10
min

Bonne nuit, mamie

Image de Gil Braltard

Gil Braltard

583 lectures

75

FINALISTE
Sélection Jury

Il était plus de deux heures quand Frank m’a contacté sur le réseau de la milice. L’avantage d’être pourvu d’un implant de communication – obligatoire chez tous les membres des forces de l’ordre et les auxiliaires de sécurité – c’est qu’on peut être réveillé à toute heure de la nuit sans réveiller l’autre.
— Sors de tes rêves, ma biche, m’a dit Frank dans ma tête, de la pensée la plus calme qu’il soit capable de transmettre.
Il sait qu’il faut prendre des gants avec moi. La poussée d’adrénaline provoquée par un réveil sans délicatesse, surtout dans la phase de sommeil paradoxal, peut me mettre dans un tel état d’excitation que je deviens incapable de conduire ou même de tenir une arme. Un peu comme si j’avais avalé cul sec un litre de café bien noir. Mais Frank sait y faire, il y a rarement des problèmes avec lui.
Je suis sorti du lit sans bruit. Alice dormait profondément, le souffle aussi léger que celui d’une enfant. Je suis passé dans la cuisine, j’ai bu un verre d’eau et j’ai transmis :
— Ouais, Frank.
Frank respecte toujours ce rituel. Il attend invariablement que j’accuse réception avant de rentrer dans le vif du sujet.
— Deux reclus, un couple.
— Tu es où ?
— Sur la Victoire, 1102, direction nord.
— Ok, j’arrive.


