10
min
Image de Flo Chap

Flo Chap

340 lectures

135

Qualifié

Allez ! Je termine ma cigarette et j’y retourne.
Cette après-midi, la mère Legrand n’est pas là et c’est moi qui ferme la boutique. Encore une bourgeoise à retaper et c’est fini jusqu’à lundi.

Ce soir, c’est la grande évasion. Je retrouve à Limoges les trois copines qu'il me reste du lycée, les seules, les vraies, celles à qui je n’ai pas besoin de parler pour qu’elles me comprennent, et ensemble on prend la ville d’assaut.
On va sans doute aller manger, un peu, et boire, beaucoup. Faire crisser les pneus de la bagnole, réveiller la ville, agiter les esprits et puis se finir sur la piste du Blue Box jusqu’à ce que le petit matin nous rattrape et que le videur nous jette dehors.
Je sais que ça peut paraître un peu puérile, tout ça mais, à Limoges, qu’est-ce qu’on pourrait faire d’autre ? Et puis, quitte à régresser, j’ai besoin de me défouler, de ne plus me surveiller et surtout d’échapper à toute forme de discipline.
Cette semaine, j’en ai ras le bol. J’aime mon boulot, et je l’ai choisi mais ce qui me pèse c’est d’avoir la patronne sur le dos en permanence. La mère Legrand... tout un poème. A vrai dire, elle aurait plus un tempérament à tenir un abattoir qu’un salon de beauté. La beauté, la vraie, ça lui passe à côté. Aucune sensibilité, aucune sensualité. Tout ce qui l’intéresse c’est le pouvoir qu’elle peut exercer sur ses employées et le chèque que lui laissent les clientes à qui elle lèche les pieds, de façon outrancière et même un peu larbin, vulgaire. Je la tuerais quand elle leur dit « Au revouâre, madame Untel, au plaisiir.... » en les maudissant au fond d’être plus jolies et surtout plus riches qu’elle. Si encore elle me confiait son visage au lieu de s’obstiner à porter sur elle un échantillon de tout ce qu’on a en magasin, elle aurait peut-être l’air moins ringard, mais bon.
Je suis sûre qu’à cause de son nom de famille elle se prend pour Alexandre le Grand ; que son rêve secret c’est de régner sur sa boutique comme on règne sur un empire et de nous diriger, nous, ses employées, comme on dirige une armée. J’aurais préféré un orchestre.
De toute façon, avec moi elle est mal barrée. Elle a l’art de faire remonter à la surface mes instincts punks les plus réfractaires à l’ordre et au despotisme, ceux que j’essaie par tous les moyens et au nom du travail bien fait, de contenir tant bien que mal sous l’horrible petit uniforme de vendeuse esthéticienne qu’elle a choisi pour nous et qu’elle nous oblige à porter.

Bon, un coup d’œil à mon sac, histoire de me rassurer (il contient ma tenue, mon maquillage et tout ce qu’il me faut pour passer la nuit dehors) et je range un peu l’arrière boutique. Je suis en train de vider le cendrier quand j’entends sonner le carillon de la porte d’entrée. Ma dernière cliente est là, voyons de quoi elle a l’air.

Putain ! C’est pas vrai... Miss Jambonnette ! Ma prof d’anglais du lycée.
Oh là là... A elle, on peut dire que je lui en ai fait voir. Merde !

Rapidement, je fais la liste des trucs qui ont changé chez moi depuis qu’on s’est pas vues, histoire d’évaluer les chances qu’elle a de me reconnaître. En huit ans, j’ai bien sûr changé de coupe de cheveux, de couleur aussi, puisque de rouge je suis passée à un gentil petit blond qui va bien pour le boulot, j’ai plus de frange, plus de lunettes mais des lentilles et j’ai perdu presque dix kilos. C’est pas mal mais je sais pas si ça va suffire... Bon, allez ! on respire.

