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Au sommet de la tour

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Poudlard, Aile Sud, tard le soir :
Des bruits de talons résonnèrent dans un couloir, se répercutant en échos le long des murs.
— Professeur Dumbledore !
C'était une femme mûre, mince, grande, avec de longs cheveux noirs grisonnants relevés en un chignon serré, qui venait de crier. Un homme, lui aussi mince, encore plus grand et enveloppé dans une longue cape bleu azur se retourna vivement laissant apparaître dans le faible éclairage de la lune une longue barbe argentée et un nez aquilin où était posée une paire de lunettes en demi-lune.
— Minerva ?
— Professeur !
McGonagall repris son souffle et continua :
— Tout est prêt pour samedi monsieur, nous venons de finir d'organiser le bal et de clore le menu.
— Parfait. Mais cela aurait peut-être pu attendre demain non ? Je suppose donc qu'il y avait une autre raison pour laquelle vous me couriez après à une heure si tardive ?
McGonagall rougit soudainement, elle ouvrit la bouche mais sembla se raviser :
— Ça n'a aucune importance professeur...
— Minerva, vous aller me rendre fou..., il posa la main sur son bras et l'observa un instant, elle baissa la tête pour cacher son trouble. Appelez-moi Albus.
Son ton était sans répliques. Puis en baillant :
— Bon, il se fait tard je commence à être fatigué, nous reparlerons de tout ça demain... bonne nuit Minerva.
— Bonne nuit prof... Albus.
Il s'éloigna d'un pas vif vers ses appartements et Minerva resta plantée là, au milieu d'un couloir maintenant désert, pestant contre sa timidité d'adolescente.

Depuis, quelques mois s'étaient écoulés mais elle arrivait encore difficilement à l'appeler par son prénom de sorte qu'il la reprenait souvent. C'était devenu un sujet de plaisanterie entre eux et elle aimait à s'imaginer que c'était comme un petit secret... leur secret. Elle savait cela parfaitement ridicule mais elle se surprenait souvent à sourire bêtement à cette idée. Les mois se transformèrent en trimestre et, pendant ses congés, McGonagall quittait de moins en moins Poudlard, espérant chaque fois croiser Dumbledore au détour d'un couloir. Ce qui ne manqua pas de se produire de nombreuses fois mais leur conversations était assez restreintes malgré leur envie manifeste d'être en compagnie l'un de l'autre. Alors qu'ils semblaient être dans une impasse, un jour, le directeur débloqua la situation. Sous un prétexte purement professionnel – le Tournoi des Trois Sorciers – il demanda un rendez-vous au professeur McGonagall dans son bureau. Mais, une fois l'entretien terminé, ils décidèrent – qui a lancé l'idée ça n'est encore pas clair – d'aller faire une petite balade nocturne dans le château. Ils se retrouvèrent au sommet de la tour d'astronomie, une brise fraîche d'été leur caressant le visage et faisant onduler la barbe du vieil homme. Ils avaient parlés de tout et de rien, de leur première rencontre quand McGonagall débutait à Poudlard aux petites anecdotes de sorcier en passant par le peu de couleur qu'offrait le marché des capes. C'était de là qu'étaient partis leurs rendez-vous nocturnes, au sommet de la tour d'astronomie, d'abord à chaque vacance puis tous les mois. Pour McGonagall, le cap du respect – ou plutôt de l'admiration – pour Dumbledore avait été très difficile à passer, jonché d'épreuves psychologiques diverses. Mais, désormais, ils arrivaient à se parler sur un seuil d'égalité durement acquis.
Un soir d'été, Dumbledore se confia enfin à elle sur ce qui, encore et toujours, l'empêchait de dormir... il lui parla de sa sœur, Ariana, de sa mère qui avait pris soin d'elle, de son frère, Abelforth et de Grindelwald. De ses fautes et de ses remords, avec à la fois la peur et l'envie que Minerva le méprise...
Cette nuit-là, ils étaient encore blottis l'un contre l'autre, grelottant et silencieux, quand le soleil apparu sur la surface lisse du lac, chatouillant de ses faibles rayons le saule cogneur immobile. Dans ce doux matin d'été, les oiseaux lancèrent leurs joyeuses mélodies aux vents, inconscients de tous les malheurs du monde. Enfin, les deux sorciers remuèrent leurs membres engourdis, regagnèrent leur appartement respectif et se séparèrent sans un mot.

