Image de Plume

Plume

841 lectures

83 voix

En compétition

Réveillée très tôt par la clarté de l'aube, Emi s'étira, réalisant, attristée, qu'elle venait d'atteindre à ce jour trente-deux ans. Elle replia son futon et tandis qu'elle le rangeait dans le placard, l'angoisse de finir son existence esseulée dans cette petite maison étriquée lui noua davantage l'estomac. La quête d'un époux devenait de plus en plus incertaine, voire inaccessible, l'épaisse vitre des conventions sociales mettant fin à son envol conjugal dès lors qu'elle avait franchi le seuil de l'âge où elle n'était plus considérée digne d'être épousée. On parlait souvent de l'horloge biologique pour les femmes, mais elle n'envisageait même plus d'avoir des enfants. Son seul souhait se limitait à partir de chez sa mère, avoir son propre foyer, comme sa sœur Akiko. Mais vraisemblablement, la solitude resterait son seul horizon. Elle se sentait pourtant si jeune et gorgée de désir...
De l'autre côté de la fine cloison, Emi entendait la respiration rauque et sifflante de sa mère assoupie. Trois ans auparavant, à la mort de son père, elle avait quitté Tokyo pour venir habiter avec elle dans sa petite maison dans les environs d'Osaka et l'aider ainsi à surmonter les tâches de la vie quotidienne, sans soupçonner à quel point ce serait épuisant, isolant et déprimant de prendre soin d'elle, de la voir décliner inexorablement un peu plus chaque jour, aussi fébrile et fragile qu'une flamme sur le point de s'éteindre. Le soir, une fois son travail à la mairie terminé, elle préférait ne pas s'attarder par crainte de la laisser toute seule, la culpabilité rongeant ses maigres plaisirs lorsqu'elle s'attardait. Le week-end, pour cette même raison, elle déclinait les invitations à partir avec ses amies dans les Ryokans dotés de onsen pour se détendre. Parfois, sa sœur Akiko venait la remplacer, mais celle-ci devait s'occuper de ses deux enfants en bas âge et semblait déjà épuisée.
Akira, le mari d'Akiko avait essayé de trouver un époux pour Emi parmi les collègues de sa société en informatique, mais ses nombreux séjours en Europe avaient renforcé son indépendance d'esprit, rebutant les partis qui auraient pu lui convenir. Elle s'était tournée vers les sites de rencontres mais les hommes de son âge la trouvaient trop âgée et ceux qui lui écrivaient avaient l'âge de son père. Parfois, elle allait à Kyoto au Jishu-jinja afin de présenter ses vœux à Okuninushino-Mikoto et pour accomplir le parcours entre les deux pierres les yeux fermés, épreuve dont la réussite présageait une heureuse rencontre amoureuse. Mais le kami restait sourd à ses prières, l'abandonnant à son douloureux célibat.
Désireuse de briser la solitude qui attristait sa soeur, Akiko suggéra à son mari de contacter un ami hacker et de contrer un peu le sort en cherchant des informations personnelles sur les utilisateurs du site de rencontre qu'utilisait Emi. Akira, préférant assurer aussi une tranquillité financière à sa belle-sœur, ajouta dans les critères choisis par sa femme, l'aisance matérielle qui permettrait d'assurer une sérénité familiale. L'ami d'Akira, dirigea subrepticement les recherches d'un chef d'entreprise vers le profil d'Emi. La jeune femme reçut en effet quelques jours plus tard un message charmant et intrigant, une invitation à la rejoindre sur les hauteurs d'une terrasse du trente-huitième étage d'un restaurant très huppé de Kobe.
Hayato Agohige était le dirigeant d'une entreprise de télécommunication. Âgé de quarante-six ans, il avait déjà divorcé cinq fois et se retrouvait veuf depuis son dernier mariage, suite à un tragique accident de voiture. Il avait traversé une terrible période, mais c'était un idéaliste qui cherchait sans relâche l'âme sœur, l'emboîtement parfait de deux esprits communiant dans un même élan vers l'avenir. La vie était courte, il refusait de perdre du temps dans une vaine parade amoureuse ou dans une existence maritale terne et sans saveur, rejetant celles qui ne lui convenaient pas, ombres trompeuses de l'élue qu'il recherchait avec ardeur.
Durant une grande partie de la soirée, il laissa Emi parler. Mise en confiance, enfin écoutée, Emi s'épancha sur son besoin d'évasion, sa mère qui allait bientôt devenir sénile, sa sœur accaparée par la maternité, ses amis qu'elle avait laissés à Tokyo, sa solitude. Hayato l'invita de nouveau trois jours plus tard. Il était si doux de se confier, de devenir enfin visible aux yeux d'un homme, qu'elle n'osa rompre le charme en déclinant l'invitation. Hayato n'était pourtant pas le type d'homme qui l'attirait habituellement. Son physique ténébreux et sauvage était fascinant, il était surtout doté d'une pilosité peu commune pour un Japonais. Ses bras sombres et puissants contrastaient avec le blanc immaculé de sa chemise. Une barbe naissante donnait un reflet bleuté à son menton. Mais elle appréciait sa générosité et ses touchantes attentions dans lesquelles il l'enveloppait depuis quelques semaines.