Je l’accueille avec le traditionnel et anonyme « Bonjour madame », qui ne laisse pas supposer que je connais son nom de famille et encore moins son joli petit surnom.
Par une association d’idées de plus ou moins bon goût comme savent en avoir les lycéens, on l’avait surnommée « Miss Jambonnette » quand elle avait épousé un musulman, prof de maths au collège voisin, et que de Mlle Moulin elle était devenue madame Allal. Il faut dire qu’il y avait quelque chose dans son apparence physique, une rondeur générale, un grain de peau rosé et un je ne sais quoi dans le regard qui avait rendu la plaisanterie encore plus drôle.

Maintenant elle est là et il va falloir que je m’en occupe.

D’un geste, je l’invite à me suivre et à s’installer dans la salle de soins.

Ma voix, j’ai peur qu’elle reconnaisse ma voix.

Je m’en passerais bien mais je suis obligée de lui proposer, comme à toutes nos clientes pour qu’elles se sentent bien, un thé ou un petit café. Elle me demande un thé léger. En attendant que je revienne avec, je lui suggère de se mettre à l’aise et d’enfiler le petit peignoir que je lui tends. Puis je la laisse, consciente d’avoir laissé en musique de fond la vieille cassette des Sex Pistols que je mets à fond quand la journée est finie et que je suis toute seule à faire le nettoyage. Tant pis pour ses oreilles.

Un thé léger... J’t’en mettrais, moi. Tiens, je repêche dans la poubelle le sachet du thé que j’ai bu juste avant qu’elle arrive. Il est encore tiède. Il a baigné au moins une demi-heure dans ma tasse avant que je me décide à le balancer. Elle a de la chance : y’a pas de cendres dessus. Je tire sur la ficelle histoire de la retendre un peu et je le plonge dans l’eau bouillante. Là, au moins, t’es sûre d’avoir un thé léger....
Sa-tis-faire la clientèle, même difficile, voilà ce que me rabâche la patronne à longueur de journée. Y’a qu’à demander.

Je sais que je viens juste d’évoquer mon amour du métier et je pensais avoir mûri plus que ça depuis l’époque, mais je sens que mes vieux démons me reprennent. La seule vue de Mme Allal m’a replongée instantanément dans l’ambiance du lycée. De tous les profs que j’ai torturés, elle a la palme. Elle ne m’a jamais fait de cadeau et moi encore moins.

Et là, j’ai encore envie de la faire souffrir ou, du moins, de ne pas la ménager.
A croire que c’est vrai : on s’refait pas.

J’ai le temps d’aller aux toilettes. Mais pas de me laver les mains. J’attrape sa tasse et vais voir où elle en est.

Quand j’entre, après avoir frappé mais sans lui laisser le temps de répondre, je la surprends devant le miroir, en train d’arranger ses cheveux. De façon plutôt gracieuse, d’ailleurs.
Le hic, c’est qu’elle n’a pas compris comment mettre le petit peignoir que je lui ai remis et que ça lui donne vraiment l’air con. Au lieu de le passer sous les bras et de le porter fermé sur la poitrine pour laisser libre son décolleté qui doit recevoir les soins, elle l’a enfilé comme une cape, la gourde. Un truc que j’vois pas souvent mais qui me fait toujours bien rire. A elle toute seule, elle va peut-être réussir à m’enlever les rides que m’ont collées toutes les autres clientes depuis le début de la semaine.
C’est bien parti.

Sans en rajouter, parce qu’elle se sent déjà assez bête comme ça quand elle comprend son erreur, je lui explique comment agrafer son peignoir. Pendant qu’elle rectifie le tir, je commence à préparer mes produits. Puis je l’invite à s’allonger et à essayer de se détendre. Je dis essayer parce que, bien qu’elle ait fermé les yeux presque immédiatement, elle fronce tellement fort les sourcils que ça met en évidence la ride du lion qui lui barre le front, signe indubitable de préoccupation.
Doucement, je commence à la démaquiller. Le lait sent bon, il est frais et agréablement parfumé. Je l’applique du bout des doigts par petites pressions circulaires. J’ai quand même envie qu’elle prenne du plaisir, qu’elle se laisse aller, qu’elle laisse partir avec son maquillage les soucis de la journée. C’est quand même le but. Même pour elle.