Frank et moi on s’est engagé dans le corps des auxiliaires de sécurité un matin, après une nuit passée à refaire le monde en descendant bière sur bière. À l’aube, on est arrivé à la conclusion qu’il fallait faire quelque chose. L’inactivité, ça va bien un temps, mais ça finit par lasser. C’est Frank qui a suggéré de s’engager, il avait entendu dire qu’on manquait d’auxiliaires dans la milice. Il est vrai que les gens qui acceptent de servir leur pays pour un salaire de misère se font rares de nos jours. Autant toucher les allocs. Mais bon, pour être honnête, c’est plus le goût de l’aventure qu’une soudaine bouffée de civisme qui nous a motivés. Alice n’était pas d’accord, elle m’a fait la gueule plusieurs jours durant. C’est lié à son histoire. Avant l’interdiction des partis politiques, ses parents militaient dans une formation d’extrême-gauche et les flics représentaient à leurs yeux le bras armé du pouvoir oppressif. « C’est fini tout ça, ai-je tenté de lui faire admettre. Tes parents sont morts depuis longtemps, aujourd’hui les policiers servent le peuple et non une oligarchie. » Mais elle est restée sur ses positions. Elle a même plissé ses lèvres de mépris quand j’ai ajouté que nous, les forces de l’ordre, étions le dernier rempart contre la barbarie.
On a eu droit à un mois de formation puis on nous a lâchés dans la nature après nous avoir au préalable greffé la puce dans le cerveau. On travaille en binômes librement constitués. Moi bien sûr je fais toujours équipe avec Frank, c’est mon pote depuis la maternelle, je me vois mal faire ça avec un autre. Les horaires sont souples mais on a une obligation de résultats. Un auxiliaire qui n’atteint pas ses quotas ne portera pas longtemps le bel uniforme noir de la milice. La seule contrainte est de ne pas déborder du district qui nous est affecté lors du planning du lundi matin. Il change chaque semaine, nos chefs ne veulent pas qu’on prenne nos petites habitudes.
Frank et moi on a mis au point une organisation efficace pour ne pas trop se crever quand on patrouille de nuit, deux fois par semaine. Pendant que l’un dort, l’autre parcourt le district en solitaire. Dès qu’il voit quelque chose d’intéressant, il réveille l’autre qui rapplique dare-dare. Ainsi, en alternant les rôles, on peut grappiller quelques heures de sommeil supplémentaires. Quelques heures mais pas une nuit complète, il se passe toujours des choses intéressantes dans notre belle cité après le couvre-feu. Entre les clandos qui veulent rentrer et les reclus qui veulent sortir, on ne chôme pas.
Mon casque à visière infrarouge sur la tête, je file sur mon scooter électrique, tous feux éteints. Les rues sont désertes. Pour des raisons de sécurité mais aussi d’économie d’énergie, la municipalité a décrété le couvre-feu tous les soirs à partir de vingt-trois heures. Cette mesure a rendu le sourire aux nombreux astronomes amateurs qui se plaignaient de la pollution lumineuse. Quant à nous, ça ne nous pose aucun problème, bien au contraire. Avec nos véhicules noirs et ultra-silencieux, nous sommes quasiment invisibles – excepté les nuits de pleine lune. Ce soir, tout est pour le mieux, le temps est couvert, il fait sombre comme dans la gueule d’un loup. En fondant sur nos proies, nous pourrons jouer de l’effet de surprise.
Je débouche sur l’interminable avenue de la Victoire dix minutes après avoir quitté mon domicile. Je ne tarde pas à apercevoir le pick-up de Frank. Il roule au pas, à la vitesse d’un marcheur pressé.
— Je suis derrière toi, Frankie.
Frank arrête son véhicule. Il descend sans bruit et m’aide à déposer le scooter à l’arrière du pick-up.
— Ils sont sur le trottoir, me murmure-t-il. Ils vont sûrement au port.
Quand nous sommes à portée de voix, nous répugnons à utiliser nos implants. Nous ne le faisons qu’en cas d’absolue nécessité. Les yeux dans les yeux, la communication devient trop intime.
Nous roulons à quelques mètres derrière les reclus. Leur démarche est précipitée et chaotique. Ils ne sont pas comme nous munis de dispositifs de vision nocturne. Ils se tiennent par la main, solidaires, trébuchant souvent et se rattrapant l’un l’autre.
— On attend qu’ils s’engagent dans les petites rues et on y va, dit Frank d’un ton où perce l’excitation du chasseur.
Nous sommes tenus à la discrétion. Officiellement, nous n’avons jamais affaire à des reclus ou des clandos. Seuls les délits de droit commun et les troubles à l’ordre public font l’objet d’un enregistrement. Ce soir, il ne se sera rien passé. Les brèves d’informations ne relateront aucun incident dans le district. La comptabilité de nos prises n’apparaîtra dans aucun fichier des ordinateurs de la milice. Dormez en paix braves gens.
