bernard Lavilliers en concert !!!

il y a
3 min
82
lectures
14

Auteur de 5 romans au déroulement surprenant dont 4 publiés aux éditions du Net . Les 3 premiers livres content l’extraordinaire saga d’une jeune femme qui résout d'étranges énigmes. Dans le ... [+]

Hello les amis. Comme je vois que, blasé par le confinement, vous semblez vous ennuyer face à votre écran, je vais vous raconter une petite histoire :

Il y a bien longtemps dans une lointaine galaxie dans laquelle on pouvait sortir de chez soi sans être obligé, sous peine d’amende, de se munir d’une attestation pour acheter son pain quotidien ou se dégourdir les jambes, j’avais décidé d’aller voir un concert de Bernard Lavilliers. Un temps que les moins de deux ans ne peuvent pas connaître puisque nous étions en 2018. Or, le sieur Nanard (surnom qu’il déteste, allez comprendre pourquoi) jouait au Vendéspace situé à Mouilleron le captif en Vendée. Bon, jusque-là aucun suspens.

J’avais donc pris soin d’y aller assez tôt pour ne pas perdre une miette du concert et profiter d’une éventuelle première partie. D’autant plus que, je vous rappelle encore, ô combien était bénin à cette époque bénie la fouille des sacs. On la regretterait presque. Vu le nombre de spectateurs déjà présents, je me suis retrouvé assez distant de la scène. Ce qui m’a d’abord étonné, c’est que les instruments et les amplis n’étaient pas visibles.

Bon, je me suis dit qu’ils étaient en arrière sans doute dissimulés par un rideau. Nous n’avons pas eu trop à attendre alors que la plupart du temps les artistes français ont tendance à faire poireauter le public pendant des plombes (comptez 40mn pour Michel Jonasz, et toc). Voilà mon Bernard qui arrive en costume noir. Étrange, car d’habitude il arbore plutôt un blouson ou une simple chemise. J’ai cru un moment que c’était la première partie, mais vu les sifflets et applaudissements, ça ne pouvait être que la star. Il prend son micro en main et commence par nous parler de la Vendée. Ah le sacré bonhomme. L’ayant déjà vu en concert, je le reconnais bien là. Toujours un petit mot pour la région où il joue et pour ses habitants.

Bon, le v’là qui remonte à quelques siècles et qu’il nous parle des Chouans. Je me suis dit : Nanard, t’es bien gentil, mais la Vendée et son histoire je connais. Si tu nous chantais plutôt ton dernier album. Mais le loulou de Saint Étienne persiste en poursuivant sur le royalisme pour nous amener devinez où, sur le fameux général Charette. Bon ben je ne comprends pas bien le fan de salsa parce que je ne pense pas que les royalistes soient ses copains, mais bon. Suis-je bête, me dis-je soudain. Un aventurier comme Charette de la Contrie, quoi de plus normal pour fasciner le baroudeur d’Amérique Latine ? Marrant, mais j’ai trouvé qu’il avait un peu maigri notre voleur de feu.

Bon, au bout d’un moment je commence à trouver ça lourd et je me demande pourquoi le public ne siffle pas. Les vendéens sont quand même patients. En même temps, très peu de jeunes présents dans la salle, d’où peut-être cette étrange patience. C’est vrai que Bernard Lavilliers n’est pas non plus de la première fraîcheur. Un truc que je n’avais pas remarqué, c’était le goût vestimentaire du public. Très sérieux, limite catho, mais bon. Un moment, je m’énerve et commence à interpeller des spectateurs devant moi en leur braillant :
— Qu’est-ce qu’il fout le Nanard ? Il chante ou quoi ? Un spectateur se retourne et me répond avec un sourire moqueur :
— Il ne s’appelle pas Nanard.
— Je sais, mais c’est juste un surnom gentil. Et là le type me répond :
— Dans ce cas, mieux vaudrait l’appeler Fifi. Je lui retourne sa précédente question :
— Pourquoi Fifi, c’est le neveu de Donald ?
— Non, Parce qu’il s’appelle Philippe.

— Heu, c’est quoi ce délire ? Je le connais bien. C’est Bernard Lavilliers pas Philippe Lavilliers ?
Soudain, ceux qui m’entourent éclatent de rire.
— Ben quoi, qu’est-ce que j’ai dit de drôle ?
— C’est pas un concert ici monsieur, c’est le discours de Philippe Devilliers.

Raah le cauchemar ! N’ayant pas emmené mes lunettes par coquetterie, j’avais confondu Lavilliers et Devilliers sur l’affiche. Vite,, je cherche la porte et je m’enfuis d’ici à toute vitesse. Effectivement, je m’étais trompé de date. J’avais confondu le musculeux voyageur des quartiers louches des Amériques avec le fou du puy, c’est ballot...

Voilà pour la petite histoire. En attendant la prochaine, restez chez vous ou chez les autres selon où vous vous trouviez au moment de la construction du mur.
14

Un petit mot pour l'auteur ? 0 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,

Vous aimerez aussi !