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Luuce

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« C’est bientôt l’heure des mamans » a dit la maîtresse.

Yvan, s’il continue, il va aller sur la chaise des punis. Lui, Il est toujours tout excité quand c’est l’heure des mamans. Il s’énerve, il n’écoute pas ce qu’on lui dit, il court partout. Et ça énerve la maîtresse parce qu’elle ne peut pas s’occuper que de Yvan, « Yvan ça suffit ».
Assis sur le banc, les yeux sur mon cartable, J’ai le sourire qui monte. C’est vendredi aujourd’hui. Et le vendredi, Papa vient me chercher, avec Maman.
Nathalie nous parle. Elle nous dit « fermez vos manteaux les enfants, il fait froid dehors ». C’est la dame qui aide la maitresse, Nathalie. Elle est gentille et elle nous aide, nous, plutôt que la maitresse. Elle nous accompagne aux toilettes, elle fait l’avion avec la fourchette quand on en a marre de manger mais qu’il faut finir son assiette, elle glisse nos pieds dans les chaussures quand la maitresse a le dos tourné parce que « vous êtes des grands, vous devez savoir mettre vos chaussures tout seuls ». Ceux qui ont des chaussures à lacets sont vachement embêtés. Moi j’ai des chaussures à scratch alors c’est facile. Je suis toujours le premier chaussé. Être le premier ça me sert surtout au moment de la récréation parce qu’il y a encore des trottinettes. Ceux qui arrivent trop tard sont « chocolats » comme dit Nathalie, mais ça n’a rien à voir avec celui qu’on mange. Ça veut dire que toutes les trottinettes sont prises et qu’il faudra passer la récréation à jouer avec les cailloux et la terre et les bouts de bois. Mais discretos, comme dit Thomas, parce que la maitresse elle veut pas qu’on joue avec les cailloux et la terre. Je l’aime pas trop la maitresse. Elle est pas gentille comme celle de l’année dernière.
Les journées sont très longues mais je suis sage. Ceux qui sont bien sages ont le droit de faire la peinture parce qu’il faut « être bien appliqué pour faire de la peinture ». La peinture c’est ce que je préfère à l’école. À la maison il n’y en a pas parce que Maman dit que ça salit tout et qu’il faut tout laver après et « c’est qui qui lave ? ». Alors à l’école, quand j’ai le droit d’en faire parce que j’ai été bien sage, j’en profite drôlement. Devant nous, la maitresse installe des grandes feuilles blanches immenses qu’elle accroche sur le chevalet. Ensuite, elle apporte des pots de yaourts vides, ceux en verre, les pinceaux, des gros et des petits et la peinture. Il y a plein de couleurs. Lou, elle aime bien faire des arcs-en-ciel. Moi j’aime bien faire des grandes collines vertes avec du ciel bleu et un soleil jaune. Mais ça prend beaucoup de temps de peindre toute la feuille alors mes peintures elles ressemblent juste à des vagues vertes et tout le monde me dit « mais c’est bleu la mer », alors que c’est pas la mer du tout mais j’ai pas envie d’expliquer.

Aujourd’hui j’ai été bien sage, mais la maitresse n’a pas sorti la peinture.
À l’annonce de mon prénom, je me lève et me dirige vers la porte. La maitresse se pousse et je saute au cou de Papa. Maman est là aussi, juste derrière. Il me fait un bisou et me frotte les cheveux. Maman dit « cartable », Papa dit « on y va », Maman dit « bonjour » à la mère d’Alexis.
La mère d’Alexis, elle me fait peur. Elle a l’air sévère et ne sourit jamais. On dirait qu’elle est toujours en colère. Je crois bien qu’elle est copine avec la maitresse.
Je cherche Nathalie des yeux. Elle me fait toujours un clin d’œil au moment de partir. Comme si on partageait un secret tous les deux. Alors moi je cligne des yeux aussi, comme si je savais quel était le secret, et je m’en vais. Pour l’instant, j’ai beau m’entrainer, je n’arrive pas à faire qu’un seul œil.
Nathalie dit qu’on est complices. Mais je ne sais pas de quoi. Je ne veux pas qu’elle soit triste parce que j’ai pas compris, alors je lui demande jamais c’est quoi le secret. Ça tourne dans ma tête la nuit cette histoire, mais je trouve jamais vraiment.
Je la cherche fort pendant que Papa me tire par le bras. Maman continue à discuter devant, mais moi je n’ai pas eu le clin d’œil, et c’est le week-end, c’est pire. Si je pars sans secret, je vais penser à quoi jusqu’à lundi ?
On traverse la cour et on passe la grille, et j’ai beau regarder j’ai même pas pu la voir. Papa continue à tirer et Maman à parler.
J’aime bien le vendredi depuis que Papa ne travaille plus. Avant il aidait dans les champs. Je le voyais pas beaucoup. Maman courait partout, tout le temps, et elle soufflait. Un jour je lui ai dit qu’elle me faisait penser au grand méchant loup dans l’histoire des cochons que nous a racontée la maitresse. Maman n’a pas compris, elle a crié très fort, alors j’ai boudé. J’ai entendu qu’elle pleurait après et j’ai plus jamais reparlé de cette histoire de loup. Maman dit que les grandes personnes ça pleure comme les enfants parfois, et que ça rit aussi. C’est normal. Par contre les grandes personnes ça ne se roule pas par terre, et ça ne crie pas dans les magasins pour avoir un jouet.

