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Botanique

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Andrew

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Elle poussait dans le No man's land au-delà des barbelés, à une distance à peine plus grande qu'une longueur de bras depuis le fil. C'était bien la même, cette plante étrange qui avait animé ses jeux d'enfant. Elle ressemblait à une sorte de bonzaï, un arbre miniature bien équilibré.
Comme cette plante n'aime pas être gênée par les herbes environnantes, elle éclot sur des terrains vides à la géologie très spécifique, à la fois sableuse et argileuse. Igor avait bien remarqué cette caractéristique quand il jouait sur le terrain vague en face de la maison de sa grand-mère. Il avait trouvé là un décor idéal pour son imagination. Il peuplait le terrain vague avec les figurines qu'il fabriquait avec des épingles à linge en bois volées à sa grand-mère. Celle-ci n'était pas dupe et pestait régulièrement contre lui mais elle faisait en sorte de regarnir régulièrement le sac en toile qui contenait le précieux trésor. Il avait bien essayé avec des épingles en plastique qui commençaient à supplanter les vieilles épingles en bois mais, outre qu'elles se cassaient beaucoup plus facilement en les démontant pour faire sauter le ressort, on ne pouvait pas les peindre ou leur dessiner des bras et des costumes. Il se rappela soudain toutes les histoires qu'il avait imaginé enfant, les mises en scène et scénarios qu'il écrivait. Combien de voyages avait-il fait en se plaquant au ras du sol ? Son œil se déplaçait entre les arbres miniatures et toutes sortes de paysages apparaissaient : tantôt des savanes peuplées d'animaux sauvages, tantôt la forêt de Sherwood et ses archers. Il avait bien essayé de faire pousser dans sa chambre la plante magique. Il avait prétexté auprès de sa mère la nécessité de pratiquer in vivo des expériences botaniques qui ne manqueraient pas de le distinguer des autres élèves de l'école. Sa mère s'était étonnée qu'une plante qui lui paraissait aussi banale puisse faire l'objet d'études. Le terrain vague où elle poussait près de la gare de triage lui faisait l'effet d'un endroit lugubre et elle trouvait cette maigre végétation sinistre.
Quoiqu'il en soit la tentative de culture avait échoué, la plante n'aimait que la liberté...
Igor était resté un long moment dans la contemplation de la plante et ses camarades d'internement s'étaient à présent éloignés. Sans réfléchir, il se plaqua au sol et rapprocha sa tête des fils de la clôture du camp. En se focalisant et en faisant la mise au point de ses yeux sur la plante, la clôture avait disparu. Comme autrefois il repartit en voyage entre les arbres miniatures. Il escalada avec son œil droit un tas de graviers aux rondeurs harmonieuses, le soleil rasant créait des ombres vives contrastant avec la douceur des petits cailloux. Il choisit un « arbre » plus tortueux que les autres pour se reposer comme le font les héros dans les westerns en technicolor des années 60. A la réflexion c'était le moment qu'il préférait dans ces films. Plus que tout il enviait cet instant de la vie du cow-boy où, épuisé par sa chevauchée, il choisit un arbre magnifique dans un ravin sauvage, loin de toute civilisation, pour s'allonger et profiter de l'espace qui l'entoure. Les esprits chagrins pouvaient toujours dire que dans ces endroits désolés le cavalier n’a pas le choix que de s'arrêter sous le premier arbre venu. Pourtant c'était toujours un arbre sublime qui se trouvait là et un ravin aux proportions idéales. Il ne faisait aucun doute dans l'esprit d'Igor que tout cela ne pouvait être le fruit du hasard mais avait été voulu par le metteur en scène qui avait imaginé le décor...
En revenant à la réalité, il se dit que c'était bien le hasard qui avait fait pousser la plante de son enfance près du camp où il était prisonnier. Peut-être qu'après tout sa mère avait raison et que cette plante ne poussait que dans les endroits sinistres...
