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LAURÉAT
Sélection Jury

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Il les voit d'ici, les titres des journaux : ceux qui donneront dans la fausse retenue, ceux qui feront semblant de ne pas savoir de qui l’on parle, et ceux qui s'acharneront sur son cadavre, comme des chiens de meute autour d’un cerf abattu. La presse de gauche en général, la presse communiste en particulier. Pourtant, ce soir, ce n'est pas ce qui s'écrira dans Les Lettres françaises qui le fait trembler, c'est le froid. Mais peut-être que L'Huma ne mentionnera même pas sa mort en première page ; le coup du mépris, après tout, ce sera peut-être mieux ainsi pour Lucette qui va se retrouver toute seule dans cette baraque.
Il lui a laissé un mot sur sa table : « Je suis descendu chez Mme ***, pour lui refaire ses pansements. De retour vers 20 heures. » Quand il a quitté son cabinet de consultation, qui est aussi son bureau, elle donnait un cours à l'étage ; écho du piano et frappement des pointes sur le parquet.

Les chiens. Les vrais, ceux de la maison du numéro **. Depuis que le propriétaire l'a insulté, traité d'ordure fasciste et menacé de lâcher ses bêtes contre lui, le docteur Destouches évite de gagner le bas de la ville par la route des Gardes ; il sait bien que les molosses de ce presque voisin sont en liberté dans le parc et que la grille est parfois entrebâillée. Un soir, au début de cet automne, il a dû se défendre en frappant les deux bergers allemands avec sa sacoche en cuir. Il a réussi à ne pas se faire mordre, mais sa trousse de médecin en a été toute déchirée.
Ça la fiche déjà mal, un docteur qui vient visiter ses patients à pied, si en plus son stéthoscope tombe sur le tapis par une large déchirure du cuir dès qu'il a besoin de son matériel ! Une voiture, pour un praticien, c'est presque un outil de travail, quelque chose de nécessaire pour pouvoir exercer vraiment ; pas forcément une DS 19 toute neuve, comme le docteur T***, tout en haut de la rue, mais même une 4CV, une 2CV, tout vaudrait mieux que ce médecin piéton, que l'on voit aussi descendre ses poubelles lui-même jusqu'à la rue.
D'ailleurs, même s'il crache toute sa haine de l'automobile dans le livre auquel il travaille, la vérité est qu'il y pense, à une voiture, pas pour s'en acheter une, non, mais parfois, comme ça... Par exemple, lorsque au lieu de prendre la rue dans le sens de la descente, il la remonte au contraire sur quelques mètres pour s'engager dans le chemin aux Bœufs, comment n'y penserait-il pas, alors que s'étend en contrebas l'extrémité du vaisseau illuminé de Renault ?
Le chemin aux Bœufs, c'est ce passage qui permet d'éviter un grand détour : une étroite ruelle dont la pente naturelle très raide a été considérablement atténuée par le moyen de cinq petites marches, tous les cinq mètres. Ce boyau pavé est bordé par deux hauts murs de moellons grossiers. Les soirs où Agar l'accompagne, il a l'impression de l'être moins, lui, hagard, tandis qu'il dévale cette venelle grâce à laquelle on peut rapidement rejoindre Bellevue.
Mais si, dans ce livre qu'il est en train d'écrire, et qui s'intitulera D'un château à l'autre, il veut faire croire que son chien l'accompagne toujours et partout, la vérité est un peu différente, et Agar reste souvent à la maison, on ne sait jamais, pour avertir Lucette d'une intrusion, pour la protéger, au besoin.
Par elle-même, la ruelle aux Bœufs n'est pas vraiment inquiétante, parce que l'on peut voir assez bien, grâce aux murs, et de plutôt loin, si quelqu'un guette. Non, ce qui lui provoque toujours une certaine appréhension, c'est la passerelle : dès que l'on a parcouru quelques mètres, à partir de la route des Gardes, on débouche soudain, et sans y être préparé, sur une mince passerelle qui enjambe, dans un vide impressionnant, une tranchée d'une bonne vingtaine de mètres de haut ; et en bas, c'est le ballast du chemin de fer.
Il se dit que si deux hommes décidés se postaient là, rencognés à l'entrée de la passerelle, et se saisissaient de lui par surprise, ils n'auraient aucune peine à le faire basculer par-dessus le parapet. Même un seul homme décidé, peut-être, y parviendrait ; et le crime perpétré sans arme, sans témoin, à la faveur de la nuit, serait très vite, compte tenu de l'identité de la victime, une affaire classée. Souvent, il se dit que c'est inévitable, que c'est comme ça que ça va finir, peut-être ce soir, ou demain.
S'il ne meurt pas fracassé sur la voie ferrée, avant peut-être que son corps maigre, habillé presque comme un clochard, ne soit haché par un train et que l'on ne parvienne même plus à identifier son cadavre avant des jours, il aura soixante-trois ans en mai de l'année prochaine, et il voudrait bien vivre assez pour publier encore ce livre sur les mois passés à Sigmaringen. Mais Brottin ne croit plus en lui, il lui dit que sa littérature de vaincus n'intéresse personne, ou qu'il aurait fallu changer son fusil d'épaule...
Brottin ! Son vrai génie d'éditeur, sous l'occupation, est-ce que ce n'est pas d'avoir su publier des gens de tous les bords ? Et Camus et « Tartre » ont permis qu'il ne lui arrive rien, en 44 ; pas comme l'ami Denoël, liquidé, Denoël ! Et Céline, pareil, question de temps, rien de plus. Il se les représente comme s'il les avait déjà vus, les deux types qui l'attendent, ou qui l'attendront, à l'entrée de la passerelle, et qui le balanceront dans le vide. Des gars pas compliqués, pas du tout des tueurs, peut-être des manœuvres de la Régie, en bas, à qui l’on aura demandé de régler une bonne fois son compte à une vieille crapule, des gars qui font ça, qui feront ça, pour rendre service, comme ils iraient pousser une bagnole tombée en panne.
À ces braves bougres, il n'en veut même pas. Ils n'en savent rien, mais, même avec leur troisième semaine de congés payés et leur salaire à cent soixante-dix-sept francs de l'heure, ce sont aussi des vaincus, dans leur genre. Leur patron, c'est l'État. Mais est-ce que l'État se préoccupe de leur niveau de vie, simplement de leur vie ? On leur dit que oui, mais avec leurs même pas trente mille francs, est-ce qu'ils ne sont pas obligés de manger souvent des pâtes, eux aussi, parce que c'est moins cher et que ça ne sent pas fort comme la friture ? C'était déjà comme ça, passage Choiseul, et sûrement également à Courbevoie, à la fin de l'autre siècle.
Ici aussi, le chemin de fer marque un arc de cercle, alors, tout en descendant, dans le froid de décembre, il fait ce rapprochement incongru en imaginant son épitaphe : « Louis-Ferdinand Destouches, né à Courbevoie, mort à Meudon, dans la courbe d'une voie... »
C'est le sort de Lucette, qui lui fait souci, quand il ne sera plus là. Mais de mourir, à l'improviste, balancé d'un pont par des gars de la Régie, des gars « de Dreyfus », comme il le marmonne souvent – pas le Dreyfus de l'affaire, non, celui des bagnoles – au fond ça ne lui fait pas si peur, précisément parce qu'il a apprivoisé cette mort probable.