Pendant que mes mains travaillent, j’ai tout loisir de l’observer. Finalement, elle est moins moche que ce que je m’étais figuré. Elle serait même plutôt jolie, tout compte fait. Sa peau est de bonne qualité, son corps assez harmonieux. Ses sourcils sont parfaits. Bien fournis, très bien dessinés. Dommage. Je lui aurais bien tiré quelques poils, juste pour le plaisir.

L’air dégagé, je lui propose une épilation de la lèvre supérieure. Elle n’en a pas du tout besoin, et elle doit bien le savoir mais j’ai envie qu’elle s’interroge, qu’elle saute sur un miroir ce soir en rentrant et qu’elle s’observe sous toutes les coutures en se demandant pourquoi cette question. En réponse de quoi, elle n’ouvre même pas les yeux. Au lieu de s’indigner, elle esquisse un sourire amusé et décline ma proposition sans commentaire. Merde, elle est plus cool que prévu. Ça manque de répondant.

A l’époque, c’est ça qui me faisait courir. Quand elle se débattait pour répondre comme elle pouvait à mes provocations de gamine sans trop savoir comment s’y prendre et en tombant chaque fois dans le panneau. Ce qui m’amusait, c’était de la déstabiliser, de jouer avec ses nerfs en l’emmenant hors du cadre de ses petits cours. Et elle marchait ; à fond.

Elle n’est pas très loquace. Au fil des soins, je sens qu’elle se relâche un peu mais je vois bien qu’elle n’a pas spécialement envie de parler. Moi, entre les clientes qui vous saoulent de leur bavardage sans intérêt et celles qui n’ouvrent pas la bouche du tout, j’aime bien le juste milieu. Ça fait passer le temps et ça crée une ambiance intime que j’aime bien.
Je lui fais remarquer qu’elle est un peu tendue et, tout en la massant, je l’incite par quelques questions discrètes à me parler de ce qui la préoccupe, en espérant tout de même que ce n’est pas précisément le fait qu’elle m’ait reconnue et qu’elle soit inquiète d’être livrée à moi, presque nue.

Hasard – ou pas ? –, elle me parle tout de suite du lycée. Sans détour, elle rentre dans le vif du sujet.
Elle m’explique que ça fait maintenant dix ans qu’elle s’use les nerfs à essayer d’enseigner l’anglais à une bande de gosses dégénérés qui n’ont toujours pas compris le but de leur présence à l’école et qui auraient déjà bien besoin d’apprendre à parler le français, avant l’anglais.

— Humm... je vois.
Je ne sais pas trop sur quel pied danser. Est-ce qu’elle est en train de me remettre à ma place, l’air de rien, ou est-ce que c’est vraiment ça, son problème ?

Elle ajoute qu’elle serait intarissable sur le sujet mais qu’elle ne veut pas m’embêter avec ça.
Je prends le risque de la laisser aller plus loin. Je la détrompe et lui assure, qu’au contraire, ça m’intéresse. Et c’est quand même un peu vrai.

