Autopsy

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Toute ma vie a été bercée par la littérature, la poésie, et le théâtre. J'ai pris la plume très tôt, et bien que légère elle donna du poids à mes mots, qui devinrent des récits, des  [+]

Depuis ma prime jeunesse, j'ai toujours été passionné par les différentes strates et ramifications de la conscience.

J'ai constaté, par la suite, que nous possédions tous plusieurs personnalités, mais qu'une dominante gouvernait notre être.

En passant de l'enfance à l'adolescence, et de l'adolescence à l'âge adulte, nous laissons à chaque transition une personnalité derrière nous, et nous passons à un autre niveau.

Dans cette progression, plus nous grimpons haut, moins nous sommes vulnérables et avons de chance de nous laisser déstabiliser par le moindre traumatisme, et ce dans une progression spirituelle.

Si c'est à un niveau social que nous nous reflétons, l'ascension s'échelonne difficilement et une dégringolade menace au moindre coup de vent.

En revanche, il suffit qu'une personne soit douée d'une sensibilité hors du commun, comme dans le cas d'un artiste ou de quelqu'un ayant des dons psychiques, pour que ce que nous appelons strates et ramifications soient perçues comme des vibrations. Le temps et l'espace prennent alors d'autres valeurs.

Un individu aussi sensible perçoit la polarité des choses, des instants et des êtres.Àtel endroit, il se sent bien. Untel entre dans la pièce et soudain il fait gris. Il s'agit là encore de perceptions normales, même si elles entrent dans l'ordre des prémonitions dans certains cas. Elles ne font qu'à peine élargir notre champ de conscience. " Àpeine " est le terme qui convient car notre conscience est limitée du côté gauche du cerveau, ce qui nous fait ressembler à l'homme de Neandertal, et c'est ce que nous refusons d'admettre.

Communiquer c'est se mettre sur la même longueur d'onde, c'est-à-dire la même fréquence que son interlocuteur, que ce soit aussi bien sur le plan verbal que mental. Plus les deux fréquences correspondent et plus la communion procure un plaisir et un sentiment de bien-être.

Chaque objet, chaque être, chaque chose, chaque idée, chaque instant de la vie, chaque son, chaque couleur possède une longueur d'onde, une fréquence qui lui est propre. Des expériences avec le normal ou le paranormal peuvent modifier radicalement notre conscience.

Il suffit, par exemple, de frôler la mort pour adorer la vie et profiter à fond des choses banales qui nous échappaient auparavant. Nous sommes également sensibles aux formes des êtres et des choses, car elles dégagent aussi une énergie. Mais nous y reviendrons plus loin dans l'étude des phobies.

Lors de mes recherches sur le domaine de l'esprit, j'ai pu remarquer la dualité qu'il existe entre les notions de vie abstraite et concrète, entre les actions de rêve et de réalité, de réel et d'irréel, de vrai et de faux. En fait, les êtres et les choses en eux-mêmes ne sont ni abstraits ni concrets, ni réels ni irréels, ni vrais ni faux. C'est nous qui leur donnons leur dominante. Mais nos coeurs et nos esprits sont ouverts et évolués, plus notre réalité est grise et cartésienne. Par notre refus ou notre lenteur à voir au-delà de nos illusions, de nos mensonges et de nos idées préconçues, nous nous retardons nous-mêmes et nous retardons l'évolution.

Il est nécessaire d'avoir une longueur d'onde d'avance sur toute réalité. Pour aider quelqu'un, pour mieux être à ses côtés, il faut le devancer tout en étant derrière lui.

Las de tous ces praticiens qui refusent la probabilité d'une réalité supérieure et qui prônent le cartésianisme pour soigner les troubles de l'impalpable esprit, je n'ai d'autre choix que d'élaborer une nouvelle science, dont vous assistez à la naissance, et qui aura un jour l'approbation de la médecine.

Le défaut de la cuirasse des êtres humains imparfaits que nous sommes c'est de ne pas être à l'écoute de ce qui entre dans le champ de nos six perceptions.

Comme le disait Françoise Dolto: " tout est langage. " Même les événements.

Freud nous parlait de la synchronicité et de la sérialité : je résume la synchronicité par ceci. Dès qu'on parle du loup, on en voit la queue.

Il nous arrive de constater parfois d'étranges coïncidences: on pense à une personne que l'on n'a pas revue depuis longtemps, on prend un chemin plutôt qu'un autre et on tombe sur elle. Vous avez un chiffre préféré, par exemple le 3, et vous constatez qu'il vous suit de partout, en bien ou en mal: vous passez un examen une première fois, vous le ratez; pour la seconde fois, vous arrivez en retard, et enfin, à la troisième vous l'avez ( ou vice versa.)