D'un château à l'autre : ça fait pas mal de temps qu'il a trouvé ce titre, il lui plaît bien, il va le garder. Bien sûr c'est « l'autre » qui contient toute l'ironie du titre, parce que, enfin, cette maison de la route des Gardes, c'est bien tout le contraire d'un château ! Si, il doit y avoir un point commun avec les vieux châteaux, c'est qu'il y fait froid… Comme il y fait froid ! On ne chauffe que l'atelier de Lucette : on ne peut tout de même pas faire danser des gamines de onze ans avec six degrés dans la pièce. Mais le reste de la baraque n'est pas chauffé.
Pour les quelques patients qu'il reçoit encore, le froid qui les saisit dans son cabinet est terrible, surtout quand les pauvres bougres qu'il soigne doivent retirer leur tricot de peau pour l'auscultation. Ça lui fait de la peine, un peu honte aussi, ces hommes usés, négligés, soudain gagnés par la chair de poule chez le docteur. Ceux qui sont crasseux, sous leurs épaisseurs de vêtements douteux, c'est presque tant mieux, ils ressentent moins le froid, celui du cabinet comme celui, métallique, du stéthoscope.
Tard le soir, quand il pose les énormes liasses de pages de son manuscrit sur la même table dont il se sert pour rédiger ses ordonnances, il sent flotter encore au-dessus du dossier de la chaise sur laquelle ils ont déposé leurs frusques, cette sale odeur de suint qui lui rappelle toutes ces périodes de précarité, à Berlin, dans les trous à rats, sous les bombardements, à Sigmaringen, au Danemark...
Mais le froid, à lui, ça ne lui fait plus mal. Le confort, c'était dans la maison de Montmartre, celle qu'il a fallu fuir, en toute hâte, en abandonnant tout, en 44, et qui a ensuite été dévalisée, par les ennemis et aussi par les « amis ». Une autre vie. Là, oui, il a été bien, avec Lucette, mais depuis, il a l'impression qu'il n'y a plus rien eu d'autre dans leur existence que la précarité, les privations, le froid, et puis le qui-vive, toujours cette sensation d'une menace diffuse, mais sans cesse présente, comme là, pendant qu'il descend vers le Bas-Meudon par le chemin aux Bœufs.
La patiente à qui il va changer ses pansements, il sait bien qu'elle n'en a plus pour longtemps, elle non plus. D'ailleurs, à l'hôpital de Versailles on s'est débarrassé d'elle et on l'a renvoyée à son domicile. Il pense quand même qu'elle verra l'année nouvelle, mais elle n'ira sans doute guère au-delà. « Au-delà », ça l'amuse, ce mot, parce que lui sait résolument que cette vie, si misérable soit-elle, n'est l'antichambre d'aucune autre vie meilleure. Quand les types l'auront jeté de la passerelle, et que sa tête se sera fracassée sur les rails, tout sera aussitôt fini, sa vie, son œuvre, la littérature, tout. Mais peut-être aussi qu'on lui laissera encore un peu de temps pour finir son Château.