L’homme et la femme sont parvenus au croisement de l’avenue de la Victoire et du boulevard de la Nation. De l’autre côté commence la Vieille Ville. Pressant le pas, il traversent l’artère et s’enfoncent dans une rue tortueuse.
— Maintenant, lâche Frank.
Il accélère et monte sur le trottoir, barrant la voie aux fugitifs. Entraînés par leur marche rapide, ils manquent se cogner au véhicule. La frayeur qui les tétanise nous permet de descendre tranquillement et de les appréhender. S’ils s’étaient enfuis, ils ne seraient de toute façon pas allés bien loin. On ne court pas très vite à leur âge. Ils doivent avoir aux alentours de quatre-vingts ans. Ils transpirent la peur la plus pure. Leurs yeux affolés tentent de percer l’obscurité, ils ne voient de nous que des ombres menaçantes.
— Alors, on se balade ? leur demande Frank, goguenard.
Ils ne répondent rien. Qu’auraient-ils pu prétexter pour justifier leur présence hors de Sérénité ? Leurs rides, leur dos voûté, leurs cheveux blancs sont autant de signes de leur culpabilité. Nul n’a le droit de sortir de Sérénité, du moins vivant.
À l’aide de son scanner de poignet, Frank balaie leur avant-bras droit. La puce insérée sous leur peau ne tarde pas à révéler leur identité.
— Marjorie et Clément Julien, lit-il sur l’écran du scanner, quatre-vingt-un et quatre-vingt-deux ans, mariés.
Nous leur enlevons leurs sacs à dos que nous fouillons méthodiquement. Des vêtements soigneusement pliés, des fruits secs, une bouteille d’eau et, dans le sac de l’homme, enroulés dans un bout d’étoffe, des bijoux : colliers, bagues, gourmettes, pendants d’oreilles, or ou argent.
— Tiens tiens, dit Frank, on n’a pas tout déclaré en entrant à Sérénité. On avait un bas de laine.
J’empoche les bijoux que me tend mon collègue. Le produit de leur vente sera réparti entre les auxiliaires de sécurité. Puis nous bâillonnons les vieux avec du gros scotch et les menottons dans le dos. Nous n’avons plus ensuite qu’à les hisser sur une épaule pour les déposer sur la plate-forme du pick-up. Ils ne sont pas bien lourds.
À allure réduite, nous sortons de l’enceinte fortifiée de la cité et prenons la route des falaises de marbre, aux vertigineux à-pics. Nous restons silencieux. Frank tire sur sa cigarette électronique, je mâche une gomme à la menthe.
Il ne nous faut qu’une vingtaine de minutes pour atteindre les falaises. Frank immobilise le pick-up à une centaines de mètres du précipice, enlève son casque de vision nocturne et, après avoir attendu que j’en ai fait autant, allume les phares. Dans la lumière des projecteurs, nous traînons nos prisonniers jusqu’au bord du précipice et reculons de quelques mètres. Aveuglés, les deux vieux ferment les yeux. C’est en les rouvrant, la tête tournée par réflexe sur le côté, qu’ils prennent conscience de l’endroit où ils se trouvent. Leurs gémissements nous parviennent, assourdis par les baillons de scotch. Nous ne leur avons pas enlevé les menottes, elles sont en plastique biodégradable, jetables, comme les corps.
Frank se met à déclamer la sentence. C’est le moment que j’aime le moins dans nos parties de chasse.
— Marjorie et Clément Julien, par votre comportement incivique et égoïste vous avez gravement porté atteinte au intérêts de la communauté et traité par le mépris les aspirations légitimes des jeunes générations à vivre dans le confort et la prospérité.
Quelle solennité. Il se prend au jeu, ce con. Pourquoi faire durer leur calvaire ? D’accord, c’est le règlement, mais personne n’ira vérifier que tout a été fait dans les formes. Tout ça pour donner un semblant de légitimité à l’affaire.
— En conséquence de quoi nous vous condamnons à la peine capitale. La sentence est immédiatement exécutable.
Nous dégainons notre Magnum. Une brise printanière nous caresse le visage. Les deux vieux se sont résignés, ils ont dépassé leur peur. Ils nous font face courageusement, la tête haute et le regard fier. Je ne peux pas m’empêcher de fixer la vieille dans les yeux, je ne devrais pas. Je revois soudain ma grand-mère. Elle doit avoir le même âge qu’elle aujourd’hui, ça fait dix ans qu’elle est entrée à Sérénité. Elle lui ressemble, surtout les yeux. Je me dis que la vieille femme digne qui est là, à ma merci, ce pourrait être elle et ça me remue. Frank lève son arme et vise le vieux. Je fais la même chose avec mamie. Ma main tremble. Frank tire. La force de l’impact projette le vieux dans le vide. Mon coup passe largement au dessus de mamie. Elle tombe à genoux. Frank me regarde, interloqué. Je ne relève pas mon arme. Il secoue la tête et vise celle de la vieille, ouvrant sur son front un troisième œil. Elle s’écroule en chien de fusil. Il se rapproche et d’une poussée du pied la fait glisser dans l’abîme.

