Ballongommes du Bullard et montre à gousset

il y a
10 min
644
lectures
401
Finaliste
Jury

20 ans, étudiante en quatrième année de médecine, j'écris à temps partiels depuis déjà pas mal d'années, avec parfois de longues pauses de plusieurs mois à cause des études. Passionnée  [+]

Image de Harry Potter 2017
Image de Fanfiction Harry Potter
Décembre 2001

-Maman ? Regarde-moi s’il te plait.
Les mains posées sur les épaules frêles de sa mère, Neville essayait tant bien que mal de capter son regard. Mais ses pupilles, vides, bougeaient frénétiquement sans cible précise, tantôt fixées sur les barres en fer de son lit, tantôt sur la manche de sa robe de chambre. Rien à faire. Le jeune homme n’arrivait pas à capter ses yeux. Il finit par abandonner dans un soupir et se leva, faisant grincer les ressorts du lit. Vingt ans. Cela faisait vingt ans qu’il vivait ce calvaire, quinze ans qu’il arrivait à s’en souvenir. Cinq ans qu’il n’espérait plus grand-chose, sans pour autant abandonner. Un an que ses visites s’étaient espacées – d’une fois par semaine, il était passé à deux fois par mois - et une minute qu’il s’était rendu compte de la plus grosse erreur de sa vie.

- Cela va finir par s’améliorer, n’est-ce pas ? Vous allez pouvoir y faire quelque chose ?
- Nous allons faire du mieux qu’on peut, Mr Londubat.
- Pourquoi ? Je veux dire, pourquoi maintenant ? Qu’est-ce qui s’est passé ? Cela faisait des années que rien n’avait changé.
- Nous ne pouvons pas nous prononcer pour le moment. Elle s’est subitement dégradée et peu importe ce que nous faisons, nous n’arrivons pas à avoir la moindre réaction.

Augustus Pye détestait cette partie de son métier, ne pas pouvoir répondre aux questions, ne pas pouvoir dire que tout irait bien, car cela serait qu’un mensonge. Oh bien sûr il lui arrivait de déguiser la vérité, pour la rendre plus supportable, ou encore d’omettre quelques détails, sans pour autant évidemment changer le cœur du message. Ne pas aller trop loin dans les explications, laisser les patients poser leurs propres questions si notre information n’avait pas été suffisante ; c’était ce qu’on lui avait appris à l’école de guérisseur. Mais là, il n’y avait rien qu’il pouvait déguiser, rien qu’il ne pouvait oublier car il n’y avait pas grand-chose à dire. Il n’y avait que l’affreuse vérité. Il devait seulement mettre un terme à la conversation et entretenir un léger espoir tant que tout n’était pas encore condamné.

En changeant de spécialité, passant du service de blessures magiques à celui des pathologies liées aux sortilèges, il s’y était attendu mais ne s’y était pas encore habitué. Il espérait que ça deviendrait plus facile avec le temps, mais il savait également que jamais on ne s’y habituait jamais. Il quitta la pièce après avoir pris poliment congé auprès de Neville. Celui-ci chercha la main de sa femme Hannah Abbot et la serra fortement. Elle caressait son ventre rebondi de l’autre et respirait à intervalle régulier, fixant avec appréhension la mâchoire serrée de son mari.

Quelques heures plus tôt, il avait débarqué dans l’infirmerie de Poudlard au beau milieu de l’après-midi, alors qu’elle était occupée à préparer des onguents anti-brulures, lui priant de l’accompagner à l’Hôpital Sainte-Mangouste. Augustus Pye, le guérisseur chargé de ses parents, venait de chercher à le joindre. Il lui avait précisé que ce n’était pas urgent, et qu’il attendrait le soir pour leur parler même si sa journée de travail terminait à dix-neuf heures mais évidemment, Neville n’avait pas pu attendre. Dans la précipitation et sa maladresse habituelle, il avait dû faire tomber le pot de poudre de cheminette en l’attrapant car son habituelle robe noire scintillait désormais de vert à la lumière du soleil. Une dizaine de secondes plus tard, ils se retrouvaient tous les deux dans le hall de Ste Mangouste, fraîchement orné de ses plus belles décorations de Noël que Neville ne supportait plus de voir.