Quand Emi visita l'appartement d'Hayato, elle fut stupéfaite par la splendeur des lieux. Tout était blanc, neuf et spacieux. Immaculé. Une immense baie vitrée dominait la ville : on pouvait observer la succession de ponts, l'enchevêtrement des routes, la forêt d'immeubles à perte de vue et enfin la baie de Kobe qui scintillait de mille feux. Il sourit, amusé et lui demanda:
« Veux-tu venir vivre avec moi ?
—  Mais je ne peux pas laisser ma mère toute seule, soupira Emi.
—  Je connais le directeur d'une maison médicalisée réputée pour la qualité de ses soins.
—  Je n'ai pas les moyens de payer ce type de service.
—  Je me charge de tout. Tu dois juste répondre à cette simple question : Emi, veux-tu m'épouser ? C'est rapide, mais tu sais que je ne perds pas de temps.»
Emi, enfin libérée de cette prison de solitude qui l'emmurait vivante, murmura dans un timide sourire: « oui, je le veux ».
Le mariage fut simple mais luxueux. La fulgurante ascension sociale d'Emi suscita quelques sarcasmes de la part de ses collègues et amies tokyoïtes qu'elles n'avaient pas vues depuis longtemps. L'association de la svelte et délicate Emi avec ce géant velu parut un peu incongrue et on avança des motifs vénaux derrière l'idylle naissante.
Depuis son mariage, la vie d'Emi avait beaucoup changé. Sa mère était dans une maison médicalisée, et suite à son déménagement à Kobe, elle avait démissionné et restait toute la journée seule dans cet immense appartement qu'elle ne savait comment occuper. Les murs ne transpiraient d'aucune humanité. Hayato travaillait beaucoup et rentrait souvent tard le soir, il lui parlait peu et elle se sentait désemparée devant cet opaque silence qu'il lui imposait. Désormais, elle était libre d'occuper ses journées comme elle l'entendait, enfin devenue une femme mariée, respectable et même enviée. Pourtant elle sentait un vide en elle, une tristesse lancinante, toujours et encore l'amère solitude.
Un jour, Hayato partit en déplacement à Shangaï pour quelques jours. Quelques heures après son départ, il l'appela:
« Emi, j'ai oublié mon téléphone personnel sur mon bureau. Il est possible que tu l'entendes sonner mais n'y touche sous aucun prétexte. Je te fais confiance !
—  Bien sûr. Souhaites-tu que je te le fasse envoyer ?
—  Non, surtout pas. Je n'en ai pas besoin. Tu peux m'appeler sur mon téléphone professionnel si tu en as besoin. »
Les jours passèrent et Emi errait dans l'appartement, contemplait le vide à perte de vue, elle s'ennuyait. Elle commença à regarder les livres, à explorer les placards. Mais tout était déjà si bien trié, classé et rangé qu'elle sentait qu'elle dérangeait un ordre déjà établi en déplaçant le moindre objet. Pour passer le temps, elle correspondait beaucoup avec sa sœur Akiko. Ne travaillant plus, étant éloignée de ses anciens amis, n'ayant pas d'enfants ni de proches voisins, ne voyant quasiment plus sa famille, elle n'avait plus de contact humain.
Plus les heures passaient, plus le téléphone de Hayato semblait envahir l'espace de l'appartement, ne cessant de vibrer, l'invitant à chaque fois à le regarder, à sentir sa présence, poussant la tentation à son paroxysme. C'était peut-être l'occasion d'accéder enfin au jardin secret de son mari, lui qui demeurait si mystérieux et inaccessible. Mais elle se doutait également qu'en franchissant le seuil de son intimité, elle le regretterait certainement. Ces incessants appels accentuèrent sa curiosité. Qui pouvait l'appeler avec une telle insistance si tard dans la soirée, sur son téléphone personnel de surcroît? Entretenait-il une liaison? Devait-il venir de toute urgence auprès d'un membre de sa famille? Dans les deux cas, il fallait qu'elle sache. Elle s'empara du portable et regarda les appels. Il n'y avait aucun message. Elle éprouvait une envie irrépressible de découvrir les photos de son mari. Il n'y avait en effet aucun album dans l'appartement, aucune photo de lui ou d'un membre de sa famille. Elle cliqua au hasard sur un dossier nommé « Mikazuki ». Elle sentit ses entrailles se contracter en un nœud douloureux, une vague de chaleur happer son échine, son coeur battre à tout rompre. Elle reconnaissait le lit au-dessus duquel il y avait le tableau cubiste d'une femme coupée en deux. Attachée aux barreaux du lit, une femme, la tête ensanglantée, la poitrine lacérée. Elle continua à ouvrir les autres dossiers. « Mariko », gisant par terre, sur le sol de la salle de bain en position foetale, échevelée, le dos couvert d'hématomes, « Natsumi », entièrement nue, le corps recouvert de déchets, d'épluchures, de graisse, de morceaux de gras, la tête barbouillée de sang et d'huile. Ce n'était pas possible, ces photos ne pouvaient pas avoir de rapport avec Hayato. Elle consulta le répertoire, regarda les sms échangés avec Natsumi. Horrifiée, elle lut « sale truie si tu parles, j'envoie cette photo à tous tes collègues, je suis sûre qu'ils apprécieront ta nouvelle tenue ». Elle continua avec les autres noms: « sale, pute, tu es morte si tu parles ». Il y avait aussi une photo d'une poupée désarticulée avec une tête arrachée sous laquelle il était écrit: « Crois-tu que tu pourras parler si je t'arrange comme elle? » Elle partageait la terreur qu'avaient dû éprouver toutes ces proies.