McGonagall ne cessait de repenser à l'histoire de Dumbledore, elle devrait le mépriser, il avait raison, mais elle n'y arrivait pas... Plutôt que du mépris il lui inspirait de la pitié. Et puis les années avaient passées depuis, il n'était plus l'adolescent égoïste qui avait abandonné et peut-être tué sa sœur malade.
De son côté, le directeur de Poudlard dormait mieux depuis qu'il avait confié ses peines... Mais la réaction de Minerva n'était encore pas assez claire pour son esprit embrumé et ne pas savoir comment elle prenait les choses l'affectait beaucoup. Il ne lui envoya pas son habituel lettre fixant le rendez-vous mensuel de peur qu'elle ne refuse. Dans les couloirs, il parvenait à chaque fois de justesse à éviter un tête à tête avec Minerva, redoutant quelque chose de purement imaginaire... Les grandes vacances arrivèrent donc sans qu'ils n'aient put se reparler. McGonagall finit par se décider à lui envoyer un hibou, au milieu du mois de juillet. Dans cette lettre, elle ouvrit pour la première fois son cœur à quelqu’un, elle expliquait comme elle ne l'avait jamais fait le pourquoi du comment elle ne le méprisait pas et elle voulait le revoir. Cependant, la réponse tardait à venir et Minerva se prit à espérer naïvement que son hibou se soit perdu... Mais, arrivant à peine à dormir, elle se demandait si elle n'avait pas été trop directe. Enfin, au bout d'un mois d'attente fébrile, une magnifique chouette hulotte se posa sur le bord de sa fenêtre. C'était bien Dumbledore qui lui écrivait de son écriture fine et penchée : il la remerciait mille fois de sa lettre, s'excusait platement de ne pas avoir répondu plus tôt et se désolait de ses angoisses purement futiles, il fixait aussi la date du prochain rendez-vous, si elle n'était pas trop fâchée pour venir, bien entendu. Mais pour rien au monde McGonagall n'aurait raté ce rendez-vous.

