Au combat

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Les tirs lumineux écharpaient le paysage, laissant comme spectre l'odeur d'ozone. Je vis l'un des nôtres perdre sa jambe à côté de moi, tout à côté . Je n'ai jamais cessé de voir ce moment depuis, cet instant où j'ai distinctement vu son tibia exploser, séparant le bas de sa jambe du reste de son corps, puis le voyant s'écrouler dans une marre de sang . J'ai depuis vu bien des morts, et avant j'avais vu les pauvres pendus, ceux que les autres refusaient de laisser vivre parce qu'ils les trouvaient lâches, mais de toute cette horreur, c'est la jambe du mort qui me hante. Chaque fois, chaque fois que je repense à cette période. Ce mort c'est moi. On me pardonnera j'espère, d'avoir trompé la mort ce soir là avec une fille ennemie, ce n'était même pas une fille à soldats. Juste une fille comme moi qui avait vu les horreurs et cherchait un peu d'attention. Un nid où se réfugier et ce furent mes yeux. Et moi j'étais perdu, et je me suis jeté dans son regard, on s'est vu, on s'est plu, on s'est aimés sans un mot, nous devinant seulement.
Ce qu'il y a de bien avec la guerre, c'est que l'on va enfin à l'essentiel, pas de fioritures, pas de blabla, tout est entendu, évident, et si tu ne comprends pas immédiatement, tu comprends très vite. C'est la merde, mais ce qui soulage c'est qu'enfin on n'a plus besoin de mots pour communiquer, un regard, un signe, une mimique et c'est entendu, on n'a pas eu besoin de plus.
Les mots ne font que souligner l'évidence. Au fond, ils sont inutiles, ils expriment les sentiments, mais cachent les émotions, et à la guerre, on ne fait pas de sentiment, on laisse juste cours à ses émotions, on laisse l'instinct nous surprendre et nous guider. Et on fait bien, sinon on meurt. On a plus célébré la vie que l'amour ce soir là, mais je crois surtout que son regard m'a lavé, au moins en surface, des horreurs que j'endurais. C'est terrible parce qu'après la jambe, c'est ses yeux que je vois, comme s'ils la regardaient. C'est comme ça, c'est presque un rituel, quand j'y pense, c'est ainsi. J'étais en morceaux, et ce regard aux abois, en demande de moi, m'a permis de rester à peu près humain. Le plus curieux c'est que je n'ai jamais connu son nom, mais c'est pas grave, les souvenirs n'ont pas besoin de mots, juste de vérité, un souvenir de vie chasse la mort, c'est comme un talisman.

Ils m'avaient tous bizuté, je ne voulais pas tuer et ils m'ont bien foutu sur la gueule, hurlé m'ont humilié, le Hrnatz m'a même pissé dessus, en me traitant de gonzesse parce que je refusais de tirer. Il est à part, je vais pas l'enfoncer, je ne me suis même pas senti concerné, on va dire qu'il n'a pas toute sa tête. Mais j'ai pas apprécié la pisse. J'avais beau dire que j'étais objecteur de conscience, la machine à tuer n'a rien voulu entendre, m'a forcé à aller au front, j'ai pas tiré mais le boss est mort. C'est après qu'il m'a pissé dessus.

Et c'est vrai que l'attaque suivante j'ai tiré, pas le choix, c'est instinctif, quand t'apprends les règles de l'instinct, tu te couches, je veux dire tu tais tes idées, tes mots tu te concentres sur le réel, sur l'immédiat. Les idées c'est génial, mais à appliquer c'est toujours violent, quoi qu'il arrive. L'histoire est violente, quel que soit le point de vue de l'observateur. Alors quand l'instinct prend le pas c'est pour ta défense perso. C'est plus facile d'adapter les idées ensuite, je veux dire, quand t'es pas mort.

Le Hrnatz c'est un barge mais je lui en veux pas, je veux dire il est vraiment frappé, mais il fait pas exprès, il cherche juste une raison pour le malheur qu'il endure. Alors il fait chier, mais au fond il est juste triste, juste à la limite de hurler, d'ailleurs parfois il hurle, mais il se cache, loin, enfin il croit, C'est un grand sensible, le Hrnatz, malgré les apparences. Et quand t'es à la guerre, vaut mieux un Hrnatz taré et sensible mais qui a le bon instinct, qu'un lieutenant qui psychote, applique les règles de non discrimination et perd son temps à réfléchir dans l'action. Je sais de qui je parle, la jambe du mort c'est celle du lieutenant. Faut juste pas le faire chier, le Hrnatz, enfin pas trop.