Sur le chemin du retour, Frank me demande :
— Qu’est-ce qui t’a pris tout à l’heure ?
Je mets un certain temps avant de répondre :
— Elle m’a fait penser à ma grand-mère.
— Et alors ?
Je reste silencieux. Que pourrais-je ajouter ? Nous finissons la patrouille à deux. R.A.S. La nuit a été calme. En me déposant à l’aube à mon domicile, Frank me lance un regard étrange.
— Fais gaffe Nico.
— À quoi ?
— T’es trop sensible.
Je ne réplique rien. Il a sans doute raison. Je récupère mon scooter et je rentre chez moi sans une signe pour mon collègue. Alice est réveillée. Assise dans la cuisine devant une tasse de café, elle m’adresse un sourire triste. Je file sans un mot vers le frigo et en retire une bouteille d’un litre de bière que je commence à boire aussitôt, au goulot.
— Il faut qu’on parle Nicolas.
— De quoi ? dis-je sans me retourner.
— De toi, de nous.
Je m’assoie en face d’elle, ma bouteille à la main. Ça devait arriver. J’attends qu’elle ouvre le bal.
— Depuis que tu fais ce travail, tu n’es plus le même.
Je bois une gorgée avant de dire :
— Je ne supportais plus d’être un assisté, tu le sais bien. Maintenant, j’ai un salaire. Pas beaucoup plus élevé que les allocs mais au moins je le mérite. Je suis utile.
— Utile à quoi ?
— Je contribue au maintien de l’ordre dans la cité, tu le sais très bien.
— En assassinant des clandestins et des reclus, c’est ça ?!
Elle n’a pu s’empêcher de crier. Ça doit faire des mois qu’elle se retient. Je la regarde avec des yeux ronds.
— Qui... qui t’a dit... ?
— Tout le monde sait que la milice fait ça !
Je pose ma bouteille et la dévisage longuement.
— Les clandos violent nos frontières et menacent l’équilibre démographique et social de la cité. Quant aux vieux... Toute personne âgée de soixante-dix ans et plus doit céder ses biens à la communauté et demeurer dans Sérénité jusqu’à sa mort sans jamais en sortir. C’est la loi. Elle est la même pour tous.
— Quel mal y a-t-il à ce qu’ils s’en aillent ?
— Ne fais pas l’innocente. La plupart d’entre eux vont aux Bahamas se faire régénérer les cellules. Et ils reviennent dans la fédération, avec un passeport en bonne et due forme, sous l’identité d’une jeune personne dont le décès n’a pas été déclaré. Il y a toute une organisation criminelle derrière ça.
— Et l’idée ne t’était jamais venue qu’ils avaient juste envie de sortir de leur prison, de finir leur vie à l’air libre ?
— Je te dis que la plupart reviennent. Le ministère de la Sécurité dispose d’informations fiables.
Elle hoche la tête, perdue dans d’impénétrables pensées.
— Peut-être ont-ils le mal du pays, murmure-t-elle.
Je la fixe en silence. Je ne la comprends plus depuis quelques temps. Ce qui tend à prouver qu’elle a raison : j’ai changé. Quand j’étais assembleur chez Niso Electronics, j’entrevoyais un avenir pour nous deux. Un avenir avec un enfant, le seul auquel on avait droit. Depuis que j’ai perdu mon boulot, je suis devenu nihiliste. No future. La faute aux machines. Une seule de ces saloperies fait le boulot de dix hommes. Comment lutter ?
— Putain de robots, dis-je en secouant la tête, putains de robots.
Je porte convulsivement la bouteille à ma bouche. En reposant mes yeux sur elle, je ne lis pas l’habituelle désapprobation dans son regard, plutôt une hésitation inquiète.
— Il faut que je te parle Nicolas. Je... je n’en peux plus. Le mensonge... la dissimulation, c’est trop lourd...
Elle semble tellement lasse. J’attends la suite. Elle veut en finir, c’est sûr. Et elle ne sait pas comment me l’annoncer. Classique.
— Voilà, dit-elle, quand nous nous sommes rencontrés...
La sonnerie de la porte d’entrée l’interrompt. Je vais ouvrir. C’est Frank.
— Tu as oublié ton casque, me lance-t-il avec un sourire jovial.
Sans attendre que je l’y invite, il pénètre dans la pièce.
— Jour Alice, dit-il en embrassant ma femme sur les joues.
Elle se laisse faire, passive, marmonne un « bonjour » atone. En posant mon casque sur la table, il trébuche – il a dû se descendre deux ou trois canettes dans son pick-up – et son poignet cogne le bois ce qui a pour conséquence de déclencher son scanner.
— Zut, dit-il en se redressant.
Il va pour l’éteindre quand l’appareil émet une note grave. Le signal caractéristique d’une erreur de lecture. Le faisceau a balayé l’avant-bras droit d’Alice et n’a pu accéder aux données de sa puce.
— Pas possible ?! Il y a un problème avec ton implant Alice !
Le visage de ma femme prend la couleur d’un linceul.
— J’irai le faire vérifier ce matin, dit-elle précipitamment.
— Ouais, dit-il, tu ferais mieux.
Un silence de mort s’installe dans la cuisine. Sentant que quelque chose cloche, j’essaie de détendre l’atmosphère.
— Tu prends une mousse Frank ?
— Non, je dois rentrer, dit-il sans perdre Alice du regard.
Elle baisse la tête. J’ai peur de comprendre. Après tout, je ne sais rien de la vie d’Alice avant notre rencontre. Juste ce qu’elle a bien voulu me raconter. Frank s’en va sans dire au revoir.