Enfin, à la grande satisfaction des élèves, d'une professeure et du directeur, la rentrée arriva. Dumbledore – bien qu'il ne laissa rien paraître – avait la tête ailleurs durant la cérémonie de la répartition, il avait tenu à voir Minerva le plus tôt possible, c'est à dire le soir-même. Après le banquet, il attendit que McGonagall ait amené les nouveaux Gryffondor à leur salle commune et s'avança vers elle. Il lui prit le bras et, oubliant toute autres choses, lança d'un ton exagérément galant :
— Puis-je vous faire visiter mon humble demeure belle demoiselle ?
— Mais bien sûr mon cher monsieur, répondit-elle sans plus se soucier de rien.
— Par ici je vous prie...
Et, se tenant par le bras, ils passèrent d'escaliers en escaliers, s'amusant à titiller Rusard en faisant tomber des armures pour ensuite lui filer entre les doigts. Ils arrivèrent finalement devant une imposante – quoique magnifique – porte en bois, hilares et essoufflés. Dumbledore murmura quelque chose et la porte pivota sur ses gonds, laissant apparaître une spacieuse entrée meublée de deux statues en pierres, qui leur souhaitèrent la bienvenue. Sur un des murs trônait une jolie petite peinture représentant le Poudlard Express sur le quai 9¾ crachant des volutes de fumée noire. Tous deux pénétrèrent ensuite dans le salon, aménagé de nombreux sièges rivalisant de confort, Dumbledore invita McGonagall à s’asseoir sur l'un d'eux. Les murs, en bois et tapisserie rouge et or, et le sol, lui en tomettes de terre cuite, donnaient à la pièce une atmosphère douce et chaleureuse. Albus disparut à la cuisine, proposant divers rafraîchissements, ils prirent finalement un whisky écossais. Les verres vinrent se poser délicatement sur la table basse en chêne avec un léger tintement. Dumbledore vint s'asseoir et ils trinquèrent à la rentrée, échangeant ragots et anecdotes jusqu'à ce que le directeur ne change d'attitude. Il s'excusa alors à nouveau pour ses réactions et répéta à peu près le contenu de sa lettre. A la fin de sa tirade, sans laisser le temps à McGonagall d'ouvrir la bouche, un petit paquet vint se poser sur ses genoux. Elle l'ouvrit, surprise et découvrit – non sans virer au cramoisi – un magnifique collier de perles vertes émeraudes parfaitement assorti à ses yeux. Elle tenta de parler d'une voix normale mais – échec total – sa voie débordait d'émotion :
— Je... c'est tellement magnifique ! Oh Albus il ne fallait pas...
— C'est le moins que je ne pouvais faire.
— Je...
— Non, non, c'est normal.
— Merci. Oh Albus merci beaucoup !
Elle l'enfila maladroitement, les mains moites et tremblantes.
Un quart d'heure plus tard, une fois l'émotion un peu retombée, le visage de Dumbledore s'assombrit.
— Cela risque par contre de moins vous plaire Minerva..., dit-il en découvrant sa main calcinée, noire et fragile à la vue de McGonagall.
Elle sursauta et recula un peu :
— Oh mon dieu ! Avez-vous... vous êtes-vous fait soigner ?
— Oui. Severus s'en est chargé.
— Mais... comment vous-êtes vous fait, hum... cette... cette chose ?
Dumbledore sourit devant la gêne de McGonagall à regarder sa main blessée.
— Cette blessure vous vouliez dire Minerva, fit-il en levant sa main calcinée d'un geste théâtral, durant l'une de mes escapades estivales...
— Quand ?
— Je dirais au milieu du mois de juillet.
— Une escapade hein ?
— Minerva, si je ne fais rien, qui bougera ?
— Je ne conteste pas vos pouvoirs – loin de là – mais ces « escapades » vous affaiblissent bien plus qu'elle ne devrait... On dirait d'ailleurs que je suis la seule à le remarquer mais vous n'êtes pas indestructible ! Je pense même que – pardonnez-moi – vous vieillissez !
— Vous me blessez Minerva.
— Albus ! son ton était réprobateur, qu'est ce qu'il s'est réellement passé ?
Il soupira, but une petite gorgée de whisky et remua dans son fauteuil.
— Ça serait une bien trop longue histoire.
— Une mission pour l'Odre ?
— En quelque sorte...
— Vous vous êtes frotté à la magie noire ?
— J'ai bien peur que ça y ressemble...
— Mais pourquoi seul ?! Vous pourriez avoir avec vous tout l'Ordre pour vous protéger et – même si je ne doute pas que vos pouvoirs sont bien plus grands – je suis sûre que vous ne seriez pas revenu dans cet état !
— C'est que c'est une affaire personnelle... et je n'ai d’ailleurs jamais trop apprécié d'avoir des gardes du corps...
Ce fut au tour de McGonagall de soupirer, cette discussion ressemblait fortement à un dialogue de sourds. Un silence tendu et gêné s'installa. Dumbledore fixait son verre de whisky, affecté qu'il doive y avoir des secrets entre eux mais l'enjeu était bien plus grand. De son côté, Minerva tripotait son nouveau collier, inquiète d'être allée trop loin, l'avait-elle blessé ? Enfin, Albus rompit le silence et murmura :
— Je pense que ni vous ni moi ne voulons que Lord Voldemort gagne.
— En effet, cependant ce n'est pas une raison pour agir seul !
— N'avez-vous pas dit que j’étais un grand sorcier ?
Le directeur de Poudlard n'aimait pas recourir à cette méthode mais Minerva ne semblait pas vouloir en démordre. Et, même si il était profondément touché et heureux qu'elle s'inquiète pour lui à ce point, il désirait clore au plus vite cette conversation. McGonagall rougit et répondit en désignant la main blessé de Dumbledore :
— C'est insensé, voilà tout ce que ça vous a rapporté.
— Je n'en suis pas si sûr... mais peu importe, que diriez-vous d'une petite visite nocturne à notre chère tour d'astronomie ?
— Je vous suis, répondit-elle, vaincue et résignée.
Alors la conversation reprit comme si de rien était. L'air du soir enveloppait leurs deux silhouettes, au sommet de la plus haute tour du château. Mais Dumbledore interrompit une nouvelle fois leur conversation. Il observa Minerva un instant puis :
— Pourquoi ne vous lâchez-vous pas les cheveux Minerva ? Ça vous irait si bien...