La sérialité, quant à elle, s'illustre d'elle-même: un train qui déraille et aussitôt, dans les jours qui suivent, d'autres catastrophes ferroviaires ont lieu dans le monde.

Ces événements nous parlent. On pourrait parler, dans certains cas, de panthomancie, c'est-à-dire d'une forme non pas de voyance volontaire, mais de réponses à des questions par des événements.

Si nous nous laissons guider par notre foi et notre confiance en nous, et si nous nous connaissons parfaitement, nous nous apercevrons que seul le meilleur nous arrivera et que les événements, les êtres et les choses nous faciliterons l'atteinte de nos objectifs.

Aussi faut-il arriver à cette longueur d'onde, à cette vibration particulière. Il est nécessaire pour cela d'avoir une connaissance parfaite de soi ainsi qu'une maîtrise de toutes ses pulsions et d'être capable d'avoir une profonde réflexion. Le recours à la psychanalyse et la psychologie sont d'excellents outils pour nous permettre de sonder les derniers recoins de notre âme, d'éliminer nos défauts, et de faire le point avec soi.

Un beau matin, un homme prenait son petit déjeuner, lorsque sa tartine de confiture lui échappa des mains et s'écrasa, côté confiture, sur la moquette.

Àpartir de cette expérience, cet homme, plutôt que de maudire le sort, allait s'interroger sur ces mécanismes:

Pourquoi une tartine beurrée tombe-t-elle toujours côté "beurre" sur le sol. De même pourquoi les tartines de confitures adorent s'écraser côté confiture sur la moquette?

Cet homme, c'était Murphy, inventeur de la loi de Murphy ou, comme il l'appelait lui-même, la loi de l'emmerdement maximum.

Il calcula qu'il fallait que la table ait une hauteur de trois mètres pour que la tartine, quelle qu'elle soit, tombe côté pain.

Mais la fameuse loi de Murphy va bien plus loin:

Vous achetez dix paires de chaussettes et les rangez toujours précieusement dans le tiroir de votre commode. Au bout d'un certain temps, vous finirez par avoir des chaussettes dépareillées, ou alors par perdre une chaussette sans savoir à quelle autre elle appartenait, car elles sont toutes identiques.

Pourquoi le téléphone sonne-t-il toujours lorsque vous êtes dans votre bain? Pourquoi ne retrouvez-vous vos clefs qu'après une crise de nerfs et une heure de recherche?

Il y a six files d'attente identiques au supermarché. Vous en choisissez une, et comme par hasard, c'est la plus lente. Et il vous faut attendre, attendre, et attendre encore, attendre à ne plus en finir que le client devant vous ait fini de raconter sa vie à la caissière qui fait semblant de l'écouter avec intérêt. Il y a d'autres attentes prioritaires dans votre vie, des affaires à régler d'urgence, et le destin vous précipite vers cette inutile attente.

Et si cela signifiait quelque chose? Et si les événements, même les plus insignifiants, avaient un sens ?

Et si une quelconque force mystérieuse, intelligente de surcroît, poussait tous ces objets et ces événements à nous rendre la vie plus invivable, moins supportable?

Sont-ce des épreuves destinées à éprouver notre patience?

Pourquoi d'autres fois, vivons-nous le même genre de coïncidences, mais à caractère plus heureux et que tout ce qui nous arrive est bon? Les événements sont-ils soumis à notre état d'esprit et notre humeur du moment ?

En partant du principe que, objectivement et subjectivement parlant, chacun n'a que ce qu'il " médite ", et que " qui se ressemble s'assemble ", êtres, événements et choses confondues, vous comprendrez pourquoi je parle de longueurs d'ondes, de vibrations et de symbiose avec ce qui fait partie de notre vie et de notre perception: les différentes probabilités et déviances de notre réalité.

La réalité est une trame à laquelle chacun de nous apporte sa variante.Si tout le monde parvenait à s'accorder nous obtiendrions une merveilleuse symphonie au lieu de cette cacophonie de désastres. La chance pour qu'une tartine de confiture chute est proportionnelle au prix de la moquette... Bref, plus nous montons, plus dure risque d'être la chute. Il est indispensable que nous soyons en paix avec nous-mêmes et en parfaite harmonie avec notre environnement et les êtres qui nous entourent. Chaque état d'esprit est une longueur d'onde différente.

