dans le silence du salon, tu lui fais la lecture de poèmes. Antoine dit qu’il ne connaît personne qui ait aimé la poésie autant qu’Hélène. Un soir, pendant la lecture de Jeanne était au pain sec, elle te fait signe de te taire et, en riant sous cape, déclame : « et lui glissai un pot de confiture contraire aux lois ». Tu es émue aux larmes et tu devines, sous le visage à nouveau impassible, celui d’une femme rebelle et libre. Malgré la maladie, elle garde une dignité farouche et indomptable. Antoine t’apprend la sculpture. Tu commences par le modelage. Tu travailles une tête posée sur un socle : une bouche, un nez, des yeux, un crâne nu. Chaque jour, jusqu’à la mort d’Hélène, tu enlèves de la terre. La veille de son départ, les lèvres charnues ne sont qu’une ligne, les yeux deux trous sans regard, les narines pincées ne laissent plus passer le moindre souffle et le crâne est piqué de mille trous. Antoine l’appelle : « Combat inégal ». Puis tu t’attaques à la pierre, tu mènes avec elle un combat dont tu veux sortir victorieuse. Tes premières sculptures portent ta rage et tes ressentiments. Dan l’atelier, tu te sens habitée par le désir de dire l’injustice, le besoin de réparer ton enfance et l’envie de triompher du temps qui t’enlève Hélène. Tu donnes naissance à des hommes en colère, le poing levé, à des femmes arrogantes, le regard fier. Tu fais des silhouettes brutes sans souci des détails. L’atelier est le lieu où tu donnes forme à la violence qui aurait pu te tuer. Tu ne l’avais jamais exprimée, tu n’étais pas consciente de l’avoir ainsi accumulée et enfouie. La pierre t’en libère. Tu aimes cet instant magique où pour la première fois tu touches le bloc informe, tu vas lui donner vie. Il résiste, s’effrite, se fend, mais tu ne lâches rien, libre et puissante. Tu observes longtemps Antoine avant de te lancer. De ses longues mains, naissent des hommes debout, longs et fins, toujours en marche et des femmes dignes et fortes comme Hélène. Antoine sculpte comme il vit, sérieusement, joyeusement, obstinément. Ces silhouettes sont élégantes et vivantes, elles disent la beauté de la vie. Il est connu, reconnu et expose beaucoup. C’est en l’accompagnant à une exposition que tu retrouves Victor. Tu vois s’avancer vers toi un jeune homme au sourire éclatant, ses boucles brunes donnent à son visage une douceur joyeuse, son pas est léger, tu le trouves très beau. La petite tache marron sous l’œil droit, c’est bien Victor, un autre Victor, affirmé et sûr de lui, un homme debout que tu aimes dès le premier regard. A partir de ce jour, vous ne cessez de vous voir, vous construisez ensemble votre futur. Victor te dit qu’il a redressé la tête le jour où tu l’as rejeté, tes crises d’asthme cessent avec vos retrouvailles. Tu vis toujours chez Hélène et Antoine, tu n’es pas prête à les quitter ; une part de toi est inachevée et tu veux suivre Hélène jusqu’à son dernier souffle.
Hélène meurt le jour où tu reçois la convocation au tribunal. Le proviseur du lycée est jugé pour détournement d’argent et tu es appelée comme témoin. Tu n’es pas surprise, tu savais que ce moment arriverait. Dans les semaines qui suivent, tu aides Antoine à trier les affaires d’Hélène, une vie rangée dans des valises. Tu fais deux sculptures : un enfant aux yeux tristes et un couple, un homme et une femme, collés l’un à l’autre, confondus dans leur ressemblance. Le jour de ton départ, tu vas seule à la gare en serrant les deux sculptures contre toi, tu ne ressens rien. Le paysage défile, tu t’efforces de chasser les souvenirs, seuls Hélène et Antoine te sont présents. En arrivant, tu vas au cimetière, déposes la tête d’enfant sur la tombe de Camille en murmurant « Merci », passes devant la loge vide, arrives au tribunal. Le couloir est immense et froid, tu pousses une porte. Tu le vois en premier, tête basse, le visage défait, sur le banc des accusés. A la barre, un homme, qui parle d’une voix ferme. Il a les cheveux blancs et le dos voûté mais ses mots sont appuyés et convaincants. Il défend sa fille, s’excuse de ne l’avoir fait plus tôt et demande réparation. Quand il a terminé, il se tourne vers toi et vos regards se croisent. Il s’avance, une femme souriante le rejoint, ils te serrent dans leurs bras en te disant des mots tendres. L’assemblée se tait, tous les regards sont tournés vers vous.