Prise d'une soudaine envie de vomir, elle lâcha le téléphone dont l'écran se fracassa sur la table en verre. Une fissure, impossible à dissimuler, traversait l'écran. Hayato devait revenir le soir même, il ne lui restait que quelques heures, elle n'avait pas le temps de faire réparer le téléphone. Comment allait-elle expliquer ce désastre? Cela se terminerait forcément pour elle de la même manière que pour ces femmes. À moins qu'elle fasse semblant d'ignorer ces ignominies et d'avoir fait tomber par accident le mobile en voulant faire le ménage. Rien ne prouvait qu'elle avait consulté son téléphone. Le coeur palpitant, elle se demandait ce qu'elle allait devenir si elle quittait Hayato. Elle ne pouvait pas payer la pension de la maison de repos de sa mère, et sans la caution de son mari, elle ne trouverait jamais de maison à louer à son seul nom. La honte d'avouer qu'elle était mariée à un homme violent et pervers, qui seul, avait voulu d'elle, la tétanisait. L'opprobre glisserait sur elle telle une tache d'huile. Il n'y avait aucune issue. Elle décida de faire comme si elle n'avait rien vu.
Le soir venu, Hayato demanda à Emi si tout s'était bien passé.
« Oui, murmura-t-elle fébrilement en essayant de se donner une contenance en rangeant la vaisselle.
—  Quel étourdi ! Comment ai-je pu oublier mon téléphone... » Mais au moment où il s'en empara, un voile de fureur recouvrit son visage. Il lui demanda des explications avec une voix sèche qu'elle ne lui connaissait pas.
—  Un petit accident en voulant nettoyer le bureau, bredouilla Emi, sentant l'étau puissant de la colère de son époux se refermer sur elle.
—  Tu me mens, déclara-t-il froidement. Regarde-moi dans les yeux et jure-moi que tu n'as pas regardé ce qu'il y avait dans mon téléphone.
—  J'ai juste voulu voir s'il marchait...répondit-elle dans un souffle à peine audible.
—  Et pourquoi donc sur cette photo précisément ? »
Stupeur. Dans la panique, elle n'avait pas remis le téléphone sur la page d'accueil.
Hayato reprit:
« Tu es comme toutes ces salopes, vous ne pouvez respecter l'intimité, il faut que vous alliez fouiner partout. Maintenant, tu sais ce qui t'attend, dit-il d'un ton glacial en enlevant sa ceinture. Je vais te faire comprendre ce que signifie « violer l'intimité »! Ne t'inquiète pas, je vise les parties qui ne se voient pas. Personne ne saura rien de notre petit secret. Et d'ailleurs, si tu parles, j'enverrai des vidéos de nos ébats sur tous les réseaux sociaux. On ne reconnaîtra pas mon visage et on verra bien celui de la sale petite pute que tu es. »
Emi eut juste le temps de reculer et de s'enfermer à clef dans la salle de bain. Elle envoya immédiatement un message à sa sœur Akiko:
« Akiko, je suis en danger. Trouvez quelqu'un pour pirater le compte de Hayato et tout bloquer. C'est une question de minutes. De vie ou de mort. Je n'y survivrai pas. »
Emi savait que le mari d'Akiko avait un ami, un génie de l'informatique, qui était capable de pénétrer dans n'importe quel système. Les secondes passaient comme des heures, elle sentait son corps ruisselant de terreur, les jambes flageolantes, les mains tremblantes, elle éprouvait des difficultés à taper les mots sur le clavier, qui se brouillaient à travers ses larmes de honte.
Akiko lui répondit quelques minutes plus tard: « Akira a prévenu son ami. Il a pénétré le réseau de Hayato, c'est affreux. Nous avons prévenu la police. Ils arrivent ».
Hayato parlait, éructait derrière la porte, l'insultant de tous les noms. « Tu es finie Emi. Sors de là ou j'envoie la vidéo. Je te laisse quinze minutes. Si tu ne sors pas tu pourras voir ton petit cul blanc sur tous les écrans du Japon. »
Emi envoya un nouveau message « Vite, Akiko, bloquez son compte ou je suis morte. »
Akiko lui renvoya un message: « Essaie de gagner du temps, la police arrive dans quelques minutes. L'ami d'Akira a bloqué le compte. »
Emi respira... Le pire avait été évité, il fallait tenir encore quelques minutes. Hayato semblait se nourrir de l'effroi qu'il provoquait chez son épouse, faisant durer le supplice en énumérant avec précision les multiples sévices qu'il lui ferait connaître.
Le souffle coupé, Emi essaya de retrouver son calme tandis que Hayato murmurait à travers la serrure dans un sournois sifflement: « j'ai les clefs Emi, tu préfères que je vienne te chercher ou tu sors comme une grande... » Il commença à faire crisser la serrure sur la porte, jouissant des sanglots de sa femme.
Enfin elle entendit la sonnerie de la porte à laquelle évidemment Hayato ne répondit pas. Elle poussa un cri aigu, un dernier appel à la vie. Les coups sur la porte retentirent plus forts, plus insistants. Elle hurla de plus belle, couverte par un lourd fracas, la porte démolie. La police arriva. Pris de court, Hayato s'empara du coupe-papier posé sur le bord de son bureau. L'un des policiers, par mesure de défense, tira sur le forcené qui s'écroula, inerte.