Cette année, entre les cours qu'il donnait à Harry et ses absences répétés, Dumbledore essayait de toujours se débrouiller pour avoir des rendez-vous réguliers avec McGonagall mais l'exercice était parfois périlleux. Ces mêmes absences inquiétaient Minerva au plus haut point, elle voulait à chaque fois lui en parler mais l'expérience de leur dernière discussion à ce propos la dissuadait un peu. A présent, la guerre contre Voldemort était déclarée pour de bon et ces rendez-vous mensuels étaient à chaque fois une échappée du monde réel, une bouffée d'air frais, une fugue. Peu après les vacances de Noël, tandis que Dumbledore revenait tout juste à Poudlard après près d'un mois d'absences McGonagall se décida enfin à lui demander à nouveau où il allait, plus délicatement cette fois. La discussion fut plus courte et moins houleuse qu'au début de l'année mais au moins, elle avait dit tout ce qu'elle avait sur le cœur... ou presque. Le débat semblait clôt lorsque, contre toute attente il annonça :
— Vous avez raison Minerva... je ne suis pas indestructible.
Elle paraissait gêné par cet aveu et hésitait de la conduite à tenir :
— Vous savez Albus si vous avez besoin d'une aide quelconque vous pouvez m'appelez, je... je serais toujours là.
— Euh... bien sûr Minerva, je m'en souviendrais. Merci, ajouta-t-il après un moment.
Un long silence s'installa durant lequel chacun fixait ses pieds comme si il leur avait soudainement trouvé un intérêt tout particulier. Les longs cheveux lâchés de McGonagall lui arrivaient au milieu du dos, son visage affichait une expression torturée et, au bout d'un moment d'hésitation, elle se lança :
— Vous savez Albus, si... enfin si je suis contre vos escapades, si je réagis à chaque fois comme une idiote c'est surtout parce que... euh... voilà : je ne veux pas vous perdre.
Elle paraissait soulagée d'un grand poids mais évitait de croiser le regard de Dumbledore. Ce dernier avait subitement rougi, il ne s'attendait pas du tout à ça. Puis elle continua sur sa lancée, rien ne pouvais plus l'arrêter :
— Je veux dire comme vous êtes vraiment – un grand sorcier, certes – mais bien plus que cela, celui que vous êtes durant nos rendez-vous n'a rien à voir et je ne supporterai pas de perdre cet homme-là. Cet homme est attentionné, généreux, a un cœur énorme, de l'humour et du courage. Malheureusement pour moi mais heureusement pour le reste du monde vous avez aussi un immense sens du devoir, une moralité inébranlable et un goût prononcé pour la victoire. Et ça, je ne peux faire que l'admirer... même si c'est peut-être ces trois derniers petits détails qui risquent de vous arracher à moi. Et ça par contre je ne... je ne pourrai pas.
Sa voix s'était brisée sur les derniers mots, elle fixa ses pieds. Dumbledore, pris de court était devenu incroyablement rouge, jamais son cœur n'avait battu aussi vite, jamais aucune parole ne lui avait tant fait plaisir... peut-être parce qu'elles étaient sincères, peut-être parce qu'elles venaient d'une personne en particulier... Il sourit. Ou peut-être les deux. Alors il l'entoura de ses bras, lui prit son visage entre ses longs doigts et plongea ses yeux dans ceux de Minerva. Et il l'embrassa. Doucement. Tendrement. Comme une caresse. C'était sa réponse. Plus courte mais toute aussi claire.

