Aventure extra-ordinaire - Suite 2

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« Le plus urgent ? Tout devient urgent !
Laisse-moi te contempler dans cette tenue d’Eve jaillissant de la nuit. Aucune photo ne pourrait m’émouvoir autant que le tableau vivant que tu m’offres. »
Sophie est sur le point de découvrir avec quelle facilité ses fantasmes jaillissent de son inconscient, avec quelle vigueur étonnante ce qu'elle pensait être désirs refoulés représente son attente la plus secrète.
Et pourtant que ne se sont-ils pas confié, révélé durant toute la période de découverte, tant épistolaire que téléphonique !

« Je te le redemande, qu’y a-t-il donc de plus urgent ?
N’est-il pas urgent et même urgentissime que tu me complaises ?
N’es-tu pas ému par ma nudité ?
Ne trouves-tu pas normal, sans parler d’équité, que toi aussi sois nu pour moi, devant moi ? »

J’aime infiniment les éclats dans ses yeux, j’aime percevoir la musique de ses soupirs,
ses mains pèsent sur mes épaules, elle est si proche que je sens son parfum.
Elle colle son ventre nu au mien et fait glisser ma chemise.
Elle frotte son nez sur mon torse, je ferme les yeux, je sens ses doigts effleurer mes tétons.

« Ne me touche pas, ne me caresse pas, juste la caresse de ton regard.
Tu ne veux pas me dire ce qui est à cet instant le plus urgent ?
Enlève ton pantalon pendant que je te prépare un café. Ne bouge pas, reste là, près de mon miroir. »

Elle s’éloigne gracieusement, faisant sans doute exprès d’onduler.
Je défais mon pantalon, je le jette sur le canapé et enlève mes chaussettes.
Depuis la cuisine, je l’entends chantonner.
« Ton café est prêt, mets-toi devant le miroir, regarde-toi... »
J’entre dans son jeu, je sens qu’elle le désire, qu’elle a besoin de tenir ce rôle de maîtresse de maison. Elle s’approche en me souriant, me tend la tasse dont les arômes me plaisent, elle se place derrière moi, les mains sur ma taille et se presse contre moi.

« J’aime te regarder dans ton reflet, tu as mis un boxer fleuri, je ne suis pas étonnée car tu m’avais dit préférer le confort d’un boxer. Et je te vois enfin !»

Tout en parlant, elle glisse ses mains sur mon ventre, sur mon torse, redescend et effleure mon sexe au travers du tissu, ses mains virevoltent, jouent avec la lisière du boxer, sur les côtés, devant... Difficile de rester de marbre...
« Dis-moi, dis-moi ce que tu penses, là, dis-moi ce que tu ressens... »
« Ne dis rien... Ecoute le souffle de mon cœur, entends les vagues de nos désirs, entends le silence assourdissant de notre osmose... »
« Dis-moi ce que tu ressens, dans ta tête, dans ton corps. »
Ses mains sont des papillons, voletant, survolant mon épiderme.
Son ventre cogne mes fesses, une de ses mains s’est plaquée sur mon sexe.
« Dis-moi ce que tu veux, Vladimir. »
« Je veux ce que tu désires. »

"Tu sais bien à quel point j’aimais et j'aime toujours te lire, t’écouter toute la nuit, à quel point tes mots me bouleversent parfois, tant je sens ta tendresse cachée.
A quel point, bien souvent, tes lettres m'émeuvent et m'excitent.
Aujourd'hui, je suis là, tu es là dans mon chez moi où je voudrais que tu te sentes chez toi, nous nous découvrons enfin ensemble, concrètement, physiquement, tactilement, comme deux amants assez fous pour se laisser aller à leurs impulsions."

Pendant qu’elle susurre à mon oreille, Sophie continue d’onduler contre mes fesses, elle glisse lentement, comme imperceptiblement mon boxer, marquant des temps d’arrêt, effleurant ma taille, mes hanches, le haut de mes cuisses de ses mains.

« Je t’ai accueilli presque nue, dans ce kimono, choisi pour toi. Je savoure ces instants où c’est moi qui vais te mettre nu, tout nu, pour mes yeux, pour mes mains, pour mes envies. »

Le point de non-retour est atteint, elle a glissé mon boxer à la limite ultime, au milieu de mon pubis.
Elle me trouble, le sent-elle ? Sophie m’émeut, son ardeur à désirer m’entraîner à son tour est tellement touchante.
Je la regarde dans la psyché, je sens son regard ‘’allumé’’... ce désir qu’elle vient d’exprimer me fait ressentir des picotements, des tressaillements... et je ne puis ignorer l’envie que je ressens depuis des heures... que je dissimule autant que je peux...
Elle me fixe avec une telle intensité... son regard est brûlant, presque envoûtant, le désir en ce moment lui donne une légère pâleur...
« Vladimir, mon diable, mon poète romantique, mon séducteur, je vais enfin découvrir vraiment ton sexe, que je devine, non, que je sens tendu. »
Sa main se plaque sur mon sexe qu’elle enserre.

« Oh... Vous êtes mouillé, là... C'est doux... J'ai envie de te prendre dans ma main... »

Adroitement, elle baisse mon boxer, vive comme la foudre, elle se baisse et l’envoie voler.
Puis, elle vient face à moi ; je vois ainsi ses fesses dans le miroir.
« Tu frémis dans ma main... Ma main qui te fait te tendre... »
Elle ferme les yeux, sa main droite est douce, étonnamment fraîche.
« Vladimir... que m’as-tu fait ? M’aurais-tu transformée sans que je m’en rende compte ?
Je me sens tellement bien... tendue mais merveilleusement détendue...
Dites-moi... comment supporter ces désirs que vous éveillez,
Dis-moi... comment résister à ces envies qui m’assaillent depuis toi.
Dites-moi comment ne pas mourir de honte et de plaisir.
Dis-moi si j’ai le droit de faire tressaillir tes seins...
Mais... malgré mon intense émotion, malgré les envies que j’éprouve,
je n’oublie pas... je t’ai offert ton café tant attendu...
Et maintenant, c’est vraiment le moment où ton hôtesse doit t’emmener sous la douche.
Dis-moi que tu le veux, Vladimir... »
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