Papa a eu un accident m’a expliqué Maman. Il est tombé dans les champs et s’est fait très mal.
C’est vrai qu’il est resté longtemps à la maison après ça, dans sa chambre. Un jour il s’est levé parce que « ça va mieux », mais Maman a crié, et puis elle m’a dit « va dans ta chambre » alors même si j’avais pas fini toute mon assiette, je suis parti rapidos et j’ai écouté derrière ma porte.
J’ai pas bien compris parce qu’avec la porte fermée c’est pas facile. J’ai entendu « assurance, noir, argent comment ». Et puis après ils ont crié tellement fort que je suis parti sous la couette, tout ratatiné, avec Doudou contre moi.
Le lendemain matin il y avait école, et la seule différence avec les autres jours c’est que c’est Papa qui m’a amené et Maman était dans le lit.
Maman a commencé à faire du travail aussi, mais pas dans les champs. Elle est coiffeuse. Elle coupe les cheveux et les coiffe. Pas les miens parce qu’ils sont trop courts, elle les coupe juste. Elle se rend « à domicile » ce qui veut dire « dans la maison des personnes à qui je coupe les cheveux ». Quand elle a un rendez-vous, Maman met sa valise de coiffeuse dans le coffre de la voiture et va « à domicile » pour coiffer les personnes. C’est souvent des vieilles dames raconte Maman. Elle y passe « trop de temps, car elles ont plus besoin de discuter que d’une mise en plis, mais moi je suis pas Dame de compagnie. »

Je sais que Maman elle aimait bien m’amener et venir me chercher à l’école. Le matin, quand c’est l’heure d’y aller, elle me fait au revoir avec la main depuis la porte, même s’il fait froid dehors. Elle secoue la main jusqu’à ce qu’on passe le portail et ensuite elle regarde jusqu’à ce qu’on passe le pont. J’emporte dans mes yeux l’image de Maman dans sa robe de chambre. Ça me tient chaud sur le tapis de sol pendant la sieste de l’après-midi.
Ce qui est génial depuis que Papa m’accompagne à l’école, c’est qu’on y va en mobylette. Les copains sont bien jaloux parce que j’ai un casque et pas eux. Sur mon casque, Papa a collé un autocollant. C’est une étoile bleue sur un rond rouge. Il a dit que j’étais un super héros comme ça.
Maman garde la voiture pour aller chez les vieilles dames, c’est normal. Elle pourrait pas porter ses affaires sur la mobylette.
Une fois qu’ils criaient fort avec Papa, elle a dit « je veux les vendredis ! Ça passe trop vite, il a déjà cinq ans ! » Je sais pas ce qui passe trop vite et Papa a répondu tout doucement, je n’ai pas entendu. Mais depuis ce jour, le vendredi, ils viennent tous les deux me chercher avec la voiture.
À peine la portière ouverte, je jette mon cartable à l’intérieur et m’engouffre dedans. Bien calé sur mon rehausseur, Papa fait cliquer la ceinture et se retourne pour faire signe à Maman qui discute encore avec la mère d’Alexis.
Elle se presse et s’installe côté passager. Le bruit du moteur se fait entendre d’un coup, et la voiture commence à rouler sur le chemin de la maison.
Le front collé sur la vitre, le paysage défile tranquillement, au rythme de la voix d’un monsieur qui parle à la radio. Ça sent la vanille de « synthèse » qui n’est pas « comme de la vraie vanille mais presque ».
Maman se retourne et me demande « Comment s’est passée ta journée ? » Je réponds « bien et toi ? », comme ça j’ai pas besoin de raconter. À ce moment-là, Papa me regarde dans le rétroviseur, et c’est comme avec Nathalie, on dirait qu’on est complices mais sans le clin d’œil.
Maman se met à raconter ses clients, et la route qui est toute cabossée, et la voiture qui fait du bruit, vraiment il faudrait que Papa regarde. Elle est vieille la voiture mais on en a pas d’autre alors elle a beau faire attention, faudrait vraiment que Papa regarde, manquerait plus qu’elle tombe en panne ou pire, et alors on ferait comment ?
Les yeux dans le dehors, je n’écoute plus la discussion parce que ça commence à crier et j’aime pas quand ça crie.
On est bientôt arrivés à la maison. Je vois le ruisseau, le pont et la maison d’Angélique, la voisine, celle qui a des poules. Quand elles se promènent dans le jardin ou dans l’allée, je leur cours après et elles partent à toute vitesse en faisant coooot. Ça me fait bien rire ! Il y en a une que j’aime plus que les autres. Elle est grosse avec des plumes blanches et grises. Je l’aime bien parce qu’elle n’a pas peur. Maman dit que je l’ai « apprivoisée » comme dans le « petit Prince avec le renard ». Je comprends rien de ce qu’elle me dit. Je sais que les renards mangent les poules, c’est Papa qui me l’a dit, et que c’est pour ça qu’il faut qu’elles soient dans le poulailler le soir. Mais il m’a pas expliqué pour « apprivoiser » alors en attendant, je continue à jouer avec elle.
Ça crie de plus en plus fort dans la voiture. Et dire que Doudou est resté à la maison, au chaud dans mon lit. Je préfère quand il est avec moi, plutôt qu’à la maison tout seul, il est encore petit, Doudou.
Il me tarde d’arriver. Encore un peu de patience et on arrive.