Albus Dumbledore marchait à grands pas vers les lourdes portes de chêne de Poudlard quand il fut rejoint par Minerva McGonagall. Il lui sourit, l'air serein, chassant rapidement l'expression inquiète qu'il arborait quelques secondes plus tôt :
— Bonsoir Minerva, l'air est frisquet ce soir, non ?
— Dumbledore !!! Elle l'avait appelé par son nom de famille, chose qu'elle avait pris l'habitude de faire seulement en public.
Elle regarda alternativement Dumbledore et la sortie. Elle ne pensait plus ravoir cette discussion une troisième fois mais un terrible pressentiment l'avait assailli alors qu'elle avait vu la haute silhouette de Dumbledore se diriger vers la sortie. Pendant un instant elle n'avait plus pu respirer, sa tête l'avait tournée et elle avait soudain eut besoin de l'empêcher de partir... comme si sa vie en dépendait.
— Alors comme ça vous repartez ! Encore une fois ! Toujours pour le bien de tous n'est-ce pas ?! Parce que le monde entier repose sur vos épaules j’imagine !!!
McGonagall fulminait, laissant exploser toute sa colère dont l'origine était sûrement une inquiétude sans nom et la peur de perdre le seul homme qui ait vraiment compté dans sa vie. Même Dumbledore n'avait d'autre choix que de baisser les yeux devant une telle rage. Elle poursuivit :
— Vous n'êtes pas responsable de toute la misère du monde et il ne me semble pas exagérer en disant que vous avait assez donné ! Ça suffit maintenant, arrêtez vos... vos conneries !!! lâcha-t-elle violemment.
Ce mot dans sa bouche semblait aussi grossier et surprenant que Graup dans un magasin de porcelaine. Albus sursauta et murmura tout bas :
— Il y a certaines erreurs du passé qui ne peuvent jamais se payer.
— Vous accordez trop d'importance au passé et à votre soi-disant devoir. Vous avez assez risqué votre vie pour cette année ! Vous..., elle hésita, vous avez une école à gérer professeur !
Il sembla désarçonné un instant puis répondit d'une voix résignée :
— Vous ne ferez pas changer d'avis Minerva... et je suis sûr que Poudlard est en parfaite sécurité avec vous.
— Dans ce cas promettez-moi que vous reviendrez... promettez-le moi !!!
Sa colère n'était pas tout à fait retombée et il était étonnant que tout le château ne se soit pas déjà réveillé. Dumbledore sourit tristement et répondit d'une voie douce comme si lui aussi avait eu un pressentiment :
— Je vous promets que j'essaierai... Si je reviens Minerva vous saurez que ça sera pour vous, grâce à vous...
— Mais..., elle ne semblait plus avoir la force de répondre quoi que ce soit mais elle arriva encore à formuler une question, du bout des lèvres : Avez-vous pensez à moi, Albus ?
— Oh que oui je pense à vous, et de plus en plus souvent, ça commence d'ailleurs à devenir légèrement inquiétant...
Il observait gravement le visage ravagé du professeur McGonagall avec l'impression que son cœur s'effondrait dans sa poitrine. Un silence tendu s'installa. Il plongea ses yeux bleus dans ceux de son interlocutrice avec la sauvage envie de ne plus jamais les quitter. Ce regard se prolongea et s'étira en ce qui leur semblait être de longues années. Puis McGonagall s'avança soudainement d'un pas incertain vers lui et l'embrassa. Fougueusement. Intensément. Rapidement. C'était leur deuxième baiser, il la serra contre lui et lui caressa tendrement les cheveux.
— Je crois que je suis tombé amoureux Minerva...
— Moi aussi Albus... pour toujours.
Puis il s'éloigna sans se retourner, la démarche plus raide qu'à l'ordinaire, en même temps qu'Harry dévalait les escaliers. Albus lui conseilla d'enfiler sa cape et il s’exécuta sans discuter. Minerva, appuyée sur un mur froid, tapis dans l'obscurité, regardait maintenant un vieil homme enveloppé dans une longue cape bleu, en apparence seul, s'éloigner d'un pas vif du château auquel il avait presque entièrement consacré sa vie. Une larme coula le long de sa joue et elle se laissa lentement glisser à terre.

