BLANCHE

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Accepter de lire, c'est accepter de vivre. Écrire, c'est ouvrir son âme à des inconnus, mettre à nu son être. Écrire c'est rêver, partager, aimer ou ne pas aimer, j'espère voyager avec  [+]

Blanche

Elle est là, devant moi. Elle ne me parle pas. Rien. Dans l'attente d'un signe, d'un message, mes yeux se ferment. Ma respiration se prolonge, une expiration de dépit. Que faut-il faire pour pouvoir maîtriser cet être si fragile. Il ne tient qu'à moi, vous me direz ! Je dois faire des efforts, me reprendre et abandonner mes idées noires. Faut-il aller voir un spécialiste ? Les monstres de l'abîme de mon âme seraient plus forts. Plus fort que mon désir, de m'ouvrir à elle ?
Non ! Je m'y refuse... Donc je sors, je me promène au gré de mes pas. Une balade dans les bois, me ressourcera-t-elle ? Nenni ma foi. La pluie arrive, caresse mes joues. Lavera-t-elle cette sombre impression ? Cette peur intestinale qui ronge mes entrailles. Je dois l'affronter, je le sais. Suis-je trop lâche pour en parler ? Un orgueil mal placé, me ferai chuter ! Je n'ose demander du secours. Une honte, une timidité ! Un cas trop personnel, n'en doutez pas ! Je ne suis pas le premier, ni le dernier, a rencontrer cette adversité. Ils sont des millions, certainement, à connaître cette angoisse. Je ne sais où elle mènera. Je décide de rentrer et de m'imposer. Je frapperai du poing et lui dicterai ma loi. Elle ne décidera pas de mon sort, vous en êtes certain.
J'ouvre la porte, pose mon manteau. Trempée comme un chien, je me secoue les puces. Allez !
Mes mains sont froides, je dois me réchauffer. J'éternise le duel ! Un café me donnera de l'ardeur. Les secondes s'égrainent sur l'horloge de la cuisine. Musique fracassante de l'aiguille du temps. Le café coule. Le silence décuple son chant glougloutant. Puis, je la regarde du coin de l’œil. Elle n'a pas bougée. A la regarder, j'en ai des insomnies, des cauchemars inavouables. Je lui cours après, elle s'envole. Je l'attrape, elle me rejette. Alors je me réveille en sueur et je me maudis. Absurdité ! Elle est devenue une obsession. Je bois une gorgée de mon café, et m'assois devant elle. Je pose ma tasse. Mes doigts tremblent. Je résiste. Tu ne m'auras pas.
Non ! Page blanche, tu ne m'auras pas.
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