Y a le Saint aussi, lui est bien plus taré, j'veux dire il habille les choses de mots pour les rendre acceptables ; Il a besoin d'un rituel liturgique à chaque repas pour nettoyer la mort.
Putain le barge ! jamais un repas sans un notre père, mais à la fin il savait même plus ce qu'il disait, il bénissait les ennemis qui avaient préparé le repas alors qu'il les avait exécutés juste avant ! Il était pire, par ce que je sentais que si les mots l'y guidaient, il était capable de tous nous tuer, par amour des mots, du son du rituel, juste pour se rassurer, pour oublier la laideur de la vie. Si on est trop hors des mots, les mots nous tuent, enfin, ceux du saint.
Mais c'est comme ça, c'est comme ça aussi qu'on colle au réel, par épisodes, quand on doit y faire face....Et le saint il a pas pris sa réputation dans la Bible, mais au combat, j'veux dire il est saint parce qu'il est protégé par Dieu vu le nombre de tirs qu'il a évités.Il en a pris quelques uns, mais c'est une plaisanterie par rapport à ce qu'il a infligé. Le Saint n'a de saint que le nom, c'est un guerrier qui prend des formes pour dire ce qu'il fait, mais c'est un guerrier exceptionnel, bien plus dur que le Hrnatz, j'veux dire, lui il se laisserait jamais aller à me pisser dessus, il garde le contrôle. Parfois il fait un peu peur. On est environné de nuées de mouches, avec le sang autour, comme dans une ruche, mais le Saint il becte s'il a dit le bénédicité...

Et puis y a l'inculte, celui qui parle comme un cul terreux on dirait presque une parodie. Lui c'est à se demander s'il a une âme, tellement il a jamais l'air de se poser de questions, on dirait un animal, il fait pas dans le sentiment, j'veux dire, il craint pas de finir l'ennemi au couteau, il dit qu'il aime le travail bien fait, sûrement qu'il a laissé ses émotions au bunker, bien à l'abri, parce que sinon je vois pas comment il peut continuer. L'autre jour il a ri quand le type qu'il a égorgé a voulu crier et a émis des bulles de son, au travers de sa gorge tranchée, ça faisait comme un évier qui se vide, il a la main aussi lourde que l'esprit, mais elle tremble pas.

Seule la violence les stoppe tous, ils sont dans l'action, et ils sont bons. Mais moi j'ai pas la capacité, je suis devenu militaire par accident, j'attendais mon rapatriement vers la capitale et quelqu’un m'a fait tomber du convoi, m'a tiré et fait échouer inconscient dans ce trou à rats.

Non, c'est pas la violence, c'est l'adjudant qui les tient, mais putain il force, j'veux dire il les connaît et il leur fait mal à l'âme, chaque fois qu'il veut les contrôler. Il a pas le choix, j'ai fini par comprendre, il a pas le choix parce que s'il les touche ailleurs, ça marche pas, tellement ils sont las. J'veux dire, tu comprends, l'adjudant, même s'il fait mal, il a maintenu presque tous ses hommes en vie depuis le début ! Alors il tape, il humilie, il révolte, mais il dirige avec efficacité ces hommes qui se rendent compte que depuis qu'il est là ils restent vivants alors que les autres tombent. Alors ils acceptent parce qu'ils savent que loin des convenances il y a la vie, « à la guerre comme à la guerre », le vrai truc ici c'est que les convenances tuent tout sauf les poux les parasites, on n'a pas le droit d'hésiter, il faut faire corps avec l'autre et ne pas se limiter, user de ses ressorts cachés pour le maintenir en vie. Ici c'est pas les convenances qui comptent, c'est le résultat. Et ce résultat c'est toujours un signe d'amour, même s'il ne respecte pas les formes, même s'il n'est jamais formulé, c'est un don de soi.

Je leur dirait pas, parce qu'ils me traiteraient encore de gonzesse, mais l'amour surgit, s'impose et demande pas d'autorisation, il est comme la vie. Et la fille elle est morte le lendemain, quand ils nous ont bombardés, c'est pas elle qu'ils visaient mais c'est quand même elle qui est morte. Mais l'amour n'a pas sa place ici, alors je pense à elle avec la jambe du mort, par ce que même cette nuit, enfin ce bout de nuit, c'était un chant du cygne avant la mort, y compris la mienne, j'veux dire celle qui me hante parce qu'elle n'est pas survenue. A la guerre, c'est la mort qui règne, pas la vie, il faut l'accepter, c'est comme ça, ça ne dure pas éternellement, mais ça fait toujours mal, faut juste s'y habituer. C'est comme un feu de forêt, il faut se dire que la nature va profiter des cendres pour renaître plus forte, et peut être qu'elle n'aura plus besoin de feu pour continuer à vivre..