Ça devait être la dernière fois qu'elle le voyait.



PRIX

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Alice Didier · il y a
Coucou Mademoiselle la jeune auteure, je viens de découvrir votre page, et en ma qualité de harrypotterienne, je me suis précipitée sur cette lecture, et je sais qu'on prétend dans les milieux avertis que Dumbledore est gay, pourquoi pas d’ailleurs ? Mais moi aussi j'ai toujours suspecté une histoire entre Mac Gonagall et lui. Quelle femme ! A la hauteur de l'actrice qui l’interprète
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Zz · il y a
Ah merci enfin quelqu'un qui pense comme moi ! Oui un de mes personnages préférés
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Fleur de Tregor · il y a
Moi aussi j'ai du retard, un an de retard (je ne suis sur Short Edition que depuis début juin). Aussi, je vote pour... la gloire.
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Zz · il y a
Merci ça fait plaisir quand même :p
D'ailleurs il faudrait que je m'y remette !

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Amélie Casado · il y a
Avec du retard voici mon vote ! Bonne chance :)
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Zz · il y a
Merci Amélie ! :)
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Zoé Gfa · il y a
très bon texte, bien que cça m'a fait bizarre à imaginer dans la tête x) j'ai bien aimè la fin, bien qu'un peu triste (m'enfin... on va dire que je fais pareil, alors... ) j'ai voté! ;)
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Zz · il y a
Merci beaucoup Zoé ! (bizarre d'écrire ça, je m'appelle aussi Zoé :D)
je t'accorde qu'il faut une certaine ouverture d'esprit pour rentrer dans l'histoire... et pour l'écrire aussi !

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Zoé Gfa · il y a
yeaaah! check de Zoé! :D
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Zz · il y a
check ! :D
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Utilisateur désactivé · il y a
Belle histoire, plaisante à lire. Même si au départ j'ai dû me faire violence... Je t'explique, dans ma tête, quand j'ai compris qu'une romance Dumbledore/McGo allait avoir lieu, c'est comme si un panneau lumineux s'était d'un coup allumé et m'avait flashé "DUMBLEDORE=GAY".
Cependant, le récit est fluide et comme je l'ai dit, l'histoire agréable. Et j'aime beaucoup la fin et surtout le dernier paragraphe et la dernière phrase, beau et triste à la fois ^^ +1

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Zz · il y a
Ah ok mdr !!! c'est cool alors d'avoir surmonté l'épreuve du panneau lumineux !
Merci beaucoup pour ton commentaire super gentil et ton vote.

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Audrey Guyomar · il y a
C'est une très belle histoire, très émouvante! Une belle idylle pour ce couple plutôt surprenant! J'ai beaucoup aimé! +1 :D
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Zz · il y a
Merci Audrey :D
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Méla · il y a
Cette histoire d'amour entre ces deux personnages est vraiment plaisante à lire. J'aime bien la chute même si ça reste triste. +1
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Zz · il y a
Merci Méla ! oui c'est triste... mais je crois que je suis un peu masochiste, j'adore les histoires tristes !
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Nidell · il y a
Minerva ! Après Snape, l'un de mes personnages préférés ! Un vote pour toi !
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Zz · il y a
Merci !
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Java · il y a
Waouh! Poignant et émouvant! Très bon choix, d'autant que Minerva fait partie de mes personnages préférés! Je vote! :)
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Zz · il y a
Merci beaucoup !!! Oui moi aussi j'adore Minerva, je la trouve vachement courageuse !
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Java · il y a
Elle est très attachante je trouve! :)
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Zz · il y a
oui :D
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Marie Casanova · il y a
Une très belle idée cette idylle entre ces deux personnes emblématiques et, qui plus est, très bien écrite. Bravo et bonne chance pour la suite :) +1
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Zz · il y a
Merci Marie, bonne chance à toi aussi !
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