Ce sont deux officiers de la milice qui sont venus peu après chercher Alice. L’affaire était d’importance : la femme d’un auxiliaire ! Entre le départ de Frank et leur arrivée Alice m’a juste dit : « Je me sens mieux » et elle est restée sagement assise. Les officiers m’ont retiré mon arme et mon insigne. Il allait de soi que je n’avais plus rien à faire dans le corps des auxiliaires de sécurité. Je devais rester à leur disposition. Une enquête serait diligentée pour déterminer mon éventuelle complicité.

Au crépuscule, je me suis rendu sur les falaises de marbre. Les premières étoiles apparaissaient dans un ciel affreusement vide. Je me suis agenouillé et penché au-dessus du précipice. Je ne voyais rien, bien sûr, mais j’ai clairement entendu le ressac. En bas, dans tous leurs états, les corps devaient danser la sarabande. Je me suis redressé et, le dos à l’à-pic, j’ai tiré de mon holster mon Browning Hi-Power de collection. J’avais passé l’après-midi à le nettoyer pour être sûr qu’il ne s’enrayerait pas le moment venu. J’ai posé le canon sur ma tempe et juste avant d’appuyer sur la détente, j’ai eu une pensée pour ma grand-mère qui devait déjà être au lit dans sa cellule du centre Sérénité. Bonne nuit mamie.

PRIX

Image de Eté 2016
75

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Aurélien Azam
Aurélien Azam · il y a
Terrible cette nouvelle, et écrite avec une précision chirurgicale. Un univers dystopique crédible, qui plus est.
Merci pour ce texte, Gil Braltard !
Egalement, mon très très court "Gu'Air de Sang" est en finale du Prix Court et Noir !
Si tu le souhaites, n'hésite pas à renouveler ton soutien pour mon texte : j'en serai ravi :)
https://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/gu-air-de-sang

·
Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Une terrible anticipation qui fait frémir. Mon vote !
·
Image de Gil Braltard
Image de Sylvain Le Loarer
Sylvain Le Loarer · il y a
terrifiant et diaboliquement bien écrit, bravo !
·
Image de Gil Braltard
Image de Charles.B
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
Merci Charles.
·
Image de Virgo34
Virgo34 · il y a
Bonne chance !
·
Image de Gil Braltard
Image de Jean Calbrix
Jean Calbrix · il y a
Une anticipation qui fait froid dans le dos avec des remarques fort justes sur les dérives sociétales possibles. La réflexion "Nous sommes le dernier rempart contre la barbarie" ne manque pas de sel ! Bravo, Gil. Vous avez mon vote
·
Image de Gil Braltard
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Nouvelle lecture ce soir en vous souhaitant Bonne Chance pour la finale !
·
Image de Gil Braltard
Image de Lammari Hafida
Lammari Hafida · il y a
Un texte bien fort,bravo! +1 Je vous invite à lire et soutenir mon poème en finale http://short-edition.com/oeuvre/poetik/voyage-24 et merci!
·
Image de Bruno Teyrac
Bruno Teyrac · il y a
Je découvre ce texte. C'est bien écrit et ça donne des frissons, cette dystopie. J'aime beaucoup.
·
Image de Gil Braltard
Image de Chatsometimes
Chatsometimes · il y a
Terrible, évidemment... un bon moment de lecture en tout cas, merci.
·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
You're welcome !
·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
C'est glaçant, surtout quand on imagine que cette histoire pourrait devenir réalité dans ... pas tellement longtemps en vérité ... En tout cas bravo pour ce suspense bien mené. Et c'est fou comme on a le temps de s'attacher aux personnages en si peu de lignes, c'est fort !!
·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
Merci Katy. C'est vrai qu'en écrivant cette histoire, j'ai éprouvé beaucoup d'empathie pour les personnages. Même pour Frank, victime du système, qui lui, malheureusement, n'éprouve plus d'empathie pour ceux que la société a décidé d'exclure.
·
Image de Olivier Vetter
Olivier Vetter · il y a
Une histoire crédible
Qui fait peur
Dans une société qui ressemble à la notre