Le Hrnatz était furieux de ma bonne fortune avec la fille, il était encore plus furieux qu’elle se soit refusée à lui et que l'adjudant lui ait interdit le viol. C'était pas une question de convenances, juste de pas oublier qu'on n'est pas que des bêtes. Aussi étrange que ça paraisse, même si je l'aurais haï s'il l'avait fait, dans l'action tout ce qui ne tourne pas en même temps que toi a moins d'importance que ce qui t'es proche. Le Hrnatz il est plus proche que moi qu'elle, par ce qu’il est là et pas elle. Il me rappelle que je suis en vie, il me mine au quotidien, à me faire chier avec ses tics de cinglé, à me toucher la joue parce qu'il sait que je déteste ça, à tripoter le Saint et à le provoquer sur la Bible. Y a des choses que je hais en lui, mais je donnerai ma vie pour lui, car il est comme un frère, maintenant, on est dans le même espace temps et si je le sauve je me sauve, même s'il me fait des crasses, il représente ma mauvaise partie c'est tout.

La nuit durcit le froid, le vent gèle nos pas, et nous entrons dans un refuge abandonné, où ne subsistent que des cadavres et des rebuts. Ça fait un moment qu'on zone, on s'en est tiré jusqu'à présent grâce à l'adjudant, on n'a plus rien pour nous guider, juste son instinct, l'ennemi se fait plus rare, et il dit qu'on approche de nos lignes. Alors que nous avons sérieusement inspecté les lieux, du silence naît la foudre et le Saint est touché. Je suis à bout, on commençait enfin à y croire. Ces fils de pute n'ont aucune intention de mourir, de nous laisser survivre, réchapper de ce merdier. On ne cherche plus à gagner quoique ce soit, juste à s'en sortir. On va devoir les buter, comme toujours, aucune chance qu'ils nous laissent passer, y aura jamais de trêve au cauchemar. Au 2e tir, le juteux a repéré le tireur, il l'aligne a la lunette, « c'était un éclaireur » dit il en baissant le fusil, « les autres arrivent ».

C'est fou, c'est là que le Hrnatz m'a dit que j'étais un type bien, que pas eux mais moi oui. Il a du sentir que je basculais ailleurs et il m'a retenu, un coup de pied à l'âme, comme l'adjudant.
Mais avec un sourire. Alors c'est ça ma mission induite, de les sauver de leurs bassesses par ce que j'ai vaguement pu m'en préserver ?

Voilà qu'on est coincés là à cause du Saint qui perd lentement son âme, au point qu'il ne sert à rien de le brusquer, l'adjudant est silencieux, on n'a plus de quoi bouger, juste nos armes. On peut pas bouger, juste s'en servir. Mais on n'a pas tant de munitions que ça, même en fouillant les décombres, les autres faudra bien se les faire au manche, ou au couteau, bref à l'individuel, et y en a un sacré paquet qui vient et nous sommes 5. Je sais pas comment on va s'en sortir.. le Saint prie, on sait plus quoi, j'espère juste qu'il demande pas l'addition, chacun prie à sa façon. Le Hrnatz a voulu filer, revenir en arrière. L'adjudant n'a rien dit, mais comme je suis resté il a fait de même. On affronte la mort ensemble ; et on a peur. On est dans le tréfonds de notre essence et pour l'instant ça remue pas, c'est. On est. Ensemble. Et on a très peur de mourir, mais on se défile pas. L'adrénaline nous inonde, on sait qu’ils arrivent, on a toutes les chances d'y passer par ce que même s'ils savent sûrement pas exactement où on est, ils savent qu'on est là.
Alors le juteux nous propose un trit de libanais avant l'orage, mais je préfère le whisky de ma fiole, j'aime pas mâcher. Et là je me rends compte à son sourire qu'il adore le moment. Même si nous sommes tous devenus des trompe la mort, ceux qui caracolent sur son dos comme dans un rodéo le sont toujours à moitié (morts) dès le départ. C'est leur force de vie, la mort les a déjà touchés, presque fauchés, alors ils rivalisent de prouesses pour s'en moquer, pas même conscients de la beauté que ce défi leur procure. Mais au fond d'eux elle est déjà là et elle sait qu'ils mourront jeunes, malgré leurs rodomontades, elle les a reçus dès leur naissance et les attend tranquillement, allant jusque leur donner un coup de main de leur vivant en tuant leurs ennemis. Ils lui sont acquis, elle leur laisse juste un peu de champ. Mais le juteux lui c'est un amant infidèle, il joue avec la mort comme on dîne avec le Diable, avec une longue cuiller, il a décidé de la tromper avec la vie une fois de plus, sans savoir quelle serait sa réaction... et je le vois exulter. Ce type est un malade. On l'est tous, si on ne l'est pas on le devient. Mais ce désespoir heureux c'est le sens de sa vie.