Emi avait supplié qu'on n'ébruite pas l'affaire et avait argué qu'un tel scandale retentirait forcément sur l'entreprise et ses collaborateurs. Le fait que Hayato Agohige ait séquestré ses différentes épouses, les menaçant de les humilier publiquement si elles le dénonçaient, resta sous silence. Aucune de ses anciennes épouses ne voulut témoigner et révéler les atrocités dont elles avaient été victimes. Sa dernière conquête s'était d'ailleurs vraisemblablement suicidée. Tout était fini maintenant. Du haut de son appartement, Emi regarda les gouttes ruisseler sur la fenêtre, la ville à ses pieds, silencieuse.

PRIX

Image de Automne 19

En compétition

83 VOIX

CLASSEMENT Nouvelles

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Zouzou
Zouzou · il y a
un conte revisité...avec des horreurs tout autant ignobles! mes voix
en lice, Le cri du feu ...

·
Image de JACB
JACB · il y a
Barbe Bleue revisité au Japon en voilà une idée originale. La mise en situation est bien documentée et l'objet du délit, une clé moderne à la mesure du contexte. Bien joué, Plume.
·
Image de Plume
Plume · il y a
Merci pour ce sympathique commentaire.
·
Image de Samia.mbodong
Samia.mbodong · il y a
Une histoire d’horreur finalement avec un suspense qui nous entraîne jusqu’au bout.
Tout fini bien et dans le plus grand secret.
Bravo et merci je soutiens.