Tout à coup, il fut violemment soulevé de terre et perdit la dimension horizontale dans laquelle il voyageait pour retrouver la verticalité des barbelés et la réalité du visage furieux d'un garde qui le soupçonna immédiatement de rechercher une faille dans le dispositif d'enfermement. Il fut conduit manu militari chez le commandant du camp.
Ce dernier opta immédiatement pour l'analyse faite par la sentinelle et lui demanda d'avouer ce qu'il cherchait en scrutant aussi attentivement le grillage. Igor se demanda si après tout le mieux n'était pas de lui dire simplement la vérité. Cette brute avait bien eu une enfance et des jeux tout aussi étranges. S'il pouvait donner à son récit une tonalité convaincante, il pourrait peut-être l'amadouer. S'il était pris pour un fou cela justifierait sa présence dans le camp pour déviance psychiatrique. En fin de compte il se ravisa et se dit que le commandant avait déjà arrêté une idée sur son comportement. Il fallait trouver une idée équivalente qui puisse faire vaciller cet ancrage primaire et primitif. Il déclara donc qu'il s'était penché pour essayer d'attraper une plante qu'il pensait connaître pour ses vertus, de nature à guérir la dysenterie qui ravageait régulièrement les intestins des détenus.
Le commandant s'étonna de ce penchant pour la botanique qui était très éloigné du cursus professionnel figurant sur la fiche du prisonnier qui mentionnait un doctorat en psychologie... Igor rétorqua qu'il avait grandi à la campagne avec une grand-mère qui connaissait bien les plantes. Il s'empressa de rajouter qu'il n'avait pas malheureusement hérité de la plénitude des dons de sa grand-mère.
Le commandant parut sceptique mais comme, par ailleurs, l'inspection de la clôture n'avait révélé aucune trace de sabotage ou de défaillance, il s'en tint à l'explication donnée par le détenu.
Toutefois, après qu'Igor eut été renvoyé dans son baraquement il demanda à la sentinelle de vérifier si des plantes sauvages poussaient à l'extérieur de la clôture à proximité de l'endroit où le prisonnier avait été interpellé. Revenu de son expédition, le soldat confirma la présence des plantes, a priori, toutes de la même espèce.
Soucieux de se faire bien voir par son chef, il était sorti en cueillir un spécimen qu'il tendit à l'officier. L’officier l'examina ; il se rappela avoir déjà vu ces plantes, elles poussaient de manière isolée sur les terrains vagues et on pouvait s'amuser à les déquiller avec un bâton tel un golfeur swinguant une balle sur un tee. Pour autant qu'il s'en souvienne, il était très doué à ce jeu-là. Quand la terre était un peu humide après un orage, la plante se détachait d’un coup du sol et pouvait voler très loin. Le commandant songeait avec nostalgie à son enfance, aux jeux et à tous les bons moments. Il se disait que s'il s'était penché un peu plus sur ses cahiers il aurait pu faire des études scientifiques plutôt que s'engager dans l'armée. Les jeux physiques de son enfance et de son adolescence avaient contribué à sculpter son corps et l'avaient conduit à intégrer les troupes de choc, mais maintenant qu'il vieillissait on l'avait reclassé dans les chiens de garde. Pour se consoler, il se disait que le sort réservé aux intellectuels était encore moins enviable puisqu'ils peuplaient son camp.
Par une alchimie égalitaire les plus doués et les moins doués de sa génération avaient fini derrière les mêmes barbelés...
Le commandant examina à nouveau la plante, elle l'intriguait. Le détenu Igor avait dit la vérité sur la présence de la plante. Cela impliquait-il qu'elle ait les vertus qu'il lui prêtait ?