Elle poursuit :
— En fait, je me suis trompée de métier. En suivant mes cours à la fac, j’étais loin d’imaginer qu’arriver au lycée avec un CAPES revenait à être envoyée au front sans fusil. Au fil de mes années d’étude, je me suis passionnée pour ma spécialité ; j’ai souffert, j’ai travaillé dur mais j’ai apprécié de côtoyer les grands de la littérature anglaise, d’étudier par le menu les finesses de la langue, la subtilité des textes. Je me suis échinée sur Shakespeare, Byron et les autres et en apprenant à les comprendre, je les ai aimés, j’en ai fait des compagnons de route, inspirés et délicats. Puis, quand j’ai eu mon CAPES (je ne me sentais pas les épaules pour passer l’agrégation ou le doctorat et il fallait que je gagne ma vie) on a commencé par me muter dans le Nord où je n’avais aucune attache. Et là, avec ma mine enfarinée, je suis descendue de mon petit nuage et j’ai commencé à prendre des claques. Symboliques, ça va sans dire, quoique... J’ai dû affronter la violence, la bêtise et le manque de motivation de mes élèves.
En fait, je pense que la situation n’était pas si sombre et avec le temps j’ai appris à gérer tout ça, mais c’est surtout le contraste entre mes ambitions didactiques et la réalité du terrain qui m’a été fatal. Rien ne m’y avait préparée. Pour ne rien arranger, j’étais assez timide et plutôt introvertie, un rien me faisait rougir. Mes élèves en ont profité, vous ne pouvez pas imaginer.
Si si... Je peux, me dis-je intérieurement.

Cette fois, c’est moi qui commence à être mal à l’aise. Je sais bien que c’était ma propre faiblesse (en anglais tout d’abord mais de caractère aussi) qui me poussait à profiter de la sienne mais je n’ai pas trop envie de me l’entendre dire. Toutes ces années, j’ai préféré penser que c’est elle qui était nulle, et méchante. Et masochiste. Alors que moi j’étais sournoise. Et un brin sadique. Chacune avait donc ses responsabilités. Elle aurait dû se faire respecter et moi être raisonnable, et plus honnête.

— Enfin, tout ça, c’est du passé. Je n’aurais plus à convaincre personne de la beauté de la littérature anglaise et je garde Dickinson, Austen et les autres en moi, comme un trésor, dans mon jardin secret. J’ai donné ma démission à l’Education nationale.

Je sursaute. Mon cœur fait un bond.

— Vraiment ?
C’est bête mais je me sens un peu coupable.

— Oui, c’est décidé. Je change de vie et j’ouvre un Espace bien-être. Il y en a peu dans la région et il y a pourtant de la demande. Et c’est vraiment ce que je veux faire, j’en suis sûre. Alors je me lance.

Là, non seulement elle m’intéresse mais elle me subjugue carrément. Pour plaquer l’Education nationale, en pleine récession économique en plus, c’est pas du courage qu’il faut mais une bonne grosse paire de couilles. Non, franchement, là, elle me tue. Miss Jambonette (il faut que j’arrête de l’appeler comme ça) qui tape du poing sur la table et qui se fait la belle... C’est pas croyable.

Du coup, je prolonge la séance. Un Espace bien-être... Il faut qu’elle m’en dise plus. Je lui propose un massage des pieds, à titre gracieux, bien qu’intéressé.
L’air ravi, elle accepte mais ne me laisse pas l’occasion de satisfaire ma curiosité. Tout à fait détendue maintenant, elle me demande :

— Et vous ? Vous aimez votre métier ?

Un peu déroutée par la question, je me concentre sur ses pieds. Je ne sais pas jusqu’à quel point je peux me permettre d’être sincère avec elle. En temps normal, dans ce genre de situation, j’essaie de me retenir de taper sur ma patronne, on sait jamais, mais puisqu’on en est aux confidences...
Je la regarde en souriant. Puis j’y vais franco.

— Mon métier oui. Ma patronne, non.

Elle rit.
— Ça a le mérite d’être clair ! L’enfer, c’est l’Autre. Moi c’étaient mes élèves et vous c’est votre patronne. Que voulez-vous ? Chacun sa croix.

Bientôt dix-neuf heures. Je n’ai pas vu passer le temps. Il va falloir que je ferme.
Je lui signale que le massage va prendre fin et je termine tout en douceur. Elle a l’air contente et je crois que finalement j’ai pris autant de plaisir qu’elle.
Je quitte la pièce pour la laisser se rhabiller tranquille.

Elle ne tarde pas à ressortir et, quand elle arrive, je suis en train de lui préparer sa note et un petit sac d’échantillons.