Pourquoi nous percevons-nous tels quels ?

Qu'est-ce que les autres perçoivent de nous? Pourquoi avons-nous hérité de la réalité du monde que nous percevons? La pluralité des systèmes d'interprétations de la vérité nous égare.

La psychanalyse est apparut comme une lumière médiatrice entre l'homme et lui-même. Hélas, aujourd'hui elle ne suffit plus, car l'esprit n'est pas un objet figé que l'on peut observer en le décrivant toujours de la même façon. L'outil psychanalytique et psychologique ne gravite qu'autour de la planète " esprit". Il permet de décoder toutes les composantes de la réalité.

S'appuyant sur ses bases originelles qui sont la psychanalyse, la psychologie, et la psychiatrie nous devons tenter d'explorer et d'expliquer tous les phénomènes liés à notre existence sans nous cloisonner dans de quelconques concepts préfabriqués.

Arrêtons de positiver dans la négation et les déviances que nous avons créées de toutes pièces.

Nous nous limitons dans ce sens : nous sommes sans cesse en train de sacrifier une chose aux dépens d'une autre. Notre être, qui tend à l'unité, doit intégrer la dualité et admettre qu'il ne sera jamais entièrement construit.

L'art de la vie c'est d'être à même de gérer et d'allier la transformation d'une intelligence collective en une intelligence individuelle et vice versa. L'existence se vit, se peaufine, elle ne se suffit pas.

Tout vibre autour de nous et en nous. Nous devons comprendre l'origine de ces vibrations, de nos vibrations intérieures, et nous accorder à l'unisson avec notre environnement.

La foi, l'amour et la vie sont des volontés naturelles auxquelles il fait bon se plier dans un esprit et un corps sains.

En effet, depuis la création et l'invention de l'humanité, le culte du corps et de l'esprit a compté parmi les principales préoccupations. Le fond y était mais pas la forme. Nous nous sommes coupés de tous nos émetteurs et de notre antenne principale, et nous ne sommes plus que des corps perdus éconduits par des esprits torturés dans un monde qui tombe à l'envers.

La psychanalyse nous donne les moyens de vaincre tous les maux d'esprits et les troubles psychiques engendrés par notre monde en contante déviance et d'aborder sereinement un nouvel existentialisme, différent de l'existentialisme négatif et conceptualisé d'antan. L'inquisition psychanalytique appartient à de l'histoire ancienne. Désormais nous allons surfer sur toutes les longueurs d'ondes de l'esprit, des formes et de tout ce qui compose notre irréelle et inacceptable réalité.

Un être éveillé a le pouvoir de changer la peur en joie, la frustration en épanouissement.

Il a le pouvoir de se libérer des limites temporelles.

Il faut s'efforcer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple (Jacques Prévert).

Tu penses donc je suis. C'est dans la lumière qu'il faut briller. Tout dépend du point de vue d'où l'on se place, de l'importance qu'on y attache par rapport à l'idée que l'on s'en fait!

L'être parfait est plein de variables, l'être humain de constantes. Il ne reste qu'à transformer les constantes en variables.

La vie n'est pas une erreur commise par dieu qu'il nous faut sans cesse corriger.

J'ai bénéficié des mêmes éléments que mes contemporains en matière de réalité. La seule différence est que j'ai su, à un moment donné, m'échapper des cadres et réaliser une forme de conversion intellectuelle. Voir les choses autrement, les agencer différemment afin de dégager une toute autre logique, beaucoup plus féconde et fertile, tel semble être la forme d'impertinence dont je fais preuve, celle que l'on appelle génie.

On dit maintenant de l'homme qu'il est naturel, c'est-à-dire qu'il est dans la nature de l'homme d'échapper à la nature. Les génotypes et phénotypes de l'homme ne sont pas définitivement fixés mais évoluent. L'homme échappe à l'univocité de la détermination génotype phénotype. Un même génotype (ensemble des gènes) peut donner naissance à un ensemble de phénotypes (ensemble de caractères réellement exprimés par un individu).

L'homme dispose également d'une " liberté épigénétique ", c'est-à-dire de la capacité individuelle d'échapper à sa pure détermination génétique. A l'inverse des invertébrés, les vertébrés doivent une place de plus en plus grande à l'invention individuelle. C'est ce que l'on appelle: les capacités d'individuation. C'est de l'anti-réductionisme radical. Il ne s'agit donc pas de s'opposer au holisme.

" Le monde des objets qui est immense, est souvent plus révélateur de l'esprit que l'esprit lui-même." François Dagognet, philosophe.

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