Si le prisonnier avait menti il avait pris un risque considérable. Si la plante était dangereuse et qu'il vienne à l'esprit du commandant de la tester cela aurait des conséquences très lourdes pour lui. Il poursuivit son analyse : Igor aurait pu se contenter de dire qu'il examinait une plante curieuse. En même temps le fait de dire qu'elle avait des vertus médicinales renforçait très fortement la crédibilité de son récit, surtout qu'il avait atténué son affirmation en rajoutant qu'il n'avait pas hérité du don de sa grand-mère. Il se dit que la stratégie d'Igor avait été payante puisqu'il l'avait renvoyé sans le punir. C'était quand même une stratégie à court terme qui méconnaissait la capacité du commandant à douter de tout. Il ne faisait pas ce qu'il aimait en dirigeant ce camp mais il avait appris à le faire bien. Il excellait à détecter le moindre clignement d'œil à contretemps, le plus infime changement de tonalité dans la voix. Il est vrai qu'il n'avait rien capté de tel dans l'attitude du prisonnier. Soit il était sincère soit il mentait très bien. Son intuition lui disait qu'un mensonge ne lui aurait pas échappé ou alors il était englobé au milieu d'une vérité ce qui permettait de faire passer le tout. Un élément de l'équation ne collait pas mais lequel ?
Reste que le prisonnier était peut-être de bonne foi et se trompait sincèrement sur la nature de la plante, n’avait-il pas laissé entrevoir cette éventualité ?
Les idées se bousculaient dans la tête du commandant. Il fallait absolument qu'il solutionne cette affaire.
Muni de la plante il se dirigea vers les cuisines. Il interpella le cuisinier en lui disant qu'il avait cueilli cette herbacée près du camp et qu’elle ressemblait à celle que les femmes de son village ramassaient autrefois pour faire des tisanes contre la dysenterie.
Le cuisinier examina attentivement la plante et déclara :
— Je ne sais pas si cette plante a des vertus médicinales mais je me rappelle que quand j'étais enfant mes sœurs les faisaient sécher d'une telle façon qu'elles arrivaient à en faire des poupées, des trucs de gosses quoi....
Le cuisinier lui conseilla d'en parler au médecin lors de sa visite du jeudi.
Comme tous les jeudis, le médecin passa pour sa tournée des malades. C'était un grand blond dégingandé au visage chevalin et jovial. Il dégageait une sympathie naturelle et sa venue était toujours appréciée de tous car elle atténuait là la morosité des relations au sein du camp.
Le commandant se demandait comment Illich n'avait pas encore fini lui-même dans un camp tant son insolence et son air narquois devaient irriter certains de ses chefs. Il est vrai qu'en contrepartie il représentait pour tout le monde une forme de liberté, un ballon d'oxygène utile à tous. Le commandant sortit la plante d'un tiroir et la présenta au médecin :
— Dis mois, toubib, est-ce que tu connais cette plante ? Il me semble que les vieilles de chez moi en ramassaient pour faire des tisanes contre la dysenterie.
Illich examina la plante :
— Voilà qui me rajeunit de quelques années. On faisait sécher cette plante quand j'étais adolescent et on la fumait mélangée avec du tabac. Je ne sais pas si c'est un médicament contre la dysenterie mais il y a un effet euphorisant qui n'est pas désagréable. Si tu veux organiser une rave party ce sera un peu juste avec une seule plante mais s'il y a un champ à proximité c'est possible. Il faut un sol très particulier pour que cette plante pousse et il n'est pas possible de la cultiver.
— Est ce que la plante est mortelle ?
— Il faudrait vraiment en concentrer des quantités importantes. Si tu veux en faire des tisanes contre la dysenterie on peut toujours tenter le coup. Si cela ne marche pas comme principe actif cela peut fonctionner comme placebo. De toute façon l'administration ne me fournit aucun médicament contre la dysenterie. Si ta potion a de l'effet cela nous vaudra peut-être de la promotion à tous les deux.
Le commandant était un peu inquiet.
— La tisane aura-t-elle un effet euphorisant ?
— L'effet sera très atténué par rapport au séchage et au mélange avec du tabac. On gardera la préparation avec le tabac pour nous.
Le commandant faillit s'étouffer.
— Je me demande si j'ai bien fait de te parler de tout cela.
— Je plaisantais, bien sûr, j'ai des trucs plus efficaces que cette plante pour me faire voyager au-delà de ces barbelés.