Je suis soulagée, tout s’est bien passé.
Elle paie. Je la parfume d’un nuage de « Chrysalide », l’eau de toilette qu’elle a choisie, intense et épicée, stimulante.

Au moment de quitter la boutique, elle prend la main que je lui tends et, en me regardant bien dans les yeux elle me dit :
— Merci Stéphanie.
Je bredouille :
— Je, je... Vous m’avez reconnue ?
— Mais bien entendu. Au premier regard. Vous n’êtes pas de celles qu’on oublie, savez-vous ? Bon, je ne vous remercie pas pour le thé, qui était infâme, ni pour cette horrible musique que vous m’avez fait supporter mais en revanche j’ai beaucoup apprécié vos talents d’esthéticienne.

Je ne sais pas trop quoi répondre. J’ai honte ! Je me sens à la fois piteuse et fière.
Allez ! Ce n’est qu’un mauvais moment à passer. Elle va partir et je pourrais passer à autre chose. Après tout, j’ai assuré. Et les copines m’attendent...

Au moment de franchir le seuil, elle se retourne pourtant et me dit, un peu abruptement :

— Stéphanie, j’ai toujours su que vous trouveriez votre voie. Au lycée vous n’étiez qu’une gamine en quête d’identité. Aujourd’hui, vous êtes celle qu’il me faut. Pourquoi ne viendriez-vous pas rejoindre l’équipe que j’ai constituée pour mon Espace bien-être ?

Des yeux ou de la bouche, je ne sais pas ce que j’ouvre en plus grand. Si j’avais un dentier, là, il serait par terre.

— Réfléchissez. Voilà ma carte. Appelez-moi dès que vous aurez une réponse à me rendre. Il faut que file.

Scotchée sur le pas de la porte, je la regarde s’éloigner et je me dis que décidément, chaque matin en se levant on ne peut pas imaginer ce qui arrivera le soir. J’aurais besoin de m’asseoir. Il faudrait que je mette de l’ordre dans l’arrière-boutique, que je nettoie la salle de soins. Mais je suis là, à fumer une deuxième clope. Bosser dans son nouveau truc, l’idée m’a traversé l’esprit quand elle m’a parlé de son projet, j’avoue, mais je l’ai vite chassée, en me disant que j’étais folle. Et voilà qu’elle me l’a proposé elle-même. Putain, elle est pas rancunière...
J’ai super envie de dire oui. Mais si j’avais une face, je dirais non : plutôt crever. Oh puis j’en sais rien !

La gueule qu’elles vont faire, ce soir, quand je leur raconterai tout ça !

J’ai même plus envie de sortir.

Je sais pas vraiment pourquoi, ni comment, me dis-je en écrasant mon troisième mégot, mais je sens bien qu’elle m’a gâché ma soirée, cette salope de jambonnette...

PRIX

Image de Hiver 2018
135

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Tophe Monin
Tophe Monin · il y a
Un fidèle lecteur, je suis fan...
·
Image de Flo Chap
Flo Chap · il y a
Merci, Tophe Monin... Vous venez de me réanimer
·
Image de Jarrié
Jarrié · il y a
Un plaisir.
·
Image de Flo Chap
Flo Chap · il y a
Que vous m'avez rendu. Merci!
·
Image de Arlo
Arlo · il y a
Un très bon moment de lecture en faisant un tour du côté des nouvelles. Merci. Vous avez les votes d'Arlo qui vous invite à découvrir ses deux poèmes *sur un air de guitare* retenu pour le prix hiver catégorie poésie et *j'avais l'soleil au fond des yeux* de la matinale en cavale. Bonne journée à vous. http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/javais-lsoleil-au-fond-des-yeux
·
Image de Flo Chap
Flo Chap · il y a
Merci, Arlo
J'essaierai d'aller faire un tour du côté des poésies, des vôtres en particulier