Voilà, la passerelle a été traversée et les deux costauds de Renault n'y étaient pas, ou alors ils seront là quand il remontera de sa visite chez la vieille dame. La tranchée du chemin de fer est aussi un chenal pour le froid, à cause d'une lame de vent qui s'y engouffre en permanence, pas vraiment de vent, d'ailleurs, plutôt un courant d'air plus froid, très perceptible même si l’on ne sent pas de véritables rafales. En tout cas, il a l'impression, là plus qu'ailleurs, que son souffle, à lui, se traduit davantage par une expiration chaude devant son visage.
D'un château à l'autre, oui, il y a quelque temps déjà qu'il a choisi ce titre, un bon titre, d'ailleurs, même si certains soirs, en y pensant, il ne le trouve pas si bon que ça. Qu'est-ce qui lui manque, à ce titre, pour être parfait, pour lui ramener enfin des lecteurs, pour pas que Brottin lui dise encore qu'il est un écrivain dépassé, du passé ? Peut-être que c'est un titre trop sage, pas en conformité avec son écriture, avec les phrases bringuebalantes qui ont rendu son style si unique. Comment justement en faire un titre un peu de guingois, un peu bancal, un titre en forme de château de cartes, sur le point de s'écrouler ? Peut-être supprimer « d'un » : Château à l'autre. Y réfléchir.

Pas loin d'ici, à deux pas, même, habitait le compositeur roumain Enesco. En continuant à descendre entre les deux murs du chemin aux Bœufs, il se souvient l'avoir vu, peu de mois après leur installation à Meudon, qui se rendait à pied à la petite gare du Bas-Meudon. Il lui a paru bien vieux et bien pauvre, le grand musicien, et pourtant, les journaux ont rapporté qu'au moment de sa mort, à Paris, l'année d'avant, en 1955, il était veillé par la reine de Belgique.
Mais pour lui, Céline, il n'y aura ni roi ni reine à son chevet, et ce sera certainement un modeste employé à la surveillance des voies ferrées qui trouvera son corps disloqué sur les cailloux et les traverses, avec sa cervelle collée sur le métal froid et luisant d'un rail. A-t-il conscience qu'en se projetant ainsi dans la représentation très réaliste de son cadavre mutilé il retrouve les images de la guerre de 14 qu'il a dépeintes avec tant de force dans le Voyage, et puis, surtout, la longue et terrible description du corps de Roger-Marin Courtial des Péreires après son suicide ?
Demain, ou la semaine prochaine, quand ils auront accompli leur besogne, il sait bien que ses ennemis vainqueurs se serviront de ce texte pour accréditer la thèse du suicide. Il faut l'accepter. Peut-être bien qu'ils iront aussi lui voler son manuscrit, ou qu'ils mettront le feu à la maison. Si au moins Agar réussissait à protéger Lucette…