La voiture s’engage sur le chemin en cailloux, tout proche de la maison. Tout à coup, ça fait beaucoup de bruit et c’est comme si on tombait d’un seul coup. La voiture s’est cognée contre quelque chose, elle rebondit et fait encore un grand bruit avant d’arrêter de bouger complètement.
Maman se met à crier très fort, et Papa aussi. Ils disent tous les gros mots que j’ai pas le droit de dire mais les adultes oui.
Ce qui revient tout le temps c’est « putain de nid de poule, putain de nid de poule ». La voiture toute cabossée fait de la fumée, tout le monde en sort fissa fissa. Maman crie et Papa se tait. Puis d’un coup il se met à crier aussi très fort sur Maman et ils s’attrapent et commencent à se batailler, comme on fait à la récré avec Thomas. Les grandes personnes ça se roule pas par terre normalement. Ça me fait peur d’un coup, Papa et Maman comme ça, alors je cours vers la maison, à toute vitesse, comme quand on fait la course à la récré. Mais je vais encore plus vite, comme jamais.
J’ai ma cachette secrète, derrière l’abri-bois. Sous le toit, je deviens invisible, mais je vois tout ce qui se passe dans le jardin et sous la haie. Calé contre une buche, accroupi sur mes pieds, je pense à Doudou et à Nathalie. J’aimerais qu’ils me donnent du courage. Nathalie m’a dit que ça se conserve pas bien le courage, comme les yaourts, et qu’il faut en reprendre une bonne dose régulièrement. J’en ai jamais vu pour de vrai, je sais pas où ça s’achète. Mais je lui ai pas dit.
J’entends encore Papa et Maman. Il y a Angélique qui crie aussi. Elle a dû sortir en entendant le bruit de la voiture.
Les yeux perdus dans l’herbe je cherche des fourmis. Je pense à l’école et à la maitresse qui ne nous a pas donné les peintures aujourd’hui. J’ai pas pu terminer la mienne, encore. Elle restera sans soleil et sans ciel. Un jour que j’aurai le temps, j’y mettrais bien des fourmis pour terminer.
De sous la haie, j’aperçois ma poule qui arrive. Elle me regarde d’un drôle d’air, comme si elle me comprenait. Enfin c’est ce que je crois. Peut-être que « apprivoiser » ça veut dire ça ?
Elle a dû avoir peur de tous ces cris elle aussi. Je les entends moins maintenant.
Je sors de ma cachette en m’approchant doucement et je commence à lui dire les mots, tous les gros mots. Et ceux plus petits mais qu’on a pas le droit de dire quand même. Sauf si personne nous entend. Les mots sortent tout seul, comme ça, à voix basse, comme quand on doit chuchoter. Et puis de plus en plus fort. Il y a « putain » et puis « merde », « connard » et « salope ». Je m’approche un peu plus près de ma poule. « Je vais te tuer ». Elle me regarde bêtement. « Je vais te tuer, JE VAIS TE TUER » je lui hurle. « Bon à rien », « feignant », les mots sortent toujours plus fort et ma poule ne bouge pas. Ça me picote les bras et j’ai chaud à la tête. Les mains posées sur elle je continue de crier si fort que je n’entends pas Papa et Maman qui arrivent en courant. Angélique aussi est avec eux. Je suis en colère contre ma poule, c’est sa faute tout ça. Y a pas idée de faire son nid au milieu de la route, ça casse les voitures ! « Putain de nid de poule, salope. »
Maman crie « SAMUEL ! »
Je les entends alors et je les vois arriver droit vers moi. Je desserre mes mains et ma poule tombe morte.
Bien fait.