·
Image de Automnale
Automnale · il y a
Votre style d'écriture - drôle, vivant, clair - est remarquable, Flo... Et je ne dis pas cela du tout pour vous faire plaisir... Si d'ailleurs, un jour, vous publiez un ouvrage, faites-moi signe... Je me le procurerai...
Mais revenons "Au Salon"... J'ai ri !... Ah la mère Legrand, de Limoges ! Elle aurait plus un tempérament à tenir un abattoir qu'un salon de beauté ! Ha ha ha ha... Et elle parle comme ceci : "Au revouâre, madame Untel, au plaisir" !! Qui plus est, elle se prend pour Alexandre le Grand !!
Quant à Miss Jambonnette, devenue Madame Allal, elle mérite aussi son pesant... - de quoi ? - de nuage de "Chrysalide"... J'imagine le sachet de thé repêché, pour elle, dans la poubelle... J'imagine aussi, avec le petit peignoir mal mis, son air con... Ha ha ha ha...
Et puis, j'ai adoré - adoré - la chute : "Je sens bien qu'elle m'a gâché ma soirée, celle salope de jambonnette...".

Eh bien, je me demande qui ne trouverait pas cette histoire (reprenons notre terme) épatante... Décapante... Même que j'en redemande...
Avant de quitter Limoges, je dépose délicatement, dans la poche de votre petit uniforme d'esthéticienne, mes cinq votes...
Merci pour votre sourire communicatif...

·
Image de Lililala
Lililala · il y a
Sympa votre texte, j'ai bien aimé, malgré la fin qui m'a quand même laissé un petit goût amer... quand on est un peu garce, il en reste toujours un petit fond.. Finaude, la prof... +4 !
·
Image de Flo Chap
Flo Chap · il y a
Merci! Vous savez, c'est parce qu'elle se rend compte de sa propre bassesse que Stéphanie termine en ces termes, peu gracieux j'en conviens...
J'ai bien aimé votre regard sur la prof! Merci pour votre commentaire ainsi que pour vos voix

·
Image de Sindie Barns
Sindie Barns · il y a
Image de Flo Gentille
Flo Gentille · il y a
J'ai eu les mêmes sourires, les mêmes retours à mes années lycées qu'à la 1ere lecture de ton texte....j'espére que je pourrais encore lire tes mots qui transportent...biz
·
Image de Flo Chap
Flo Chap · il y a
Mais dis-donc??? C'est vrai qu't'es gentille, toi!
Franchement c'est un super commentaire que tu viens de me faire, riche et encourageant
Promis: je persévère et on se redonne rendez-vous, pour sourire encore
Biiiiizzzz

·
Image de Noellia Lawren
Noellia Lawren · il y a
titine a raison, du grand art, un vrai "REGAL" tout en finesse , je me suis laissée porter au fil de la lecture, bravo mon vote +5 avec grand plaisir
je vous invite , dans un autre registre à soutenir mon poème en finale
http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/lettre-a-sacha
bien à vous et encore bravo

·
Image de Flo Chap
Flo Chap · il y a
Wouhouhou.... Voilà qui met du vent dans les voiles!
Merci, Noellia, pour votre commentaire et votre vote, aussi généreux l'un que l'autre.
J'irai vous lire, promis

·
Image de Gigi_qui_rit
Gigi_qui_rit · il y a
Très bon texte, pour un petit moment de détente fun, j'aime beaucoup!
·
Image de Flo Chap
Flo Chap · il y a
Merci, Gigi_qui_rit! (Charmant pseudo). Ca tombe bien: moi aussi je ris et aime faire rire. Ces paroles, qui me vont droit au cœur, sont de nature à m'encourager
·
Image de Jojo
Jojo · il y a
Super ce texte m'a fait rire.Dans la vie il y a certaine personne que l'on oublie pas..
·
Image de Flo Chap
Flo Chap · il y a
Merci, Jojo! Si on peut rire, vu l'actualité...ne nous en privons pas
·

Vous aimerez aussi !

Du même auteur

Du même thème