On a dit de lui que sa phrase déstructurée était l'écho de tous les chaos du siècle, mais certains font semblant de croire qu'il ne sait pas écrire, qu'il produit des romans composés à la va-comme-je-te-pousse. Lui, le terrible auteur des pamphlets, si l’on savait comme cette accusation lui fait mal, encore maintenant ! Il voudrait que l'on dise de lui qu'il est un grand styliste, parce que c'est d'abord ça qu'il veut être. Tiens, pourquoi son titre le tracasse tant ? Parce qu'il y a remarqué un hiatus : D'un châtEAU À l'autre, « O-A ». Ça ferait bien marrer Loukoum, ou Brottin, d'apprendre que ce qui tourmente Céline, c'est un hiatus dans le titre de son prochain bouquin !
Où est-ce qu'il a lu ça, ce récit des derniers moments de Danton et de ses partisans, à la Conciergerie ? Devant le lion d'Arcis-sur-Aube, qui peste de devoir mourir alors qu'il a un tel désir de vivre, Fabre d'Églantine craint qu'une fois mort, on ne joue plus sa nouvelle tragédie versifiée, et Danton s'emporte : « Des vers, c'est pour cela que tu te fais du mal ? Mais des vers, est-ce que nous n'allons pas en faire bientôt ?! » Anecdote terrible, et dans laquelle Céline se reconnaît chez les deux protagonistes : de Danton, il a lui aussi la lucidité froide, mais de Fabre, cette désarmante sensibilité envers son œuvre. Tout à l'heure, ou la prochaine fois, il se dit que le métal du rail ne sera guère différent du métal du couperet.
Le médecin, en lui, est plus humble que l'écrivain. Le docteur Destouches sait que la vieille dame d'en bas va bientôt mourir, et il sait exactement quel secours il peut lui prodiguer, celui, bien limité, d'adoucir ses derniers jours. Mais Céline, l'écrivain, voudrait que son œuvre soit immortelle. Et il se fait un sang d'encre non pour les menaces qu'il sent peser sur sa propre vie, mais pour celles sur les milliers de feuillets de son manuscrit.
Mais nom de Dieu ! Qu'est-ce qu'il faut faire pour que ce titre fonctionne ?

Il a atteint le quartier Bellevue, près de la boucle du fleuve. C'est vrai que la vue est belle, avec la Seine, miroitante des lumières de la ville, des lumières de l'usine. Il y a bien peu de gens dans les rues de Meudon, en cette fin décembre. Il faut aller à Paris pour trouver le grouillement des fêtes de fin d'année. À Meudon, tout est mort, et puis, avec les restrictions de carburant, on ne sort plus guère les voitures.
La vieille dame souffre beaucoup, ce soir. Il lui fait sa piqûre, bavarde un peu avec elle, lui demande, par plaisanterie, si elle a ses bons d'essence pour pouvoir aller bientôt à la campagne en convalescence. Mais elle a à peine entendu parler de la crise de Suez, du rationnement, et même de Guy Mollet.
Le froid a encore augmenté quand le docteur quitte le domicile de la vieille dame. Oui, elle devrait voir le nouvel an, mais ne dépassera probablement pas janvier. En lui préparant son injection, il a regardé le buffet de la cuisine : le calendrier des PTT 1956, avec sa vue des remparts de Saint-Malo, y trône bien au centre, mais celui de 1957 aussi, perpendiculairement, en attente. Elle a choisi une photographie du vieux port de Nice, avec des barques de pêcheurs au premier plan. C'est cette image qui vient de lui faire trouver le nom qu'il donnera à la vieille dame, dans le livre : Mme Niçois.