— Fais attention de ne pas y rester un jour accroché... N'oublie pas que tu as la chance de pouvoir sortir et de courtiser les belles infirmières. Moi je suis toujours enfermé dans le camp.
— Tu oublies que tu es le chef de ce camp et que tu as tous les pouvoirs. Tu es investi d'une grande mission. Tu préserves notre merveilleux pays des parasites qui le dévorent. Le problème c'est que tu gères si bien le camp qu'on n’envisage pas de te muter. Par ailleurs si maintenant tu deviens moins performant, tu risques de faire partie des pensionnaires.
— Cesse ton ironie Illich ou je te fais enfermer.
— J'ai des appuis. Je soigne toute une cohorte de généraux. Contrairement à toi j'ai choisi la profession où on a le plus de pouvoirs et de liberté. Même le plus haut gradé a la trouille de mourir, sa vie est entre mes mains.
— Si j'avais eu les moyens intellectuels de faire des études je l'aurais fait. Tu n’as aucun mérite à faire le malin parce que tu es né avec quelques capacités de plus que la moyenne pour avaler des bouquins. En plus tu as eu la chance d'assimiler les bons livres car ceux qui n'ont pas ingurgité les bons ils remplissent mon camp. En attendant que fait-on pour la tisane ? Est ce qu'on tente le coup ?... Je me méfie quand même de toi. Est-ce que tu m'as tout dit sur cette plante ? J'ai pour mission de surveiller les prisonniers mais je n'ai pas le droit de disposer de leur vie comme je l'entends. Si l'un d'entre eux meurt parce que tu t'es trompé sur la nature de la plante, je vais avoir des ennuis.
— Je suis ravi d'apprendre que nous vivons sans un état de droit... C'est à toi de voir si tu veux prendre le risque de me faire confiance. Trois options se présentent. Soit je me suis trompé et tu auras effectivement des ennuis, sachant bien entendu que je nierai formellement t'avoir renseigné ; soit j'ai raison sur l'effet légèrement euphorisant de la plante et il ne se passera rien, status quo ; soit en plus de l'effet euphorisant elle agit sur la dysenterie et tu pourras quitter ce camp avec une promotion. Il est évident que dans cette hypothèse j'aurais retrouvé la mémoire... Ce qui me vaudra à moi aussi de l'avancement.
— Si je comprends bien, Illich, l'équation est simple : tu ne prends aucun risque... Mais tu oublies que j'ai dit au cuisinier que je te parlerai de cette plante. Je pourrais même lui demander de préparer la tisane, en suivant tes recommandations, ce qui t'obligerai à te découvrir...
— Si j’étais toi je ne le ferai pas. Pour ma part je peux m'accommoder très bien du système pour lequel je travaille ; par contre toi tu es usé. Il y a ne serait-ce que deux ans, tu ne te serais jamais embarqué dans cette histoire de plante complètement absurde.
— Es-tu sûr de ton côté de m'avoir tout dit ? N’as-tu pas été manipulé par quelqu'un ? Quoiqu'il en soit tu as plus à gagner que moi dans cette affaire et tu prendras le risque.
Quand le médecin fut parti le Commandant resta pensif. Il regarda par la fenêtre le brouillard qui tombait sur le camp. Les barbelés se détachaient comme des pointillés sur une page blanche et le halo du projecteur du mirador ressemblait à un soleil couchant.
Le toubib avait raison, une grande fatigue tombait sur ses épaules. Il fallait qu'il se ressaisisse. Il se décida à convoquer Igor. Contrairement à ce qu'avait dit Illich, il n'était pas fou avec cette plante. Il savait maintenant pourquoi Igor avait cherché à la cueillir : c'est parce qu'il connaissait très bien l'effet euphorisant décrit par Illich.
Igor avait inventé, au pied levé, les vertus médicinales parce qu'il ne pouvait pas avouer le véritable motif d'intérêt qui l'avait attiré vers cette plante. Il était rassuré et content d'avoir élucidé le mystère.