·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
Oui, j'ai bien peur que l'augmentation de la longévité humaine ne provoque une exclusion très forte des retraités par les actifs, qui ne supporteraient plus de payer pour les " vieux ".
·
Image de Michel Dréan
Michel Dréan · il y a
Une anticipation qui donne froid dans le dos ...
·
Image de Chantal Parduyns
Chantal Parduyns · il y a
Une très belle histoire !
·
Image de David Lhomme
David Lhomme · il y a
Magnifique short dystopie
·
Image de Emma
Emma · il y a
L'idée est bonne, le ton est bien trouvé, l'histoire prend le lecteur... Votre construction me plaît beaucoup. Particulièrement ce retournement. La compagne qui est une une recluse revenue. cela boucle le récit. Implacable. Pas si évident de construire logiquement sans que le lecteur ne s'en aperçoive (avant la fin).
·
Image de James Wouaal
James Wouaal · il y a
C'était l'avant dernier texte qu'il me restait à lire. On pense bien sûr à 1984. Le rythme est parfait, on ne lâche pas l'histoire avant le tout dernier mot. Bravo !
·
Image de Gil Braltard
Image de Chris Artenzik
Image de Nastasia B
Nastasia B · il y a
Une fin qui vous arrache les tripes (et probablement un peu les tempes !).
·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Très bien écrit ! Très prenant du début à la fin. Cela me fait beaucoup penser à Fahrenheit 451 de Bradbury. Mon vote :)
·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
C'est flatteur Shannen, j'adore Bradbury. Merci.
·
Image de Kimos
Kimos · il y a
Génial! Mon vote.
·
Image de Brric
Brric · il y a
Philip K Dick peut dormir tranquille, la relève est assurée. Bravo.
·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
C'est trop gentil.
·
Image de Sobier
Sobier · il y a
J'aurais aimé avoir écrit une pareille histoire. Bravo !
·
Image de Gil Braltard
Image de Moniroje
Moniroje · il y a
Belle leçon sur le bien-pensant qui évolue avec le temps...
·
Image de Gil Braltard
Image de Mary Benoist
Mary Benoist · il y a
J'aime bien votre ton, votre façon de raconter cette histoire. Simple mais efficace.
·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
Merci pour votre commentaire et votre vote.
·
Image de Hamza DIB
Hamza DIB · il y a
Une histoire qui fait peur. Pauvres vieux -
·
Image de Richard
Richard · il y a
mon vote ;-)
·
Image de Gil Braltard
Image de Lagantoise
Lagantoise · il y a
Un texte qui vous glace tout en vous tenant en haleine...J'ai adoré le style baigné de fluidité....Et la finale...terrible..Mon vote++ bonne chance...
Mon poème en lice prix d'Automne..si le cœur vous en dit..bien entendu..
'' Le silence s'endort sous une nuit d'argent''
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/le-silence-s-endort-sous-une-nuit-d-argent

·
Image de Dominique Hilloulin
Dominique Hilloulin · il y a
Brrrr ! mais je vote! Bonne chance pour la finale . Mon poème http://short-edition.com/oeuvre/poetik/la-pomme-au-compotier est également en lice . l'accompagnerez vous dans sa dernière ligne droite ? Merci
·
Image de Christian Pluche
Christian Pluche · il y a
Ah les maisons de retraite se modernisent !
·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Mon vote en vous souhaitant bonne chance !
"le coq et l'oie" est en finale également : le soutiendrez-vous ? Merci !