·
Image de Plume
Plume · il y a
Merci beaucoup!
·
Image de Frédéric Chaix
Frédéric Chaix · il y a
Le cadre japonais est un vrai plus pour un récit assez classique mais bien mené.
·
Image de Plume
Plume · il y a
Merci!
·
Image de Atoutva
Atoutva · il y a
Un remake redoutablement monté. Bravo !
·
Image de Plume
Plume · il y a
Merci beaucoup!
·
Image de MATARIO13
MATARIO13 · il y a
J'ai tout d'abord aimé l'exotisme et le cadre de ce texte, puis le récit qui est vivant, haletant (escalade dans l'horreur), bien mené jusqu'au bout. C'est un texte qui non seulement tient le lecteur en haleine, mais imprime sa cadence. J'ai aimé la réflexion et la profondeur de certains passages. Texte très réussi en ce qui me concerne.
·
Image de Plume
Plume · il y a
Merci beaucoup! Je suis heureuse que ce texte vous ait plu!
·
Image de Dominique Coste
Dominique Coste · il y a
J'aime beaucoup l'ambiance de cette histoire, terrifiante à souhait ! Mes voix !
·
Image de Plume
Plume · il y a
Merci beaucoup!
·
Image de Ginette Vijaya
Ginette Vijaya · il y a
Un atroce thriller qui se termine avec la mort du forcené.
Un cadre dépaysant . Une réflexion sur la solitude . Une visite de la culture japonaise qui est très intéressante . Une écriture fluide et bien écrite .

·
Image de Plume
Plume · il y a
Merci beaucoup pour ce commentaire!
·
Image de Doria Lescure
Doria Lescure · il y a
Voilà un récit prenant en mode polar qui revisite le conte de barbe bleue. C'est fluide, bien amené et les personanges sonnent juste dans cette histoire racontée un peu comme un fait divers. Pour ce bon moment de lecture, voici mes voix et, dans un tout autre genre, s'il vous prend l'envie de frissonner un brin, je vous invite sur mes lignes, à la rencontre de mes "effroyables chimères".
·
Image de Plume
Plume · il y a
Merci! J'ai également beaucoup apprécié vos "effroyables chimères".
·
Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Un beau conte cruel où le téléphone portable prend la place des clés des portes condamnées dans le conte traditionnel.
La symbolique de l’interdit reprend tout son sens dans cette relecture très prenante.
Histoire sulfureuse, suspense qui se lit avec intérêt, mais à l’heure des téléphones portables il faut un code d’accès pour ouvrir le contenu d’un appareil, comment Emi le connaît-elle ? Un téléphone ne reste pas déverrouillé tout ce temps. La curiosité ne suffit pas quand la « clé » n’ouvre pas la serrure.
Le dénouement arrive très rapidement, le hacker est vraiment exceptionnel... mais l’insistance d’Emi pour garder l’affaire secrète ne rend pas justice aux femmes qui ont été les victimes du prédateur. Un lexique serait utile pour les termes japonais non traduits.
J’ai tiqué sur ce téléphone sans code secret, qui enlève de la vraisemblance à la trouvaille des horreurs contenues dans l’appareil, mais ce bémol ne m’a pas empêchée d’apprécier la lecture et je salue l’idée de cette transposition cruelle de Barbe-bleue et la fin glaçante, en votant *****

·
Image de Plume
Plume · il y a
Merci! Oui, mes connaissances en nouvelles technologies sont un peu limitées, il faudra en effet que je retravaille ce passage!
·
Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Si je me suis permis de faire cette remarque, c’est parce que j’ai adoré l’histoire :-)
·

Vous aimerez aussi !

Du même auteur

NOUVELLES

Henriette regardait les gouttes d’eau ruisseler sur sa fenêtre, brouillant le panorama surplombant la ville. Ils étaient loin maintenant, tous ces êtres minuscules et actifs qui s’agitaient...

Du même thème

NOUVELLES

Voilà six mois, aujourd’hui, qu’Alex ne trouvait plus le sommeil ou alors uniquement quelques heures par-ci, par-là. Et encore, il était dû à l’épuisement ou aux somnifères qu’il ...