Et la mauvaise nouvelle était tombée. Alice Londubat sombrait de plus en plus dans la folie, son esprit dément piégé à l’intérieur d’un corps qu’elle semblait ne plus pouvoir contrôler du tout. Elle allait enfin pouvoir nourrir la rumeur. Celle qui courait depuis des années, celle qu’il avait de multiples fois entendus dans les couloirs depuis son plus jeune âge, celle qui disait que ses parents ne reconnaissaient personne, pas même leur propre fils. Mais il avait toujours su que non. Neville en était persuadé, parfois, alors qu’il était encore enfant, et même adolescent, il avait réussi à percevoir des éclairs de lucidité dans leurs yeux, il avait réussi à voir de l’amour.

Il pouvait encore le compter, le nombre de fois où il les avait entendus parler, réellement, de vrais mots avec un sens, pas ces grognements ou sons qui ne formaient pas la moindre syllabe. Quand il venait leur rendre visite les 30 juillet, il aurait pu dire à quiconque qu’il les avait vus essayer, essayer de prononcer ces mots magiques, ces mots qui signifiaient tout pour lui, ces mots si habituels de la part de parents en parfaite santé « Joyeux anniversaire ». Combien de fois en avait-il rêvé ? Il se plaisait à se dire qu’il aurait pu les entendre, qu’ils avaient essayé. C’était presque suffisant. Pour lui. Pour leur fils. Par amour.

Malgré tout ce qui leur était arrivé, malgré la torture, une torture si affreuse qu’ils en étaient probablement venus à prier de perdre la tête pour ne plus s’en rendre compte et avaient réussi, ils essayaient de toute leur force de se réveiller pour leur chair et leur sang. Il en était persuadé. Mais depuis quelques mois, même plusieurs années s’il y réfléchissait bien qu’il ne voulait pas l’admettre, il n’avait plus vu ces éclairs de lucidité. Seulement du vide, de la folie. Mais ils parlaient de temps à autres ! Ils parlaient encore ! Certes pour dire des absurdités, des phrases sans queue ni tête, mais tout de même...

Dorénavant pour sa mère c’était terminé. Plus de mots, plus de gestes. Il n’aurait plus le plaisir de recevoir ces papiers de confiserie qu’il obtenait à chaque visite. Neville avait pris l’habitude de les conserver. Il avait désormais une boîte en carton remplie d’emballages de chocogrenouilles, dragées surprises, Ballongommes du Bullard, patacitrouilles et autres friandises. La boîte ne s’ouvrirait plus jamais. Il n’avait désormais plus qu’une chose en tête : combien de temps restait-il à son père ? Combien de temps pourrait-il encore avoir le plaisir d’entendre sa voix ?

***

3 juillet 2005

- Ca pourrait marcher ?
- On peut l’espérer, ça n’a jamais été testé avant, je viens d’y penser. Cela prendrait du temps, il faudra être patient, mais peut-être pourraient-ils à nouveau parler un jour. Je dois encore travailler sur les posologies, mais je pense qu’on peut y croire. C’est la seule solution.
- Et il n’y a aucun danger ?
- Aucun des ingrédients n’a jamais fait de mal à personne. J’ai déjà fait part de mon projet auprès du Comité de Protection des Sorciers et il n’y voit pas d’inconvénient. J’ai presque toutes les autorisations nécessaires. Il me manque juste la tienne. Je dois te faire signer une décharge, stipulant que tu es d’accord avec tout ça, que tu comprends le fonctionnement et les enjeux. Bien sûr, tu pourras à nouveau retirer ton consentement à n’importe quel moment.

Neville inspira profondément et tourna la tête vers Hannah.

-Tu en penses quoi ? Qu’est-ce que je devrais faire ?
-Je pense que s’il y a un espoir, aussi petit qu’il soit, il faut s’y accrocher. C’est ce qu’on a toujours fait, non ? Cela a toujours marché. Regarde où nous en sommes aujourd’hui. Cela fait plus de vingt ans, et leur état ne fait que se dégrader. Je sais que tu ne veux pas les perdre plus vite que maintenant, mais... je te connais. Je pense aussi que tu le regretteras toute ta vie si tu passes à côté.

Il se mordit la lèvre inférieure, serra ses poings autour de sa robe de sorcier et ferma quelques secondes les yeux. Un silence pesant se fit dans la salle Janus Thickey, seulement troublé par les grognements d’un patient sur le lit d’à côté.