PRIX

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JigoKu Kokoro · il y a
Bonsoir Luuce ( ^_^),
J'ai beaucoup aimé ce texte. Le ton du point de vue, les propos de l'enfant j'ai adoré. Écrire du point de vue d'un enfant n'est pas nouveau certes mais le plus important est ailleurs. L'équilibre y est et le personnage est très attachant. Je n'ai pas senti venir la chute. J'ai crains les parents, crains les débordements, crains la violence et au final la chute est.... pire. J'ai pris un coup émotionnel de voir ce bout de chou auquel je m'étais attaché basculer sans en rendre compte dans la violence de la colère sans comprendre ce qui lui arrive. Bravo, c'est très bien mené. J'aime la surprise lorsque je lit et j'ai été servie.
Le style est simple et les émotions suffisante pour donner du poids au personnage principal.
Un texte choisi au hasard de mes pérégrinations sur SE, une agréable découverte.
Au plaisir de vous (re)lire ( ^_^)

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Melinda Schilge · il y a
Toutes mes voix, un crescendo imperceptible vers une colère insoutenable d'enfant. Bien vu et le personnage sonne juste.
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Moniroje · il y a
Enfant qui tue une poule... ça fait peur.
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Aurélie Beutin · il y a
Une histoire bien écrite. Pas facile d'aborder le point de vue de l'enfant, surtout dans des contextes familiaux dégradés. Une jolie prise de risque, je trouve.
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François Duvernois · il y a
Une fin forte et j'ai beaucoup aimé cette écriture dans le point de vue de l'enfant.
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Luuce · il y a
Merci François ! J'irais rendre visite au Maréchal ce week-end.
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James Osmont · il y a
fausse naïveté et vraie dramaturgie : tout à fait saisissant et je dirais même mémorable (elle m'a trotté dans la tête cette nuit, votre nouvelle !) Bravo ! "mes coeurs balancent !" Bonne chance à vous !
ma participation "Les filles de Recouvrance", si cela vous tente...
https://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/les-filles-de-recouvrance

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Luuce · il y a
Recouv ? comme à Brest ? je vais aller voir ça de prés. Merci en tout cas pour votre partage. Je ne vous cache pas que je suis assez ravie à l'idée que ma nouvelle puisse trotter dans certaines têtes.
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James Osmont · il y a
oui comme à brest ;)
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Marie · il y a
Ce regard de l’enfant sur les scènes qui se déroulent à l’école ou dans sa famille me paraît fort bien rendu ; il ne comprend pas tout ce qu’il voit et entend, interprète à sa façon. La fin est troublante. Il est bien seul, ce petit.
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Luuce · il y a
Bonsoir Marie et merci d'avoir partagé votre sentiment. Je vais aller lire Louison de mon côté !
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Elena Hristova · il y a
un récit très émouvant, le fait qu'il soit raconté du point de vue d'un enfant rapporte à la nouvelle une touche de saveur supplémentaire. La chute ne manque pas de suspens ni d'originalité. Tous mes votes avec plaisir
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Luuce · il y a
Merci Elena pour votre sympathique commentaire. Pour ceux qui ne vous connaisse pas, je laisse le chemin qui mène au crayon par ici : https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/lettre-dun-crayon-a-son-ex-gomme
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Fred Panassac · il y a
Un texte attendrissant, si proche de ce que vivent les enfants à l’école, et à la maison cette situation délicate vue à travers le regard du petit garçon. Et surtout quelle chute ! L’impitoyable logique d’un enfant malheureux. Toutes mes voix.
Je suis ravie de te retrouver ici, Luuce. Peut-être viendras-tu me rendre visite ?

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Luuce · il y a
Fred, j'ai passé un excellent moment dans cette pure fiction avec une qualité de récit que tu ne démens jamais, je laisse le lien ici pour ceux qui seraient passés à côté : https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/une-bonne-descente
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Fred Panassac · il y a
Merci Luuce, cela me fait énormément plaisir. Croise les doigts pour moi pour un prix du jury car pour le reste comme d’habitude il y a plus fort que moi. Je laisse « courir » sans regret, un grand merci pour ton soutien !
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Luuce · il y a
Bonjour Fred, ça me fait plaisir que tu viennes me lire, et que ça te plaise surtout ! Merci pour tes voix, je vais aller me promener sur ta page, je suis toujours fan de tes textes, je suis sûre que je vais me régaler.
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Marie · il y a
Idée originale, belle histoire bien écrite. J'ai beaucoup aimé. Je vote.
Si vous souhaitez découvrir l'un de mes textes https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/loin-des-yeux-loin-du-coeur

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