En remontant, il ne pense plus du tout à ses meurtriers, il est tout à ce qui vient de progresser, dans l'écriture de son roman, pas seulement le nom de la dame, mais le fait que ce sera sur elle qu'il terminera le livre. Il se sent maintenant le cœur plus léger, parce que son livre a bien avancé, parce que tout se met en place. Dans les jours qui viennent, si on lui en laisse le temps, il écrira le difficile épisode onirique des retrouvailles avec « La Vigue », le passage de la péniche.
En sortant de chez « Mme Niçois », donc, il est passé devant une maison où une radio marchait très fort. Pour une fois ce n'était pas un reportage « de notre envoyé spécial au Caire ou à Port-Saïd », c'était une chanson, une sorte de romance napolitaine, portée par une belle voix de chanteuse à accent, une voix grave, magnifiquement timbrée. Il s'est arrêté sur le trottoir pour écouter cette inconnue narrer les émois d'un gamin, amoureux précoce, un gosse pressé de grandir, comme il l'était lui-même vers 1910. Et lorsqu'il a refranchi la passerelle de la tranchée ferroviaire, il fredonnait déjà cette mélodie entêtante et charmante, et il n'avait plus du tout peur.
C'est au moment où il poussait le portail de la maison, dont la masse sombre se détachait sur le ciel moins noir, qu'Agar est venu l'accueillir en aboyant de joie, très fort. À cet instant, un souvenir visuel particulièrement vif, celui du burg de Sigmaringen, perçu, les soirs de 1944, comme un dessin de Victor Hugo, s'est superposé à la masse obscure du dérisoire « château » de Meudon. Et dans un tressaillement il a murmuré, l'âme soudain envahie de bonheur : D'un château l'autre.

PRIX

Image de Automne 2013
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Arlo · il y a
À L'AIR DU TEMPS d'Arlo est en finale du grand prix été poésie 2017. Je vous invite à voyager à travers sa lecture et à le soutenir si vous l'appréciez. Merci à vous et bon après-midi.Cordialement, Arlo
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Stéphane Sogsine · il y a
Texte magnifique qui mêle les méandres d'un chemin et ceux d'une pensée. La mort toujours présente ainsi que l'éternité... même récusée. J'ai été conquis
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Christian Pluche · il y a
Suite à nos échanges sur les " ", j'ai souri en découvrant le début de cette nouvelle. Puis j'ai lu. Avec attention, avec le plaisir de ressentir le quotidien d'un grand écrivain, son atmosphère. Un grand moment !
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Johanna Dupré · il y a
J'ai beaucoup apprécié la lecture de ce je suppose très très court, sur Céline, moi j'aime une poétesse du temps de colette, Renée Vivien, ou René Vivien, ou pauline Tarn, on a le choix pour la ou le trouver.. Mais j'aime son écrit, comme la dame à la louve, et on m'avait demandé pour le centième anniversaire de sa mort de faire un hommage qui a été déposé dans son mausolé vers Paris, mais il est loin d'être aussi joli que celui ci.. encore un bel écrit.. j'avance.
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Paul Brandor · il y a
Mon seul regret ? Ne pas avoir lu ce texte plus tôt. Mon autre regret ? Les pamphlets de Céline, cet auteur majeur du XX°
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Nicolas · il y a
J'ai voté.
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Coline kavier · il y a
Des venelles sombres, des souvenirs, des craintes, des pensées, un but : cet écrit nous plonge dans une lourde atmosphère où le lecteur devient l'ombre de Céline ! un beau texte c'est évident !
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Polly · il y a
Superbe!
C'est rare de lire ici un texte d'une telle teneur et grande érudition sur un Monsieur, tellement mis au rencart et pour moi le plus magistral des écrivains du XX° (je ne voudrais pas faire la bêcheuse, mais Proust et lui, quoi!).
J'ai presque tout lu (sauf ses pamphlets), et écouté les entrevues données: "écrire, c'est mettre sa peau sur la table"... et vous la mettez cette peau, dans ce chemin courant d'air glacial.
Oui, "un château l'autre", un chemin l'autre aussi, imaginé dans ce décor de Meudon, avec cette peur mais surtout avec cette furieuse envie de continuer à écrire. Vous avez su nous mener d'un bout à l'autre dans ses pas et ses pensées, c'est comme s'il était là encore.
Merci pour ce moment.

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Rachid Rodaré · il y a
Le cheminement est passionnant.
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Saint Sorlin · il y a
Une ode à Céline? Bon, pourquoi pas.
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