Neville le connaissait bien lui aussi, il était arrivé là onze mois auparavant, et il avait vu son état se dégrader de jour en jour. Il avait soutenu la femme de cet homme - un ancien Auror -, qui avait été frappé par un maléfice et se transformait lentement mais sûrement en ours brun. Les guérisseurs n’avaient toujours pas trouvé de contre-sort, et bientôt il serait dangereux de le garder dans une salle commune. Il serait enfermé dans une chambre sécurisée, sans même que sa femme puisse le toucher, sachant que la communication verbale commençait déjà à être difficile. Cette femme rêvait d’une telle proposition, d’un remède miracle, bien que ce ne soit qu’un espoir, aussi maigre soit-il. L’aurait-elle refusé ? Non. Car face à une impasse, n’importe qui ferait n’importe quoi. Il se devait d’être courageux. Il était courageux. Il serait stupide de le gaspiller. Oui... Il voulait essayer.

-Où dois-je signer Augustus ?

***

Octobre 2010

-Gr... Grand-père ?

Les yeux de Neville s’illuminèrent. Cela faisait des années qu’il ne l’avait pas entendu parler. Certes, il n’avait jamais beaucoup entendu le son de leur voix, mais cela faisait presque dix ans qu’il n’avait pas entendu le moindre son s’échapper de sa bouche. L’état de son père avait rapidement suivi celui de sa mère, comme s’il avait tenu à l’accompagner dans ce calvaire, à être à ses côtés jusqu’au bout. Seulement quelques mois plus tard, lui aussi s’était plongé dans le mutisme et la paralysie la plus complète. Et le remède que Augustus leur avait proposé il y a de ça cinq ans n’avait pas eu le moindre effet, à part peut-être atténuer leurs cauchemars. Apparemment, ils semblaient moins anxieux, bien que Neville n’ait jamais été là pour le vérifier... Les visites étaient interdites la nuit.

Le sorcier hocha plusieurs fois la tête, des larmes perlant au coin de ses yeux.

-Oui. C’est ton petit-fils. Je te présente Frank Londubat Junior.

Neville tenait un bébé dans ses bras. Il ne devait pas avoir plus de trois mois. Il approcha lentement le petit être du torse de son père allongé sur le lit et le posa doucement dessus. Jamais il n’avait vu autant de bonheur dans ses yeux. En réalité, jamais il n’avait vu une quelconque émotion aussi forte sur son visage. Il semblait presque normal, prêt à entamer une discussion enflammée à propos de l’éducation et du rôle de père, à exploser de joie dans la seconde. Sur le lit d’à côté en revanche, Alice Londubat ne montrait pas la moindre réaction. Elle se contentait de fixer le plafond d’un regard vide, le même regard, le même plafond avec ses taches d’humidité, la même expression neutre depuis huit ans, sept mois et vingt-trois jours.

-Alice, reste auprès de ton frère s’il te plait, fais attention à ce qu’il ne tombe pas.

Une petite fille aux cheveux bruns, la tête dans un bouquin, se redressa immédiatement et se précipita au chevet de son grand-père, une main sur le matelas, l’autre sous la tête du bébé. Neville contourna le lit et s’assit sur celui de sa mère. Il caressa doucement ses cheveux récemment coupés très courts. Ils étaient ternes, fins et cassants, si bien que le sorcier en récupéra quelques-uns avec sa main sans avoir eu à appliquer la moindre force.

-Salut maman, c’est Neville.

Cette phrase, il la répétait tout le temps, à chaque visite, depuis qu’il pouvait parler. Jamais il n’avait eu de réponses, mais il ne pouvait s’empêcher de la dire, encore et encore, espérant un mot, un regard, un sourire, une quelconque réaction.

-Tu me manques. Vous me manquez tous les deux. Même si je n’ai pas de vrais souvenirs, je sais que vous me manquez. Je suis désolé, Hannah n’a pas pu venir aujourd’hui. L’infirmerie n’a pas de jour de repos. Moi, je n’avais pas cours aujourd’hui. Jeudi je suis en visite dans la forêt interdite pour toute la journée, c’est pour ça que j’ai décidé de venir maintenant. Je ne voulais pas rater la visite de la semaine. Comment ça va depuis ? Tu as fait quoi ?

Pas de réponse.

-J’espère que tu te sens bien en tout cas, que tu n’as mal nulle part. Tu as entendu ce que j’ai dit ? Je viens d’avoir un autre enfant. Nous avons décidé de l’appeler Frank. Frank et Alice Londubat, frère et sœur. Tu n’es pas émue ? C’est en votre honneur. A vous deux. Les deux personnes les plus courageuses que je connaisse, les plus loyales et les plus aimantes. Je...