PRIX

Image de Printemps 2013
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Guy Bellinger · il y a
J'aime beaucoup ce texte où une femme accomplie et libérée se dégage peu à peu de la masse informe des traumas de l'enfance, comme de la glaise ou de la pierre la statue d'une sculptrice. J'aime le style parfaitement approprié, composé de phrases courtes, juxtaposées sans le liant des mots de liaison pour mettre de l'huile dans les rouages du style, comme assénées à coups de burin. J'aime le tutoiement qui ouvre chaque phrase, qui d'abord sonne comme le ton accusateur du Destin aveugle, avant de rapprocher le lecteur de Camille jusqu'à trouver du je dans ce tu. Camille, un petit hommage à Camille Claudel, femme libre ?
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Michèle Thibaudin · il y a
je suis une grande admiratrice de l'oeuvre de Camille Claudel mais consciemment je n'ai pas pensé à elle en écrivant ma nouvelle. Un grand merci à vous d'être venu lire et prendre le temps de commenter. Au plaisir de se lire.
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Guy Bellinger · il y a
C'est étrange que Camille Claudel, que vous admirez, ne soit pas directement l'inspiratrice de votre Camille. Elle l'est en tout cas indirectement car elle m'est venue à l'esprit alors que Camille Desmoulin, Camille Saint-Saëns ou Camille Pissaro pas du tout !
A tout à l'heure pour un nouveau commentaire de l'une de vos oeuvres.

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Michèle Thibaudin · il y a
Certainement qu'elle était inconsciemment présente; ce que j'aime entre autres dans l'écriture, c'est cette émergence d'une part de nous qui nous échappe. Merci d'être un lecteur fidèle.
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Keith Simmonds · il y a
Une jolie peinture de vie réelle, émouvante et bie menée! Mon vote!
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ete-en-flammes
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/bal-populaire

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Michèle Thibaudin · il y a
Merci d'être passé, au plaisir de se lire.
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Keith Simmonds · il y a
Merci bien, Michèle!
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Marjolaine · il y a
texte très juste sur une enfance négligée, sauvée par ses rencontres, sublimée par l art, un vrai sens du récit, de beaux personnages...je vote!
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Michèle Thibaudin · il y a
Je suis très heureuse que "Camille" soit encore lue, car j'ai eu beaucoup de plaisir à travailler sur cette nouvelle qui me tient particulièrement à coeur.
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Marjolaine · il y a
c est un texte qui me parle, qui fait écho à des choses très personnelles, il y a de la matière pour un roman.
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Michèle Thibaudin · il y a
J'ai pris un plaisir fou à écrire et réécrire "Camille", ce personnage m'a habitée longtemps avant que je ne trouve les mots.
Je ne pensais pas que ma nouvelle serait autant lue.
MERCI à tous ceux et toutes celles qui ont pris ou prendront le temps de la lire.

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Christelle Colin · il y a
très beau
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Christine Berodier · il y a
Superbe
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Marie-christine Demay · il y a
super et gros bisous.
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Michèle Lila Harmand · il y a
Un très beau texte...
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Céline Feillel · il y a
Une nouvelle qui est à part dans le lot et qui mérite donc de GAGNER! Dans 17 mn les résultats!
Bonne chance!

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Pascale Ducret · il y a
j'aime toujours autant et...je vote à nouveau.
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