·
Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Félicitations! Mon vote! Mes deux haïku,
BAL POPULAIRE et ÉTÉ EN FLAMMES,
sont en FINALE pour le Grand Prix Été 2016. Je vous
invite à les lire ou les relire si le cœur vous en dit, merci!
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/bal-populaire
http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ete-en-flammes

·
Image de Patricia Burny-Deleau
Patricia Burny-Deleau · il y a
Vote confirmé. Bonne chance !
·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
Merci, à vous aussi.
·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
A nouveau mon vote!
·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
Un récit que j'aime particulièrement......
·
Image de Philshycat
Image de MissFree
MissFree · il y a
Une place plus que méritée! Mon revote avec plaisir!
·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
Merci MissFree.
·
Image de Guy Bellinger
Guy Bellinger · il y a
Vous êtes décidément un as de la prospective fiction. Cette histoire menée avec art m'a autant plu (et glacé les sangs) qu' "Aphones". Ce "Brave New World", où il convient de ne pas être "trop sensible" ne vaut pas mieux que celui d' "Aphones". Est-ce celui vers lequel nous nous dirigeons ? Si c'est le cas, rembrunissons-nous et mettons dans notre poche notre sensibilité avec un mouchoir dessus. Ou alors ce sera l'a-pic de la falaise...
·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
Si vous ne l'avez pas déjà fait, vous devriez lire Belladona, ça clôt en quelque sorte la trilogie.
·
Image de Guy Bellinger
Guy Bellinger · il y a
Je ne l'ai pas fait, mais cela ne saurait tarder.
·
Image de Nadine Gazonneau
Nadine Gazonneau · il y a
Une histoire à vous faire froid dans le dos , est-elle aussi éloignée qu'on peut le penser de la réalité? Pas toujours ,il me semble que ce soit dans le passé ou dans le présent. Votre chute est toute à l'honneur de votre personnage. Vous avez le vote de Tilee ,auteur de Transparence en catégorie poème.
·
Image de Gil Braltard
Image de Richard
Richard · il y a
en effet.... mon vote GIL
merci

·
Image de Patricia Burny-Deleau
Patricia Burny-Deleau · il y a
Je ne sais pas ce qui est le plus inhumain dans ce texte, l'organisation sociale, les hommes ou le fait que ça pourrait arriver !
·
Image de Br'rn
Br'rn · il y a
Manque plus qu'à installer quelques fauves en bas de la falaise pour se nourrir des corps, et en plus de la science fiction on aura le label écologique...
·
Image de Naliyan
Naliyan · il y a
Un récit bien mené et une bonne idée d'anticipation à faire froid dans le dos.
·
Image de MissFree
MissFree · il y a
je n'en ai pas perdu une miette! Excellent ce texte de d'anticipation! Terriblement pessimiste mais terriblement bien mené! Bravo!
·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
Merci. Il y en aura d'autres mais pas forcément pessimistes.
·
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
GE-NIAL!!!! Tout ce que j'aime, ah oui, ça c'est très fort! J'en suis jaloux car j'aurais voulu écrire ce texte, trop tard! Bravo Gil!
·
Image de Gil Braltard
Gil Braltard · il y a
Merci. J'ai écrit cette nouvelle durant une période noire de ma vie. Je n'ai pas trouvé de porte de sortie. Mais il reste bien des histoire à écrire...
·
Image de Joëlle Brethes
Joëlle Brethes · il y a
Quel terrible récit : une société inhumaine, un "ami" tellement insensible qu'il trahit la compagne de son binôme...
Brrrr !...

·
Image de Keith Simmonds
Keith Simmonds · il y a
Une histoire intéressante, dramtique et bien écrite avec une chute lamentable! Bravo, Gil!
Mon vote! http://short-edition.com/oeuvre/poetik/ete-en-flammes

·