Il s’y reprit à deux fois, respira trois fois, toussa quatre.

-Je ne vous l’ai jamais dit, mais je suis vraiment fier de vous avoir comme parents. Je l’ai toujours pensé. Pas forcément montré, mais en ai toujours été convaincu.

***

Septembre 2013

-Gryffondor ! Alice est à Gryffondor papa ! Je l’ai toujours su, je l’ai toujours senti en elle. Elle est bien ta petite fille, s’exclama Neville en ouvrant grandement le rideau qui ne donnait déjà que très peu d’intimité à ses parents.

Aucune réaction. Comme d’habitude.

***

Juin 2017

-Je suis désolé. Elle n’a pas pu dire au revoir.

Neville baissa les yeux, pris de honte, comme s’il était un enfant prêt à recevoir des réprimandes. Mais bien évidemment, rien n’arriva. Car personne de conscient n’était là pour répondre et de toute façon, rien n’était de sa faute. Il plongea les doigts dans une de ses poches et en ressortit un petit sachet en velours violet, pas plus grand que la paume de sa main. Il l’ouvrit et dévoila une magnifique montre à gousset.

-Mais j’ai trouvé ça dans ses affaires. J’ai pensé qu’elle voulait te l’offrir. Il y avait la facture avec, elle l’a acheté avant que tu ne deviennes... avant tout ça.

Avant qu’il ne devienne fou. C’était ce qu’il avait voulu dire, mais les mots n’ont pas pu traverser ses lèvres. Augusta Londubat venait de mourir de vieillesse, et il n’avait pas besoin de se rappeler d’encore plus de malheur dans sa vie. Mettre des mots dessus rendait plus concret. Et même s’il en était conscient depuis son plus jeune âge, il détestait le prononcer.

En débarrassant la maison de sa grand-mère, Neville avait trouvé cette montre, encore parfaitement emballée et conservée dans le tiroir de la table de chevet. Le bijou était flambant neuf, mais les aiguilles immobiles.

Neville passa la chaîne autour du cou de Frank qui ne bougea pas d’un cil. Il rêvait d’un soupir, d’un sourire, d’un rire. N’importe quoi. Mais rien. Toujours rien.

***

Septembre 2021

- Alice veut devenir reporter pour la Gazette du Sorcier, ceux qui vont sur le terrain, vous savez ? Il n’y a aucun doute qu’elle va réussir, elle est brillante ! Quant à Frank, il vient de faire son entrée à Poudlard. Et devinez quoi ? Il est à Serpentard. Je ne sais pas si je dois en être étonné ou pas. Mais en tout cas, je n’ai pas d’appréhension. Je sais qu’à votre époque, et même à la mienne quand j’étais élève à Poudlard – je n’en ai pas que des bons souvenirs comme vous le savez - cette maison n’avait pas une très bonne réputation... Mais Albus Potter est à Serpentard, et c’est un garçon adorable. Je suis sûr que tout ira bien.

Il sourit légèrement et regarda ses parents allongés sur le lit. Leurs traits étaient infiniment fatigués, leurs visages ridés, leurs yeux gris, leurs cheveux ternes. La vieillesse ne les avait évidemment pas épargnés. Ils peinaient à garder leurs paupières ouvertes, celles-ci battant à une lenteur affolante. Alice toussota, du sang s’échappa de sa bouche et sans qu’elle ne puisse rien y faire, lui barbouilla le menton, le nez et le buste. Neville soupira. Il le savait, le temps était proche. Il attrapa un mouchoir sur la table de chevet et entreprit de l’essuyer.

Allongés dans ce lit, immobiles, incapables de tousser proprement et de se nourrir normalement, avec de très mauvais réflexes de déglutition, ils avaient attrapé la citrouillenose, une maladie magique affectant les sorciers à cause du jus de citrouille qui passait dans les poumons au lieu de l’estomac. C’était une maladie habituellement facile à guérir, mais leur état étant déjà pitoyable, il n’y avait rien qu’Augustus Pye ait pu faire. D’ailleurs, celui-ci venait d’entrer dans la salle Janus Thickey et s’approcha de Neville.

- Combien de temps ?, demanda le professeur de Botanique sans le regarder, ne quittant pas ses parents des yeux.
- Quelques jours je pense, peut-être une semaine.
- Je vois...
- Je suis désolé Neville.
- Je sais. Merci.