Igor lui fut amené. Après l'intermède décontracté avec Illich et son instant de vague à l'âme, il avait réintégré son statut et son rôle de Commandant de camp. Il garda le dos tourné à la porte le temps qu'Igor atteigne le milieu de la pièce. Il se retourna d'un coup et le fixa intensément.
— Igor il est possible que vous ayez menti et que vous méritiez une sanction. Toutefois j'ai envie de vous croire et nous allons tester sur vos camarades atteints de dysenterie les vertus de la plante que vous avez découverte.
— Le toubib vous a confirmé mon avis ?
— Qu'est-ce qui vous fait croire que j'en ai parlé avec le médecin ?
— Cela me parait logique que vous ayez cherché à avoir la vérification d'un savant.
Le commandant réfléchissait. Effectivement la question était logique mais elle était surprenante aussi. Si Igor connaissait les vertus euphorisantes de la plante, il prenait un risque en suggérant de consulter le médecin. Il se dit que cela ne faisait que confirmer qu'Igor avait inventé l'efficacité de la plante contre la dysenterie. A présent il devait craindre que le commandant se lance dans une expérience in vivo. Igor avait voulu le duper, il allait le faire un peu mariner.
— Non il ne m’est pas paru nécessaire de déranger le toubib avec une histoire de tisane des familles.
Igor ne répondit pas mais ses mains trahissaient une certaine anxiété même si ses yeux ne manifestaient rien.
— Je vais envoyer un groupe de soldats ramasser les plantes. Nous les ferons sécher et il ne restera plus qu'à faire profiter vos malheureux camarades aux intestins fragiles de ce fabuleux breuvage. Si le résultat espéré est obtenu je pense que les autorités en tiendront compte et vous aurez une remise de peine.
— J'en serai bien sûr ravi...
Igor retourna à son baraquement avec l'estomac noué. Il avait hésité à dire la vérité au commandant mais il ne l'aurait jamais cru... Il ne restait plus qu'à souhaiter que la plante ne soit pas dangereuse. Il n'avait pas envie d'être responsable de la mort d'un malheureux camarade. Il ne savait plus comment sortir de cette impasse. Quand il s'était baissé pour regarder la plante, il n'aurait jamais imaginé que ses souvenirs d'enfance l'amèneraient à se trouver dans cette situation. Après avoir passé une nuit sans sommeil, il considéra que la meilleure solution était de simuler des désordres intestinaux et de se porter volontaire pour essayer le breuvage. En fin de compte, quelle que soit l'issue, cette plante sauvage et libre le libèrerait d'une manière ou d'une autre...
De son côté, le commandant réfléchissait aussi. Même s'il était persuadé à présent que le seul effet certain de la plante était le caractère euphorisant, il décida d'envoyer un groupe ramasser les plantes. Il verrait bien ce qu'il en ferait.
Il convoqua le sergent et ses hommes et leur montra le spécimen de plante en sa possession.
— Demain matin, au lever du jour, avant le rassemblement des hommes, vous irez ramasser toutes les plantes de cette espèce que vous trouverez.
Le sergent examina la plante et s'écria :
— Tiens, c'est la même plante que ma tante utilisait pour soigner les pattes des animaux quand ils s'étaient blessés sur des cailloux tranchants. Mon commandant vous voulez soigner les chiens ?
— Ne vous préoccupez pas de ce que je veux faire avec cette plante. Allez cueillir tout ce que vous pouvez trouver.
Le lendemain le groupe de soldats était au rapport. Le sergent avait l'air penaud.
— Mon Commandant je suis désolé mais quand nous sommes arrivés toutes les plantes avaient déjà été ramassées. Je pense que les villageois ont dû venir les cueillir pour en faire Dieu sait quoi. Que fait-on ? Souhaitez-vous que nous fassions une descente au village pour récupérer leur cueillette ?
— Non laissez tomber, on surveillera la prochaine poussée...

PRIX

Image de Hiver 2015
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