Je prends un peu de libanais finalement, histoire d'essayer de voir si cela fera taire la terreur qui monte avec l'excitation.
« Putain ç'a l'goût de la pâte à ballons je dis au Hrnatz.
Quoi ?
t'as jamais goûté la pâte à ballons, celle que tu mets au bout d'une paille et quand tu souffles elle gonfle ?
t'es débile ou quoi c'est quoi ce rêve de mioche?
C'est ce qui me reste et ce qui me revient avec ce truc, çà le goût du passé, le goût de la vie, c'est dégueulasse mais ç’a le goût du vrai d'avant, alors excuse moi si je préfère y penser que de penser que ç’a le goût de rien... »

Le juteux a dit qu'ils étaient à 300 mètres, il a envoyé l'inculte placer des charges sur la route, tout ce qu'on avait, il a dit qu'on avait pas le droit d'attendre d'être découverts, qu'on devait tirer les premiers, qu'il les ferait sauter au fusil.

Alors qu'ils atteignaient la zone, il tira plusieurs fois avant que ça explose. Le feu s’abattit comme à regret, un temps de retard comme une hésitation avant le déferlement, ce temps imprescriptible où la catastrophe hésite à se précipiter, cette chimie du désastre qui hésite à se figer...

Le feu et le sang, j'aurai jamais cru, il jongle avec la mort, ce type, que dis-je, il flirte, c'est pas possible qu'on en sorte, il s'expose mais chaque tir fait moche. On a commencé en priant Dieu de nous en sortir et on dirait que c'est le Diable qui nous tient.
Putain le Juteux est touché, comment il fait pour résister, on n'a presque plus de munitions, il ne lâche rien, on dirait qu'il ne sent pas la douleur, pourtant sa cuise pisse le sang, à ce rythme il va pas tenir ! Mais il exulte, je l'ai jamais vu comme ça, il a pris 20 cm, il éructe on dirait que le monde ne lui suffit pas, il règne, on dirait que la bataille est faite pour lui, c'est un seigneur de la guerre ce type ! Il se prend un deuxième chtard, mais ça le calme pas, dans son délire il récite la Bible...

Ils se sont finalement retranchés devant les pertes qu'ils subissent, on a un répit. J'en crois pas mes oreilles le juteux cite la bible, lui qui est juif, il cite la bible pour rassurer le Saint qui meurt, et il la connaît mieux que lui, ce mec a donc une âme ? Ouais, bien cachée, derrière les apparences, celles qu'il faut tromper pour survivre. A croire qu'il a le mysticisme combatif. Il cite l’Évangile de Jean, « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement en Dieu.
Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe.
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,
Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue... »

Et puis il tombe, il perd beaucoup de sang, malgré les pansements de fortune. Comment survivre à un type pareil, un type qui nous enjoint de vivre malgré tout, comme si l'intensité de l’instant nous rendait éternels ?

Le Hrnatz prend sa place, avec la lunette il en éteint quelques uns mais c'est plus dur, la vache, il est touché, il titube, je pensais pas que ça puisse arriver, j'veux dire à force de me faire chier je le croyais invincible. C'est vrai je le pensais invincible par chance plus que par cœur, mais bordel il avait survécu ! Puis c'est le tour de l'inculte, il tient encore moins longtemps, lui c'est plutôt la baïonnette qu'il aime, pas la distance.

Alors que je veux prendre sa place, le Juteux m’indique la trappe au fond de notre trou, il me la montre du bout de sa vie exsangue, celle qui surnage dans son sourire et sa main défaillante, il a joué et il a perdu, enfin. Ce dernier moment il l’a pour moi, il m’empêche de douter, me jette dehors d’un œil qui meurt en me commandant de survivre, pour lui, pour eux, pour le panache qui a orné leur vie et justifié leur mort.
L’ennemi est durement touché et comme une bête blessée, il sera sans frein. Alors je me traîne dans la merde, la boue, le sang et les tripes des morts, ça pue, ça pénètre immédiatement mes vêtements et je pleure en rampant, en sentant que ça va me rester pendant longtemps cette odeur, ce sacrifice, car à peine je suis parti, j’entends la déflagration, le juteux s’est fait sauter et les autres avec. Le sang, le sang omniprésent dont l’odeur recouvre l’odeur d’ozone, de poudre, mais qui poisse, comme un souvenir naissant au fond de ma mémoire fatiguée, tout ce sang inutile, ce sang de héros mort-nés, morts de n’avoir jamais été rien d’autre que de la chair à canon, ce sang me recouvre et me rend invisible, enfin.
Le matin, quand l’ennemi a fini de chercher les cadavres, a fini de charcuter nos morts, et s’est enfin décidé à partir, je me lève du froid qui glace.
Je rejoins facilement nos lignes, au bout du parcours.

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Mireille Bosq · il y a
En ces temps de commémorations, des souvenirs de récits, de lectures, remontent à nos mémoires et nous rappellent les horreurs des guerres. De toutes les guerres. À sa manière, ce texte est donc un plaidoyer pour la paix.