***

Octobre 2021

Neville se saisit de sa baguette et l’abaissa mollement. Le tiroir de la table de chevet s’ouvrit brutalement et un paquet de Ballongommes s’en échappa et plongea droit devant lui avant de s’écraser dans la boîte en carton ouverte sur le lit, faisant virevolter les emballages de friandises qui s’y trouvaient déjà. Quelques photos, auparavant accrochées sur le mur, s’y déposèrent plus délicatement, rapidement suivies par une montre à gousset inutilisable depuis longtemps.

Neville s’affala sur le matelas et attrapa la montre. Le clapet était gravé d’un F et d’un A. Frank et Alice. Il sourit tristement. Ils n’étaient désormais plus. Bien que leurs esprits fussent partis depuis bien longtemps, leurs corps reposaient à présent eux aussi sous terre, au caveau des Londubat, juste à côté d’Augusta Londubat, la dernière partie de la lignée.

Il ne les avait jamais vraiment connus, ne les connaissait pas vraiment.
Ils ne savaient probablement pas qui il était aujourd’hui.
Il a toujours su qu’ils étaient des héros.
Ils s’étaient sacrifiés pour lui.
Il avait essayé de leur rendre la pareille, de rendre leur vie un peu plus supportable, de rendre leur mort plus majestueuse. Une cérémonie extraordinaire, présidée par le ministre de la magie lui-même.

Il se redressa, ferma la boîte en carton. Il n’y avait plus rien ici qui leur appartenait, plus rien ici qui ne le retenait.

‘C’était vraiment une belle cérémonie’ pensa-t-il.

Il se leva, prit la boîte sous le bras et se dirigea vers la sortie de la salle Janus Thickey, ouvrit la porte, jeta un dernier coup d’œil derrière lui. Il pria de toutes ses forces de ne plus jamais avoir à mettre les pieds ici.

Puis, fermant la porte derrière lui, il se fit une dernière promesse.

Il ferait réparer cette montre.
401

Un petit mot pour l'auteur ? 93 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Pascal Depresle
Pascal Depresle · il y a
quel texte magnifique qui méritait un meilleur sort ! A l'occasion je vous invite à pousser les portes de mon univers ou plusieurs textes crient pour tenter de vivre encore un peu, merci.
Image de Manon
Manon · il y a
Je voulais lire tous les textes avant la finale, pour pouvoir voter, mais le travail en a décidé autrement ahah...
J'ai trouvé ton texte doux et triste, j'ai même deux larmichettes qui m'ont échappées vers la fin et c'est ce qui me plaît... J'ai tendance à préférer les belles histoires qui se terminent mal

Image de Lucie-Ly Mey
Lucie-Ly Mey · il y a
J'y crois pas que tu ne sois pas lauréate... Alors là... La quasi totalité des meilleurs textes ne sont même pas passés en finale et le tien ne passe pas... Grosse déception. En tout cas j'ai soutenu ton texte jusqu'à la fin et il méritait, avec celui d'Elouan, de Glacy, de Marine (...) d'être lauréat.
Image de deleted
Utilisateur désactivé · il y a
C'est avec plaisir que je revote pour vous!
Ma peinture a également été sélectionné pour la finale
http://short-edition.com/oeuvre/strips/hermione-au-bal-de-noel-hyperrealisme?all-comments=true&update_notif=1499432105#js-collapse-thread-526528

Image de Arlo G
Arlo G · il y a
Votes confirmés pour votre excellent texte. Bravo et bonne chance.
Image de Laura Khatib
Laura Khatib · il y a
Waaaa tu défonces tout!!
Image de Markos
Markos · il y a
Et voilà, tu y es ! Bravo pour être passée en finale ^^
Image de Cécile Rivard
Cécile Rivard · il y a
J'aime beaucoup. Vous avez à nouveau mon vote ! Je vous invite à lire mon texte qui est qualifié aussi dans la catégorie fanfiction Harry Potter : http://short-edition.com/oeuvre/nouvelles/ce-qu-il-s-est-passe-apres-la-bataille-de-poudlard Merci.
Image de Agathe Valenza
Agathe Valenza · il y a
Merci je vais lire votre texte
Image de Chantane P.
Chantane P. · il y a
bonne chance, mon vote
Image de Agathe Valenza
Agathe Valenza · il y a
Merci
Image de Lucie-Ly Mey
Lucie-Ly Mey · il y a
Je confirme mes votes, bonne chance ! +5 pour ta finale... Allez !
Image de Agathe Valenza
Agathe Valenza · il y a
Merci !